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	<title>Archives des Fraeme - Journal Zebuline</title>
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		<title>Le désert comme archive vivante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:23:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentée par Fraeme à la Tour de la Friche la Belle de Mai dans le cadre de la Saison Méditerranée, l’exposition d’Abdessamad El Montassir s’inscrit dans la continuité d’une recherche qu’il mène depuis plusieurs années. Une recherche autour des récits empêchés du Sahara occidental, d’où il est originaire, et objet de conflits depuis 50 ans [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Présentée par Fraeme à la Tour de la Friche la Belle de Mai dans le cadre de la <em>Saison Méditerranée</em>, l’exposition d’<strong>Abdessamad El Montassir</strong> s’inscrit dans la continuité d’une recherche qu’il mène depuis plusieurs années. Une recherche autour des récits empêchés du Sahara occidental, d’où il est originaire, et objet de conflits depuis 50 ans entre Maroc et Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus souvent représenté comme un lieu de silence, d’immobilité ou d’oubli, l’artiste envisage le désert, ses montagnes, ses plantes, son sable, ses pierres ou le vent comme des témoins capables de conserver des événements. Une approche liée notamment aux réflexions écologiques actuelles, qui repense les relations entre humain et non-humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Harratines</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout l’espace d’exposition est plongé dans le noir, d’où rayonnent les halos lumineux des œuvres présentées en archipels par l’artiste. Un environnement dont le caractère immersif est accentué par la diffusion en continu de <em>Athar Dakira</em>, pièce sonore enveloppante, composée par l’artiste en collaboration avec <strong>Matthieu Guillin</strong>&nbsp;: «&nbsp;<em>Une plongée dans les chants des Harratines, littéralement “les autres libres”, nom donné aux esclaves et affranchis dans le Sahara au Nord et à l’Ouest de l’Afrique, accompagnés de sons tirés de plantes et d’instruments façonnés à partir de la flore saharienne&nbsp;</em>». Pour l’artiste, un&nbsp;échange entre l’humain et la plante, «&nbsp;<em>la terre et la voix se prolongeant l’une l’autre</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Graines et perles</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entrée de l’exposition est occupée par une série d’écrans présentant des images filmées en noir et blanc d’arbres. Intitulée <em>Sadra Kodia</em>, toute une forêt d’acacias, présences fantômatiques à travers laquelle on peut déambuler pour se diriger ensuite vers d’autres lumières&nbsp;: celles qui émanent notamment de 10 sculptures en verre soufflé réalisées par l’artiste au Cirva. Une série de formes oblongues, précieuses, fragiles, couchées à hauteur de mains sur des socles verticaux. Regroupées sous le titre <em>Âabide l’kadia</em>, il s’agit de «&nbsp;<em>formes de graines du Sahara, connectées à celles de perles autrefois tressées dans les coiffures Harratines</em>&nbsp;». Des indices territoriaux qui permettaient à ces populations «&nbsp;<em>de s’orienter, de se retrouver, et de transmettre des trajectoires de résistance</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Terre de l’ouest</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Juste à côté, des projections vidéo grand format : l’une est une triple projection simultanée sur un mur titrée <em>Trab’ssahl</em>, qui signifie la « terre de l’ouest » et désigne une large part du territoire Sahraoui. On y suit trois protagonistes «&nbsp;<em>dont les vies sont façonnées par la distance et la discipline du silence</em>&nbsp;»&nbsp;: des visages, des mains, des plantes, des paysages, des gestes, des objets domestiques modestes, une silhouette qui marche. L’autre vidéo présentée juste en face <em>Galb’Echaouf </em>(2021) se déroule autour de Khadija, née dans une famille nomade, qui s’est installée en ville pour échapper au conflit. Elle invite à être à l’écoute des ruines et des plantes, pour retracer des événements que les mots ne peuvent exprimer.</p>



<pre class="wp-block-verse">MARC VOIRY<br><br>Sur les ruines, les pierres fleurissent<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 27 septembre<br></mark></strong><br><a href="https://www.lafriche.org/" type="link" id="https://www.lafriche.org/">Friche la Belle de Mai</a>, Marseille</pre>



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