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	<title>Archives des Festival LES ARCS - Journal Zebuline</title>
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		<title>LITTLE TROUBLE GIRLS : De voix et de chair</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est d’abord, avant toute image, un écran noir et une respiration off qui connecte une voix à des corps. Ceux des jeunes filles de la chorale d’un lycée catholique. Puis la représentation stylisée en gros plan d’une blessure du Christ, tirée d’un livre de prières du XIVè siècle, semblable à une vulve géante, comme une [&#8230;]</p>
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<p>C’est d’abord, avant toute image, un écran noir et une respiration off qui connecte une voix à des corps. Ceux des jeunes filles de la chorale d’un lycée catholique. Puis la représentation stylisée en gros plan d’une blessure du Christ, tirée d’un livre de prières du XIVè siècle, semblable à une vulve géante, comme une origine du monde anticipée et involontaire. Avant de glisser sur des lèvres des choristes et une prière chuchotée. Le film annonce d’emblée ses thèmes et sa grammaire&nbsp;: le chant comme une élévation spirituelle venue du plus profond du corps, l’opposition et la continuité, la métaphore à filer, le resserrement du cadre qui dirige notre regard de spectateur et celui de la protagoniste.</p>



<p>Elle, c’est Lucia (<strong>Jara Sofija Ostan</strong>) aussi lumineuse que son prénom, visage de Madone qui ne laisse guère exulter les émotions Issue d’une famille religieuse dont deux scènes suffiront à faire comprendre l’étroitesse de vue. Réservée, introvertie, taciturne, 16 ans, pas encore réglée, Julia vient d’intégrer la chorale scolaire dirigée par un homme. Elle se lie avec Ana Maria (<strong>Mina Svager) </strong>extravertie, effrontée, facétieuse, populaire. Un double inversé de Julia. Un stage intensif de préparation à un concert isolera le groupe pour trois jours et trois nuits dans un couvent loin de la ville. Dans ce lieu circonscrit, en ce temps limité, peut s&rsquo;opérer le basculement initiatique de Julia vers une prise de conscience de son corps et de ses désirs.</p>



<p>Depuis les fenêtres, dans l’entrebâillement d’une porte, du haut d’un pont, cachée derrière les arbres. Julia regarde. Le corps d’Ana Maria, le grain de beauté près de son nombril, le visage de pierre de la Vierge, un chat, un olivier, les maçons, le corps nu de l’un d’eux sortant de la rivière -un virgin gaze qui fleure le péché et génère la honte. </p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un travail choral</strong></mark></p>



<p>Le cloître est en chantier, une échelle a cassé la main de la statue de la Vierge, il fait chaud et les instincts naturels de Julia contredisent la morale apprise. Les fleurs géantes envahissent les plans, tels des tableaux de Georgia O’Keeffe. Entre filles, on parle « librement » de sexe mais en riant et en chuchotant ? On fanfaronne un peu, on joue au jeu vérité/action et plus profondément au jeu trouble des désirs inconscients, inavoués. Julia est toujours un peu absente. Trouver sa voix-voie dans le groupe. Écrire sa propre partition intérieure. Contre les tabous et les injonctions. La jeune fille n’est pas une rebelle mais il ne faut pas se fier à sa douceur : elle ne mangera plus de raisins verts amers pour expier ses « péchés » : la dernière séquence nous la montrera dégustant des grains bien rouges qu’on devine bien doux.</p>



<p>Si la réalisatrice suit les règles du genre du film d’apprentissage, elle y apporte une touche originale et beaucoup de « tendresse » dira-t-elle. Son chef opérateur <strong>Lev Predan Kowarski</strong> excelle à enluminer les plans, et le travail choral est parfaitement restitué. Peu à peu, on partage le vertige de Lucia au bord des parapets de sa jeune vie. Les symboles peuvent paraître parfois un peu appuyés, mais ils sont l’occasion de scènes très belles à l’instar de celle où les Religieuses chantent une ancienne prière italienne dans une grotte et sous une cascade.</p>



<p>Après <em>La Vie sexuelle de Mamie, </em>un court-métrage très remarqué<em>,</em> Urška Djukićlivre avec <em>Little Trouble Girl</em> – dont le titre est celui d’un morceau de <strong><em>Sonic Youth,</em></strong> un premier film très prometteur.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Little Trouble Girls</em> de <strong>Urška Djukić</strong></p>



<p>Prix FIPRESCI Berlin 2025</p>



<p>En salle le 11 mars</p>
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		<title>« Loveable » : divorce à la norvégienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 13:25:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p>«&nbsp;<em>C’était l&nbsp;‘été, pendant une fête. J’y étais allée avec une amie…&nbsp;et soudain il était là</em> »&nbsp;: Une jeune femme raconte son histoire d’amour. La cristallisation sur le mode «&nbsp;<em>Ce fut une apparition&nbsp;</em>». Ses stratégies de séduction pour conquérir ce beau célibataire désirable qui ne s’attarde guère dans une relation&nbsp; A qui s’adresse-t-elle&nbsp;? On ne le saura que bien plus tard. &nbsp;Elle, Maria (<strong>Helga Guren</strong>) est divorcée, a quarante ans et deux enfants en bas âge. Lui,&nbsp; Sigmund (<strong>Oddgeir Thune</strong>) – qui porte le même prénom que Freud, est libre, entouré d’amis et d’amoureuses. La romance-passion commence. Sept ans plus tard, Maria est au supermarché, avec deux enfants en plus. Les deux premiers sont devenus des ados en crise. Conflits avec eux, avec son ex. désinvolte. Tâches domestiques&nbsp;chronophages et ingrates qu’elle assume seule, en l’absence de Sigmund en déplacement depuis deux mois. Elle n’y arrive plus. Ils ont convenu de travailler chacun leur tour. Mais submergée par ses charges et responsabilités, elle ne trouve pas de boulot. Sigmund revient. Sigmund va repartir.&nbsp; Dispute et premier claquement de porte. Il y en aura de nombreux dans le film.</p>



<p>Maria quitte le foyer. Elle aime toujours Sigmund et souffre de son acceptation tranquille de cette séparation. <em>Ne me quitte pas,</em> chante une artiste de rue. Dans le feutré de la société et des élégants intérieurs scandinaves, dans lesquels nous enferme la mise en scène, on médiatise la violence par la parole et la thérapie.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Rembobiner le film</strong></mark></p>



<p>A ce stade, le spectateur – surtout si c’est une spectatrice, pris.e dans cette histoire des plus banales, entre les deux conjoints-disjoints prend le parti de Maria contre cet égoïste de Sigmund. Sauf que ce n’est pas si simple et que la réalisatrice au fil des conversations entre Maria et sa psychologue, rembobine le film. Au propre comme au figuré&nbsp;: on revoit les scènes conjugales, comme si on revenait sur les lieux du crime dans un polar. Et ça devient plus intéressant. Un peu comme dans <em>Anatomie d’une chute</em>, sans la complexité de ce film, sans chute ni cadavre mais avec la même volonté d’explorer le récit conjugal contradictoire par essence. D’aller jusqu’à une vérité qui fait mal. La réalisatrice ne s’intéressera qu’à Maria, explorant ses rapports avec sa mère (<strong>Elisabeth Sand</strong>)&nbsp; avec sa fille aînée (<strong>Maja Tothammer-Hruza</strong>) laissant dans le flou&nbsp; Sigmund qui aurait peut-être mérité plus d’attention. Car il faut être deux pour rater un mariage. Et le prince charmant a ses propres névroses. Le mélodrame psychologique se concentre sur elle qui &nbsp;va devoir calmer sa colère, et surtout en trouver l’origine. Apprivoiser sa peur de l’abandon et comprendre les comportements vicieux qu’elle engendre&nbsp;: repousser pour retenir. <em>Si je fais en sorte que l’autre se sente mal et que je &nbsp;lui laisse croire que c’est de sa faute, il va penser que je vaux mieux que lui, qu’il est moins bien que moi. Il ne s’apercevra pas que je suis mauvaise et il restera.</em> S’aimer pour pouvoir aimer. &nbsp;Accepter de recevoir pour pouvoir donner. La leçon n’est pas bien neuve mais par la justesse de son casting, et son style maîtrisé, ce premier film made in Norvège parvient à nous prendre dans ses rets.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Loveable</em> de <strong>Lija Ingolfsdottir</strong> : Grand Prix du Jury, Festival du Film les Arcs / Prix d’Interprétation pour Helga Guren, Festival du Film les Arcs. En salles le 18 juin.</p>



<p></p>
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