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	<title>Archives des Fanny Soriano - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Fanny Soriano - Journal Zebuline</title>
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		<title>La Biac, au fil de l’ô   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Feb 2023 09:35:14 +0000</pubDate>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Flamboyants rituels&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’était l’un des spectacles attendus de cette <strong><em>Biennale Internationale des Arts du Cirque</em></strong> (<a href="https://journalzebuline.fr/?s=Biac&amp;post_type=post">lire aussi nos articles sur la Biac 2023, ici)</a> : <em>Brame</em>, la nouvelle création de <strong>Fanny Soriano</strong>, artiste mise à l’honneur de cette 5<sup>e</sup> édition, qui présente par ailleurs l’intégralité de son répertoire tout au long du festival. Pour la première fois, la circassienne s’attaque à un grand plateau : huit acrobates en scène, à parité exacte, évoluent au sein d’une véritable forêt reconstituée permettant toutes les explorations verticales. L’attrait intact de l’artiste pour les éléments végétaux et organiques explose dans cette scénographie inventive, à base d’arbres dénudés, de véritables bois de cerf ou de plumes d’un noir de jais. L’éblouissante scène d’ouverture fait quant à elle montre de son savoir-faire : à terre, une masse grouillante composée de huit corps enchevêtrés, pour une ondulation incessante parcourant le plateau. Puis les binômes s’affranchissent et explorent le panel des rituels amoureux : parade, fusion, domination, soumission, rejet… Chacun porteur d’une indéniable singularité, les interprètes se fondent à merveille dans l’univers qui porte la patte de la metteuse en scène. Quant à son langage corporel, il s’affirme toujours davantage, entre danse et acrobatie, empruntant parfois au krump, déjouant les assignations de genre et pour la première fois, ne boudant pas l’humour !&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE</p>



<p class="wp-block-paragraph"><sub><em>Brame</em> a été donné les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">26 et 27 janvier</mark> au Zef, Marseille.</sub></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’intranquillité facétieuse </strong></h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/01-Les-Promesses-de-lIncertitude-%C2%A9Julien-Mudry.jpg?resize=344%2C516&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118184" width="344" height="516" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/01-Les-Promesses-de-lIncertitude-%C2%A9Julien-Mudry.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/01-Les-Promesses-de-lIncertitude-%C2%A9Julien-Mudry.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/01-Les-Promesses-de-lIncertitude-%C2%A9Julien-Mudry.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/01-Les-Promesses-de-lIncertitude-%C2%A9Julien-Mudry.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/01-Les-Promesses-de-lIncertitude-%C2%A9Julien-Mudry.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/01-Les-Promesses-de-lIncertitude-%C2%A9Julien-Mudry.jpg?w=787&amp;ssl=1 787w" sizes="(max-width: 344px) 100vw, 344px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les Promesses de l&rsquo;Incertitude © Julien Mudry</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Avant-même le début des <em>Promesses de l’incertitude</em>, le décor donne le ton : des dizaines de sacs lestés en suspension incertaine au-dessus de la scène, au milieu de laquelle trône une peau de banane… Quant au frêle <strong>Marc Oosterhoff</strong>, il déjoue sans cesse les catastrophes, qu’il boive un café de manière nonchalante, se livre à un étonnant fakirisme du quotidien ou rallie la scène en empruntant le chemin le plus assurément semé d’embûches. La tension monte crescendo au fur et à mesure qu’il assoit son personnage d’éternel intranquille, qui s’effondre littéralement d’émotion à chaque aléa contourné in extremis. En quelques actions bien senties, le cirque en dit beaucoup : de toutes ces impensées épées de Damoclès qui trônent au-dessus de nos têtes quotidiennement… Sans parler des mises en position inextricables dont l’être humain a l’apanage !&nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE</p>



<p class="wp-block-paragraph"><sub><em>Les Promesses de l&rsquo;incertitude</em> a été joué du 27 au 29 janvier au Théâtre Joliette, Marseille.</sub></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Peep-show jonglé&nbsp;</strong></h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/les-fauves-ea-eo-christophe-raynaud-de-lage-0230.jpg?resize=355%2C230&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118185" width="355" height="230"/><figcaption class="wp-element-caption">Les fauves-© Christophe raynaud de lage</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La <strong>compagnie EA EO</strong> a assurément tiré son épingle du jeu de la programmation proposée au village de chapiteaux du Prado. Ludique et audacieuse, <em>Les Fauves</em> s’amuse des codes du jonglage comme de ceux du peep-show : assimilés à des bêtes sauvages comme à des phénomènes de foire, les jongleurs sont d’abord enserrés dans des enclos durant un parcours déambulatoire inaugural. Chacun enfermé dans sa performance comme dans une véritable prison mentale (belle métaphore de la vie d’un jongleur !), donnant à voir des aspects singuliers de sa discipline : de micro performance en apnée au sein d’un aquarium géant, une jongleuse antipodiste qui substitue les pieds aux mains… Électrisant, baigné de lumières néon, d’une musique lancinante et des boniments d’une irrévérencieuse M<sup>me</sup> Loyal, ce prologue joue habilement avec le dedans / dehors, au coeur et autour de la piste, jusqu’à une ludique percée en extérieur, avec le massif de Marseilleveyre en toile de fond. Puis le show se rassemble au centre des gradins, et la tension – comme l’intérêt – redescendent d’un cran, pour se muer en une trop banale succession de numéros, aussi talentueux fussent les artistes, <strong>Wes Peden</strong> et ses massues fluo en tête. </p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE</p>



<p class="wp-block-paragraph"><sub><em>Les Fauves</em> a été joué du 20 au 28 janvier au Village chapiteaux du Prado, Marseille. </sub></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le geste à la parole&nbsp;</strong></h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/desoberire-compagnie-des-attentifs-francis-aviet.jpg?resize=357%2C238&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118186" width="357" height="238" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/desoberire-compagnie-des-attentifs-francis-aviet.jpg?w=787&amp;ssl=1 787w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/desoberire-compagnie-des-attentifs-francis-aviet.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/desoberire-compagnie-des-attentifs-francis-aviet.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/desoberire-compagnie-des-attentifs-francis-aviet.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/desoberire-compagnie-des-attentifs-francis-aviet.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 357px) 100vw, 357px" /><figcaption class="wp-element-caption">Desoberire © Francis Aviet</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">C’est entre deux spectacles, au sein du chaleureux Magic Mirrors, que le dramaturge <strong>Guillaume Clayssen</strong> cueille le spectateur avec <em>Désobérire</em>. Habitué des mises en scène circassiennes, le dramaturge fait ici l’apologie du poil à gratter théorique, en compagnie de l’acrobate <strong>Roberto Stellino</strong> lui grimpant littéralement dessus pour une auto proclamée « conférence philosophique et circassienne ». Ici, on parlera désobéissance civile, en joignant le geste à la parole. L’exercice de style tire son épingle du jeu dans un contexte qui n’a rien d’évident et réussit l’air de rien, entre une tasse de chocolat et un verre de vin chaud, à aborder des concepts tels que le délit de solidarité ou l’état de nécessité. Le but est atteint : semer les graines du trouble dans les esprits de tous âges en compagnie des penseurs tels que La Boétie, Rousseau ou encore Thoreau. </p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE</p>



<p class="wp-block-paragraph"><sub><em>Désobérire </em>a été joué les 3 et 4 février au Village chapiteaux du Prado, Marseille.</sub></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Compas(sion)</strong></h2>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/La-pointe-du-compas-Cie-HKC-%C2%A9-ALAIN-RICHARD-PHOTOS.jpg?resize=380%2C272&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118187" width="380" height="272" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/La-pointe-du-compas-Cie-HKC-%C2%A9-ALAIN-RICHARD-PHOTOS.jpg?w=787&amp;ssl=1 787w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/La-pointe-du-compas-Cie-HKC-%C2%A9-ALAIN-RICHARD-PHOTOS.jpg?resize=300%2C215&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/La-pointe-du-compas-Cie-HKC-%C2%A9-ALAIN-RICHARD-PHOTOS.jpg?resize=768%2C550&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/La-pointe-du-compas-Cie-HKC-%C2%A9-ALAIN-RICHARD-PHOTOS.jpg?resize=696%2C499&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/La-pointe-du-compas-Cie-HKC-%C2%A9-ALAIN-RICHARD-PHOTOS.jpg?resize=586%2C420&amp;ssl=1 586w" sizes="auto, (max-width: 380px) 100vw, 380px" /><figcaption class="wp-element-caption">La pointe du compas Cie HKC © ALAIN RICHARD PHOTOS</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Sortir de la cage dans laquelle le fait d’être née femme semble l’enfermer, Tessa y parvient en rusant. Aussi habilement qu’elle manie la roue Cyr. En se grossissant dans un survêtement XXL comme en fuyant les garçons au point de passer pour une lesbienne. <strong>Mélodie Marin</strong> incarne avec justesse cette lycéenne surprotégée par sa mère. Avec le talent d’une comédienne doublée d’une circassienne. Le texte d’Anne Rehbinder, qui a adapté son roman <em>La pointe du compas</em> avec le metteur en scène Antoine Coinot, grince de justesse à travers la spontanéité et l’indépendance de cette adolescente qui ne raconte pas un mal-être, juste le refus d’obéir à des normes. Au fil du récit, les raisons de son rejet du féminin, de la chappe maternelle, se révèlent aussi sobrement que tragiquement. Emporté par le mouvement de sa roue Cyr, Mélodie Marin n’en perd même pas le souffle.<br><br>LUDOVIC TOMAS</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La pointe du compas</em> a été jouée les 24 et 25 janvier à Klap – Maison pour la danse, Marseille.</p>
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		<title>Viens voir les circassiens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jan 2023 12:11:00 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Une moyenne de 70 spectacles, accueillis dans plus de 45 lieux à l’échelle régionale. Au fil de ses éditions, la <strong><em>Biennale Internationale des Arts du Cirque</em></strong> a posé des jalons, dans la monstration sans cesse renouvelée d’un échantillon du cirque dans ses formes les plus vivaces. Outre le souci donné à l’équité territoriale, forte notamment de ses nouveaux partenaires (Théâtre Joliette, villes de Berre l’Étang et d’Eygalières), une attention particulière est accordée au versant féminin de la création, depuis trois éditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Univers organique         </strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après un focus sur les spécificités de l’écriture féminine opéré en 2021, c’est cette année notamment la thématique du cirque et de la maternité qui sera abordée durant les rencontres professionnelles. Fer de lance de cette édition 2023, l’artiste aubagnaise <strong>Fanny Soriano</strong>, soutenue depuis ses débuts par la Région, est mise à l&rsquo;honneur. Le parcours <em>Sur la route de Fanny</em> présente l’intégralité du répertoire de la circassienne. Au cœur de son propos, une sensibilité à fleur de peau jaugeant de la place de l’être humain dans un biotope mouvant, questionnant tant les relations humaines qu’inter-espèces, en groupe ou en solo. Son attrait pour les matières organiques – branche d’arbre, lentilles corail… –, doublé d’une appétence pour les scénographies ultra inventives et d’un langage acrobatique quasi expressionniste, rendent son univers particulièrement touchant et percutant. On guettera particulièrement sa nouvelle création, <em>Brame</em>, autour des relations amoureuses.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Parcours thématiques &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Car ce n’est plus un secret, le cirque sait se saisir des sujets sociétaux. Citons ainsi <em>Quarantaines</em>, abordant la <em>midlife crisis</em> par la verve de <strong>Véronique Tuaillon</strong>, qui osait précédemment s’atteler à l’ardu sujet de la mort d’un enfant sous le nez vermillon de <em>More Aura</em>. Ou encore les élégants pied-de-nez opérés par l’espiègle <strong>Maroussia Diaz Verbèke</strong>, pour traiter de questions existentielles via de judicieuses mises en abyme autour des objets(<em>23 fragments de ces derniers jours</em>). Sans oublier la question de la désobéissance, mettant un philosophe aux prises avec un acrobate retors (<em>Désobérire</em>)&#8230;Pour en prendre plein les yeux, on glanera du <em>wow effect</em> avec <em>L’Absolu</em> de <strong>Boris Gibé</strong> et ses vertigineux gradins en colimaçon installés dans un silo réaménagé ; les mirages sauvages du <em>Bruit des loups</em> orchestrés par le magicien <strong>Etienne Saglio </strong>ou encore les envolées démultipliées de la <strong>Compagnie XY</strong>… « <em>De nouveaux parcours sont proposés, créés au hasard des émotions voulues par les partenaires : poésie avec <strong>Raphaëlle Boitel</strong>, <strong>Jean-Baptiste André</strong> ou <strong>Les Colporteurs</strong> ; rire avec <strong>Caroline Obin</strong>, <strong>Gaël Santisteva </strong>ou <strong>Zania…</strong></em> », souligne Raquel Rache de Andrade, codirectrice de l’événement et de la compagnie <strong>Archaos</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Répertoire, trace et transmission &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au rayon burlesque, on gardera aussi un œil attentif sur les agitations de <strong>Nikolaus</strong> – « <em>clown philosophe, roi de la gestion du chaos</em> » selon l’autre codirecteur Simon Carrara – qui convie plusieurs générations autour de la piste. Car la transmission, c’est une autre des préoccupations de la <em>Biac</em>. Outre quelques reprises de répertoire d’artistes emblématiques du genre (<strong>Baro d’Evel</strong>, <strong>compagnie Sylvie Guillermin</strong>…) Raquel Rache de Andradeet son complice <strong>Guy Carrara</strong> célèbrent à leur manière le temps qui passe. Leur collaboration au programme Transmission, initié par le Conservatoire Toulon Provence Méditerranée, couronne la sortie de leur livre <em>Écrire le cirque, l’aventure Archaos et la méthode ANCAR</em> aux Éditions Deuxième époque. Faisant partie des pionnières du Nouveau cirque, aux orées des années 1980, la compagnie Archaos fête aussi ses trente ans en images, via plusieurs expositions des magnifiques clichés du photographe <strong>Philippe Cibille</strong>, de La Seyne-sur-Mer (jusqu’au 25 mars) à la galerie de la Manufacture d’Aix-en-Provence (<em>30 ans de cirque contemporain</em>, du 14 janvier au 11 mars).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les singularités</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La <em>Biac</em> a désormais ses incontournables : son village de chapiteaux tutoyant les flots, installé durant un mois sur les plages du Prado, hébergeant spectacles comme lieux de convivialité – Magic Mirrors, mini parc d’attractions avec jouets recyclés… Mais l’événement se distingue aussi par la mise en avant de singularités liées au contexte. Ainsi, le grinçant et profond <strong>Ludor Citrik</strong> va rivaliser d&rsquo;inventivité en imaginant une création <em>in situ</em> pour le 3 bis f, centre d’art contemporain sis au cœur du centre hospitalier psychiatrique Montperrin d’Aix-en-Provence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En guise de clôture, le 12 février, le cirque investit la Canebière pour l’événement <em>Au bout la mer</em>, explorant les lignes de fuite et jeux d’équilibres défiant l’horizon. Enfin, la manifestation continue de tirer son épingle du jeu au niveau éthique, poursuivant sa réflexion autour d’un cirque durable – attention soutenue autour de l’énergie, de la restauration et des déchets –, mais aussi d’un cirque pour tous : plus de 2 500 places à 3 euros à destination des groupes sociaux et scolaires. Coup d’envoi des festivités les 14 et 15 janvier, pour le week-end d’ouverture à la Friche la Belle de Mai avec moult propositions gratuites, dans les airs comme au sol.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Biennale Internationale des Arts du Cirque</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 12 janvier au 12 février</mark>
Marseille et région Provence-Alpes-Côte d’Azur
<a href="http://biennale-cirque.com">biennale-cirque.com</a></pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Place à la Suisse
</mark></strong>
Ses locaux parisiens étant en travaux, le Centre Culturel Suisse (CCS) entame une saison d’itinérance. Après Lyon début janvier, Marseille constitue la deuxième étape de son parcours. Un focus est organisé autour de la figure de l’émérite <strong>Martin Zimmermann</strong>. L’artiste présente à Antibes sa nouvelle grande forme, <em>Danse macabre</em>, et pose sur les plages du Prado une installation vidéo mettant en scène son alter ego funeste et rigolard, Mr Skeleton, mis en scène dans des courts métrages de stop motion. Les autres propositions présentées émanent d’« une nouvelle génération d’artistes suisses ayant fait de grandes écoles à l'international, notamment au Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne », étaie Jean-Marc Liebold, directeur du CCS. Parmi eux, <strong>Arno Ferrara</strong> ou encore le collectif franco-suisse <strong>La Horde dans les pavés</strong>. L’occasion de découvrir à la Friche la Belle de Mai le main à main sur palettes de <strong>Marc Oosterhoff</strong>, fondateur de la compagnie <strong>Moost</strong>, ou encore de se réconcilier, à Arles, avec une discipline mésestimée : le diabolo, que l’artiste <strong>Julian Vogel</strong> fabrique spécialement en céramique, avant de les mettre en jeu dans des performances éphémères.
J.B.</pre>
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