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	<title>Archives des Fid Marseille - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Fid Marseille - Journal Zebuline</title>
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		<title>Au fil du FID</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 14:15:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelques films parmi les 133 présentés au FID cette année Tellement de films à voir&#160; à cette 37e édition du FID Marseille qui se tient du 7 au 12 juillet Alors il faut choisir&#160;: en se fiant aux synopsis, optant pour des thèmes, des styles quand on connait le travail de certains cinéastes. Il y [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelques films parmi les 133 présentés au FID cette année</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tellement de films à voir&nbsp; à cette 37<sup>e</sup> édition du FID Marseille qui se tient du 7 au 12 juillet Alors il faut choisir&nbsp;: en se fiant aux synopsis, optant pour des thèmes, des styles quand on connait le travail de certains cinéastes. Il y a eu des déceptions, parfois même de petites irritations aussi, mais aussi de bonnes surprises, dont on vous parle ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un mercredi&nbsp; au FID</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A Requiem in Bishkek</em></strong> <strong>(Compétition Premier film)</strong><br>Dans <em>A Requiem in Bishkek</em>, <strong>Di Sica Ray</strong> nous entraine sur les pas d’un homme déraciné et isolé dans la capitale du Kirghizistan. Il vit dans un hangar en forêt et c’est Di Sica Ray lui même qui le campe, toujours vêtu d’un anorak jaune et coiffé d’une chapka. On le suit dans toutes ses activités quotidiennes, dans ses déplacements dans les rues de Bishkek, au musée où il se sent revivre et surtout on découvre sa créativité à partir d’anciennes pellicules qu’il recycle. De jolies images qu’il fabrique artisanalement, contrastant avec celles, dures, d’une ville et d’un pays en plein troubles. <strong><em>A Requiem in Bishkek</em>, Di Sica Ray a obtenu le Prix de la Fondazione Claudia Cardinale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Muche dumbre</em></strong><strong> (Compétition Internationale)</strong><br>Une terre marquée par la violence&nbsp;: un village fantôme, un pont suspendu, une chèvre blanche morte, des images récurrentes. Des visages ravagés, certains mutiques, quelques confidences arrachées. Que s’est il passé dans ce village&nbsp;: on apprend qu’un chef d’un groupe paramilitaire Los Chulavitas, Roque Ferreira, y a semé la terreur dans les années 1950. Mais les gens sont comme frappés d’amnésie et méfiants&nbsp;: «<em> Arrêtez de poser des questions. On a déjà fait un film ici. Partez&nbsp;!</em>&nbsp;» lance l’un d’entre eux à <strong>Felipe Rugeles</strong> qui va retrouver ces rushes et mêler passé et présent. Traces de sang, décors en cartons, maquettes de cadavres, reconstitutions&nbsp;: une manière pour le cinéaste de poser la question de la violence en Colombie et de sa représentation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="366" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=696%2C366&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137652" style="width:351px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=1024%2C538&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=768%2C403&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=150%2C79&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=696%2C365&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=1068%2C561&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=800%2C420&amp;ssl=1 800w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Muche dumbre</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>1948&nbsp;<em>: L’Amertume que nous avons connue</em><br></strong>Le premier volet du programme conçu par <strong>Iris Neidhardt</strong>, «&nbsp;1948&nbsp;: L’Amertume que nous avons connue&nbsp;» a permis de voir deux films très forts. Celui du Syrien<strong> Omar Amiralay</strong>, <em>There are so many things still to say</em>&nbsp;(1997) et celui du Palestinien <strong>Michel Khleifi</strong>, <em>Ma&rsquo;loul fête sa destruction</em> (1984).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le premier, le célèbre dramaturge syrien <strong>Saadallah Wannous</strong>, très malade, réfléchit à la question palestinienne et au conflit entre Israël et le monde arabe et parle avec son ami <strong>Omar Amiralay</strong> de la manière dont ce conflit a bâti sa vie et celle de toute une génération. Des moments très touchants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième film celui de <strong>Michel Khleifi</strong>, nous fait suivre des familles palestiniennes qui pique niquent sur les terres qu’on leur a volées, le seul jour où elles sont autorisées à y retourner, le Jour de l’indépendance de l’État d’Israël. Leur village Maaloul, a été détruit par Israël après la guerre de 1948. Les anciens se souviennent et à partir d’un tableau peint par l’un d’ente eux, revoient leurs maisons et leurs arbres. Un film que tout le monde devrait voir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>El anorak rojo</em> (Compétition Internationale)</strong><br>Un anorak rouge. Un bel inconnu dans un bar à Madrid. Les Visions d’Anne-Catherine Emmerich. La place Furstenberg à Paris, déserte, pendant Mai-68. Une écharpe jaune et bleue. Un homme raconte une succession de rencontres, de rendez-vous manqués avec l’homme à l’anorak rouge dont un dans un cinéma où est projeté <em>Pointilly, </em>un film réalisé en 1972. Le bel inconnu lui a fait avaler une capsule rouge, un philtre d’amour sans doute puisque les effets ont duré trois ans… Puis ce sera au tour de la femme de raconter sur écran noir le chemin du bel inconnu que des images viennent illustrer. Comme un « conte illustré » précise <strong>Adolfo Arrieta</strong> qui a réalisé et auto produit ce film magique, inspiré par une rencontre dans les années 1990, dans la discothèque Pacha de Madrid. Un film qui nous embarque entre rêve et réalité.<strong><em>El anorak rojo:</em> Mention Spéciale du Jury de la Compétition Internationale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un jeudi au FID</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Geldikçe Bahar, As the Spring arrives, Water recalls the Nomads</em></strong><strong> (Compétition Premier film)</strong><br>Le tronc d’un hêtre majestueux. Une forêt. La cueillette de thym, Des bergers dans une vallée du sud est de la Turquie. C’est le mode de vie de ces éleveurs nomades que la modernité a fait peu à peu disparaitre que retrace <strong>Dilşad Aladağ</strong>,chercheuse et petite fille de bergers. Elle nous emmène en promenade avec Mahmut, Neva et les autres sur les traces des migrations saisonnière tout comme l’avait fait en 1957 l’ethnologue allemande, Ulla Johansen dont nous découvrons les superbes photos. Longues séquences sur les paysages avec au centre, des mots, comme des notes de terrain et des informations sur la mutation forcée de ce nomadisme agraire.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="366" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=696%2C366&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137653" style="width:337px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=1024%2C538&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=768%2C403&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=150%2C79&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=696%2C365&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=1068%2C561&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=800%2C420&amp;ssl=1 800w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">chicken-soup</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Chicken soup</em> (Compétitions Française et Premier film)<br></strong>Un groupe d’amies à New York en pleine discussion sur la nécessité d’ôter ses chaussures chez soi et chez les autres. Lili (<strong>Louise Leroy</strong>) française, n’en voit pas la nécessité, ce qui a provoqué la rupture avec son copain. C’est par une vraie séquence de comédie que commence le film de <strong>Caroline Milcent</strong>, <em>Chicken soup.</em> Lili fait du baby sitting pour gagner sa croute et les scènes dans la maison où elle garde deux enfants sont hilarantes. Mais dans un square avec les petits, elle ne peut présenter sa green card à deux policiers et leur résiste. Visa dépassé, travail illégal ! Lili se retrouve embarquée : interrogatoires sans fin, fouilles au corps répétées… Elle n’est plus Lili mais le numéro 72 19 ! On n’est plus dans la comédie mais dans une sorte de cauchemar tragique que la réalisatrice traite avec un humour grinçant. On est en novembre 2024 et Trump va être réélu… Une situation prémonitoire, inspirée par des événements réels. Un film qui fait rire et grincer des dents en même temps. <strong><em>Chicken soup</em> récompensé 3 fois:</strong> M<strong>ention Spéciale du Jury de la Compétition française, Prix Renaud Victor et Prix de L&rsquo;Ecole de la 2e chance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA ET ELISE PADOVANI</p>
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		<title>Censure et boycott à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 08:03:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Rencontres à l’échelle, posent avec acuité les questions du rapport politique entre les États et les peuples, et la concurrence des récits ; le Festival de Marseille, dont nous présentons la programmation dans les pages suivantes, propose de visiter la diversité du monde depuis ses quartiers, et fabrique un festival populaire avec les Marseillais·es ; [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Rencontres à l’échelle</em>, posent avec acuité les questions du rapport politique entre les États et les peuples, et la concurrence des récits ; le <em>Festival de Marseille</em>, dont nous présentons la programmation dans les pages suivantes, propose de visiter la diversité du monde depuis ses quartiers, et fabrique un festival populaire <em>avec</em> les Marseillais·es ; la ville bouillonne de langues du nord et du sud, de touristes et de « venants », de réfugié·es et d’exilé·es. Pourtant, au même moment, la censure et le boycott des artistes et de la presse resurgissent et mettent en danger la démocratie culturelle dans sa diversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une balle dans le pied</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FID Marseille avait invité le cinéaste israélien, habitant en France, critique sans ambiguïté de la politique nationale et internationale d’Israël, Nadav Lapid. Il devait faire une masterclass à propos de son film, <em>Oui</em>, qui lui a valu les foudres du Gouvernement israélien, qu’il qualifie très clairement de fasciste, et dont il combat la politique colonialiste et génocidaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La commission européenne avait d’ailleurs refusé de financer son projet de film, qu’elle a jugé «&nbsp;antisémite&nbsp;». Mais cela importe peu&nbsp;: il s’agit pour quelques cinéastes programmés par le FID de boycotter tout le cinéma israélien. Pas de s’en prendre au Crif ou à l’ambassade d’Israël, aux relais médiatiques de la propagande israélienne, aux produits israéliens, aux États qui le soutiennent, mais aux artistes. Censure insensée&nbsp;: le Gouvernement israélien se réjouit du revers de son opposant, à qui cette polémique donne d’ailleurs une visibilité que le FID était loin de lui offrir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à ses détracteurs boycotteurs, ils portent la responsabilité de l’escamotage qui s’opère, et détourne les regards des nécessaires sanctions contre l’état génocidaire, au profit de querelles franchouillardes qui crispent les positions dans une binarité délétère. Plus grave, ils désignent des boucs émissaires à la vindicte de celles et ceux qui s’identifient à la juste cause palestinienne. Si l’accusation d’antisémitisme, qui sert d’outil politique contre LFI, est la plupart du temps ridicule et extensible, les actes antisémites réels, les agressions, ne cessent d’augmenter, y compris dans les cours d’écoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Censurer la presse</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre établissement marseillais pratique la censure, dans un contexte plus anodin, et moins urgent. Il révèle pourtant la même volonté de faire taire les voix discordantes qui militent pour la diversité culturelle et la représentation de toustes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Opéra de Marseille refuse désormais la venue des journalistes de <em>Zébuline</em>, du moins à ses grosses productions contestables. Il faut dire que celles-ci se permettent d’être critiques de son fonctionnement, même si c’est aujourd’hui le seul opéra de France qui ne programme aucune femme cheffe, aucune compositrice, aucune musique contemporaine ou de création.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas question non plus d’être critique de ses productions dispendieuses, qui ne tournent pas. Ni de remettre en cause ses mises en scène qui n’interrogent jamais les rapports coloniaux, la domination masculine, les préjugés de classe pourtant si présents, et si problématiques, dans les opéras du XIX<sup>e</sup> siècle. Qui constituent la quasi-totalité de ce que propose la maison marseillaise. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une journaliste émet un doute sur ces représentations problématiques du répertoire et ce refus caricatural de la parité&nbsp;? L’Opéra de Marseille lui ferme les portes, et préfère inviter les critiques dithyrambiques qui ne parlent que des voix, et jamais de ce qu’elles chantent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les valeurs réactionnaires qu’elles trimballent perpétuent, à grand renfort d’argent public, une culture de classe, patriarcale, dépassée. Qu’il ne s’agit pas de censurer, mais de remettre en cause, en débats, pour qu’elle évolue et se partage. Parce qu’à <em>Zébuline</em>, vraiment, on adore l’opéra…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>
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		<title>[FID MARSEILLE] : « BULAKNA », celles qui partent, celles qui restent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 07:28:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Léonor Nolvo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mindoro, Philippines. Un village de pêcheurs. Baraques sommaires de bois et de tôles ouvertes aux quatre vents et aux pluies tropicales. Les hamacs pour les siestes. Les filets lancés par les hommes depuis de petites embarcations. Le séchage, la vente du poisson sur la grand’route par les femmes. L’église et les processions où se retrouvent [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Mindoro, Philippines. Un village de pêcheurs. Baraques sommaires de bois et de tôles ouvertes aux quatre vents et aux pluies tropicales. Les hamacs pour les siestes. Les filets lancés par les hommes depuis de petites embarcations. Le séchage, la vente du poisson sur la grand’route par les femmes. L’église et les processions où se retrouvent ces anciens esclaves évangélisés par les Espagnols. Les gestes du quotidien, les virées en moto. Une vie simple. Pauvre mais pas misérable. On mange à sa faim. La nature est luxuriante. Les familles solidaires. Pourtant, la jeune Mélissa rêve de partir. Les montagnes barrent l’horizon qu’elle contemple et de Manille les agences de recrutement des personnels de maison proposent des contrats à l’étranger. Son amie plus âgée a tenté l’expérience autrefois et est revenue au pays. Elle lui dit la solitude de l’exil, la tristesse de ne pouvoir parler à personne dans sa langue, le chagrin de la séparation et celui de ne pas voir ses enfants grandir, la contrainte de l’effacement de soi&nbsp;: «&nbsp;<em>tu apprendras à tout faire à la perfection et plus invisible tu seras, meilleur sera ton travail</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Lisbonne, à 12 000 kms de là, on suit une autre Philippine, qui, autrefois journaliste, a fait le choix de devenir domestique chez de riches Portugais. Maison d’«architecte&nbsp;» où elle a une petite chambre. Journées qui enchaînent les tâches ménagères et où elle suit les préceptes -donnés comme les tables de la loi, de l’employé modèle. Le jour de congé, les réunions avec ses compatriotes, pour partager ses expériences, se réconforter grâce aux photos des êtres aimés, les retrouver de temps à autre en face time. Pas le bagne, mais la domination tranquille et décomplexée de l’ancien colon devenu patron.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Léonor Nolvo</strong> en collant sa caméra à ces femmes, en faisant entendre au travers des dialogues ou par un monologue intérieur, les raisons de leur choix, nous fait percevoir sans manichéisme, ni docte discours, les enjeux humains de l’exil économique. Elle place les trajectoires individuelles dans la perspective historique de la colonisation et du discours dominant des vainqueurs. Et si Magellan n’avait pas fait le tour du monde&nbsp;; et si on parlait un peu du rôle de son esclave Henrique&nbsp;? Au théâtre, on réécrit l’histoire du point de vue des vaincus. On rejoue les batailles où les colonisés se sont révoltés contre l’asservissement des Européens. Mais cette prise de conscience n’arrête pas l’émigration de ces Philippines qui vendent leur force de travail dans les pays riches, vont s’occuper des enfants et des parents des autres en laissant les leurs au village, victimes d’un ordre mondial inique comme un héritage maudit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Bulakna</em></strong> a été présenté à la 36è édition du FID en première mondiale et a obtenu le Prix RENAUD VICTOR</p>
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		<title>[FID} Fuck the polis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Jul 2025 08:15:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des films qui avancent comme des trains dans la nuit. Des films qui nous perdent. Des films qui nous laissent sur le bord de la route Et il y a des films qui nous embarquent, tel le dernier opus de Rita Azevedo Gomes, Fuck the polis, qui «&#160;vient d’un poème de João [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il y a des films qui avancent comme des trains dans la nuit. Des films qui nous perdent. Des films qui nous laissent sur le bord de la route Et il y a des films qui nous embarquent, tel le dernier opus de <strong>Rita Azevedo Gomes</strong>, <em>Fuck the polis, </em>qui <em>«&nbsp;vient</em> <em>d’un poème </em>de João Miguel Fernandes Jorge <em>que l’on entend à la fin du film, Rua Doménikos Theotokopoulos, qui se termine ainsi : « sur le mur, en noir &#8211; fuck the polis</em>.&nbsp;» Un film qui aurait pu s’appeler <em>A ciel ouvert</em>, précise la réalisatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un film comme un voyage dans les îles grecques, dans le temps. D’abord, celui de la réalisatrice&nbsp;: en 2007, elle avait réalisé son rêve, voir la Grèce alors qu’on venait de lui annoncer que ses jours étaient comptés. Celui qu’elle refait en 2024 en compagnie de quatre garçons et une fille, qui l’aident à tourner le film partageant aussi paysages et lectures<em>. </em>Un film mosaïque où les histoires se croisent et se tissent&nbsp;: celle de la cinéaste mais aussi celle de l’héroïne de <em>A Portuguesa</em>, une nouvelle que son ami João Miguel Fernandes Jorge a écrite pour elle et qu’elle lit aux escales entre les îles. De Syros à Mykonos, puis Delos, l’île sacrée où elle poursuivait Apollon, la lumière et la beauté. On visite les vestiges d’un sanctuaire, l’on s’attarde devant les kouros …On assiste au ballet des camions qui embarquent, on hume l’air marin assis sur le pont ou accoudé au bastingage. Un film dont la matière même porte les traces de sa fabrication, mêlant images numériques HD, vidéo et super huit, extrait de film, telles les strates du temps, où les langues se mélangent…</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Un film musical où des motifs reviennent comme un refrain&nbsp;: le café avec ses joueurs de pavli, les coquelicots rouge sang, les herbes folles jaune doré, le sillage du bateau, la mer et des chansons grecques, celles que chante Maria Farantouri dont la sublime «&nbsp;<em>Ti oreia pou inéi agapi mou…qu’elle est belle ma bien aimée&nbsp;!</em>&nbsp;», inspirée du <em>Cantique des Cantiques.</em>&nbsp; Et soudain, comme une apparition&nbsp;: assise chez elle, la chanteuse à la voix de velours fait écouter un extrait d’<em>Ithaki</em> dont elle traduit les paroles à Rita et aux jeunes gens. Un moment très émouvant qui nous entraine dans nos propres souvenirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On sort de ce film, le cœur rempli d’allégresse avec un seul désir&nbsp;: refaire le voyage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>
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		<title>[FID MARSEILLE] : ALARM NOTES, des chants d&#8217;outre-tombe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Jul 2025 06:24:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’il y a-t-il de commun entre l’incendie du Reichstag en 1933 et l’enregistrement du chant des oiseaux sauvages dans les non moins sauvages îles britanniques ? Et bien Anthea Kennedy et Ian Wiblin nous l’apprennent par un film passionnant, historique, poétique,&#160; familial. C’est l’histoire d’un Juif allemand, méconnu des profanes, mélomane, chanteur d’opéra, pionnier de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Qu’il y a-t-il de commun entre l’incendie du Reichstag en 1933 et l’enregistrement du chant des oiseaux sauvages dans les non moins sauvages îles britanniques ? Et bien <strong>Anthea Kennedy </strong>et <strong>Ian Wiblin</strong> nous l’apprennent par un film passionnant, historique, poétique,&nbsp; familial. C’est l’histoire d’un Juif allemand, méconnu des profanes, mélomane, chanteur d’opéra, pionnier de la prise de son, inventeur du livre sonore&nbsp;: <strong>Ludwig Koch</strong>. La co-réalisatrice en est la petite fille. Elle hérite de ses enregistrements et se sent obligée d’en faire «&nbsp;quelque chose&nbsp;». De rendre compte de l’extraordinaire destin d’exilé de ce «&nbsp;non-arien&nbsp;». En 1928, il vit à Berlin avec sa femme et ses enfants. Travaille dans l’entreprise de gramophones Carl Lindström. Il est à la tête d’une branche culturelle de cette industrie, et continue à recueillir les sons animaux et humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit du 27 au 28 février, un incendie criminel ravage le siège du Parlement. Les Nazis accusent les Communistes et finissent de brûler la démocratie par des milliers d’arrestations arbitraires et de jugements partisans. Kock louait une chambre de sa maison à un certain Monsieur Steiner qui se trouve être Geogi Dimitrov, cadre du Komintern accusé de complicité dans l’incendie. Kock, sa famille, seront interrogés par la commission d’enquête créée à l’occasion. Puis incriminés, contraints à l’exil après une tentative de suicide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première partie du film va raconter avec précision l’enchaînement des événements, l’investigation policière et la mécanique de la terreur mise en place par le régime d’Hitler. Un récit en voix off à la deuxième personne tandis qu’à l’écran apparaissent les lieux parfois disparus de cette histoire, cartographiée dans un Berlin ou un Leipzig, contemporains. S’afficheront aussi les reproductions des dépositions dactylographiées, des photos en noir et blanc, des objets retrouvés dans les musées. Reconstitution chronologique des faits, rythmée par les enregistrements de Kock, animaux, bruits urbains. Le passé hors champ se tient tout entier dans la voix narrative et le son.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L&rsquo;exil anglais</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième partie sera anglaise, toute de paysages et de cris d’oiseaux. Koch s’est réfugié à Londres où il travaille pour la BBC. Aux documents de police se substituent les pages manuscrites aux caractères déliés, aériens, de l’ornithologue-preneur de son. La narratrice poursuit son récit sur le même mode, évoque le camp où se retrouvent les apatrides après la déclaration de guerre, les difficultés de son grand père pour travailler et sa passion opiniâtre qui lui fait transporter sur des kilomètres de lochs, de landes et de forêt, un matériel lourd et volumineux. Peu à peu, la nature prend toute l’image. La présence humaine s’efface. Une foule de cygnes blancs au long cou coudé, bec orangé et masque noir, envahit l’écran. On traque le cri d’un héron, d’un courlis et on entend la naissance d’un Chevalier aboyeur. Ces oiseaux seront très équitablement cités au générique de fin comme des acteurs. Car on n’est pas dans un documentaire animalier. Loin s’en faut. Les animaux enregistrés par Koch sont morts depuis longtemps, comme lui. Ils sont ceux qu’on entend mais pas ceux qu’on voit. Par son montage savant et son subtil traitement des archives visuelles et sonores, le film rend présente l’absence, donne vie aux fantômes. Ce qui est sans doute une des missions du cinéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le  FID MARSEILLE 36 : du 8 au 13 juillet 2025.</p>
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		<title>Dans la peau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jul 2024 10:00:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pascal Tessaud est né à Paris – nobody is perfect. Milieu ouvrier. Premier bachelier de sa famille. Études de cinéma puis réalisation de courts métrages, de doc musicaux , de clips. Dans la mouvance de ces cinéastes nés dans des banlieues décriées dont ils mettent en valeur la richesse créatrice. Brooklyn, son premier long métrage [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pascal Tessaud</strong> est né à Paris – nobody is perfect. Milieu ouvrier. Premier bachelier de sa famille. <em>Études</em> de cinéma puis réalisation de courts métrages, de doc musicaux , de clips. Dans la mouvance de ces cinéastes nés dans des banlieues décriées dont ils mettent en valeur la richesse créatrice. <em>Brooklyn,</em> son premier long métrage de fiction, se déroulait en Seine Saint-Denis et suivait une jeune rappeuse suisse . <em>Dans la peau</em>, né d’un atelier de direction d’acteurs à l’<strong><em>Académie La Moovida </em></strong>de Marseille, créée par l’Association <strong><em>Ph’art et Balises</em></strong>, a pour cadre la cité phocéenne, et raconte l’itinéraire d’un danseur de Krump des Quartiers Nord.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Kaleem (<strong>Wilfried Blé</strong>) rencontre Marie (<strong>Almaz Papatakis</strong>). Il est d’origine africaine, sort de 5 ans de taule, vit à la Savine, travaille comme manœuvre sur les chantiers pour ne pas replonger. Elle est d’origine grecque, architecte, vit en Centre ville . Elle écoute du neo kyma, lui du rap. Leurs musiques vont pourtant s’accorder comme leurs corps, si différents et si semblables dans leurs blessures familiales respectives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Entre contrôle et explosion</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas tant dans les grandes lignes de son scénario qu’il faut chercher l’originalité de ce film 100% marseillais. Le retour du taulard. La protection empoisonnée de Rachad, le caïd du coin à qui on est redevable. Les armes planquées dans les placards. La petite sœur à protéger. Les jeunes guetteurs au pied des immeubles et les minots jouant au foot. La collusion plus ou moins imposée avec les responsables politiques locaux. Les familles immigrées attachées à leurs traditions comme une identité et une dignité. Et même la rédemption du héros. Tout cela, a&nbsp; déjà été raconté maintes fois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, cela passera très vite à l’arrière-plan cinématographique. Ce qui importe c’est l’irruption-éruption d’un amour et le rêve têtu de Kaleem de créer une salle multisports dans le quartier, vivre de et pour la danse. Les séquences de Krump, filmées en très gros plans, nous immergent dans l’incroyable gestuelle de cette discipline, entre contrôle et explosion. Le film de Tessaud communique cette énergie-là, y puise sa tension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, il y a Marseille. Des toits des cités avec vue sur la Méditerranée aux rochers de Malmousque, d’une piscine désaffectée à celle privée où on s’ébat. Fluidité urbaine en bus,&nbsp; voiture, scooter, qu’on aimerait plus sociale. Des ghettos communautaires noirs, blancs ou gris, il ne resterait alors que le bleu du ciel et de la mer en trait d’union. Un rêve debout, quand l’avenir se teinte de brun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ÉLISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans la Peau a été présenté en avant-première mondiale le 8 juin 2024 au 27e Brooklyn International Film Festival. Seul long-métrage français sur les 159 films en compétition, il a remporté le prestigieux Spirit Award du meilleur long métrage</em></p>
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		<title>Une histoire à la trame minimale </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 12:09:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Soit sept jeunes réunis par Damien Manivel pour tourner un long métrage sur la côte bretonne. Une histoire à la trame minimale : Rosa, 18 ans, va partir à Montréal poursuivre ses études. C’est la fin de l’été et ses amis ont décidé de passer leur dernière nuit ensemble sur une plage, au pied du grand rocher, « l’île », [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Soit sept jeunes réunis par <strong>Damien Manivel</strong> pour tourner un long métrage sur la côte bretonne. Une histoire à la trame minimale : Rosa, 18 ans, va partir à Montréal poursuivre ses études. C’est la fin de l’été et ses amis ont décidé de passer leur dernière nuit ensemble sur une plage, au pied du grand rocher, « l’île », leur royaume.  Commencent alors les répétitions, la construction des personnages avec le cinéaste. Les jeunes acteurs vont devenir Rosa, son frère Youn et ses amis, Olga, Danoh, Céleste, Ninon et Jules. Quand il apprend que le tournage est annulé, pour des raisons financières, <strong>Damien Manivel</strong> est très déçu. Quelques mois plus tard, à la demande de son producteur, il s’empare des rushes et décide d’en faire un film. Et c’est une très bonne idée ! À la place d’une fiction linéaire, on a un film en train de se faire. Scènes tournées alternent avec répétitions en studio ; les gestes et mouvements sont de plus en plus maitrisés, presque chorégraphiés ; les mots et les regards plus affirmés, plus intenses. Pour les spectateurs, le temps semble toujours recommencer et nous revivons cette soirée qui marque pour les personnages la fin de l’adolescence et pour les comédiens la fin d’un tournage, la fin d’une première fois. Pour le cinéaste, peut-être l’impression que tout est toujours possible ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> L<em>&lsquo;Ile</em> de Damien Manivel sort en salles le 17 avril</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Promenade cinématographique au « FIDMarseille » </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jul 2023 08:21:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En compétition française&#160;: Ne me guéris jamais En gros plan, le visage d’un homme, pensif et une voix, off qui pose des questions, sans réponses immédiates. C’est le visage de Ouahib, un des protagonistes du film de David Yon, Ne me guéris jamais,au titre inspiré par une phrase de Serge Daney et un rêve. Un [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En compétition française&nbsp;: <em>Ne me guéris jamais</em></mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En gros plan, le visage d’un homme, pensif et une voix, off qui pose des questions, sans réponses immédiates. C’est le visage de Ouahib, un des protagonistes du film de <strong>David Yon</strong>, <strong><em>Ne me guéris jamais</em></strong><em>,</em>au titre inspiré par une phrase de Serge Daney et un rêve. Un film de rencontres, dans la vie, comme sur l’écran. On y voit aussi Rosalie, une chanteuse lyrique qui chante du Verlaine et Pierre, non voyant depuis l’enfance. C’est ce trio que nous rencontrons, nous les spectateurs, dans une ville qui se transforme, Marseille. Trois portraits très émouvants dans un superbe noir et blanc, émaillé des images en couleurs que filme Ouabib, depuis plusieurs années, avec sa caméra mini-DV, depuis son balcon&nbsp;: les transformations du paysage, véritable mémoire du quartier. Images que Pierre a perdues et qu’il perçoit autrement aujourd’hui, mentalement et qu’il évoque dans de très beaux textes.&nbsp;«&nbsp;Je voulais que ce film donne de la force&nbsp;!&nbsp;», a conclu<strong> David Yon</strong>, présent à la projection, accompagné de Pierre. C’est chose faite&nbsp;!</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-medium is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/nemegueris-1-1.png?resize=390%2C335&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119835" width="390" height="335"/></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En compétition française&nbsp;: <em>L’Île</em></mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Soit sept jeunes réunis par <strong>Damien Manivel</strong> pour tourner un long métrage sur la côte bretonne. Une histoire à la trame minimale&nbsp;: Rosa, 18 ans, va partir à Montréal poursuivre ses études. C’est la fin de l’été et ses amis ont décidé de passer leur dernière nuit ensemble sur une plage, au pied du grand rocher, «&nbsp;l’île&nbsp;», leur royaume.&nbsp; Commencent alors les répétitions, la construction des personnages avec le cinéaste. Les jeunes acteurs vont devenir Rosa, son frère Youn et ses amis, Olga, Danoh, Céleste, Ninon et Jules. Quand il apprend que le tournage est annulé, pour des raisons financières, <strong>Damien Manivel</strong> est très déçu. Quelques mois plus tard, à la demande de son producteur, il s’empare des rushes et décide d’en faire un film. Et c’est une très bonne idée&nbsp;! À la place d’une fiction linéaire, on a un film en train de se faire. Scènes tournées alternent avec répétitions&nbsp;en studio&nbsp;; les gestes et mouvements sont de plus en plus maitrisés, presque chorégraphiés&nbsp;; les mots et les regards plus affirmés, plus intenses. Pour les spectateurs, le temps semble toujours recommencer et nous revivons cette soirée qui marque pour les personnages la fin de l’adolescence et pour les comédiens la fin d’un tournage, la fin d’une première fois. Pour le cinéaste, peut-être l’impression que tout est toujours possible&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L’Ile </strong></em><strong>vient de recevoir la mention spéciale du Jury de la compétition française et le Prix d’aide à la distribution en partenariat avec le GNCR.</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=512%2C288&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119842" width="512" height="288" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=1024%2C576&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=1536%2C864&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=696%2C392&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=1068%2C601&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?resize=747%2C420&amp;ssl=1 747w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/Auroras-dream-3.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En compétition premier film&nbsp;: <em>Aurora’s dream</em></mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Chers amis, j’aimerais que vous preniez part à mon film</em>&nbsp;» propose la jeune réalisatrice serbe <strong>Dragana Jovanovic</strong> à ses ami·e·s. On est à Berlin le 5 avril 2020, en pleine pandémie de Covid. C’est par Skype qu’elle va mettre en scène les rêves de chacun, structurés en six chapitres, après un prologue qui nous murmure le conte de <em>La Belle au bois dormant. </em>Tableaux, thèmes et archétypes organisent les expériences oniriques des protagonistes, et construisent un inconscient collectif. Belles endormies dans leur intérieur toujours en harmonie, hommes de noir vêtus, la mort souvent présente, le sexe, l’amour, des chats, des serpents, motifs récurrents des rêves d’une génération, celle de la réalisatrice. Scènes de danses et pages d’un cahier où s’inscrivent ses souvenirs scandent ce film, <em>Aurora’s dream,</em> présenté en compétition premier film.</p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=512%2C286&#038;ssl=1" alt=" Las cosas indefenidas" class="wp-image-119837" width="512" height="286" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=1024%2C572&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=300%2C168&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=768%2C429&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=1536%2C859&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=2048%2C1145&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=696%2C389&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=1068%2C597&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=1920%2C1073&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?resize=751%2C420&amp;ssl=1 751w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/LASCOSAS-scaled-2.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En compétition internationale&nbsp;: <em>Las cosas indefenidas</em></mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Que deviennent les images analogiques ou numériques&nbsp;? Que nous disent-elles du monde qui nous entoure&nbsp;? Quels liens entretiennent-elles avec la vie, avec la mort&nbsp;? C’est à travers les personnages d’Eva et de son collaborateur, Rami que la cinéaste argentine, <strong>Maria Aparicio</strong>,aborde ces questions. Eva a perdu un ami très cher et a récupéré son disque dur&nbsp;: un court métrage inachevé, des fichiers personnels, des images rugueuses en super 8, des rushes dont des entretiens avec des personnes aveugles. Comment retravailler tout cela&nbsp;? Se posent de vraies questions de cinéma et de montage. Une voix off suffit-elle&nbsp;? Faut-il incarner les personnages. Ce n’est pas simple de faire certains choix et les nombreuses discussions entre Eva et Rami permettent à Eva de sortir du découragement qui l’accable parfois. La séquence où, cadrée près de la fenêtre,Eva s’adresse à son ami mort est très émouvante. Le bouquet, de fleurs, premier plan du film,hommage au disparu devient à la fin un bouquet d’espoir &nbsp;«&nbsp;fleurs poussant vers la lumière&nbsp;». Le deuxième long métrage de <strong>Maria Aparicio,</strong><em>Las cosas indefenidas</em>, est un film qui ne peut que réjouir tous ceux qui aiment le cinéma.</p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=512%2C342&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119840" width="512" height="342" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?w=2048&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/07/maninblack-1.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="auto, (max-width: 512px) 100vw, 512px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Section autres joyaux, <em>Man in black</em></mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Théâtre des Bouffes du Nord. Un vieil homme, nu, arpente les couloirs, esquissant une chorégraphie, gestes de souffrance. Cet homme de 86 ans c’est <strong>Wang Xilin</strong>, grand compositeur chinois, exilé en Allemagne, dont le cinéaste <strong>Wang Bing</strong> fait le portrait, le mettant à nu, nous révélant par le corps qui en porte les traces ce qu’il a subi&nbsp;: les intimidations, la prison, la torture, la folie et la mort qui frappent ses proches, au moment de&nbsp; la Révolution culturelle. Un corps que la directrice de la photo, <strong>Caroline Champetier</strong> filme comme un paysage qu’elle découvre peu à peu, lui tournant autour, comme une caresse. Un portrait en trois dimensions quand Wang Xilin se met à parler, entre larmes et colère, sa voix s’entremêlant avec des extraits de ses symphonies qui parfois la recouvrent. «&nbsp;<em>Je voulais faire entendre les œuvres de cet artiste et l’Histoire de ces décennies que peu ont réussi à raconter.</em>&nbsp;» Un lent panoramique parcourant les sièges vides des balcons se clôt sur le visage de Wang Xilin qui nous regarde et qu’on n’oubliera pas. Une fois de plus, <strong>Wang Bing</strong> nous offre avec ce <em>Man in black,</em> un magnifique film.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La 34<sup>e</sup> édition du <em>FIDMarseille</em> s’est tenue du 4 au 9 juillet 2023.</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">fidmarseille.org</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/promenade-cinematographique-au-fidmarseille/">Promenade cinématographique au « FIDMarseille » </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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