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	<title>Archives des Felipe Rugeles - Journal Zebuline</title>
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		<title>Au fil du FID</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 14:15:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelques films parmi les 133 présentés au FID cette année Tellement de films à voir&#160; à cette 37e édition du FID Marseille qui se tient du 7 au 12 juillet Alors il faut choisir&#160;: en se fiant aux synopsis, optant pour des thèmes, des styles quand on connait le travail de certains cinéastes. Il y [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelques films parmi les 133 présentés au FID cette année</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tellement de films à voir&nbsp; à cette 37<sup>e</sup> édition du FID Marseille qui se tient du 7 au 12 juillet Alors il faut choisir&nbsp;: en se fiant aux synopsis, optant pour des thèmes, des styles quand on connait le travail de certains cinéastes. Il y a eu des déceptions, parfois même de petites irritations aussi, mais aussi de bonnes surprises, dont on vous parle ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un mercredi&nbsp; au FID</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A Requiem in Bishkek</em></strong> <strong>(Compétition Premier film)</strong><br>Dans <em>A Requiem in Bishkek</em>, <strong>Di Sica Ray</strong> nous entraine sur les pas d’un homme déraciné et isolé dans la capitale du Kirghizistan. Il vit dans un hangar en forêt et c’est Di Sica Ray lui même qui le campe, toujours vêtu d’un anorak jaune et coiffé d’une chapka. On le suit dans toutes ses activités quotidiennes, dans ses déplacements dans les rues de Bishkek, au musée où il se sent revivre et surtout on découvre sa créativité à partir d’anciennes pellicules qu’il recycle. De jolies images qu’il fabrique artisanalement, contrastant avec celles, dures, d’une ville et d’un pays en plein troubles. <a></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Muche dumbre</em></strong><strong> (Compétition Internationale)</strong><br>Une terre marquée par la violence&nbsp;: un village fantôme, un pont suspendu, une chèvre blanche morte, des images récurrentes. Des visages ravagés, certains mutiques, quelques confidences arrachées. Que s’est il passé dans ce village&nbsp;: on apprend qu’un chef d’un groupe paramilitaire Los Chulavitas, Roque Ferreira, y a semé la terreur dans les années 1950. Mais les gens sont comme frappés d’amnésie et méfiants&nbsp;: «<em> Arrêtez de poser des questions. On a déjà fait un film ici. Partez&nbsp;!</em>&nbsp;» lance l’un d’entre eux à <strong>Felipe Rugeles</strong> qui va retrouver ces rushes et mêler passé et présent. Traces de sang, décors en cartons, maquettes de cadavres, reconstitutions&nbsp;: une manière pour le cinéaste de poser la question de la violence en Colombie et de sa représentation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="366" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=696%2C366&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137652" style="width:351px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=1024%2C538&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=768%2C403&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=150%2C79&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=696%2C365&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=1068%2C561&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=800%2C420&amp;ssl=1 800w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Muche dumbre</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>1948&nbsp;<em>: L’Amertume que nous avons connue</em><br></strong>Le premier volet du programme conçu par <strong>Iris Neidhardt</strong>, «&nbsp;1948&nbsp;: L’Amertume que nous avons connue&nbsp;» a permis de voir deux films très forts. Celui du Syrien<strong> Omar Amiralay</strong>, <em>There are so many things still to say</em>&nbsp;(1997) et celui du Palestinien <strong>Michel Khleifi</strong>, <em>Ma&rsquo;loul fête sa destruction</em> (1984).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le premier, le célèbre dramaturge syrien <strong>Saadallah Wannous</strong>, très malade, réfléchit à la question palestinienne et au conflit entre Israël et le monde arabe et parle avec son ami <strong>Omar Amiralay</strong> de la manière dont ce conflit a bâti sa vie et celle de toute une génération. Des moments très touchants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième film celui de <strong>Michel Khleifi</strong>, nous fait suivre des familles palestiniennes qui pique niquent sur les terres qu’on leur a volées, le seul jour où elles sont autorisées à y retourner, le Jour de l’indépendance de l’État d’Israël. Leur village Maaloul, a été détruit par Israël après la guerre de 1948. Les anciens se souviennent et à partir d’un tableau peint par l’un d’ente eux, revoient leurs maisons et leurs arbres. Un film que tout le monde devrait voir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>El anorak rojo</em></strong><strong> (Compétition Internationale)</strong><br>Un anorak rouge. Un bel inconnu dans un bar à Madrid. Les Visions d’Anne-Catherine Emmerich. La place Furstenberg à Paris, déserte, pendant Mai-68. Une écharpe jaune et bleue. Un homme raconte une succession de rencontres, de rendez-vous manqués avec l’homme à l’anorak rouge dont un dans un cinéma où est projeté <em>Pointilly, </em>un film réalisé en 1972. Le bel inconnu lui a fait avaler une capsule rouge, un philtre d’amour sans doute puisque les effets ont duré trois ans… Puis ce sera au tour de la femme de raconter sur écran noir le chemin du bel inconnu que des images viennent illustrer. Comme un «&nbsp;conte illustré&nbsp;» précise <strong>Adolfo Arrieta</strong> qui a réalisé et auto produit ce film magique, inspiré par une rencontre dans les années 1990, dans la discothèque Pacha de Madrid. Un film qui nous embarque entre rêve et réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un jeudi au FID</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Geldikçe Bahar, As the Spring arrives, Water recalls the Nomads</em></strong><strong> (Compétition Premier film)</strong><br>Le tronc d’un hêtre majestueux. Une forêt. La cueillette de thym, Des bergers dans une vallée du sud est de la Turquie. C’est le mode de vie de ces éleveurs nomades que la modernité a fait peu à peu disparaitre que retrace <strong>Dilşad Aladağ</strong>,chercheuse et petite fille de bergers. Elle nous emmène en promenade avec Mahmut, Neva et les autres sur les traces des migrations saisonnière tout comme l’avait fait en 1957 l’ethnologue allemande, Ulla Johansen dont nous découvrons les superbes photos. Longues séquences sur les paysages avec au centre, des mots, comme des notes de terrain et des informations sur la mutation forcée de ce nomadisme agraire.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="366" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=696%2C366&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137653" style="width:337px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=1024%2C538&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=768%2C403&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=150%2C79&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=696%2C365&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=1068%2C561&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=800%2C420&amp;ssl=1 800w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">chicken-soup</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Chicken soup</em> (Compétitions Française et Premier film)<br></strong>Un groupe d’amies à New York en pleine discussion sur la nécessité d’ôter ses chaussures chez soi et chez les autres. Lili (<strong>Louise Leroy</strong>) française, n’en voit pas la nécessité, ce qui a provoqué la rupture avec son copain. C’est par une vraie séquence de comédie que commence le film de <strong>Caroline Milcent</strong>, <em>Chicken soup.</em> Lili fait du baby sitting pour gagner sa croute et les scènes dans la maison où elle garde deux enfants sont hilarantes. Mais dans un square avec les petits, elle ne peut présenter sa green card à deux policiers et leur résiste. Visa dépassé, travail illégal&nbsp;! Lili se retrouve embarquée&nbsp;: interrogatoires sans fin, fouilles au corps répétées… Elle n’est plus Lili mais le numéro 72 19&nbsp;! On n’est plus dans la comédie mais dans une sorte de cauchemar tragique que la réalisatrice traite avec un humour grinçant. On est en novembre 2024 et Trump va être réélu… Une situation prémonitoire, inspirée par des événements réels. Un film qui fait rire et grincer des dents en même temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA ET ELISE PADOVANI</p>
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