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	<title>Archives des Expositions - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Expositions - Journal Zebuline</title>
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		<title>Design Parade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 08:57:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’année 2026 marque les 20 ans du festival consacré au design d’objet à Hyères et les 10 ans de sa déclinaison toulonnaise dédiée à l’architecture intérieure. Deux concours, récompensés par différents prix, réunissent dix finalistes en design d’objet et dix en architecture intérieure. Leurs projets sont exceptionnellement, pour cette édition anniversaire, exposés tout l’été dans [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’année 2026 marque les 20 ans du festival consacré au design d’objet à Hyères et les 10 ans de sa déclinaison toulonnaise dédiée à l’architecture intérieure. Deux concours, récompensés par différents prix, réunissent dix finalistes en design d’objet et dix en architecture intérieure. Leurs projets sont exceptionnellement, pour cette édition anniversaire, exposés tout l’été dans les espaces de la Villa Noailles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Également au programme l’exposition <em>20+10 : Génération(s) Design Parade</em>, traversée historique du festival, qui réunit designers, architectes d’intérieur et créateurs passés par la Villa Noailles, aujourd’hui devenus des figures importantes de la scène internationale. Et <em>Suivez le fil ! Design et Textile</em>, présentée à l’Hôtel des Arts, qui explore les liens entre textile, espace et architecture intérieure.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 25 au 28 juin<br></mark></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Expositions ouvertes jusqu’au 30 août</mark></strong><br><br>Hyères et Toulon<br><br>Un article complet est à lire dans notre magazine paru le 12 juin et toujours en kiosque.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/"><em>Arts Visuels</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>[Musées de Nîmes] Peintures à l’huile et eau en peinture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 10:14:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Carré d&#039;art]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Gard Hérault]]></category>
		<category><![CDATA[Ida Tursic]]></category>
		<category><![CDATA[Musée des Beaux-Arts de Nimes]]></category>
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		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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		<category><![CDATA[Wilfried Mille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis leurs débuts à la fin des années 1990, sous des faux airs de barbouille nonchalante, la peinture virtuose du duo formé par Ida Tursic et Wilfried Mille est un champ d’expérimentation permanent, où les images se confrontent les unes aux autres, entre références à l’histoire de l’art, imagerie populaire, paysages en crise et prolifération [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis leurs débuts à la fin des années 1990, sous des faux airs de barbouille nonchalante, la peinture virtuose du duo formé par <strong>Ida Tursic</strong> et <strong>Wilfried Mille</strong> est un champ d’expérimentation permanent, où les images se confrontent les unes aux autres, entre références à l’histoire de l’art, imagerie populaire, paysages en crise et prolifération visuelle contemporaine. Un espace de friction où se produisent les « dissonances » revendiquées par le titre de l’exposition, dont l’un des exemples paradigmatiques pourrait être <em>Mélancolie</em>, huile sur toile exposée dans la dernière salle du parcours&nbsp;: une femme assise sur un canapé, immobile et confortable, regardant le spectateur, tandis qu&rsquo;une forêt brûle derrière elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Jeux de mots</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre paysage en feu, <em>In Between</em>, diptyque représentant une maison de banlieue consumée par les flammes sous un ciel rose délavé, se trouve également dans cette salle, nommée par les artistes Salle Mélancolie. Elle est précédée, dans le sens de la visite, par la Salle du bonheur, la Salle noire, la Salle obscénité, la Salle accident &#8211; et la Salle Lavis en rose&nbsp;: la plus vaste salle de l&rsquo;exposition, avec une dizaine de grands tableaux, baignés d&rsquo;un lavis rose qui agit comme un filtre uniforme. Et l’un des jeux de mots dont le duo semble assez friand&nbsp;: dans la Salle bonheur, un tableau représentant un gros lapin ahuri, rapidement brossé, aux deux pattes avant hilarantes, est titré <em>Lapin Ture</em>. Auparavant on aura croisé, sur le seuil de l’exposition, un <em>Autoportrait</em>, toile sur laquelle figurent&nbsp;: une auto -de facture enfantine, un porc -façon naturaliste rapide, et un trait noir horizontal -épuisé et vaguement dégoulinant. Auto-porc-trait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Environnement pictural</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De la Salle bonheur à la Salle Mélancolie, c’est toute une peinture à la fois farceuse et inquiète, à la vitalité détonante, qui se déploie, en faisant affleurer constamment le désordre du monde. Et qui, tout en jouant avec les images et les mises en abyme, à travers des tableaux de différents formats, du petit au très grand, présentés parfois en série répétitive, représentant des paysages, des portraits et des personnages dans différentes situations, affirme en permanence sa présence physique : tâches, dégoulinures, éclaboussures, épaisseur de la matière, accidents de surface, gestes visibles et traces de fabrication.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Dissonances à géométries variables<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 11 octobre<br></mark></strong><br><a href="https://www.carreartmusee.com/" type="link" id="https://www.carreartmusee.com/">Carré d’art</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Inscrite dans le cycle d’expositions « Eau, source d’inspirations », qui associe plusieurs établissements municipaux &#8211; le Muséum d’histoire naturelle, le musée des Beaux-Arts, le musée du Vieux Nîmes, le musée des Cultures taurines &#8211; l’exposition <em>Lumières et ténèbres, la fascination de l’eau </em>propose au rez-de-chaussée du musée des Beaux-Arts un parcours à travers plus de quatre-vingts œuvres, la plupart de la fin XIX<sup>e</sup> au début XX<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des ténèbres vers la lumière</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours est organisé en trois sections&nbsp;: «&nbsp;Monstres et tempêtes, entre réel et imaginaire&nbsp;», «&nbsp;Sources et ressource&nbsp;: l’eau salvatrice&nbsp;», «&nbsp;Effets et reflets, une beauté fascinante&nbsp;», auxquelles s’ajoute un espace consacré à deux vidéos de <strong>Sophie Calle</strong>, issues de sa série <em>Voir la mer</em>, pour laquelle elle a invité des habitants d’Istanbul, et pourtant n’ayant jamais vu la mer, à la regarder pour la première fois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une exposition qui se développe « à rebours », en partant des monstres, des tempêtes et des visions inquiétantes pour se diriger progressivement vers la lumière et les jeux de reflets.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Créatures</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre de l’espace de la première section est exposée un marbre léger et gracieux de Denys Puech, représentant une sirène ailée, qui sort des flots en emportant sur son épaule gauche un jeune homme, posé sur un socle-vitrine où se trouvent des fossiles d’ammonites, de poissons et de gouttes de pluie. Tout autour, en dessins, gravures et peintures, d’autres personnages (la <em>Loreleï</em> d’Adelaïde Salles-Wagner, le <em>Laocoon</em> de Paul Dardé), des scènes mythologiques (<em>Daphnis et Chloé</em> de Charles-Edouard Delort), des marines tempêtueuses (François Barry) des éditions anciennes sous vitrine, des projets de fontaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la section «&nbsp;Source et ressources&nbsp;», l’eau est abordée sous l’angle de «&nbsp;<em>la (re)naissance, la vie, la purification et la guérison</em>&nbsp;». On y trouve notamment des baigneuses (Laurens P.Aigul), des lavandières (Sarkis Diranian), des Danaïdes (Tony Robert-Fleury) et <em>Le retour du troupeau au gué de l’Arc</em> d’Émile Loubon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin dans la section «&nbsp;Effets et reflets&nbsp;», qui clôture le parcours, des rivières (<em>Maison sur l’eau</em> &#8211; Antoine Ponchin), des canaux (<em>Venise</em> &#8211; Louis Etienne Dauphin), des étangs (<em>Pêche à l’épervier, Martigues</em> &#8211; Félix Ziem) ou des bords de mer (<em>Les rochers de la corniche et de la Pointe-Rouge</em> &#8211; Raphaël Ponson), qui deviennent des laboratoires pour peindre la lumière, dans des tableaux souvent construits autour d&rsquo;équilibres sophistiqués entre ciel et eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À noter que tous les espaces de l’exposition sont accompagnés par des propositions sonores conçues, au-delà des sons de vagues relaxantes émanant des vidéos de Sophie Calle, avec le Conservatoire de Nîmes, alliant récits et compositions musicales.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Lumières et ténèbres, la fascination de l’eau<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 17 novembre<br></mark></strong><br><a href="https://www.nimes.fr/que-faire-a-nimes/culture/les-musees-le-planetarium/musee-des-beaux-arts" type="link" id="https://www.nimes.fr/que-faire-a-nimes/culture/les-musees-le-planetarium/musee-des-beaux-arts">Musée des Beaux-Arts<br></a><br>MARC VOIRY</pre>



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		<title>L’héritage Inca à Draguignan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 10:06:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>235 œuvres, trois millénaires d’histoire et un voyage à plus de 12 000 km de la France. À Draguignan, l’Hôtel départemental des expositions du Var accueille l’exposition Incas : l’héritage sacré des Andes, du 20 juin au 27 septembre. Consacrée à l’histoire des civilisations anciennes dans cette région du Pérou, l’exposition se concentre sur la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">235 œuvres, trois millénaires d’histoire et un voyage à plus de 12 000 km de la France. À Draguignan, l’Hôtel départemental des expositions du Var accueille l’exposition <em>Incas : l’héritage sacré des Andes</em>, du 20 juin au 27 septembre. Consacrée à l’histoire des civilisations anciennes dans cette région du Pérou, l’exposition se concentre sur la notion de sacralité. Un choix qui s’explique par l’importance du divin dans ces cultures, et qui a permis «&nbsp;<em>aux Incas d’avoir autorité sur ce vaste territoire&nbsp;</em>», nous apprend <strong>Carole Fraresso</strong>, commissaire de l’exposition et archéométallurgiste, experte de l&rsquo;orfèvrerie andine et d&rsquo;art précolombien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au programme de l’exposition : céramiques, textiles, plumasserie et orfèvrerie. Une sélection d&rsquo;objets d’une grande diversité dont «&nbsp;<em>l’état de conservation est étonnant&nbsp;</em>», explique Carole Fraresso. L&rsquo;ingénierie, qui a fait l’une des forces des civilisations incas, n’est pas non plus laissée de côté. Parmi ces innovations notables étudiées : les <em>puquios</em>, ces puits souterrains permettant la récupération d’eau venue des sommets enneigés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des quatre coins du globe<br></mark></strong><br>Si l’exposition devait à l’origine débuter le 13 juin, son lancement a été repoussé au 20 juin en raison d’une organisation titanesque. De nombreuses œuvres présentées arrivent directement du Pérou, et plus particulièrement du musée d’art de Lima et du musée Larco. « <em>À eux seuls, ils représentent la colonne vertébrale de l’exposition</em> », soit près de la moitié de l’exposition selon la commissaire. D’autres musées européens prennent aussi part au projet, parmi eux : le British Museum, le Quai Branly, le Musée des Amériques d’Auch et de Madrid. « <em>Une exposition digne des grandes expositions parisiennes ou des capitales du monde par l&rsquo;importance des objets et de leur provenance</em> », se réjouit sa commissaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Carole Fraresso le rappelle, si la civilisation inca est célèbre, le mythe qui l&rsquo;entoure depuis plus de cinq siècles dépend d’un regard chrétien et européen.&nbsp;En cause&nbsp;: «&nbsp;<em>Les expéditions espagnoles du XVI</em><sup><em>e</em></sup><em> siècle et les rapports de ces chroniqueurs, seuls récits de cette époque&nbsp;</em>». L’exposition <em>Incas :</em> <em>l’héritage sacré des Andes</em> apportera certainement un nouveau regard sur cette civilisation.</p>



<pre class="wp-block-verse">FANTINE LAMBEY<br><br><strong> Incas : l’héritage sacré des Andes<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 20 juin au 27 septembre<br></mark></strong><a href="https://hdevar.fr/" type="link" id="https://hdevar.fr/">Hôtel des expositions</a>, Draguignan</pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Poussière d’étoiles, nos festivals</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 07:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est un discours discriminatoire qui court les présentations de festivals et les déclarations de politique culturelle. Il s’agirait, année après année, de «&#160;rajeunir les publics&#160;», voire de «&#160;dépoussiérer le théâtre&#160;» pour les autres. Lorsqu’un directeur de théâtre choisit pour «&#160;son&#160;» public des œuvres simplifiées et «&#160;dynamisées&#160;» pour «&#160;dépoussiérer&#160;» sa programmation, il renonce, de fait, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il est un discours discriminatoire qui court les présentations de festivals et les déclarations de politique culturelle. Il s’agirait, année après année, de «&nbsp;<em>rajeunir les publics&nbsp;</em>», voire de «&nbsp;<em>dépoussiérer le théâtre&nbsp;</em>» pour les autres. Lorsqu’un directeur de théâtre choisit pour «&nbsp;<em>son</em>&nbsp;» public des œuvres simplifiées et «&nbsp;<em>dynamisées</em>&nbsp;» pour «&nbsp;<em>dépoussiérer</em>&nbsp;» sa programmation, il renonce, de fait, à la pensée complexe. Celle d’Edgar Morin, centenaire qui donnait des leçons de jeunesse si souvent à Avignon. Qui expliquait si bien que se débarrasser des aspérités et des traces du temps, c’est céder à l’idée que le présent doit s’adapter à la vitesse imposée du monde, et interdire l’avenir en niant la mort.&nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le théâtre n’est pas un yaourt nature, un tweet, une distraction. Il peut construire des digues, imposer des arrêts, des catharsis, provoquer des entailles profondes. Il est puissant. Il n’existe que s’il bouleverse, que s’il change nos vies intimes et modifie le cours du monde. Quand je dis le théâtre, je veux dire tous les arts du partage, de la scène et des rues. Tout cela vibre ensemble, creuse, s’empoussière, salit, se détrempe de larmes, va chercher dans les replis de l’histoire, se nourrit de contradictions, d’émotions, de souvenirs, de douleurs. L’avenir ne se construit pas sans remuer la poussière, le théâtre non plus. Nos festivals.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les festivals résistent</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui tous sont entrés en résistance. Leur existence est clairement menacée par la perspective du RN au pouvoir. Déjà, dans les communes qu’il gouverne, il annule, détruit, à Vauvert, Six-Fours… L’extrême droite s’empare aujourd’hui des manifestations culturelles pour parfaire sa fabrique de l’opinion, entamée dans les médias et les réseaux sociaux. Ceux-ci ont déjà imposé l’idée que les gens cultivés sont une « <em>élite intellectuelle </em>», pour mieux masquer le véritable élitisme, de classe. Les simplifications médiatiques ont déjà contaminé les discours publics, qui répètent qu’il faut économiser l’argent public dans une activité qui rapporte pourtant, en termes de retombées économiques, 6 fois son coût aux terres de festivals. Et en termes de retombées intimes, tant de joie, qu’ils combattent plus que tout, parce que le désespoir ranci est leur fonds de commerce, le terreau des replis identitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Transgénérationnez&nbsp;!&nbsp;</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la nécessité de rajeunissement du public, et aux commentaires sur les têtes grises majoritaires dans les festivals de classique, lyrique, jazz, danse et théâtre, ils deviennent insultants à force d’être répétés comme une évidence. Insultants pour les jeunes, qui seraient incapables d’ingérer autre chose que du look et des musiques actuelles qui font bouger les corps. Insultants pour les vieux et les vieilles qui ont le droit d’aller au théâtre et au concert sans s’y sentir indésirés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les têtes grises (ou teintées) sont majoritaires dans le public parce qu’elles sont majoritaires dans la France adulte (+ de 18 ans), dont la moyenne d’âge avoisine les 50 ans. Ce qui est exactement l’âge moyen des spectateurs du Festival d’Avignon. On ne fabriquera pas le public de demain en culpabilisant celui d’aujourd’hui d’aimer le théâtre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, festivalez, sans culpabilité, sans retenue, quel que soit votre âge. Sortez des schémas qu’on vous impose, allez voir ailleurs, plus profondément, soulevez la poussière. L’été des festivals commence. Il ne sera le dernier que si on les laisse faire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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		<title>Bien à Aix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 15:34:34 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce samedi, en fin d’après-midi, la <strong><em>Biennale d’Aix</em></strong> revient en fanfare et surtout en mouvement dans l’espace public. Le coup d’envoi se fera en haut du cours Mirabeau à 17h30, avec <em>Élévations</em> du <strong>Collectif XY</strong>. Cette création <em>in situ </em>réunit une trentaine d’acrobates, accompagnés en live par la Compagnie du Lamparo. <strong>Manu Théron</strong>, fondateur de la compagnie, dirigera à cette occasion douze musicien·nes venu·es du pays invité de cette édition, l’Italie. Et le lendemain, rebelote avec une seconde représentation de ce spectacle collaboratif, même heure, même lieu. De quoi bien commencer cette première partie de <em>Biennale</em>, avec une programmation riche chaque week-end jusqu’au 14 juin (une seconde partie aura lieu à l’automne).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vernissages en pagaille </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce week-end d’ouverture est aussi l’occasion de nombreux vernissages d’expositions programmées dans le cadre de la première partie de la Biennale. L’art contemporain est particulièrement représenté avec des artistes internationaux comme la plasticienne et vidéaste <strong>Ghita Skali</strong> qui présente au 3bisf sa première exposition monographique en France, <em>What Remains</em>, autour du rapport au deuil et à la mort (jusqu’au 19 septembre).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>De la terre jaillit la lumière</em>, jusqu’au 24 mai au Pavillon Vendôme, l’artiste verrier new-yorkais <strong>Andrew Erdos </strong>interroge la relation des humains avec la nature, comme le fait le sculpteur <strong>Fabien Leaustic</strong> dans <em>La chute, histoire d’un châtiment silencieux ?</em>*, en s’inspirant du motif de la chute, présent dans la mythologie grecque comme dans le dogme chrétien (Chapelle des Andrettes).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aurélie Sicas</strong> explore pour sa part les représentations picturales de l’amour et l’affection partagées, en partant de la <em>Carte du Tendre</em> de Madeleine de Scudéry dans son exposition <em>Au cœur du Tendre </em>(Galerie Ramand, jusqu’au 13 juin). Enfin, les illustratrices <strong>Joëlle Jolivet </strong>et <strong>Katrin Stangl </strong>présente l’exposition <em>Voisinage/Nachbarschaft</em>*fruit d’un travail en tandem avec les étudiants de l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence et son homologue allemande l’Akademie der Bilden Den Künste Nürnberg autour de cette notion.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://www.bd-aix.com">Les Rencontres du 9<sup>e</sup>art</a> </em>commencent également ce week-end et prennent part à leur façon aux célébrations de l’art italien avec une exposition consacrée à un géant de la bande-dessinée, Hugo Pratt, et à son iconique Corto Maltese (La Manufacture)*.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="372" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=696%2C372&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135977" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=1024%2C547&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=300%2C160&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=768%2C410&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=1536%2C820&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=150%2C80&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=696%2C372&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=1068%2C570&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=1920%2C1025&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?resize=787%2C420&amp;ssl=1 787w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?w=2000&amp;ssl=1 2000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/BIENNALEDAIX2026-WHAT-REMAINS-Ce-qui-reste-et-ce-quon-laisseA%C2%A9Ghita-Skali1-1.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">BIENNALE d&rsquo;AIX 2026, WHAT REMAINS Ce qui reste et ce qu&rsquo;on laisse © Ghita Skali</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un nouveau rendez-vous </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première édition d’<em>Effets Réel</em>, nouveau festival littéraire consacré à la non-fiction, se déroulera également ce week-end à Marseille et à Aix-en-Provence [voir p. 5]. Le volet aixois de sa programmation, donnée à l’Hôtel Olivary, est intégrée à celle de la <em>Biennale</em>, et l’Italie y est donc également mise à l’honneur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la guerre et de son héritage comme matière littéraire est centrale dans cette programmation, avec une place de choix réservée aux auteur·ices ukrainien·nes. Le samedi matin, une discussion autour de l’écriture comme acte de résistance réunira le philosophe <strong>Constantin Sigov</strong> et la journaliste <strong>Tetyana Orgokova</strong>, puis le président de l’université de Kiev <strong>Sergiy Kvit</strong>, et les autrices <strong>Anastasia Fomitchova</strong> et <strong>Francesca Melandri </strong>(respectivement ukrainienne et italienne) s’interrogeront sur la manière de penser et d’écrire l’Ukraine aujourd’hui.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Francesca Melandri est invitée à présenter son nouvel livre, <em>Les Pieds froids</em>, dans lequel elle part de l’expérience de son père en tant qu’officier de l’armée italienne pendant l’invasion en Russie (1941) pour développer un propos sur la guerre et son héritage mémoriel. Après sa présentation, elle participera à une discussion avec <strong>Vanessa Springora</strong> à propos des secrets de famille liés à la guerre comme matière littéraire. Plus tôt dans la journée, Springora aura présenté <em>Patronyme</em>, ouvrage publié l’année dernière et qui s’intéresse aux mêmes questions à partir du passé trouble de son grand-père pendant la Seconde Guerre Mondiale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur <strong>Alessandro Perissinotto</strong> s’intéresse également à la violence fasciste, mais du point de vue de la répression politique. Sa performance <em>Raccommoder la mémoire</em>, adapté de son livre <em>La Guerra dei Traversa </em>(2024), mobilise les témoignages d’une famille italienne victime du massacre de Turin en décembre 1922, juste après l’accession au pouvoir de Mussolini.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">*Ces expositions sont visibles jusqu’au 23 mai </p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://www.biennale-aix.fr">Biennale d’Aix </a>(première partie)</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 11 avril au 14 juin</mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Focus hongrois </strong><br>La <em>Biennale d’Aix </em>met également à l’honneur la Hongrie, avec laquelle la ville entretient un lien fort depuis que Vasarely a décidé d’y installé sa Fondation, et d’autant plus depuis jumelage avec Pécs, ville de naissance du plasticien, en 2011. Cette programmation hongroise est pensée en deux temps, dont le premier est consacré au cinéma avec des projections quotidiennes dans l’amphithéâtre de l’École supérieure d’art jusqu’au 3 mai. L’occasion de rendre hommage au réalisateur Belà Tarr, monstre sacré disparu en janvier, avec quatre projections de son chef d’œuvre <em>Les Harmonies Werckmeister </em>(2000). L’œuvre de la réalisatrice Márta Mészáros y est aussi centrale, avec des projections de versions restaurées d’<em>Adoption </em>(premier film réalisé par une femme à obtenir l’Ours d’Or à la Berlinale en 1975), <em>Neuf mois</em> (1976) et <em>Elles deux</em> (1977). Les films les plus récents programmés dans le cadre de ce cycle, <em>Corps et Âme </em>(Ours d’or 2017) et <em>Silent Friend </em>(sorti en avril 2026), tous deux réalisés par Ildikó Enyedi.<br>Le deuxième temps, aura lieu le 12 juin à la Fondation Vasarely et réunira arts visuels, architecture et DJ sets d’artistes français et hongrois pour célébrer les 50 ans de la Fondation. C.M.</pre>



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		<title>Qu’as tu vu ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 10:53:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Guidé par la curiosité, la lumière et le hasard, Olivier Chomis présente au Théâtre La Passerelle une série de clichés personnels. L’exposition réunit quarante-et-une photographies allant de La Grande-Motte au mémorial du camp allemand de Salaspils. Elles ont été sélectionnées avec les commissaires Zeynep Kerhervé et Arnaud Baumann, images initialement intimes aujourd’hui exposées aux yeux [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Guidé par la curiosité, la lumière et le hasard, Olivier Chomis présente au Théâtre La Passerelle une série de clichés personnels. L’exposition réunit quarante-et-une photographies allant de La Grande-Motte au mémorial du camp allemand de Salaspils. Elles ont été sélectionnées avec les commissaires Zeynep Kerhervé et Arnaud Baumann, images initialement intimes aujourd’hui exposées aux yeux du public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Inspiré par Robert Doisneau, mais aussi par Bill Brandt et le cinéma des années cinquante, le photographe travaille exclusivement en noir et blanc à l’exception de quelques clichés. Jeux d’ombres, mouvements, silhouettes, solitude urbaine donnent à voir d’autres lectures de la ville et du monde. Sans calcul, la photographie devient un acte spontané, immédiat, naturel et permet de révéler ce que d&rsquo;ordinaire l’on ne voit pas.</p>



<pre class="wp-block-verse">Olivier Chomis<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 13 mars</mark><br><br>Scène Nationale <a href="https://www.theatre-la-passerelle.eu/" type="link" id="https://www.theatre-la-passerelle.eu/">La Passerelle</a>, Gap</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels </em>ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Van Gogh, hors des lignes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 12:00:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peintre maudit, bohème, fou… que n’a-t-on pas déjà dit sur le célèbre peintre néerlandais. Mais s’attarder sur sa correspondance, au français et au style précis, n’est pas souvent chose faite dans les musées ou dans les ouvrages sur Vincent van Gogh. C’est oublier que c’est grâce à ses mots, à ses lettres, que le peintre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Peintre maudit, bohème, fou… que n’a-t-on pas déjà dit sur le célèbre peintre néerlandais. Mais s’attarder sur sa correspondance, au français et au style précis, n’est pas souvent chose faite dans les musées ou dans les ouvrages sur Vincent van Gogh. C’est oublier que c’est grâce à ses mots, à ses lettres, que le peintre a connu la célébrité à titre posthume, quand Johanna van Gogh – la femme de Theo, le frère – a mis en valeur son œuvre, en y accolant ses lettres. Dans celles-ci, il raconte ses pièces, sa vie, ses malheurs, ses errances, où l’on comprend que le petit peintre maudit était aussi et surtout un bourgeois bohème, quémandant de l’argent à son frère fortuné, persuadé que son art avait une valeur, quand tout le monde la lui refusait.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Arles, la <a href="https://www.fondation-vincentvangogh-arles.org">Fondation van Gogh</a>, sous le commissariat de Jean de Loisy et Margaux Bonopera, a ressorti des boites cette correspondance, pour la faire revivre à travers les œuvres d’une vingtaine d’artistes modernes et contemporains, vivants ou morts. Installées dans treize pièces – comme les treize desserts – promis le folklore s’arrête là – l’ensemble est une puissante célébration de la création contemporaine, qui sait autant s’approcher que s’éloigner de l’héritage peintre néerlandais, dans un parcours au récit particulièrement bien tissé.  </p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="822" data-id="133728" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/IsidoreIsou_CommentairesurVanGogh_9_1985.jpg?resize=696%2C822&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133728" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/IsidoreIsou_CommentairesurVanGogh_9_1985.jpg?resize=867%2C1024&amp;ssl=1 867w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/IsidoreIsou_CommentairesurVanGogh_9_1985.jpg?resize=254%2C300&amp;ssl=1 254w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/IsidoreIsou_CommentairesurVanGogh_9_1985.jpg?resize=768%2C907&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/IsidoreIsou_CommentairesurVanGogh_9_1985.jpg?resize=150%2C177&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/IsidoreIsou_CommentairesurVanGogh_9_1985.jpg?resize=300%2C354&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/IsidoreIsou_CommentairesurVanGogh_9_1985.jpg?resize=696%2C822&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/IsidoreIsou_CommentairesurVanGogh_9_1985.jpg?resize=356%2C420&amp;ssl=1 356w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/IsidoreIsou_CommentairesurVanGogh_9_1985.jpg?w=945&amp;ssl=1 945w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="473" height="709" data-id="133727" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/VanGogh_LettreaTheo_1889.jpg?resize=473%2C709&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133727" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/VanGogh_LettreaTheo_1889.jpg?w=473&amp;ssl=1 473w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/VanGogh_LettreaTheo_1889.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/VanGogh_LettreaTheo_1889.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/VanGogh_LettreaTheo_1889.jpg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/VanGogh_LettreaTheo_1889.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w" sizes="(max-width: 473px) 100vw, 473px" /><figcaption class="wp-element-caption">Vincent van Gogh<br>Letter to Paul Gauguin,<br>21 January 1889,<br>Arles<br>Musée Réattu, Arles</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sortir de la boite </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un bon récit commence toujours par une belle accroche. Que dire de celle présentée dans la première salle de la fondation, avec les œuvres grandioses d’<strong>Harold Ancart</strong>. Dans ces paysages bleutés, où l’on croit deviner les collines provençales, ou pyramides de verdure à la géométrie assurée, le peintre belge joue des clins d’œil avec le génie hollandais, comme dans <em>Living Somewhere</em>, où un arbre en fleur résonne avec ses amandiers. Plus loin il y a les sculptures de <strong>Hans Josephsohn</strong>, à l’empâtement proche du coup de pinceau du peintre, dont on peut découvrir <em>Tête de femme</em>, réalisé à Anvers en décembre 1885, une pièce peu connue mais qui signe déjà la patte hors norme de l’artiste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les allers et retours se poursuivent dans les prochaines salles, avec notamment les fusains d’<strong>Anselm Kiefer</strong>, qui a dans les années 1960 suivi les traces du maître jusqu’en Provence, où il a réalisé une série de portraits d’habitants de Fourques. D’autres portraits saisissants, ceux d’adolescents de <strong>Rineke Dikstra</strong> réalisé à la chambre et tiré à taille presque réelle. Van Gogh c’est aussi la lumière, que l’on retrouve dans les panneaux de verre d’<strong>Ann Veronica Janssens</strong>, dont les couleurs éclatantes changent selon l’endroit où l’on se place.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans chaque pièce, une citation extraite de la correspondance du peinte est mise en exergue. Mais si le lien avec van Gogh est parfois évident, là n’est pas le plus important dans cette exposition. Après tout, le peintre hollandais était un avant-gardiste, curieux du monde et hors cadre. La fondation arrive à insuffler ce même élan de liberté dans cette grande exposition à découvrir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>À Vincent : un conte d’hiver </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 21 avril 2026</mark><br>Fondation van Gogh, Arles </pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Drôle de Quichotte </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 12:13:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pourquoi une exposition sur Don Quichotte&#160;? Aude Fanlo. Après Giono, Genêt ou Flaubert nous poursuivons la ligne éditoriale d’exposition littéraire, et Don Quichotte est sans doute le héros romanesque le plus emblématique d’une culture à la fois populaire et littéraire. C’est un phénomène de société qui s’inscrit dans une histoire culturelle globale et qui [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Pourquoi une exposition sur <a href="https://mucem.org/expositions/don-quichotte/">Don Quichotte&nbsp;</a>? </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aude Fanlo</strong><strong>.</strong> Après Giono, Genêt ou Flaubert nous poursuivons la ligne éditoriale d’exposition littéraire, et Don Quichotte est sans doute le héros romanesque le plus emblématique d’une culture à la fois populaire et littéraire. C’est un phénomène de société qui s’inscrit dans une histoire culturelle globale et qui a évolué&nbsp;: d’abord personnage carnavalesque, renversé, puis génie incompris romantique puis, avec Foucault, héros post-moderne. Nous avons pris le parti du rire, de la farce, de la fantaisie, du loufoque. Mais le rire est sérieux aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hélia Paukner.</strong> Oui, on rit du cocasse, du festif, du burlesque, mais il y a aussi un rire sérieux, c’est à dire ironique et politique. Cervantès écrit son roman dans une Espagne déchirée par le dogmatisme. Les morisques [<em>musulmans convertis par contrainte, ndlr] </em>sont expulsés en 1609, les juifs sont expulsés depuis 1492, et les marranes [<em>juifs convertis par contrainte, ndlr</em>] sont persécutés et brûlés. Dans la péninsule ibérique il est très dangereux d’écrire. Le personnage du morisque Ricote n’est possible que dans un roman burlesque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.F.&nbsp;</strong>La fiction permet des espaces ouverts dans lesquels tout peut se renverser constamment, le vrai et le faux se confondent. Un espace de jeu dont Cervantès s’empare, et qu’il laisse ouvert à ceux qui héritent de son personnage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment ces facettes de Quichotte apparaissent-elles dans l’exposition&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.F.</strong> Nous n’avons pas choisi de faire une exposition historique sur l’évolution de la réception de l’œuvre, nous proposons un parcours de lecture des différents épisodes, avec des digressions historiques… totalement anachroniques&nbsp;! Le cheminement du mythe est une énigme&nbsp;: comment ce vieux qui retombe en enfance, qui finit véritablement gaga, a t-il pu devenir la figure de l’hispanité, du génie inspiré, de l’idéaliste&nbsp;? Note parti pris est d’exposer ces changements de polarité en suivant le fil du roman, mais en déplaçant constamment les époques de réception.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>H.P.</strong> La vitalité du mythe est sidérante, Don Quichotte est le titre d’une infinité de journaux, d’une multiplicité d’images, de représentations de tous ordres, de citations. Erri de Luca écrivait «&nbsp;<em>il est</em> <em>tout le temps par terre mais il se relève et il est invaincu</em>&nbsp;». Son mythe aussi, comme son personnage.</p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-autoplay="true" data-delay="4" data-effect="fade"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="500" height="726" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-132415" data-id="132415" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1_Celestin_Nanteuil_Don-Quichotte_1873%D1%91Musee_Beaux_Arts_Dijon_H_Martens.jpg?resize=500%2C726&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1_Celestin_Nanteuil_Don-Quichotte_1873%D1%91Musee_Beaux_Arts_Dijon_H_Martens.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1_Celestin_Nanteuil_Don-Quichotte_1873%D1%91Musee_Beaux_Arts_Dijon_H_Martens.jpg?resize=207%2C300&amp;ssl=1 207w, 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wp-image-132417" data-id="132417" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/2_Reinhold_Metz_don_Quixote_1972-81%D1%91Coll_-Art_Brut_Lausanne_C_Garcia.jpg?resize=500%2C654&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/2_Reinhold_Metz_don_Quixote_1972-81%D1%91Coll_-Art_Brut_Lausanne_C_Garcia.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/2_Reinhold_Metz_don_Quixote_1972-81%D1%91Coll_-Art_Brut_Lausanne_C_Garcia.jpg?resize=229%2C300&amp;ssl=1 229w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/2_Reinhold_Metz_don_Quixote_1972-81%D1%91Coll_-Art_Brut_Lausanne_C_Garcia.jpg?resize=150%2C196&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/2_Reinhold_Metz_don_Quixote_1972-81%D1%91Coll_-Art_Brut_Lausanne_C_Garcia.jpg?resize=300%2C392&amp;ssl=1 300w, 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Mucem / Marianne Kuhn</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="500" height="616" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-132413" data-id="132413" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/5_Andre_Vallee_don_Quichotte_1930%D1%91Mucem_M_Kuhn.jpg?resize=500%2C616&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/5_Andre_Vallee_don_Quichotte_1930%D1%91Mucem_M_Kuhn.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/5_Andre_Vallee_don_Quichotte_1930%D1%91Mucem_M_Kuhn.jpg?resize=244%2C300&amp;ssl=1 244w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/5_Andre_Vallee_don_Quichotte_1930%D1%91Mucem_M_Kuhn.jpg?resize=150%2C185&amp;ssl=1 150w, 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Andréani © Succession Picasso 2025ichotte</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="500" height="805" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-132416" data-id="132416" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/13_Boronat_Asensi_grotte_Montesinos_1771%D1%91Biblio_Nationale_Espagne.jpg?resize=500%2C805&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/13_Boronat_Asensi_grotte_Montesinos_1771%D1%91Biblio_Nationale_Espagne.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/13_Boronat_Asensi_grotte_Montesinos_1771%D1%91Biblio_Nationale_Espagne.jpg?resize=186%2C300&amp;ssl=1 186w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/13_Boronat_Asensi_grotte_Montesinos_1771%D1%91Biblio_Nationale_Espagne.jpg?resize=150%2C242&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/13_Boronat_Asensi_grotte_Montesinos_1771%D1%91Biblio_Nationale_Espagne.jpg?resize=300%2C483&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/13_Boronat_Asensi_grotte_Montesinos_1771%D1%91Biblio_Nationale_Espagne.jpg?resize=261%2C420&amp;ssl=1 261w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">José Camarón y Boronat (dessinateur) et Manuel Monfort y Asensi (graveur), « Aventure dans la grotte de Montesinos », illustration de Vie et Actes de l’ingénieux gentilhomme Don Quichotte de La Manche, édition Joaquín Ibarra, 1771 © Bibliothèque nationale d&rsquo;Espagne</figcaption></figure></li></ul><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-prev swiper-button-prev swiper-button-white" role="button"></a><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-next swiper-button-next swiper-button-white" role="button"></a><a aria-label="Pause Slideshow" class="wp-block-jetpack-slideshow_button-pause" role="button"></a><div class="wp-block-jetpack-slideshow_pagination swiper-pagination swiper-pagination-white"></div></div></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De quelles pièces est composée l’exposition&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>H.P.</strong>&nbsp;Ce n’est pas une exposition didactique, nous avons parié sur la bigarrure, plus de 200 pièces s’entrechoquent. Une gravure de Goya voisine avec une publicité pour un pansement, la première tapisserie représentant le personnage avec des œuvres d’art contemporain, des Unes de journaux…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.F.&nbsp;</strong>Nous avons des œuvres rares, de Dali, Picasso, Daumier, les photographies d’Abraham Poincheval traversant la Bretagne en armure&#8230; Et beaucoup de cinéma. Des extraits de 3 ou 4 minutes, du film impossible d’Orson Welles qu’il n’a jamais fini de tourner, de celui de Terry Gilliam qu’il a fini par finir au bout de trente ans, de la comédie musicale de Brel <em>L’homme de la mancha</em>. Et d’autres films qui reprennent et déplacent le mythe, en particulier Hassen Ferhani à Alger… Et des chansons populaires, des objets du quotidien, des bandes dessinées, des éditions originales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette abondance et cette variété résolvent-elles le mystère de l’évolution du mythe&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.F.</strong> Je ne crois pas qu’on puisse résoudre cette énigme, qui est fondamentalement aussi insoluble que ce drôle de faux chevalier errant… seulement en rire et montrer combien cette bigarrure est prolifique&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre catalogue est également assez particulier, avec des parcours à option selon des profils de lecteurs… </strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.F.</strong>&nbsp;Oui nous l’avons conçu comme&nbsp; un «<em>&nbsp;livre dont vous êtes le héros</em>&nbsp;», pour les geeks, les fêtards, les chineurs, les militants, les faussaires… Comme l’exposition on peut le lire en changeant de parcours, et de profil&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN REALISE PAR AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse">Don Quichotte<br>Histoire de fou, Histoire d’en rire<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">A partir du 15 octobre</mark><br><a href="https://mucem.org/">Mucem</a>, Marseille</pre>



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		<title>Alberto Giacometti et l’art du vide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 11:52:04 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Sculpter le vide]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le 6 juin, le musée Cantini, en collaboration avec la Fondation Giacometti, invitent à découvrir la vie et les œuvres d&#8217;un artiste majeur du XXe siècle : Alberto Giacometti (1901-1966). Sculpter le vide, c’est le nom donné à cet événement inédit, puisque c’est la première fois qu’une exposition monographique est dédiée à cet artiste [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 6 juin, le <a href="https://musees.marseille.fr/musee-cantini-0">musée Cantini</a>, en collaboration avec la <a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=Fondation+Giacometti&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">Fondation Giacometti</a>, invitent à découvrir la vie et les œuvres d&rsquo;un artiste majeur du XX<sup>e</sup> siècle : Alberto Giacometti (1901-1966). <em>Sculpter le vide</em>, c’est le nom donné à cet événement inédit, puisque c’est la première fois qu’une exposition monographique est dédiée à cet artiste à Marseille. Chapeauter par les trois co-commissaires Inès de Bordas, Louis Madinier et Romain Perrin, le parcours traverse les différentes périodes artistiques de l’artiste. Et met en exergue le vide dans le travail du sculpteur. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès la première salle le vide règne, les statues en plâtre se mêlent à la pâleur des murs. Pâle comme cette <em>Femme-Cuillère </em>(1927), une comédienne seule sur scène, seulement mise en valeur par une estrade bleue pétrole. Plus loin, l’absence toujours, avec <em>L’Objet invisible </em>(1934), où une femme, toujours seule, tient entre ses mains – et avec attention – rien d’autre que le vide. Sinon cette<em> Boule suspendue </em>(1931), présentée à quelques mètres de-là.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-effect="slide"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper-container"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="500" height="750" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-130285" data-id="130285" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_1103.jpg?resize=500%2C750&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_1103.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_1103.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_1103.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_1103.jpg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, 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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À l’échelle </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la troisième salle, la scènographie s’amuse des différentes échelles des œuvres de Giacometti. Il y a par exemple cette <em>Femme au Chariot</em> (1943-1945), sculpture à taille humaine, mais disposée sur un socle miniature. Et à ses côtés, la <em>Toute petite figurine </em>(1937-1939), de cinq centimètres de haut seulement, mais installée sur un socle bien trop grand pour elle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite se conclut sur une salle dédiée aux inspirations de Giacometti. Les commissaires présentent des œuvres qui ont certainement inspirées l’artiste. Des statues, des sculptures et des masques, à la provenance diverses, et d’ouvrir avec eux des nouvelles lectures de son œuvre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MÉLYNE HOFFMANN-BRIENZA</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Alberto Giacometti - Sculpter le vide<br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 28 septembre 2025<br></mark>Musée Cantini, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels</em> ici </a></p>
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		<title>Au [mac], les objets veillent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 11:25:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme pour Alberto Giacometti au musée Cantini, c’est la première fois qu’une exposition monographique d’Ali Cherri est organisée à Marseille, au Mac. Mais ce n’est pas la première fois que l’artiste plasticien et vidéaste franco-libanais, Lion d’Argent à la Biennale de Venise en 2022, est présent à Marseille : en 2020, lors de Manifesta 13, biennale [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Comme pour Alberto Giacometti au musée Cantini, c’est la première fois qu’une exposition monographique d’<strong>Ali Cherri</strong> est organisée à Marseille, au <a href="https://musees.marseille.fr/musee-dart-contemporain-mac">Mac</a>. Mais ce n’est pas la première fois que l’artiste plasticien et vidéaste franco-libanais, Lion d’Argent à la Biennale de Venise en 2022, est présent à Marseille : en 2020, lors de Manifesta 13, biennale européenne de création contemporaine, quatre de ses <em>Gatekeepers</em> gardaient l’entrée du musée des Beaux-Arts au palais Longchamp : totems de près de 3 mètres de haut, constitués d’assemblages d’objets de provenance diverses, chimères verticales conjuguant monde animal et culturel. C’est à partir de l’achat de deux d’entre eux par les Musées de Marseille qu’est né le projet de l’exposition présentée aujourd’hui au Mac : <em>Les Veilleurs</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ombres</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la différence de l’exposition d’Alberto Giacometti au musée Cantini où la scénographie accompagne le regard des visiteurs sur les chefs-d’œuvre de l’artiste, dans <em>Les Veilleurs</em> c’est presque l’inverse qui est recherché&nbsp;: ce sont les objets présentés qui semblent nous regarder. Des œuvres choisies par l’artiste lui-même dans les collections des Musées de Marseille, de provenances, temporalités, et de statuts différents. Des pièces présentées sur une table lumineuse ou des vitrines dans la première galerie de l’exposition, sur des socles-podiums dans les deux autres. Le tout est éclairé par des lumières savamment réglées par l’artiste, projetant selon les propositions des ombres théâtrales, foisonnantes, découpées, ou aucune.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Aura</mark></strong></p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-effect="slide"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper-container"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="500" height="750" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-130276" data-id="130276" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0946.jpg?resize=500%2C750&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0946.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0946.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0946.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0946.jpg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, 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swiper-button-white" role="button"></a><a aria-label="Pause Slideshow" class="wp-block-jetpack-slideshow_button-pause" role="button"></a><div class="wp-block-jetpack-slideshow_pagination swiper-pagination swiper-pagination-white"></div></div></div>



<p class="wp-block-paragraph">Des objets ethnologiques, artistiques, sculptures, peintures, aquarelles, taxidermies, assemblages que l’artiste souhaite libérer des discours savants qui d’une certaine façon, les emprisonnent. Et tente de leur redonner à travers leurs simples présences matérielles décontextualisées, toute leur aura. Une volonté soulignée par deux vidéos projetés à chaque extrémité de la deuxième galerie – l’une sur un gardin de nécropole d’un site archéologique, l’autre dans un parc animalier et musée archéologique aux Émirats Arabes Unis – qui témoignent de la violence symbolique et matérielle de fouilles et de dispositifs muséaux, extrayant, déplaçant et enfermant les vies animales et les reliques humaines.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Veilleurs</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 4 janvier 2026<br></mark>Musée d’Art Contemporain [mac], Marseille</pre>



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