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	<title>Archives des Florent Boffard - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Florent Boffard - Journal Zebuline</title>
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		<title>Couleurs sonores, nuances en palettes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Aug 2025 13:16:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Festival de la Roque d’Anthéron se décline hors-les-murs entre tradition picturale et avant-garde Sous les lumières tamisées du Musée Granet à Aix-en-Provence, puis dans l’acoustique attentive de l’auditorium Marcel Pagnol, l’édition 2025 offre un double visage, à la fois intime et expérimental, qui a su captiver un public comme toujours nombreux, curieux et exigeant. [&#8230;]</p>
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<p><strong>Le Festival de la Roque d’Anthéron se décline hors-les-murs entre tradition picturale et avant-garde</strong><strong></strong></p>



<p>Sous les lumières tamisées du Musée Granet à Aix-en-Provence, puis dans l’acoustique attentive de l’auditorium Marcel Pagnol, l’édition 2025 offre un double visage, à la fois intime et expérimental, qui a su captiver un public comme toujours nombreux, curieux et exigeant.</p>



<p><strong>Nathalia Milstein, un Chopin ciselé dans l’écrin de Cézanne</strong></p>



<p>Lundi 4 août, sous le regard des toiles de Cézanne, <strong>Nathalia Milstein</strong> proposeun récital où Schumann et Chopin dialoguent comme les couleurs d’une même palette. Les <em>Scènes de la forêt</em> op. 82 de Schumann se déploient comme autant de petits tableaux : du Chasseur aux aguets à l’Adieu empreint de douceur, chaque pièce dessine un univers sonore précis, tout en nuances.</p>



<p>Avec les <em>Mazurkas op. 50</em>, Milstein donne à entendre un Chopin méditatif, presque aérien, où la liberté des tempi invite à la rêverie. L’intégrale des <em>24 Préludes opus 28</em> se dévoile comme un kaléidoscope d’émotions et de textures, du premier prélude au vingt-quatrième presque orchestral. La pianiste, loin d’une démonstration technique pure, fait preuve d’une interprétation picturale et vivante, où chaque phrase semble s’imprégner des couleurs impressionnistes du lieu.</p>



<p><strong>Márton Illés et l’atelier du son en scène</strong><br>Jeudi 7 août, le Centre Marcel Pagnol a accueilli une expérience rare : une répétition publique consacrée aux œuvres du compositeur hongrois <strong>Márton Illés</strong>. Sous le regard passionné du compositeur, <strong>Florent Boffard</strong> et les instrumentistes complices ont exploré un langage musical novateur, où les gestes, les nuances et les techniques étendues redéfinissaient la production sonore.</p>



<p>Les pièces <em>Drei Aquarelle</em> et <em>Négy Tárgy</em> ont mis en lumière une esthétique du détail, du frottement d’archet sans attaque aux résonances obtenues par des objets non conventionnels, brouillant les frontières entre instruments et sons. Plus qu’un concert, ce laboratoire sonore sollicite tout particulièrement le piano tous terrains de <strong>Jiyoun Shin</strong>. Et révèle la genèse même de la musique d’aujourd’hui, avec ses questionnements et son intensité dramatique, inscrivant Debussy et Bartók en arrière-plan comme des ombres tutélaires. Un moment tout simplement passionnant.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>
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		<title>La Roque, lieu de création</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Aug 2023 16:25:59 +0000</pubDate>
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<p></p>



<p>La soirée du 9 août voyait son public, certes d’un nombre honorable, fortement réduit par rapport à celui de la veille qui ovationnait la jeunesse de Nathanaël Gouin, Alexander Malofeev, Aziz Shokhakimov et un programme dédié à Rachmaninov. La raison&nbsp;? mauvaise sans aucun doute, mais les aprioris sont encore fortement ancrés, la musique annoncée était contemporaine… On pourrait arguer que le terme contemporain est synonyme «&nbsp;d’aujourd’hui&nbsp;» et s’étonner de la détestation de notre présent… Quoi qu’il en soit, il est des peurs tenaces et les «&nbsp;contemporains&nbsp;» du siècle passé sont toujours considérés comme «&nbsp;inaudibles, incompréhensibles, obscurs, inabordables&nbsp;», la liste des termes négatifs est longue&nbsp;! Pour les chanceux qui ont eu la «&nbsp;témérité&nbsp;» de se rendre au concert&nbsp;<em>«&nbsp;Passer au présent&nbsp;», Henri Dutilleux – à la découverte d’un compositeur&nbsp;: Florent Boffard et ses amis</em>, la représentation est à marquer d’une pierre blanche, les quasi trois heures de spectacle passant comme un songe.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Hommage à Dutilleux</mark></strong></p>



<p>Pédagogue hors pair (il fut nommé à l’École Normale Supérieure puis au conservatoire de Paris en tant que professeur de composition), compositeur internationalement reconnu, Henri Dutilleux a composé <em>Mystère de l’instant</em> pour vingt-quatre cordes, cymbalum et percussions en dix séquences ou fragments qui dansent entre polyphonie et litanie en épure. Les souffles animent les envolées des cordes que les notes cristallines du cymbalum viennent ancrer telles des gouttes d’eau dans la matérialité d’un temps insaisissable. L’indicible prend forme, l’air est en suspens, le monde se concentre dans les dessins de l’infime et ouvre à l’universel. « Ce à quoi j’aspire profondément, c’est, à travers la musique, à me rapprocher d’un mystère, à rejoindre les régions inaccessibles » expliquait le compositeur à la revue Zodiaque en 1982. Le <strong>Sinfonia Varsovia</strong>, dirigé avec une attention d’horloger par <strong>Andrew Gourlay</strong>, rendit avec une justesse inspirée cette œuvre d’une précision diabolique ainsi que le propos du compositeur français auquel il consacrera le dernier volet de la soirée avec <em>Sur le même accord, nocturne pour violon et orchestre</em> qu’Henri Dutilleux composa pour la violoniste Anne-Sophie Mutter. Partition redoutable construite sur une alternance de passages rapides et lyriques entièrement basés sur un accord de six notes, entendu au début de la pièce et manipulé de diverses manières. La jeune violoniste <strong>Liya Petrova</strong> relevait le défi avec panache et apportait sa verve passionnée à l’œuvre. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une musique d’auteurs vivants</mark></strong></p>



<p>Quel privilège d’applaudir les compositeurs des œuvres entendues&nbsp;! Ce plaisir fut double&nbsp;:&nbsp;<strong>Julian Anderson&nbsp;</strong>était présent pour assister à l’interprétation de&nbsp;<em>Litanies, concerto pour violoncelle et orchestre&nbsp;</em>(2018-2019). L’œuvre a pris un tour particulier lorsque, alors en pleine écriture, son compositeur a appris l’incendie de Notre-Dame. La disparition un an plus tôt d’un collègue estimé (Olivier Knussen, compositeur et chef d’orchestre) a décidé du mouvement lent en sa mémoire. Le concerto est dédié quant à lui à au violoncelliste allemand&nbsp;<strong>Alban Gerhardt</strong>. Ce dernier sur la scène du parc de Florans interpréta avec une virtuosité inouïe cette pièce impossible qui semble explorer toutes les capacités du violoncelle dans un dialogue éblouissant avec l’orchestre, inventif, expressif, en une palette aux couleurs infinies.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Et une création mondiale</mark></strong></p>



<p>Auparavant, une création mondiale était offerte aux auditeurs. Le directeur artistique du Festival international de piano de La Roque d’Anthéron,&nbsp;<strong>René Martin</strong>, y tient beaucoup&nbsp;: «&nbsp;<em>le festival ne serait pas digne de sa réputation s’il ignorait la création contemporaine et s’il ne la soutenait pas. Aussi, pour la première fois de son histoire, le festival a passé commande&nbsp;</em>».&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Philippe Schoeller</strong>&nbsp;dont les compositions pour le cinéma par exemple font l’unanimité présenta ainsi&nbsp;<em>Hymnus pour piano et ensemble orchestral</em>. Nourri de littérature, d’art, le compositeur, complice du pianiste&nbsp;<strong>Florent Boffard</strong>, dédicataire de l’œuvre, a conçu cette œuvre pour La Roque d’Anthéron, et le «&nbsp;plein air&nbsp;», d’où le choix du terme «&nbsp;hymne&nbsp;» qui «&nbsp;rend hommage à ce qu’il célèbre (…) ici, la Nature en elle-même. TOUTE la Nature, des atomes aux clusters de galaxies, des bactéries jusqu’aux grands vertébrés, sans oublier les oiseaux-lyres et les dauphins&nbsp;». La feuille de salle rapporte les intentions du compositeur-poète dont la présentation est aussi un fragment de rêve. Sur scène des instruments à vent (six bois, six cuivres), «&nbsp;voix collective. Le Peuple. Sa noblesse essentielle&nbsp;», des percussions, des vibraphones et le piano, «&nbsp;grand maître de cérémonie, sobre, puissant et méditatif (…) jusqu’à des lancées Pollockiennes d’énergies totémiques, furie des mains virtuoses&nbsp;»… La nature connaît tous les paroxysmes dans les élans de «&nbsp;ce grand oiseau noir&nbsp;et blanc qu’est un grand piano queue de concert&nbsp;». L’expressivité de l’ensemble, les variations subtiles des rythmes, des intentions, brossent une palette moirée de nuances et de sens, fluide dans ses respirations qui se mêlent au grand Tout.&nbsp;</p>



<p>Si les soirées d’exception foisonnent à La Roque, celle-ci est sans doute la plus forte de sens et d’humanité.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Concert donné au parc de Florans dans le cadre du Festival international de piano de La Roque d’Anthéron le 9 août.&nbsp;&nbsp;</p>
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		<title>L’Afrique s’invite à La Roque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Aug 2022 12:42:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Précédant le concert du soir, une rencontre intitulée Ligeti et les polyrythmies africaines et animée par le pianiste Florent Boffard, permet à Simha Arom, de donner quelques clés d’écoute de l’œuvre de Ligeti au programme de la soirée (Concerto pour piano et orchestre). Premier prix de cor d’harmonie au Conservatoire national supérieur de Paris et [&#8230;]</p>
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<p>Précédant le concert du soir, une rencontre intitulée <em>Ligeti et les polyrythmies africaines</em> et animée par le pianiste <strong>Florent Boffard</strong>, permet à <strong>Simha Arom</strong>, de donner quelques clés d’écoute de l’œuvre de Ligeti au programme de la soirée (<em>Concerto pour piano et orchestre</em>). Premier prix de cor d’harmonie au Conservatoire national supérieur de Paris et ancien musicien de l’Orchestre symphonique de Jérusalem, l’ethnomusicologue Simha Arom &nbsp;est accompagné dans son propos par des illustrations sonores et visuelles offertes par <strong>Demba Soumano</strong>, <strong>Dramane Sissoko</strong>, <strong>Julien André</strong> (percussions) et <strong>Aminata Traoré</strong> (percussions et danse).</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un peu d’histoire</mark></strong></p>



<p>À ceux qui se demanderaient comment la jonction entre ses deux talents eut lieu, il y a toute une histoire : le gouvernement israélien envoie Simha Arom dans les années 1960 créer une fanfare à la demande du pays en République centrafricaine. Bien vite, le musicien s’aperçoit qu’il est impossible de plaquer son modèle dans un univers qui y est totalement étranger. Aussi, il émet une contre-proposition qui est vite acceptée : enregistrer et étudier les musiques traditionnelles du pays (les polyphonies vocales des Pygmées Aka, entre autres) afin de les conserver, toutes étant transmises oralement, et de créer un ensemble musical qui corresponde à une réelle culture vécue. La fascination pour cet objet d’étude est telle, que de 1971 à 1991, il mènera tous les ans des campagnes d’étude, secondé par des ethnolinguistes et des étudiants. Ses recherches concernant les échelles, les techniques polyphoniques, les systèmes rythmiques, l’inclusion des modèles musicaux dans le tissu social, passionnent Ligeti, ami du scientifique, et influent sur les propres recherches du musicien.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Rencontre-Simha-Arom-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=375%2C564&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116165" width="375" height="564" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Rencontre-Simha-Arom-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=682%2C1024&amp;ssl=1 682w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Rencontre-Simha-Arom-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Rencontre-Simha-Arom-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Rencontre-Simha-Arom-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Rencontre-Simha-Arom-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Rencontre-Simha-Arom-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=1068%2C1602&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Rencontre-Simha-Arom-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Rencontre-Simha-Arom-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?w=1181&amp;ssl=1 1181w" sizes="(max-width: 375px) 100vw, 375px" /><figcaption>Rencontre Simha Arom © Valentine Chauvin</figcaption></figure>
</div>


<p>«&nbsp;<em>La rythmique subsaharienne est fondée sur les nombres et les pulsations, donc ma conférence sera très mathématique&nbsp;!&nbsp;</em>» sourit le chercheur qui nous initie aux combinaisons très rigoureuses et sans mesure, à l’instar des musiques du Moyen Âge et de l’Ars nova, qui sont le soubassement de la polyphonie, tout en précisant que chants et musiques sont intimement liés à des rituels. Afin d’éclairer le cheminement de sa méthodologie, il cite la méthode cartésienne de déconstruction puis de reconstruction à partir des éléments les plus simples, revient à la métrique, étalonnage du temps musical indiquant qu’elle se manifeste en Afrique à trois niveaux&nbsp;: période, pulsation et leurs regroupements. Sans compter les hémioles (insertion d’une structure rythmique ternaire dans une structure rythmique binaire ou inversement que l’on retrouve entre autres chez Chopin). Revenant sur la pulsation, il explique avec humour combien il se sentit perdu à l’écoute des musiciens africains, cherchant vainement la pulsation au cœur de ces «&nbsp;trompe-l’œil de l’oreille&nbsp;», jusqu’au jour où la vue des évolutions des danseurs lui livra la solution&nbsp;: les pieds qui martèlent le sol sont l’élément qui donne la pulsation.</p>



<p>Malicieux, le savant reprenant les mots de Leibnitz &#8211; «&nbsp;<em>la musique est une pratique cachée de l’arithmétique, l’esprit n’ayant pas conscience qu’il compte</em>&nbsp;» &#8211; énonce, en montrant combien Ligeti composait de la même manière que les artistes de la polyphonie africaine, une nouvelle formulation&nbsp;: «&nbsp;<em>la musique est un exercice mathématique, lieu où tout est compté et où personne ne compte.</em>&nbsp;» Là-dessus, posons le conte et les vertus de sa fantaisie.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Passer au présent »</mark></strong></p>



<p>Sous le titre délicieusement oxymorique <em>Passer au présent</em>, le pianiste Florent Boffard invite le public de La Roque-d’Anthéron à l’écoute de deux concertos. Le <em>Concerto pour piano et orchestre n° 3</em> de Bartók et le <em>Concerto pour piano et orchestre</em> de Ligeti. Associer les deux compositeurs hongrois prend sens sous l’éclairage de la conférence de l’après-midi. Béla Bartók fut un pionnier de l’ethnomusicologie, parcourant l’Europe de l’Est et enregistrant sur le vif les morceaux de musique folklorique, les notant, les classant, les utilisant dans ses propres compositions. Ces musiques ne sont pas alors de simples citations anecdotiques, mais deviennent ferment, matière de son inspiration, coulées dans le flux créateur.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Boffard-Varsovia-Rophe-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116166" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Boffard-Varsovia-Rophe-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=1024%2C682&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Boffard-Varsovia-Rophe-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Boffard-Varsovia-Rophe-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Boffard-Varsovia-Rophe-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Boffard-Varsovia-Rophe-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Boffard-Varsovia-Rophe-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Boffard-Varsovia-Rophe-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Boffard-Varsovia-Rophe-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?w=1772&amp;ssl=1 1772w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Boffard-Varsovia-Rophe-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Boffard, Varsovia, Rophé © Valentine Chauvin</figcaption></figure>



<p>Toute la poésie du <em>Concerto n° 3</em> de Bartók, dernière œuvre du compositeur, se retrouve condensée sous les doigts du pianiste, en un jeu lumineux qui répond à l’évocation des oiseaux du premier mouvement <em>Allegretto</em>, frémissement des cordes, clarté de l’orchestre <strong>Sinfonia Varsovia</strong> qui décidément sait se glisser avec le même bonheur dans tous les répertoires. Ici sous la houlette de <strong>Pascal Rophé</strong>. La pureté de l’<em>Adagio Religioso </em>prend des allures de nocturne et s’autorise un délicat hommage à Jean-Sébastien Bach, paix sereine… Un parfum de Hongrie s’immisce avec ses syncopes et ses accentuations dans l’<em>Allegro Vivace</em>,qui s’achève sur des formules quasiment mozartiennes. En intermède, présentés par Simha Arom qui ne venait pas pour « <em>un cours de rattrapage</em> » (sic !), Demba Soumano, Dramane Sissoko, Julien André (percussions) et Aminata Traoré<strong> </strong>(danse) offrent une présentation de rythmes et de danses africaines subsahariennes afin d’introduire l’œuvre de Ligeti. Dopant ainsi par leur énergie les spectateurs conquis : vivacité de la danse (bien sûr les initiés regardaient les pieds aériens qui donnent la pulsation), inventivité des agencements rythmiques, variété inépuisable des séquences… et intrusion de l’hémiole (qui nous fait effectuer un bond dans l’histoire, unissant les époques et les géographies). On peut tenter de repérer les polyrythmies, les asymétries, les discontinuités, les décalages, les illusions sonores, ces fameux « trompe-l’œil auditifs », ou simplement se laisser porter par le brillant des instruments, le kaléidoscope des superpositions, dans cette composition palimpseste au cœur de laquelle on croit percevoir des citations de l’œuvre de l’auteur. L’extrême difficulté de l’œuvre s’oublie grâce à la maestria des musiciens dont la verve, l’humour aussi, transcendent la partition. L’abstraction y trouve sa réalisation concrète, on s’envole, subjugués.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI </p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Soirée du 9 août, au parc du Château de Florans, dans le cadre du <em>Festival international de piano de La Roque-d’Anthéron</em>.</mark></sub></p>
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