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	<title>Archives des Festival d&#039;Avignon - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Festival d&#039;Avignon - Journal Zebuline</title>
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		<title>Des poignards pour rire</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 11:21:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment décider ce qui est ou non essentiel pour l’humanité ? Pendant deux années, sous l’afflux de mensonges, de peurs distillées par certains médias, on a biaisé les réponses pour laisser «&#160;sur le côté de la route&#160;» toute l’activité culturelle. Même un acteur de cinéma fort connu a déclaré : «&#160;On peut bien vivre un [&#8230;]</p>
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<p>Comment décider ce qui est ou non essentiel pour l’humanité ? Pendant deux années, sous l’afflux de mensonges, de peurs distillées par certains médias, on a biaisé les réponses pour laisser «&nbsp;sur le côté de la route&nbsp;» toute l’activité culturelle. Même un acteur de cinéma fort connu a déclaré : «&nbsp;On peut bien vivre un an sans aller au cinéma&nbsp;». No comment sur ceux qui aiment cracher dans leur potage rémunérateur. Alexis Chevalier, doté d’un optimisme à tout crin, fait confiance à l’imagination de l’acteur, à nos rêves les plus extravagants et interprète avec son co-auteur Grégoire Roqueplo, un duo presque circassien autour d’une affirmation déroutante : <em>Ceci n’est pas une saucisse</em>.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Malice et intelligence</mark></strong></p>



<p>Ils retrouvent l’immortelle complicité du clown blanc et de l’Auguste, attachés à déglinguer les rouages d’une société qui aimerait tant avoir la mainmise sur nos cerveaux. Thibault Truffert met en scène Guigue et Po (leurs noms de scène) avec une délirante habileté, règle au millimètre les gags, les saillies verbales qui font mouche au détour d’une réplique, d’un geste, d’une mimique. Comme chez Ionesco on se dit que tout cela est absurde mais tellement proche d’une actualité si anxiogène. L’air de rien, d’une chiquenaude aiguisée, ils frappent tous azimuts et déclenchent des fous-rires incontrôlables, de ces fous rires qui vous requinquent pour toute la journée, car on a ri de leur intelligence, de leur malice si peu conforme à la bien-pensance. Ébloui par leur talent protéiforme, leur générosité maligne, on se dit qu’avec des lascars de cette trempe, le monde pourrait mieux tourner. Il faut faire confiance aux rêves, surtout quand on démolit des théâtres pour en faire des parkings, des lieux de promenade, des supermarchés et pourquoi pas une chambre froide pour charcutiers vénaux. Si ce n’est pas une saucisse, ce n’est pas non plus une blague.</p>



<p><strong>Jean-Louis Châles</strong></p>



<p><em>« Ceci n’est pas une saucisse » est donné jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 juillet</mark> au Pixel Avignon.</em></p>
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		<title>Toucher la colonne invisible</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 11:14:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On s’attendait à une sorte de salon littéraire où l’on déclamerait une flopée de poésies peintes en bleu et rose, on assiste à une sorte de thriller où deux individus débarquent dans un appartement vide, hésitent à faire on ne sait quel sale coup, s’apprêtent à partir quand un bruit de serrure les stoppe net [&#8230;]</p>
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<p>On s’attendait à une sorte de salon littéraire où l’on déclamerait une flopée de poésies peintes en bleu et rose, on assiste à une sorte de thriller où deux individus débarquent dans un appartement vide, hésitent à faire on ne sait quel sale coup, s’apprêtent à partir quand un bruit de serrure les stoppe net dans leur fuite. La lumière éclaire une dame chargée d’un cabas&#8230; elle sursaute en apercevant les deux suspects, s’inquiète, demande une explication. Jennifer et Lucas ont organisé un procès dont elle est la seule accusée. Anciens élèves de cette frêle professeure, ils ont assisté à ses ateliers de poésie qu’elle dispensait tous les jeudis soirs. Ils ne s’en sont pas remis.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Juges et accusée</mark></strong></p>



<p>Avec <em>L’armoire à poésie</em>, Jacques Forgeas transmet via Madame Armand, l’enseignante retraitée, son amour de la poésie qui permet à chaque individu de vivre un ailleurs, un à-côté, un virtuel aussi nécessaire que le pain et l’eau. Denis Malleval a organisé une mise en scène tout en chassés-croisés, où juges et accusée s’évitent avant de se rejoindre. Il ne pouvait trouver meilleure interprète pour Madame Armand que la gracile Véronique Boulanger. Diction inattendue, provocante sous un voile de douceur, sourires désabusés face à l’absurdité de la situation. Quand l’atmosphère se fait trop lourde, elle rafraîchit l’air d’une réplique pointue, d’une parenthèse électrique qui provoque de jolis rires dans le public. Baptiste Caillaud et Chloé Stefani sont de bien séduisants partenaires au jeu millefeuille qui cache quelque secret, quelque reconnaissance à tous ces poètes qui nous aident à mieux vivre parce que «&nbsp;<em>d’autres mondes existent enroulés au nôtre. Qu’il faut les approcher et qu’ils ne répondent que si on leur parle.&nbsp;</em>» Brillant procès qui nous fait accoster la colonne invisible, «&nbsp;<em>celle du mystère et des rêves&#8230; et parfois de la passion&nbsp;</em>» dans une scénographie inventive et réussie de Camille Dugas.</p>



<p><strong>Jean-Louis Châles</strong></p>



<p><em>« L’armoire à poésie » est donné jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 juillet</mark> à L’Oriflamme (Avignon).</em></p>
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		<title>Rêve sur une banquette</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 11:08:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quoi de plus banal que la rencontre furtive entre un homme et une femme ! Mais si l’action se situe dans une salle isolée d’un aéroport où les protagonistes sont coincés faute de voir leur avion décoller sous une tempête de neige, la scène se corse. Un lieu insolite pour un tête-à-tête hérissé de craintes, [&#8230;]</p>
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<p>Quoi de plus banal que la rencontre furtive entre un homme et une femme ! Mais si l’action se situe dans une salle isolée d’un aéroport où les protagonistes sont coincés faute de voir leur avion décoller sous une tempête de neige, la scène se corse. Un lieu insolite pour un tête-à-tête hérissé de craintes, de désirs, de curiosité où se glisse le plaisir de la conversation. Auteur contemporain, Philippe Beheydt déploie une fois de plus son talent de dramaturge et de scénariste. Dans cet <em>Aéroport</em> on sent que quelque chose de peu ordinaire va nous ébranler. Elle, silencieuse, volontiers désagréable, rejette toute tentation de «&nbsp;<em>se faire de nouveaux amis</em>&nbsp;». Lui, un rien hâbleur, s’incruste, lui propose des jeux drolatiques, invite à révéler quel était le rêve de l’enfant qu’on a été. La belle se laisse prendre, ou feint de se laisser prendre&#8230;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Escale amoureuse</mark></strong></p>



<p>Avec un dialogue calibré qui entraîne les personnages dans des aveux, des lâcher-prises déconcertants, on éprouve très vite une tendresse pour ce couple éphémère. Philippe Beheydt instille des non-dits éloquents chez ces fracturés du bonheur, ou plutôt ces autistes du bonheur. Avec <em>L’aéroport</em>, la solitude, le mal effrayant de ce siècle, est brisée pour un court laps de temps, suspendu dans cette salle confortable (joli décor de Géraldine Mine) où braver un interdit (aimer dans un lieu singulier) donne un piquant supplémentaire à la rencontre. Laura Favier et Philippe Beheydt jouent avec les mots, avec les gestes, avec leurs regards qui, quoi qu’il arrive, finiront par se diluer dans le vide. Émotions à fleur de silence, sourires au détour d’une réplique facétieuse, cette comédie des cœurs brisés suscite une impalpable nostalgie : pourquoi n’avons-nous jamais vécu cette jolie histoire ? Ce rêve inassouvi qu’ont vécu une femme et un homme aux prénoms aveugles.</p>



<p><strong>Jean-Louis Châles</strong></p>



<p><em>« L’aéroport » est donné jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 juillet</mark> à Présence Pasteur.</em></p>
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		<title>Dans l’intimité de la Cour d’honneur !</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 10:59:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un peu du Tiago Rodrigues à tous les étages. Dans ce (presque) seul en scène dans la Cour d’honneur, le directeur du Festival donne en spectacle sa propre création. Et s’il est accompagné sur scène de dix spectateurs volontaires (qui ce soir là n’étaient que des femmes) c’est bien lui la vedette de cette [&#8230;]</p>
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<p>C’est un peu du Tiago Rodrigues à tous les étages. Dans ce (presque) seul en scène dans la Cour d’honneur, le directeur du Festival donne en spectacle sa propre création. Et s’il est accompagné sur scène de dix spectateurs volontaires (qui ce soir là n’étaient que des femmes) c’est bien lui la vedette de cette pièce drôle et si intime.&nbsp;</p>



<p>Enchainant les saillies, il déclenche des éclats de rires à répétition. D’autant que le texte qu’il interprète à merveille – il le joue depuis dix ans – lui permet d’improviser à foison. Charmeur, il prend plaisir, se lâche, donne à voir et à entendre un humour toujours fin et complice, à grand renfort de références à son pays et à sa langue maternelle.</p>



<p>Mais c’est avant tout une pièce très personnelle, sur la vieillesse et l’oubli, qu’interprète Tiago Rodrigues. Dans&nbsp;&nbsp;cette Cour d’honneur qui n’invite pas forcément à l’intimité, le metteur en scène parvient à narrer avec délicatesse l’histoire de sa propre grand-mère. Elle qui, bientôt aveugle, lui demanda de lui choisir un livre à apprendre par cœur&nbsp;:&nbsp;<em>By heart</em>.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Garder une trace</mark></strong></p>



<p>Tiago tente donc de faire la même chose avec les dix spectatrices présentes sur scène. Il devient leur chef d’orchestre et essaie de leur apprendre le&nbsp;<em>Sonnet 30</em>&nbsp;de Shakespeare. Entre chaque groupe de vers qu’il enseigne à ses cobayes, il parle de sa grand-mère ,&nbsp;&nbsp;de la résistance poétique de Boris Pasternak, des poèmes d’Ossip Mandelstam transmis par sa femme qui les a appris par coeur, pour résister aux effacements staliniens.Comme dans cet extrait de&nbsp;<em>Fahrenheit 451</em>&nbsp;de Ray Bradbury où, à l’ère des autodafés, chaque membre de la résistance apprend un livre par cœur pour en conserver une trace. C’est un peu ce que fait Tiago Rodrigues sur scène, en même temps qu’il immortalise le geste de sa grand-mère.</p>



<p>Avec cette pièce minimaliste dans son dispositif, Tiago Rodrigues désacralise la Cour d’honneur habituellement occupée par les spectacles les plus attendus de juillet. Entre moments graves et esclaffements collectifs, Tiago Rodrigues crée une synergie que l’on voit rarement au Festival. Une performance qui tranche clairement avec le reste de la programmation et offre une bouffée de fraicheur pour finir cette 77<sup>e</sup>&nbsp;édition en beauté.</p>



<p><strong>Rafael Benabdelmoumene</strong></p>
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		<title>Avignon : la « fête civique » est finie</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 09:11:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tiago Rodrigues a dressé un bilan à chaud de sa première édition comme directeur du Festival d’Avignon, rappelant son attachement aux deux piliers du Festival, cette « fête civique ». Premier axe, la prise de risques aux côtés des artistes dans le processus de création, et dans leur liberté d’expression. Tiago Rodrigues a d’ailleurs condamné fermement les agressions [&#8230;]</p>
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<p>Tiago Rodrigues a dressé un bilan à chaud de sa première édition comme directeur du <em>Festival d’Avignon</em>, rappelant son attachement aux deux piliers du Festival, cette « fête civique ». Premier axe, la prise de risques aux côtés des artistes dans le processus de création, et dans leur liberté d’expression. Tiago Rodrigues a d’ailleurs condamné fermement les agressions physiques et verbales racistes qui ont émaillé les dernières représentations de <em>Carte noire nommée désir</em> de Rébecca Chaillon. Il s’est dit « fier » de présenter ce spectacle, comme il pourrait être fier de la représentation des queers dans <em>The Romeo</em>, des crève-la-faim dans <em>Welfare</em>, des insurgés dans <em>G.R.O.O.V.E</em>. etc.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Premières fois</mark></strong></p>



<p>Deuxième axe, un accès démocratique&nbsp;au théâtre, pour le plus grand nombre et pour le public le plus divers possible. De ce côté-là aussi, c’est plutôt réussi&nbsp;! Le taux de remplissage des salles approche les 94%, en hausse par rapport à l’année dernière. D’autant que 15.000 places de plus étaient proposées à la vente. 44 spectacles étaient présentés cette année dans 42 lieux, dont la Carrière Boulbon retrouvée, et la nouveauté que constituent les espaces naturels de Pujaut et Barbentane. Une délocalisation en milieu naturel qui va se poursuivre lors des prochaines éditions.</p>



<p>Avignon, c’est une manifestation culturelle portée par l’attachement du public à «&nbsp;son&nbsp;» Festival, mais qui doit s’ouvrir à d’autres&nbsp;! Grâce au dispositif « Première fois », engagement phare de la nouvelle direction, le Festival a compté 5000 spectateurs nouveaux, et 2 800 personnes ont suivi des médiations, des visites et des ateliers. Les jeunes, également, étaient plus nombreux dans les salles.</p>



<p>Coté scène, 75% d’artistes faisaient également leur première fois à Avignon. Le pari de la langue invitée a été tenu avec quatorze projets liés à la langue anglaise, ce qui a logiquement permis une augmentation du public international, grâce aussi à 64 % de la programmation surtitrée ou accessible à un public anglophone.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Avant-goût</mark></strong></p>



<p>L’année prochaine, la langue invitée sera l’espagnol. Une langue «&nbsp;qui raconte une histoire de l’Europe dans le monde&nbsp;» et «&nbsp;qui se parle dans des pays avec une grande richesse des arts vivants&nbsp;», a justifié le dramaturge portugais. Quant aux dates, le Festival sera légèrement décalé en raison des Jeux olympiques. Il se tiendra du 29 juin au 21 juillet 2024, soit deux jours de plus que cette année.</p>



<p>Côté programmation, Tiago Rodrigues mettra en scène d’<em>Hécube</em> d’Euripide, avec la Comédie-Française, pour faire résonner Antiquité et problématiques contemporaines.</p>



<p>Le spectacle itinérant produit par le Festival, sera conçu par Mariano Pensotti, metteur en scène argentin.</p>



<p><em>Mothers. A Song for Wartime</em> de Marta Górnicka qui devait se jouer cet été sera présenté l’année prochaine. Si réunir le cœur composé de 21 mères ukrainiennes, polonaises et biélorusses s’avère, enfin, possible.</p>



<p>Caroline Guiela Nguyen, nouvelle directrice du Théâtre National de Strasbourg, réserve<em> Lacrima</em>, sa nouvelle création, pour cette 78<sup>e</sup> édition. Elle y suivra le parcours de fabrication&nbsp; d’une robe, d’Alençon où travaillent les dernières dentelières, à Mumbay (Inde) où sont conçues les broderies. Un parcours géographique et historique qui mêlera secrets, violences, comédiens amateurs et professionnels et quatre langues. Du pur <em>Festival d’Avignon&nbsp;</em>!</p>



<p><strong>Rafael Benabdelmoumene</strong></p>



<p></p>



<p></p>
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		<title>Tiago Rodrigues : de l’humanité et des doutes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 08:34:49 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Festival d&#039;Avignon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ils sont quatre comédiens et un batteur. Pour tout décor, la scène de l’Opéra d’Avignon est enveloppée dans un immense drap. C’est avec ce presque rien que Beatriz Brás, Isabelle Caillat, Baptiste Coustenoble et Adama Diop incarnent les travailleurs humanitaires dont les témoignages ont été simplement retranscrits. Sans fioriture. Et le meilleur du théâtre est [&#8230;]</p>
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<p>Ils sont quatre comédiens et un batteur. Pour tout décor, la scène de l’Opéra d’Avignon est enveloppée dans un immense drap. C’est avec ce presque rien que Beatriz Brás, Isabelle Caillat, Baptiste Coustenoble et Adama Diop incarnent les travailleurs humanitaires dont les témoignages ont été simplement retranscrits. Sans fioriture. Et le meilleur du théâtre est là, dans ce présent immédiat, cette fiction qui est le réel, cette immédiateté, cette mesure soudaine de l’<em>Impossible</em>. Il y a les pays possibles, et les autres, innommés, où l’on ne peut pas vivre.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Raconter l’humanité »</mark></strong></p>



<p>Nos yeux s’humidifient lors des histoires les plus dures, et pétillent au récit des anecdotes plus légères. On ne peut être qu’admiratif de ces hommes et ces femmes qui vouent leur vie aux autres. Pour autant, les monologues de chaque comédien explorent leurs doutes, les regrets de décisions aux conséquences vitales, l’état de découragement face à l’impossibilité de changer le monde. Pendant que les comédiens narrent ces histoires de vie, la batterie&nbsp;impose son rythme sourd. Puis se déchaine, tandis que l’espace s’ouvre… Une des plus belles réussites de ce Festival.</p>



<p><strong>Rafael Benabdelmoumene</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Dans la mesure de l’impossible&nbsp;» se produira à Châteauvallon-Liberté, scène nationale de Toulon les 4 et 5 avril 2024.</em></p>



<p></p>



<p></p>
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		<title>« The Confessions », une quête de liberté</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Jul 2023 11:53:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alice, la mère d’Alexander Zeldin, est une femme à la vie bien remplie. Née en 1943 en Australie, elle veut découvrir le monde et s’émanciper du carcan auquel elle s’est pliée sous la pression sociale. Ses relations amoureuses, décevantes voire toxiques, la font évoluer. Les violences qu’elle subit, aussi bien physiques avec les hommes que [&#8230;]</p>
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<p>Alice, la mère d’Alexander Zeldin, est une femme à la vie bien remplie. Née en 1943 en Australie, elle veut découvrir le monde et s’émanciper du carcan auquel elle s’est pliée sous la pression sociale. Ses relations amoureuses, décevantes voire toxiques, la font évoluer. Les violences qu’elle subit, aussi bien physiques avec les hommes que symboliques dans le milieu universitaire, la forgent. Alice se construit peu à peu comme une femme forte et digne.</p>



<p>Pour écrire et mettre en scène <em>The Confessions</em>, Alexander Zeldin a recueilli son témoignage pendant des heurezs. Une histoire individuelle qui en raconte en réalité beaucoup d’autres par sa sensibilité et sa finesse. Et par une traversée à travers les époques&nbsp;: le destin de la classe ouvrière australienne dans les années 1950 entre en résonnance avec la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et le mouvement de libération de la femme des années 1970.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une vie sur scène</mark></strong></p>



<p>Le spectateur saute de scène en scène avec une grande fluidité grâce à de rapides changements de plateau. Des décors qui se transforment et nous plongent dans de vrais instants de vie&nbsp;: des retrouvailles familiales, un dîner entre amis, l’intimité conjugale, une rencontre à la bibliothèque… La vie d’Alice se déroule devant nos yeux. Avec la Alice actuelle, celle de 70 ans, qui observe également.</p>



<p>Ils sont neuf sur scène et ils enchainent les rôles avec brio. L’humour <em>british</em> apporte une pointe de légèreté avec en fond la musique inspirée de Yannis Philippakis (chanteur-guitariste du groupe britannique Foals). Une pièce d’une grande fraicheur, dure souvent, drôle parfois, touchante toujours.</p>



<p><strong>Rafael Benabdelmoumene</strong></p>



<p><em>«&nbsp;The Confessions&nbsp;»</em> <em>est donné à la FabricA (Avignon) jusqu’au 23 juillet.</em></p>



<p></p>



<p></p>
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		<title>« Antigone in the Amazon » : un théâtre en lutte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jul 2023 11:41:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment la tragédie grecque d’Antigone, écrite vers 441 avant J.-C., pourrait-elle raconter le combat contemporain du Mouvement des sans-terre (MST) – qui militent pour une meilleure répartition des terres agricoles – dans le nord du Brésil&#160;? Milo Rau réussit à créer un parallèle éloquent à travers une pièce touchante et hautement politique. Les dialogues de [&#8230;]</p>
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<p>Comment la tragédie grecque d’<em>Antigone</em>, écrite vers 441 avant J.-C., pourrait-elle raconter le combat contemporain du Mouvement des sans-terre (MST) – qui militent pour une meilleure répartition des terres agricoles – dans le nord du Brésil&nbsp;? Milo Rau réussit à créer un parallèle éloquent à travers une pièce touchante et hautement politique.</p>



<p>Les dialogues de Sophocle se mélangent avec les revendications des militants de l’État brésilien du Pará. Kay Sara, figure internationale de la lutte du MST, est présente à l’écran. C’est elle Antigone, qui crie la mort de son frère tué par la police lors du massacre de 1996 avec dix-huit autres paysans. Il faut dire qu’ils sont nombreux les Périclès brésiliens à mourir pour leurs combats dans l’impunité générale.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Scène et images</mark></strong></p>



<p>Milo Rau utilise trois écrans que se plient et se déplient au fur et à mesure des scènes. Une disposition qui permet un dialogue entre les comédiens sur scène et les activistes brésiliens filmés. Brésiliens et Flamands jouent ensemble par écran interposé. La pertinence de la vidéo est moins évidente lorsque les interprètes rejouent exactement la même séquence que l’on voit en vidéo, finalement plus forte à l’écran que sur scène.</p>



<p>Les parties filmées sont parfois teintées d’un occidentalo-centrisme gênant. Les comédiens débarquent par exemple en Amazonie pour rejouer en flamand la scène de Créon et Hémon dans la tribu amazonienne de Kay Sara, au milieu d’un public qui ne comprend pas ce que disent ces comédiens venus d’Europe interpréter une tragédie grecque.</p>



<p>Au-delà, chaque personnage de la pièce de Sophocle trouve son écho dans ce nouvel environnement. La mythologie et la réalité se fondent. Tirésias, interprété par un philosophe local, donne une prédiction du changement climatique et des signes de la souffrance de la terre. Le suicide d’Antigone résonne avec les suicides des jeunes indigènes brésiliens qui ne trouvent pas leur place dans ce monde moderne.</p>



<p>La scène la plus forte de la pièce, la reconstitution du massacre de 1996 à sa date anniversaire, coupe le souffle. La troupe a réuni sur les lieux comédiens et activistes du MST, dont des témoins des événements. Ce n’est plus seulement du théâtre, mais une vraie lutte collective à laquelle assiste le spectateur.</p>



<p><strong>Rafael Benabdelmoumene</strong></p>



<p><em>« Antigone in the Amazon »</em> <em>se joue à l’Autre Scène (Vedène) jusqu’au 24 juillet.</em></p>
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		<title>Anne Teresa de Keersmaeker, la danse face à l‘Histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 12:52:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d&#039;Avignon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il faut prendre le titre au sérieux. Il est question pour la chorégraphe de chercher une issue. Par le haut. Quelque chose a profondément changé depuis sa dernière pièce&#160;: la pandémie est une tempête dont il nous faut considérer l’après, avec la conscience que la catastrophe, écologique et politique, arrive. Le spectacle commence par le [&#8230;]</p>
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<p>Il faut prendre le titre au sérieux. Il est question pour la chorégraphe de chercher une issue. Par le haut. Quelque chose a profondément changé depuis sa dernière pièce&nbsp;: la pandémie est une tempête dont il nous faut considérer l’après, avec la conscience que la catastrophe, écologique et politique, arrive.</p>



<p>Le spectacle commence par le solo d’un ange, sur le texte de Walter Benjamin écrit quand les Nazis dominaient l’Europe&nbsp;: «&nbsp;L’ange de l’Histoire a le visage tourné vers le passé. Là où nous voyons une chaîne d’événements, il ne perçoit&nbsp; qu’une catastrophe unique, qui amoncelle les épaves et les jette à ses pieds. Il voudrait bien réveiller les morts et rassembler les vaincus. Mais du paradis souffle une tempête qui s’est prise dans ses ailes, si forte que l’ange ne peut plus les refermer. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès.&nbsp;»</p>



<p>Comme toujours, on est frappé par la capacité de la chorégraphe de nous faire toucher, éprouver ces concepts complexes, avec simplicité. L’ange de l’histoire est là, sous nos yeux, beau, androgyne, portant l’effroi, tournant sur sa tête, démembré. Luttant contre les ruines accumulées devant lui, marchant à rebours, les yeux fixés vers le passé. Comme la musique qui remonte à l’envers, vers la source des musiques afro-descendantes, le blues, et les effrois, les révoltes, les ruines dont les musiques actuelles témoignent depuis.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Nouvelle génération</mark></strong></p>



<p>Les constantes des spectacles de la compagnie Rosas sont là, mais ont subi des changements notables : les danseurs suivent des axes colorés, des cercles, tracés au sol, comme des lignes préexistant à leur passage, et non des sillons qu’ils traceraient eux-mêmes dans le sable&nbsp;; la musique live reste une matrice de la danse, qui semble en découler, mais la coincer aussi, l’interdire, l’interroger. Quand la chanson demande d’avancer simplement les pieds pour marcher et quand, en crescendo, la danse se fait plus violente&nbsp;: heurtée par des rythmiques oppressantes au lieu de trouver le calme que la marche recherchait, tordant les corps et les visages de grimaces, écartelant la chanteuse –merveilleuse Meskerem Mees- , jetant les corps au sol comme autant de cadavres.</p>



<p>Pourtant quelque chose de profondément nouveau se construit. Le mouvement des danseurs se nourrit de techniques contemporaines, jazz et hip hop, et construit des ensembles qui ne cherchent pas l’unisson exacte, mais, au sein du groupe, des identités personnelles, visiblement variables, qui font un ensemble, comme dans un chorus de jazz.</p>



<p>Des danseurs aux corps égaux dans leurs différences de genre, d’ethnotype, de corpulence et de taille… Tous là sans discrimination, et qui nous font face, interrogeant ensemble l’Histoire qu’on leur a laissée.</p>



<p><strong>Agnès Freschel</strong></p>



<p><em>Exit above, après la Tempête</em>, de Anne Teresa de Keersmaker, musique Meskerem Mees, Jean-Marie Aerts, Carlos Garbin jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 juillet</mark>, La Fabrica, Avignon.</p>



<p></p>
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		<title>« An Oak tree », scène et chêne enchâssés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 12:47:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d&#039;Avignon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>An Oak tree est un spectacle qui tourne depuis 2005 sur les scènes anglo-saxonnes, mais est joué pour le première fois en France au Festival d’Avignon. Le dispositif, complexe à décrire, &#160;se décrypte très clairement quand on assiste à la cérémonie. Tim Crouch invite chaque soir un acteur différent à partager la scène avec lui [&#8230;]</p>
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<p><em>An Oak tree</em> est un spectacle qui tourne depuis 2005 sur les scènes anglo-saxonnes, mais est joué pour le première fois en France au Festival d’Avignon. Le dispositif, complexe à décrire, &nbsp;se décrypte très clairement quand on assiste à la cérémonie. Tim Crouch invite chaque soir un acteur différent à partager la scène avec lui -le 7 au soir David Geselson- et à suivre précisément ses indications pour qu’ils interprètent ensemble une histoire.</p>



<p>Elle-même est enchâssée. Au premier niveau, un père qui a perdu sa fille, tuée dans un accident de voiture, qui cherche sa trace sur la route où elle est morte, et croit la retrouver dans chêne. Au second niveau un bonimenteur, qui pratique l’hypnose sur les volontaires du public, non pas celui du Cloître des Célestins mais celui, aviné,&nbsp; d’un pub anglais. Entre les deux niveaux deux liens&nbsp;: le père endeuillé vient se faire hypnotiser par le bonimenteur, qui en fait est celui qui a tué sa fille&nbsp;; le bonimenteur, Tim Crouch, est aussi le metteur en scène manipulateur de l’acteur qui joue le père.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mentir vrai</mark></strong></p>



<p>Double manipulation, double intrigue, double public, théâtre dans le théâtre, <em>An Oak tree</em> &nbsp;met l’émotion à distance&nbsp;: il est bien davantage question de théâtre que de deuil. Car aucun deuil n’est vrai au théâtre&nbsp;! Il est toujours le fruit d’une écriture, d’une mise en scène, d’une manipulation des acteurs, d’un jeu, plus ou moins réussi, d’une incarnation, d’un mensonge.</p>



<p>Une enfant morte peut elle se réincarner en arbre&nbsp;? La mère implore son mari de ne pas devenir fou, de se raccrocher au réel, d’admettre la mort de sa fille. Comment pouvons nous, spectateurs hypnotisés par les fictions théâtrales, nous identifier à ce deuil, croire à l’incarnation des acteurs, y chercher une représentation de nos peines, une catharsis&nbsp;?</p>



<p>Le 7 au soir, David Geselson fut un père magnifique. Résistant juste ce qu’il faut aux directives de Tim Crouch, interprétant avec distance, ou plongé dans l’émotion de la fiction interne. Jouant sur tous les plans, drôle, émouvant, entrainé par un Tim Crouch caustique et attentif.</p>



<p>Une représentation exceptionnelle, qui chemine bien après les applaudissements, interrogeant jusqu&rsquo;à l’essence formelle de ce que nous vivons au théâtre.</p>



<p><strong>Agnès Freschel</strong></p>



<p><em>An Oak tree est joué jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 juillet </mark>au Cloître des Célestins</em>.</p>



<p></p>



<p></p>
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