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	<title>Archives des Friche belle de mai - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Friche belle de mai - Journal Zebuline</title>
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		<title>Les Instants Vidéo célèbrent la Méditerranée à Marseille : entretien avec Naïk M’Sili, sa directrice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 08:28:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zebuline. Vous avez choisi de confier l&#8217;ouverture des rencontres à la Biennale d&#8217;art vidéo palestinienne&#160;/si:n/. Pouvez-vous nous dire quelques mots de cette biennale ? Naïk M’Sili: C&#8217;est une biennale que nous avons co-fondé en 2007 avec des partenaires palestiniens. L&#8217;idée est à la fois de développer la création vidéo en Palestine et de faire connaître [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zebuline. Vous avez choisi de confier l&rsquo;ouverture des rencontres à la Biennale d&rsquo;art vidéo palestinienne&nbsp;/si:n/. Pouvez-vous nous dire quelques mots de cette biennale ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Naïk M’Sili</strong>: C&rsquo;est une biennale que nous avons co-fondé en 2007 avec des partenaires palestiniens. L&rsquo;idée est à la fois de développer la création vidéo en Palestine et de faire connaître cette création ailleurs dans le monde, pour donner à voir une Palestine contemporaine en phase avec les réalités du monde et lutter contre les clichés véhiculés par les médias.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, compte-tenu du génocide à Gaza, nous avons proposé d&rsquo;accueillir la biennale à Marseille, et nos partenaires internationaux se sont également investis pour qu’elle puisse circuler dans le monde. Elle est allée par exemple à New York, en Italie, au Canada, en Éthiopie, en Allemagne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, nous avons travaillé avec la fondation Qattan qui est basée à Ramallah, qui porte vraiment l&rsquo;art comme un outil permettant l&rsquo;émancipation des peuples et avec le centre culturel Khalil Sakakini, où Marmoud Darwich avait ses bureaux. Nous avons fait une sélection collective de huit œuvres, qui seront présentées en ouverture du festival à Marseille, et en parallèle le même jour à Ramallah au centre Khalil Sakakini dans différents espaces de leur centre culturel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles sont les œuvres qui vont être projetées&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a par exemple Sireen El Araj qui est allée fouiller dans les archives palestiniennes pour voir comment l&rsquo;image de l&rsquo;identité palestinienne est parfois distordue, transformée et raconte tout à fait autre chose que ce que cette jeune femme, par exemple, vit en tant que palestinienne. Mohammad Al Aj utilise lui des images sur le déplacement des populations à Gaza, et par un travail de montage, montre l&rsquo;absurdité de ce déplacement des populations, toujours d&rsquo;un point à un autre, sans cesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ramzi Maqdisi montre lui des images de destruction, de bâtiments détruits, de trous dans les murs, tout en défendant l&rsquo;humain, qui détruit mais reconstruit à chaque fois. Il y a à la fois de l&rsquo;ironie mais aussi beaucoup d&rsquo;espoir. Ils sont très vivants en fait dans leur manière d&rsquo;aborder ce qu&rsquo;ils subissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À côté de cette ouverture palestinienne, il y a la présence dans cette édition de nombreux pays du pourtour méditerranéen</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un petit clin d&rsquo;œil à la Saison Méditerranée, pour laquelle nous n&rsquo;avons pas été soutenus, mais c&rsquo;est surtout un territoire auquel nous sommes attachés depuis toujours. Donc on a décidé de faire une exposition qui est purement méditerranéenne. On présente 16 installations, avec des artistes comme Mounir Fatmi, Oussama Tabti, Randa Maroufi ou Akram Zaatari qui sont très connus maintenant en art vidéo, mais aussi avec des artistes moins connus, voire de jeunes artistes. Comme Aïcha Chikh, qui vient d&rsquo;Algérie, qui s&rsquo;est exilé à Marseille depuis deux ans, qui fait l&rsquo;école d&rsquo;art de Nîmes et qui présente une installation à partir d&rsquo;une performance qu&rsquo;elle a réalisé sur l’île d’Ouessant. Elle y interroge le corps en faisant écho à la question de l&rsquo;exil et des deuils. Dans les jeunes artistes, il y a aussi, qui vient de Grèce, Olga Souvermezoglou. Elle est allée interviewer des dockers à Athènes et à Marseille qui se sont mobilisés pour empêcher les bateaux remplis d&rsquo;armes de naviguer jusqu&rsquo;en Israël. Elle en a fait toute une installation qui est plutôt sonore, pour parler de solidarité et aussi du fait qu’on peut toujours faire quelque chose.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous avez titré l&rsquo;exposition «&nbsp;Ce que nous voyons nous regarde&nbsp;». Qu’est-ce ça signifie pour vous&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On est parti sur la question de l&rsquo;image et sur celle des flux d’images dans lesquelles nous vivons, qu&rsquo;on reçoit de partout, tout le temps. En pensant également à ce qu’on appelle «&nbsp;la novlangue&nbsp;» des images, qui se développe notamment à travers les réseaux sociaux, qu&rsquo;on ne critique pas particulièrement d&rsquo;ailleurs, mais des images qui peuvent faire penser d’une certaine façon à la «&nbsp;novlangue&nbsp;» décrite par George Orwell dans <em>1984</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des images qui montrent et des images qui effacent. Et ce qui nous a interpellé, c&rsquo;est de voir comment tous ces artistes, à travers chacune de leurs œuvres, nous montrent cet humain qui existe, qui est là, et qui continue à rester debout. On a donc choisi des images qui nous parlent de ce qui ne peut être effacé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Instants Vidéo</em></strong><br>Rencontres du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 au 25 octobre</mark><br>Exposition du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 octobre au 17 janvier 2027</mark><br><strong>Friche la Belle de Mai, Marseille</strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels">Art Visuel</a> ici !</p>
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		<title>Malqa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 09:07:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouveau concert des « Modulations », rendez-vous réguliers consacrés aux musiques de création organisé par le GMEM, Malqa réunit Kamilya Jubran, Lo Guénin et Éric Brochard dans un projet qui mêle improvisation, noise, musique électronique, pop-rock et rythmes contemporains. La musicienne palestinienne Kamilya Jubran occupe une place singulière dans les musiques contemporaines arabes, en établissant depuis plusieurs [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Nouveau concert des « Modulations », rendez-vous réguliers consacrés aux musiques de création organisé par le GMEM, <em>Malqa</em> réunit Kamilya Jubran, Lo Guénin et Éric Brochard dans un projet qui mêle improvisation, noise, musique électronique, pop-rock et rythmes contemporains. La musicienne palestinienne Kamilya Jubran occupe une place singulière dans les musiques contemporaines arabes, en établissant depuis plusieurs années des passerelles entre les traditions musicales de la région et des pratiques d’improvisation ou d’expérimentation développées en Europe. Dans <em>Malqa</em>, où l’improvisation occupe une place importante,  son oud et sa voix sont au centre de la rencontre avec les claviers analogiques, les objets sonores, les percussions et les dispositifs électroniques de ses deux complices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M.V.</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 octobre <br></mark><strong>Friche la Belle de Mai</strong>, Marseille</pre>
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		<title>Actoral</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 14:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En terrain familier Deux travaux en cours ouvrent la soirée du 10 octobre. Avec Cher Renzo Piano, Élise Courcol-Rozès, formée aux arts visuels et aux sciences sociales, reprend le discours d’inauguration du Tribunal de Paris prononcé par Édouard Philippe. La langue de bois alterne avec des paroles entendues, perçues, pensées, et l’égalité proclamée se heurte [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En terrain familier</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux travaux en cours ouvrent la soirée du 10 octobre. Avec <em>Cher Renzo Piano</em>, <strong>Élise Courcol-Rozès</strong>, formée aux arts visuels et aux sciences sociales, reprend le discours d’inauguration du Tribunal de Paris prononcé par Édouard Philippe. La langue de bois alterne avec des paroles entendues, perçues, pensées, et l’égalité proclamée se heurte à la réalité des faits, jusque dans une architecture qui n’a rien d’hospitalier. Le dispositif vise juste, avec une ironie encore feutrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>O Fauno</em>, <strong>Stanley Menthor</strong> et <strong>Lucas Resende</strong> s’emparent de la figure mi-humaine, mi-animale du faune pour interroger les identités et leur dimension performative. Les deux interprètes insufflent à cette première esquisse de belles idées et de beaux moments. Formé au chant lyrique comme à la danse, Stanley Menthor chante superbement, même au sol, même lorsque le mouvement malmène son corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’animal et le regard</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’animalité travaille décidément cette édition. Avec <em>Sweet Spot</em>, le chorégraphe norvégo-jamaïcain <strong>Harald Beharie</strong> invente tout un monde, tout un langage. En croisant les danses traditionnelles norvégiennes et des imaginaires aux accents queers, il compose une proposition radicale qui déjoue les attentes : les corps ne nous entraînent ni vers le sexuel ni vers le scabreux. Rien non plus d’une célébration ingénue de l’état de nature ou d’une fétichisation de la sauvagerie. L’étrangeté demeure entière, mais la musique d’ <strong>Ester Thunander</strong> mêle airs traditionnels norvégiens, compositions originales et chants : ce folklore, travaillé par la distorsion, ouvre des moments de grâce dans l’étrangeté des corps. Reste la question du regard, insistante : qui regarde quoi ? Que voit-on ? Où se trouve-t-on dans ce monde ? La fascination n’abolit pas cette incertitude sur la place que le spectacle nous donne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une tendre bataille</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>SHOUT TWICE</em>, <strong>Katerina Andreou</strong> retrouve <strong>Mélissa Guex</strong>, déjà interprète de <em>Bless This Mess</em>. On reconnaît la gestique si marquée par l’électro qui emportait <em>How Romantic</em> : l’élan, la collusion, cette manière d’aller chercher dans l’autre de quoi repartir. Le duo prend des airs d’open mic sans paroles, de battle tendre. L’échange avance par rebonds, sans se figer dans une opposition dialectique : les deux interprètes s’alimentent mutuellement, échangent perruques, casquettes et tenues de danse qui ressemblent surtout à des tenues de combat. La musique percutante de <strong>Cristian Sotomayor</strong> donne à ces échanges leur force de frappe. &nbsp;L’énergie circule, la tendresse aussi, sans que l’une émousse l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>SUZANNE CANESSA</em><em></em></p>



<pre class="wp-block-verse"><a href="https://www.actoral.org/">actoral </a>s’est clôturé le 10 octobre à <a href="https://www.lafriche.org/">la Friche la Belle de Mai</a> à Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles Scènes <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/" data-type="link" data-id="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Réunir les rives</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 12:56:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce week-end, la Friche la Belle de Mai était en fête. Et pour cause, « La Smala de Marseille » prenait ses quartiers pour deux soirées de musique, de danse, mais surtout de partage. Initié par la compagnie Accrorap en collaboration avec La Society, le rendez-vous a débuté vendredi soir avec une conversation dansée, avant [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce week-end, la Friche la Belle de Mai était en fête. Et pour cause, « La Smala de Marseille » prenait ses quartiers pour deux soirées de musique, de danse, mais surtout de partage. Initié par la compagnie <strong>Accrorap</strong> en collaboration avec <strong>La Society</strong>, le rendez-vous a débuté vendredi soir avec une conversation dansée, avant de se poursuivre samedi avec des concerts, un bal méditerranéen et, surtout, une performance chorégraphique, temps fort de la programmation. Une création née de trois années de travail menées par <strong>Kader Attou</strong> et sa compagnie <em>Accrorap</em>. De la Tunisie au Maroc, en passant par la Grèce, l’Égypte, Chypre ou encore l’Algérie, des ateliers chorégraphiques ont été menés. De ces laboratoires sont nées des pastilles chorégraphiques. Mais ce n’était pas suffisant. Il fallait faire se rencontrer ces jeunes artistes de différentes « <em>constellations</em> », ces femmes et ces hommes qui, chacun à leur endroit, dansaient. Alors, accompagné par <strong>Sophie Bulbuyan</strong>, Kader Attou les a réunis pendant une semaine à Marseille. À la Friche la Belle de Mai, ces quelques jours de travail collectif ont provoqué de nouveaux points de rencontre et fait naître une performance inédite…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> « Ce n’est pas un spectacle »</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le Petit Plateau, la performance commence, et des sonorités graves s&rsquo;élèvent. Apparaît alors un corps difficile à percevoir. Les jeux de lumières ne permettent pas de distinguer de visage. Seulement un corps qui se meut dans l’espace. Seul. S&rsquo;ensuivent des gestes saccadés, comme une urgence à dire, à danser, à partager. Kader Attou l’avait précisé en introduction : <em>« ce n’est pas simplement un spectacle, ni une performance artistique, c’est une rencontre, une expérience collective et un moment de partage »</em>. Si le premier tableau laisse place à un solo dansé, le groupe n’est jamais très loin. Tout au long de la performance, les gestes et les pas des danseur·euses se répondent, comme si les uns avaient besoin des autres. Pourtant, dans le même temps les singularités de chacun·e rayonnent. Sur le rythme des percussions, les corps réagissent instantanément ensemble, portés par la musique live, véritable moteur du mouvement. Les ambiances musicales sont changeantes. À certains moments, on pourrait presque croire être dans un club de techno berlinois, tandis qu&rsquo;à d&rsquo;autres comme égarés dans une forêt. Autant d’ambiances que d’histoires, de pays, et de singularités…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un langage commun</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis la danse s&rsquo;arrête, pour laisser place à une pastille vidéo. L’occasion pour les artistes de partager quelques mots sur le projet : <em>« Nous venons de différentes rives, des villes, des pays séparés par la Méditerranée. Depuis toujours, la Méditerranée fait circuler les savoirs, les langues, les histoires, les cultures. Un geste n’a pas de passeport. Il n’a pas de rives… »</em> Dans un monde qui construit de plus en plus de frontières, La Smala de Marseille fait le choix de les dépasser et de créer un langage commun.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">CARLA LORANG &nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">Le spectacle a été joué <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 19 septembre </mark><br><strong>Friche la Belle de Mai,</strong> Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>October Lab : la musique en transat’</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 10:51:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le petit plateau de la Friche belle de Mai affichait complet pour&#160;Sounds, Tears and Skins, concert d’ouverture d’October Lab #7 sous la direction de Raoul Lay. En introduction, le directeur du GMEM, Christian Sebille a salué la collaboration avec l’Ensemble Télémaque, qui, année après année, se concrétise en programmes ambitieux. Ce projet, né d&#8217;un aller-retour [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le petit plateau de la Friche belle de Mai affichait complet pour&nbsp;<em>Sounds, Tears and Skins</em>, concert d’ouverture d’October Lab #7 sous la direction de <strong>Raoul Lay</strong>. En introduction, le directeur du GMEM, <strong>Christian Sebille</strong> a salué la collaboration avec l’Ensemble Télémaque, qui, année après année, se concrétise en programmes ambitieux. Ce projet, né d&rsquo;un aller-retour entre Marseille et les États-Unis, mêle les œuvres de trois compositeurs confirmés et de deux jeunes doctorants venus de l&rsquo;université de Brandeis, près de Boston. Le fil du programme a rappelé Lay « <em>s’articule autour de figures marquées par l&rsquo;exil ou la discrimination&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cinq récits</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux des compositeurs, Kate Soper et John Aylward, n&rsquo;avaient pas pu faire le déplacement. Mais <strong>Yu-Hui Chang</strong> était présente dans la salle, tout comme <strong>Jingmian Gong</strong>, l&rsquo;une des deux doctorantes dont la pièce inaugure la soirée. Il s’agit de <em>Proust Impression</em>, inspirée par l’auteur français. La flûte lance une phrase reprise avec malice par le violon et le violoncelle&nbsp;: les instruments sautillent, dialoguent avec humour. La soprano <strong>Brigitte Peyré</strong> module dans les aigus sur un texte qui semble sorti d&rsquo;un conte ancien et débute par « <em>il y a bien des années de cela… »</em>, donnant à l&rsquo;ensemble une couleur facétieuse et fantastique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Changement d&rsquo;atmosphère avec la deuxième pièce, l&rsquo;une des plus denses de la soirée. Kate Soper a puisé dans les écrits d&rsquo;Artaud consacrés au peintre florentin Paolo Uccello, texte dans lequel intervient également l&rsquo;architecte Brunelleschi, rival amoureux et intellectuel. Écrite en anglais mais irriguée par l&rsquo;imaginaire français d&rsquo;Artaud et le décor italien de la Renaissance, la pièce est une plongée dans la folie, le désir et le vertige, fidèle à l&rsquo;esprit de l&rsquo;auteur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Roulements de tambour, cris, l’entrée en matière est tonitruante. Surgit le martèlement d&rsquo;un cheval dans une rue en pleine agitation. La comédienne <strong>Agnès Audiffren</strong> déroule, non sans humour, le récit en anglais, tandis que la soprano en incarne l&rsquo;émotion à travers mélopées plaintives et notes tenues à l&rsquo;infini. L&rsquo;orchestre rappelle presque une bande-son de cinéma, ponctuant chaque rebondissement du récit. La soprano s&rsquo;envole parfois dans une folie opératique, tandis que la comédienne, imperturbable, poursuit son texte au cœur du déchaînement instrumental. <strong>Christian Bini</strong>, aux percussions et bruitages en tout genre est impressionnant sur cette partition exigeante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du Rimbaud en rayon</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est Rimbaud qui a inspiré le jeune Dylan Needleman, deuxième doctorant qui signe une pièce courte, fulgurante comme le poème dont elle s&rsquo;inspire&nbsp;: <em>Les Ponts</em> tiré des <em>Illuminations</em>. La comédienne lit le texte qui débute sur&nbsp;« <em>des ciels gris de cristal…</em> », pendant que l&rsquo;orchestre est embarqué dans un joyeux chaos allant crescendo. On croit distinguer, dans le désordre organisé, les évocations textuelles d’une veste rouge, des silhouettes des musiciens. «&nbsp;<em>Puis un rayon blanc, tombant du haut du ciel anéantit cette comédie&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">John Aylward, professeur des deux étudiants a choisi la figure de Franz Werfel, écrivain juif austro-tchèque passé par Marseille dans les années 1940 grâce Varian Fry, épisode que le roman&nbsp;<em>Transit</em>, d&rsquo;Anna Seghers, a contribué à faire connaître. Né aux États-Unis d&rsquo;une mère allemande elle-même réfugiée de la Seconde Guerre mondiale, Aylward porte un intérêt personnel au thème de l&rsquo;exil. Sa pièce puise dans la correspondance de Werfel avec Alma Mahler, dont il était l&rsquo;amant, à l&rsquo;époque où celui-ci tentait d&rsquo;obtenir un visa pour fuir la France. Sur scène, la comédienne lit ces fragments de télégrammes, tandis que la chanteuse répond dans un dialogue bouleversant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concert se referme sur la pièce <em>Accidental Hero</em> de Yu-Hui Chang. Originaire de Taïwan, elle est une compositrice reconnue de la scène américaine. Elle s&#8217;empare de la figure de Mary Jane Gold, autrice de <em>Crossroads Marseilles 1940,</em> jeune américaine fortunée, pilote d&rsquo;avion, restée bloquée à Marseille pendant la guerre et qui choisit d&rsquo;y demeurer pour prêter main-forte à Varian Fry. Même Marseille, même période historique que pour que John Aylwar, mais une écriture bien différente pour ce mini-drame musical qui clôt un programme exceptionnel. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 15 septembre</mark><br>Friche Belle de Mai, Marseille. </pre>



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		<title>Lovemusic</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 09:12:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Collectif Lovemusic]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’issue d’une résidence au GMEM, le collectif Lovemusic présente United States of Love 2.0, un concert consacré aux œuvres de jeunes compositrices et compositeurs de l’University of California, Berkeley. Durant plusieurs semaines, les membres de Lovemusic ont accompagné ces créateurs dans un processus de transformation des pièces, nourri par les répétitions et les sessions [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À l’issue d’une résidence au GMEM, le collectif Lovemusic présente <em>United States of Love 2.0</em>, un concert consacré aux œuvres de jeunes compositrices et compositeurs de l’University of California, Berkeley. Durant plusieurs semaines, les membres de Lovemusic ont accompagné ces créateurs dans un processus de transformation des pièces, nourri par les répétitions et les sessions d’enregistrement. Cette démarche est cœur de l’identité du collectif. Fondé à Strasbourg, celui-ci s’attache à défendre la musique contemporaine à travers des collaborations horizontales et une approche immersive du concert. Sans chef, les musiciennes et musiciens apprennent à développer l’écoute collective et la scène devient un lieu d’interaction directe avec le public. Lumière, vidéo et scénographie participent à leurs propositions, pensées comme de véritables expériences sensorielles. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>A.-M.T.</em><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 juin <br></mark>Friche Belle de Mai</strong>, Marseille</pre>



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		<title>« Autoroute Tanger-Marseille » : visions voisines</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:26:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ici, Marseille ressemble à Tanger. Les paysages se mélangent, les voix se répondent, et les plantes racontent une histoire commune. À la Friche la Belle de Mai, Autoroute Tanger-Marseille donne à voir trois années de rencontres, de recherche et de création entre les deux villes. Un projet porté par l’organisation Think Tanger, qui vise à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Ici, Marseille ressemble à Tanger. Les paysages se mélangent, les voix se répondent, et les plantes racontent une histoire commune. À la Friche la Belle de Mai, <em>Autoroute Tanger-Marseille</em> donne à voir trois années de rencontres, de recherche et de création entre les deux villes. Un projet porté par l’organisation <strong>Think Tanger</strong>, qui vise à promouvoir la culture et la créativité dans la métropole de Tanger au Maroc. Jusqu’au 16 août, l’exposition s’installe dans la Salle des machines pour donner forme aux traces visuelles et sonores nées de la rencontre entre artistes marocains et marseillais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En pénétrant dans la galerie, l&rsquo;œil est attiré par l’<em>Atlas des souvenirs</em>. Inspirée de la géomythologie, la fresque crée un espace où Marseille et Tanger ne font qu’un, mêlant des éléments de paysage comme le rocher de Gibraltar à des figures fantastiques comme le cheval de la grotte Cosquer. Peinte en rouge couleur de vin pour rappeler la Garance des teinturiers, une plante méditerranéenne, la « murale » cherche, si ce n’est à relier Marseille et Tanger, à en restituer l’expérience commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Reconnexion</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à une exposition ordinaire, <em>Autoroute Tanger-Marseille </em>ne s’inscrit pas tant dans le visuel, mais se présente plutôt comme le témoin de ce que le projet a apporté à celleux qui y ont participé. Sur les murs, des photographies retracent la marche réalisée à Tanger par le collectif marseillais SAFI, composé d’artistes marcheurs. De cette balade, ils ont ramené des poèmes, cartes, dessins et objets, exposés comme autant de trésors découverts et créés dans le quartier de Malabata.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est surtout leur rencontre avec des tresseurs de canne de Provence qui rend l’exposition si touchante. Longtemps utilisée autour de la Méditerranée pour la fabrication de paniers ou d’instruments, la plante a peu à peu été délaissée au profit de matériaux industriels. À Tanger, le collectif l’a redécouverte auprès d’un maître vannier et a appris son tressage, ouvrant la voie à une transmission de ce savoir-faire. Dans l’exposition, on trouve ainsi des canisses et autres installations réalisées par des étudiants en art français, symbole d’une reconnexion avec cette plante qui unit les populations méditerranéennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond de la salle, l’émotion est prolongée par le diptyque de <strong>Marouane Beslem</strong>, <em>« Fenêtre Jumelles »</em>. D’une part et d’autre d’un mur qui, à la manière de la Méditerranée, sépare Marseille et Tanger, deux vidéos montrent les villes. Leurs lieux emblématiques y défilent et se mélangent, devenant presque indiscernables. En reculant au centre de la galerie, les deux écrans deviennent visibles. En écho, une installation sonore, faite de canne de Provence et posée au milieu de la pièce, laisse entendre des voix. Alors que l’on regarde enfin le diptyque dans son intégralité, l’une d’elle évoque son rapport à Marseille : <em>« T’as pas cette frontière de vision, tu vois jusqu’à l’infini ».</em></p>



<pre class="wp-block-verse">IVANIE LEGRAIN<br><br>Autoroute Tanger-Marseille<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Jusqu’au 16 août<br></strong></mark><br><a href="https://www.lafriche.org/" type="link" id="https://www.lafriche.org/">Friche la Belle de Mai,</a> Marseille</pre>



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		<title>La boîte à souvenirs de Zineb Sedira</title>
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		<pubDate>Wed, 27 May 2026 07:42:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au milieu de la grande salle du cinquième étage de la Friche, une mystérieuse boîte trône, et à son sommet un néon. En lettres vertes, on peut y lire la phrase&#160;: « Les rêves n’ont pas de titre ». C’est le nom de l’installation de Zineb Sedira, conçue à l’origine pour le pavillon français de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au milieu de la grande salle du cinquième étage de la Friche, une mystérieuse boîte trône, et à son sommet un néon. En lettres vertes, on peut y lire la phrase&nbsp;: «<em> Les rêves n’ont pas de titre </em>». C’est le nom de l’installation de <strong>Zineb Sedira</strong>, conçue à l’origine pour le pavillon français de la Biennale de Venise 2022. Elle est visible pour la première fois à Marseille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> Libertés archivées</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Guidé·e par le son et la lumière, on pénètre dans une salle de cinéma. En boucle, un film de Zineb Sedira tourne. L’artiste franco-algérienne s’y met en scène, à la fois actrice et réalisatrice, et recrée le cinéma de son enfance dans les années 1960, «<em> un cinéma militant, anticolonial et anticapitaliste </em>»<em>. </em>D’une scène de fête à la performance d’un groupe de musique, dont la chanteuse entonne les paroles «<em> Set me free, my life belongs to me </em>»<em>, </em>le film allie éléments autobiographiques, documentaire et reproduction de scènes issues de coproductions entre des réalisateurs français, italiens et algériens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette époque, ils utilisaient le cinéma pour dénoncer la colonisation de l’Algérie, comme dans le film <em>La bataille d’Alger</em>, rejoué à l’écran. «<em> Je voulais écrire un film sur les films, ramener ma voix de femme pour raconter mon histoire personnelle et celle de ma famille, entremêlées avec l’histoire postcoloniale de l’Algérie. </em>»Dans un hommage au cinéma politique et engagé, Zineb Sedira évoque «<em> les bavures policières dans les HLM</em> », aussi bien que les moments heureux de l’après-indépendance. Pour résister, l’artiste dénonce, danse, chante, rêve. Et rappelle la place du cinéma comme un espace de mémoire collective, brouillant volontairement la frontière entre fiction et réalité.</p>



<pre class="wp-block-verse">IVANIE LEGRAIN<br><br><strong>Les rêves n’ont pas de titre<br></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Jusqu’au 27 septembre<br></strong></mark><br><a href="https://www.lafriche.org/" type="link" id="https://www.lafriche.org/">Friche La Belle de Mai</a>, Marseille</pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Cultures et régénération</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 09:15:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Considérer «&#160;l&#8217;espace vacant&#160;» des friches comme un lieu de transformation, de soin, et de retrouvailles avec le vivant, par le biais de l&#8217;art, tel était l&#8217;objectif du programme européen Future DiverCities. Quatre ans durant, neuf projets ont pu se développer dans les villes de Berlin, Zagreb, Split, Kuopio, Florence, Timişoara, Elefsina, Liepaja et Marseille, en [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Considérer «&nbsp;<em>l&rsquo;espace vacant</em>&nbsp;» des friches comme un lieu de transformation, de soin, et de retrouvailles avec le vivant, par le biais de l&rsquo;art, tel était l&rsquo;objectif du programme européen <em><strong>Future DiverCities</strong></em>. Quatre ans durant, neuf projets ont pu se développer dans les villes de Berlin, Zagreb, Split, Kuopio, Florence, Timişoara, Elefsina, Liepaja et Marseille, en bénéficiant d&rsquo;un budget considérable (<strong>1 994 232&nbsp;€, dont 340 947&nbsp;€ pour La Friche Belle de Mai, qui en assurait la coordination).</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une expérience réplicable ?</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 16 avril, c&rsquo;était l&rsquo;heure du bilan à La Friche, et globalement, il semblait satisfaisant. Peut-être réplicable, si on table sur ce qu&rsquo;exprimait <strong>Gilles Pelayo</strong>, qui représentait la Commission Européenne&nbsp;: «&nbsp;<em>mettre ainsi l&rsquo;écologie au centre résonne avec les priorités de l&rsquo;UE</em>&nbsp;». Et sur le portail détaillant les financements, dans le registre technocratique usuel&nbsp;: «&nbsp;<em>c</em><em>es projets pilotes serviront aux chercheurs, qui formuleront des recommandations et des méthodes pour mieux qualifier et systématiser le facteur écologique dans les stratégies de régénération urbaine axées sur la culture. Ce projet vise à préparer les responsables des pôles créatifs à mener des débats plus larges sur la régénération urbaine durable, contribuant ainsi à un changement de paradigme politique plaçant l&rsquo;écologie au cœur des préoccupations.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Loin du jargon, les structures invitées témoignaient de belles expériences, sur des sites très variés. Quatre ans, c&rsquo;est suffisant pour prendre le temps de vivre avec les habitants d&rsquo;un territoire, de les connaître, de leur demander ce qu&rsquo;ils aimeraient que les artistes transmettent à leurs jeunes générations. «&nbsp;<em>Quelles œuvres on laisse dans leurs squares, jardins, montagnes&nbsp;?</em>&nbsp;», voilà qui était important pour <strong>Martina Aiazzi Mancini</strong>, venue des Appenins, région de forêts. Idem pour <strong>Anna Priedola</strong>&nbsp;: Liepaja, sa ville Lettone, a connu une histoire militaire lourde&nbsp;; l&rsquo;enjeu dans ce port de guerre était de montrer à quel point le littoral alentour fourmille d&rsquo;une biodiversité fragile mais vaillante. <strong>Hannu Hautti</strong> et <strong>Laura Pakarinen</strong>, en Finlande, défendaient un propos similaire&nbsp;: prêter attention aux relations entre humains et non-humains, pour envisager un futur plus juste pour tous. Conclusion de <strong>Laetitia Manach</strong>&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce sont des apprentissages&nbsp;: le projet s&rsquo;achève, mais le travail n&rsquo;est pas fini. C&rsquo;est toujours une bataille de préserver les communs contre l&rsquo;économie.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">GAËLLE CLOAREC</p>



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		<title>Les objectifs en commun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 09:21:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Yohanne Lamoulère]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2022, la Villa Albertine – programme de résidences artistiques entre la France et les États-Unis – a lancé son dispositif Cité/City entre Marseille et Atlanta. Deux villes, deux métropoles, chez qui la Villa Albertine a vu des accents communs. Les deux connaissent une grande attractivité culturelle depuis 10 ans&#160;; les deux sont marquées par [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2022, la Villa Albertine – programme de résidences artistiques entre la France et les États-Unis – a lancé son dispositif Cité/City entre Marseille et Atlanta. Deux villes, deux métropoles, chez qui la Villa Albertine a vu des accents communs. Les deux connaissent une grande attractivité culturelle depuis 10 ans&nbsp;; les deux sont marquées par une identité forte&nbsp;; les deux, aussi, connaissent de fortes inégalités sociales. Après avoir déjà lancé ou accompagné plusieurs projets de résidences entre les deux villes, elle convie cette fois quatre photographes pour croiser les regards entre ces deux villes&nbsp;: les Marseillais·es <strong>Yohanne Lamoulère</strong> et <strong>Geoffroy Mathieu</strong> sont parti·es à Atlanta, <strong>Joshua Dudley Greer</strong> et <strong>Nydia Blas</strong> sont eux venu·es à Marseille. Le rendu de cet échange est à décourvrir jusqu’au 3 mai à la Friche la Belle de Mai (galerie Salle des Machines).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Deux Américains à Marseille</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’entrée, il y a d’abord les paysages de Joshua Dudley Greer. Ils sont urbains, minéraux, laiteux, un ensemble de photographies prises du Nord au Sud de Marseille, avec la mer souvent dans le dos, ou qui tape l’incruste dans le cadre. S’il présente des photos de paysages, qui dessinent ensemble un portrait de la ville, il n’oublie pas pour autant les Marseillais. Un groupe d’écoliers qui fait face à un amas de déchets, des badauds à la plage. Ils sont statiques, captés dans leur rien avec une définition à peine croyable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail de la photographe Nydia Blas est tout autre. Elle a décidé de suivre des adolescent·es de la Belle de Mai, membres de la Coopérative Jeunesse de Service, portée par la ligne de l’Enseignement, Inter-made et la Friche. Il en sort un travail aux tons chauds, et obscurs, où surgit de l’ombre les regards de cette jeunesse, sa solidarité, sa sororité. Les tirages, qui semblent être couchés sur de la soie, savent s’arrêter sur les gestes, et la matière – marine, végétale ou calcaire – et frappent par une poésie qui irrigue tout son accrochage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Deux Marseillais à Atlanta</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les Américains à Marseille, voici les Marseillais à Atlanta. Yohanne Lamoulère a choisi de s’intégrer à trois fanfares de lycées d’Atlanta. Une série qui présente des portraits d’une jeunesse pleine d’assurance, voire de défiance, captée en format carré avec un Rolleiflex. Puis des photos qui prennent plus de recul, et de hauteur, qui offre un autre point de vue sur cette jeunesse qui semble habitée d’esprit de corps, et de fierté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à Geoffroy Mathieu, il a choisi de découvrir cette grande ville américaine à pieds, ce qui n’est pas chose aisée. Dans sa série, on y voit tous les obstacles qui se dressent devant lui. Les panneaux de circulation omniprésents, le bitume fracassé, et le soleil qui tape contre lui. Un autre point commun avec Marseille&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>



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