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	<title>Archives des François Menou - Journal Zebuline</title>
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		<title>Entre tradition et modernité, le temps qui fuit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 12:56:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Grand Théâtre de Provence ouvrait ses portes au public, ce samedi, pour une soirée articulée autour de trois musiciens français – Francis Poulenc, Camille Saint-Saëns et Maurice Ravel.Midi-Minuit assemble trois décennies de création : Midi pile ou le Concerto du Soleil sur le Concerto pour deux pianos en ré mineur de Francis Poulenc, Minuit et demi, [&#8230;]</p>
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<p>Le <a href="https://www.lestheatres.net/fr/33-grand-theatre-de-provence">Grand Théâtre de Provence</a> ouvrait ses portes au public, ce samedi, pour une soirée articulée autour de trois musiciens français – Francis Poulenc, Camille Saint-Saëns et Maurice Ravel.<em>Midi-Minuit</em> assemble trois décennies de création : <em>Midi pile ou le Concerto du Soleil</em> sur le <em>Concerto pour deux pianos en ré mineur</em> de Francis Poulenc, <em>Minuit et demi, ou le Cœur Mystérieux sur</em> les mélodies de Saint-Saëns et enfin l’incontournable <em>Boléro</em> de Ravel. Chorégraphiées par <strong>Thierry Malandain</strong>, ces pièces convoquent 21 interprètes de la troupe dans le décor et les costumes exemplaires de <strong>Jorge Gallardo</strong>, ainsi que les lumières signées <strong>François Menou</strong>.</p>



<p>Thierry Malandain conjugue ici trois pièces, toutes différentes, bien qu’appartenant à la même grammaire – ancrées dans un vocabulaire classique mais aux élans modernes et nouveaux. Sur Poulenc, le spectateur rencontre la force et l’intensité des mouvements de ses interprètes, électrifiés par la vivacité espiègle du compositeur. Incarnation du jour, la performance captivante se termine avec, un à un, les danseurs expulsés en dehors de la scène, comme propulsés vers la nuit. Naviguant entre passages doux et tendres, puis des explosions dynamiques, les tableaux dansés en solo, duo, quatuor ou en douzaine soulignent ces courbes mélodiques.&nbsp;</p>



<p>Lors du <em>Boléro,</em> la pression croissante exercée par le rythme obstiné et continuel au cours des seize minutes de musique est restreinte scéniquement par un décor qui confine ses interprètes dans un carré – quelque peu – ouvert et semi-transparent. Leurs gestes sont petits et synchronisés, accentuant davantage la pression montante. Le rythme toujours présent par des rebonds dans les hanches ou des basculements légers, des gestes qui débordent peu à peu de l’espace et finissent par éclater de leur enclot. À travers l’ensemble de ces danses, le décor minimaliste et épuré laisse place aux mouvements des danseurs. Les costumes minimalistes, en mèche, légers, flottants et ondulants à leurs moindres gestes prennent une nouvelle ampleur lors de la <em>Danse Macabre</em> où, habillés de capes noires, à chaque levé de jambe, le public entraperçoit une magnifique lueur de bleu ciel qu’ils portent en-dessous, rappelant le jour, de midi à minuit.</p>



<p>LAVINIA SCOTT</p>



<pre class="wp-block-verse">Spectacle donné les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 et 24 janvier</mark> au <a href="https://www.lestheatres.net/fr/33-grand-theatre-de-provence">Grand Théâtre de Provence </a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>
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		<title>Arcadie heureuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 10:05:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[François Menou]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Théâtre de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Hugo Layer]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra de Bonn]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Malandain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chorégraphe Thierry Malandain articule sa rêverie en tableaux mouvants habités par ses vingt danseurs dans les lumières savamment orchestrées de François Menou. En préambule à la Symphonie n° 6 de Beethoven, il reprend un extrait de sa Cantate Les Ruines d’Athènes tandis que le plateau, occupé par des barres de studio de danse disposées [&#8230;]</p>
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<p>Le chorégraphe Thierry Malandain articule sa rêverie en tableaux mouvants habités par ses vingt danseurs dans les lumières savamment orchestrées de François Menou. En préambule à la <em>Symphonie n° 6 de Beethoven</em>, il reprend un extrait de sa <em>Cantate Les Ruines d’Athènes</em> tandis que le plateau, occupé par des barres de studio de danse disposées en damier, isole les trois personnages de la première partie dans des cases où les gestes de la grammaire classique se déploient et se réinventent.</p>



<p>Le protagoniste central, «&nbsp;Lui&nbsp;», fantastique danseur <strong>Hugo Layer</strong>, passe de la vie à l’immobilité de la mort, reprend souffle, opposant à la contrainte rectangulaire des lieux le mouvement cyclique des saisons. Les barres hissées dans les cintres, les costumes d’ombre, longues jupes-manteaux, cèdent le pas à des tuniques blanches évoquant une antiquité fantasmée. La luminosité s’accentue, les ombres s’effacent en une réconciliation de l’être et de la nature.</p>



<p>Avec une grande sobriété contrastant avec le foisonnement musical, la chorégraphie de Thierry Malandain ne cherche pas à illustrer mais convie à un voyage intérieur où les images de l’Arcadie heureuse s’esquissent avec vivacité. Pas de deux, trios, courses, retours, diagonales, grands jetés, tournoiements, peuplent la scène de leur brillante virtuosité. Les danses d’ensemble semblent émaner de sculptures antiques en leurs gestes précis aux angles géométriques et rappellent les univers de Nijinski ou d’Isadora Duncan,&nbsp;fluidité en épure, hymne à l’harmonie.&nbsp; Si les ombres reviennent avec l’orage, elles sont vite dissipées par le cercle incantatoire des petits pas courbés d’Hugo Layer dessinés tout autour du plateau. Sa danse hors du temps donne à percevoir la fragilité de la beauté… et c’est une autre histoire.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Pastorale</em> a été dansée les 8 et 9 février au Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence</pre>
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