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	<title>Archives des Friche de l&#039;Escalette - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Friche de l&#039;Escalette - Journal Zebuline</title>
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		<title>Explosives créatures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2024 10:11:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 1er juillet au 1er septembre et tous les week-ends du mois de septembre, la Friche de l’Escalette propose des visites guidées. &#160; Au programme&#160;: promenade caillouteuse (escarpins à éviter), jalonnée par les œuvres permanentes héritées des précédentes expositions (dont les cités fantastiques en cérastone de Jean Amado, les jarres baroques de Traquandi, une cabane [&#8230;]</p>
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<p>Du 1<sup>er</sup> juillet au 1<sup>er</sup> septembre et tous les week-ends du mois de septembre, la Friche de l’Escalette propose des visites guidées. &nbsp;</p>



<p>Au programme&nbsp;: promenade caillouteuse (escarpins à éviter), jalonnée par les œuvres permanentes héritées des précédentes expositions (dont les cités fantastiques en cérastone de <strong>Jean Amado</strong>, les jarres baroques de <strong>Traquandi</strong>, une cabane perchée de <strong>Marjolaine Dégrémont</strong>, les totems de <strong>François Stalhy</strong>…). Pause au bungalow du Cameroun de <strong>Jean Prouvé</strong> et découverte de la nouvelle proposition&nbsp;: cet été, c’est au tour de <strong>Germaine Richier</strong>, <em>«&nbsp;la Méditerranéenne&nbsp;</em>» de faire escale dans ce repli minéral du Parc National des Calanques.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Usine de plomb</strong></mark></p>



<p>L’histoire est connue de cette usine de plomb installée là, au milieu du 19<sup>e</sup> siècle pour limiter la pollution en ville, son développement organique dans la caillasse, ses étranges cheminées rampantes sur la colline, son déclin rapide, sa longue notoriété de royaume des ferrailleurs, de cimetière automobile, et puis son acquisition par le galeriste <strong>Eric Touchaleaume,</strong> au début des années 2010. Un (très) gros nettoyage, la préservation scrupuleuse de la végétation, une mise en sécurité réglementaire. Et le site se transforme peu à peu, au fil des aménagements des espaces clos et des mises en valeur minimalistes des traces du bâti historique résiduel, en lieu d’exposition de sculptures contemporaines et d’architecture légères du XXème siècle.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Golems</strong></mark></p>



<p>Les 13 créatures de Germaine Richier ne sont pas exposées au cœur de cette nature maritime tourmentée, comme l’aurait sans doute souhaité l’artiste provençale. Mais elles y ont été opportunément photographiées, et tout visiteur pourra en garder le souvenir grâce à l’élégant fascicule mis à la disposition par l’organisateur. Les œuvres sont présentées pour la plupart dans un ensemble bâti clos et couvert, lui-même très découpé, très segmenté, sans régularité, sans homogénéité. Sur leurs socles de bois brut, chacune de ces sculptures a son propre espace, ses propres perspectives et résonances, au gré des dimensions toujours diverses, et éclairages aléatoires.&nbsp;</p>



<p>Des œuvres noires, écorchées, hirsutes, golems brutalement extraits. Richier et Giacometti, son illustre contemporain, traitent pareillement la matière. Mais quand les personnages de celui-ci semblent plus souvent inviter à la méditation, au mystère et à la lenteur, ceux de Richier, pas toujours identifiables, humains ou hybrides, mythologiques, puissants et dégingandés, préfèrent de loin l’explosivité et l’expressivité. On s’arrache en gesticulant de la lave en fusion et c’est joyeux&nbsp;!</p>



<p>MAURICE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Germaine Richier : La </em></strong><b><i>Méditerranéenn</i></b>e<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 29 septembre</mark><br>Friche de l’Escalette, Marseille</pre>
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		<title>Explosives créatures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jul 2024 09:41:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Friche de l&#039;Escalette]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 1er juillet au 1er septembre et tous les week-ends du mois de septembre, la Friche de l’Escalette propose des visites guidées.  Au programme&#160;: promenade caillouteuse (escarpins à éviter), jalonnée par les œuvres permanentes héritées des précédentes expositions (dont les cités fantastiques en cérastone de Jean Amado, les jarres baroques de Traquandi, une cabane perchée [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Du 1<sup>er</sup> juillet au 1<sup>er</sup> septembre et tous les week-ends du mois de septembre, la Friche de l’Escalette propose des visites guidées. </p>



<p>Au programme&nbsp;: promenade caillouteuse (escarpins à éviter), jalonnée par les œuvres permanentes héritées des précédentes expositions (dont les cités fantastiques en cérastone de <strong>Jean Amado</strong>, les jarres baroques de <strong>Traquandi</strong>, une cabane perchée de <strong>Marjolaine Dégrémont</strong>, les totems de <strong>François Stalhy</strong>…). Pause au bungalow du Cameroun de <strong>Jean Prouvé</strong> et découverte de la nouvelle proposition&nbsp;: cet été, c’est au tour de <strong>Germaine Richier</strong>, <em>«&nbsp;la Méditerranéenne&nbsp;</em>» de faire escale dans ce repli minéral du Parc National des Calanques.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Usine de plomb</strong></mark></p>



<p>L’histoire est connue de cette usine de plomb installée là, au milieu du 19<sup>e</sup> siècle pour limiter la pollution en ville, son développement organique dans la caillasse, ses étranges cheminées rampantes sur la colline, son déclin rapide, sa longue notoriété de royaume des ferrailleurs, de cimetière automobile, et puis son acquisition par le galeriste <strong>Eric Touchaleaume,</strong> au début des années 2010. Un (très) gros nettoyage, la préservation scrupuleuse de la végétation, une mise en sécurité réglementaire. Et le site se transforme peu à peu, au fil des aménagements des espaces clos et des mises en valeur minimalistes des traces du bâti historique résiduel, en lieu d’exposition de sculptures contemporaines et d’architecture légères du XXème siècle.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Golems</strong></mark></p>



<p>Les 13 créatures de Germaine Richier ne sont pas exposées au cœur de cette nature maritime tourmentée, comme l’aurait sans doute souhaité l’artiste provençale. Mais elles y ont été opportunément photographiées, et tout visiteur pourra en garder le souvenir grâce à l’élégant fascicule mis à la disposition par l’organisateur. Les œuvres sont présentées pour la plupart dans un ensemble bâti clos et couvert, lui-même très découpé, très segmenté, sans régularité, sans homogénéité. Sur leurs socles de bois brut, chacune de ces sculptures a son propre espace, ses propres perspectives et résonances, au gré des dimensions toujours diverses, et éclairages aléatoires.</p>



<p>Des œuvres noires, écorchées, hirsutes, golems brutalement extraits. Richier et Giacometti, son illustre contemporain, traitent pareillement la matière. Mais quand les personnages de celui-ci semblent plus souvent inviter à la méditation, au mystère et à la lenteur, ceux de Richier, pas toujours identifiables, humains ou hybrides, mythologiques, puissants et dégingandés, préfèrent de loin l’explosivité et l’expressivité. On s’arrache en gesticulant de la lave en fusion et c’est joyeux&nbsp;!</p>



<p>MAURICE PADOVANI</p>



<p><strong><em>Germaine Richier : La Méditerranéene</em></strong></p>



<p>Jusqu’au 29 septembre</p>



<p>Friche de l’Escalette, Marseille</p>
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		<title>Friche de l’Escalette : des objets à réaction poétique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 09:57:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Transformer le plomb en or Depuis 2016, La Friche de l’Escalette, en partenariat avec la Galerie54/Eric Touchaleaume, s’ouvre l’été et tous les week-ends de septembre et octobre au public. Une exposition de sculptures et d’installations «&#160;sélectionnées pour leur sensibilité relationnelle avec l’architecture, la nature ou le site&#160;». Certaines vont demeurer et constituer au fil des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Transformer le plomb en or</mark></strong></p>



<p>Depuis 2016, <strong>La Friche de l’Escalette</strong>, en partenariat avec la Galerie54/Eric Touchaleaume, s’ouvre l’été et tous les week-ends de septembre et octobre au public. Une exposition de sculptures et d’installations «&nbsp;<em>sélectionnées pour leur sensibilité</em> <em>relationnelle avec l’architecture</em>, <em>la nature ou le site&nbsp;»</em>. Certaines vont demeurer et constituer au fil des années, un parcours permanent.</p>



<p>Dans cette ancienne usine de plomb, nichée à l’orée du parc national des Calanques, s’affirme la volonté de conserver la dimension poétique du lieu, de ne pas reconstruire, de respecter les prétentions fougueuses de la végétation, d’entretenir une certaine philosophie du cabanon, sous les figures tutélaires du <strong>Corbusier</strong> et de <strong>Prouvé</strong>. Nomadisme, écologie, impact symbolique… à l’horizon se profile un concours international, ouvert aux artistes, architectes, designers, sur le thème de la cabane. Chaque exposition est une étape dans ce processus alchimique, qui symboliquement change le plomb ancien en or nouveau.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un itinéraire sensible</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="480" height="640" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Marjolaine-De%CC%81gremont%C2%A9E%CC%81lise-Padovani.jpeg?resize=480%2C640&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116604" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Marjolaine-De%CC%81gremont%C2%A9E%CC%81lise-Padovani.jpeg?w=480&amp;ssl=1 480w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Marjolaine-De%CC%81gremont%C2%A9E%CC%81lise-Padovani.jpeg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Marjolaine-De%CC%81gremont%C2%A9E%CC%81lise-Padovani.jpeg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /><figcaption>Sculpture de Marjolaine Dégremond © Élise Padovani</figcaption></figure>
</div>


<p>Planté face à l’entrée du site, sur la large dalle au milieu des pavillons Prouvé, <em>L’œil du chat</em> &nbsp;ou <em>Le guetteur</em> de <strong>Marjolaine Dégremont</strong> accueille les visiteurs : vous n’êtes pas seuls…<br><em>L&rsquo;été de la forêt </em>de <strong>François Stahly</strong>, est la première œuvre proposée par la médiation, au début d’un passage escarpé et caillouteux presque sportif. Cet ensemble de totems en bois brûlé – une provocation, une prémonition ? – initie le parcours en pleine pinède. Les coiffes de plomb (on ne parlera pas de chape), bienvenues et logiques sur le site – c’est ce qu’on y fabriquait –, protègent l’œuvre des infiltrations.<br>L’exposition déroule les oxymores. Les provocations s’enchaînent dès le début du parcours : après les totems que le public local peut interpréter comme des squelettes dé-branchés de pins incendiés, une cabane perchée mais enfouie de Marjolaine Dégremont se déploie vers le ciel ouvert d’une fosse aussi blanche qu’elle, sans parvenir à s&rsquo;envoler, pour le plus grand plaisir des visiteurs.<br>Plus loin, émergeant de la pinède pommelée, des alignements de monolithes maçonnés de l&rsquo;ancien complexe industriel ne soutiennent plus rien. Il faut en franchir plusieurs avant de découvrir un origami de tôles Corten sous les briques et les pierres d’une enfilade de voûtes : <em>La Gardienne</em> de <strong>Pierre Tual</strong>. On retrouve d&rsquo;autres œuvres de cet artiste, accrochées sur une immense paroi qui fend les vagues moutonnées du paysage. Partout dans le parcours paysagé entre ruines et végétation, l&rsquo;impression domine que l&rsquo;installation des œuvres est plus envisagée comme un rapport de forces qu’une simple exposition au meilleur endroit, sous la meilleure lumière, pour la découverte et la lecture des œuvres&nbsp;: c&rsquo;est une dispute plus qu&rsquo;un dialogue.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Paroi ondulante</strong></mark></p>



<p>Accroché sur une autre vertigineuse et intraduisible paroi de pierre, un fragile et discret triangle de plomb, signé <strong>Vincent Scali</strong>, de la série des <em>Fragments</em>, aux pointes disparues, arrachées : la suspension est définitive et l’œuvre se découvre entre les ombres portées des pins qui ont gagné la bataille de la lumière.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="480" height="640" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/IMG_4313.jpeg?resize=480%2C640&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116605" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/IMG_4313.jpeg?w=480&amp;ssl=1 480w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/IMG_4313.jpeg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/IMG_4313.jpeg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /><figcaption>Les formes molles de Baptiste &amp; Jaïna © Élise Padovani</figcaption></figure>
</div>


<p><br>Dans un espace muséal clos d’imposantes parois de pierres, plusieurs œuvres sont exposées. Celles des jeunes complices artistes-designers<strong>, Baptiste &amp; Jaïna</strong>, qui travaillent la terre dans toutes ses couleurs et toutes ses phases de cuisson pour obtenir des formes molles mais des objets durs et mystérieux, dont certains ne refusent pas d’être « fonctionnels » tels un cintre-patère (<em>Dorsale</em>), un <em>Tabouret assise tracteur</em>… Résultat, la matière brute, patiemment poncée, offre une surface dont la douceur appelle la caresse. Brancusi n’est pas loin. Comme partout sur le site, mais avec plus de raffinement et de nuance, la démarche s&rsquo;exprime ici par le conflit : le mou des formes et le dur mais parfois doux et lisse du toucher. Les tabourets en grès dialoguent avec la paroi ondulante et filtrante d’<strong>Héloïse Bariol</strong>, composée de claustras de terre cuite qui donnent son nom à l&rsquo;œuvre (<em>Claustra, </em>exposition permanente).<br>Dans la même enveloppe de maçonnerie, les cabanes de Marjolaine Dégremont, de plâtres et de buis, sont fragiles, aléatoires, impensées, rêveuses. Quelques blocs de béton blessé déjà là, peints en blancs, structurent autant l’espace que les cabanes flottantes. Comme celle découverte plus tôt en plongée dans le parcours, les cabanes, ici en contre-plongée, semblent vouloir s’échapper. Leurs puissantes racines de buis obtiennent cependant le gain du rapport de forces (encore !), les rattachant impitoyablement au sol, empêchant leur envol ou leur dissolution. Des jardins minuscules se sont installés sans autorisation au pied des cabanes, un contrepoint vert, involontaire et bienvenu à la brique du site redéployée en cairns nains et au blanc neutralisant des cabanes. D&rsquo;autres œuvres de François Stahly, <strong>Guy Bareff</strong>, <strong>Gérard Traquandi</strong> (exposition permanente) toutes aussi puissantes, minérales ou métalliques, côtoient les pièces récemment installées.<br>Dans le pavillon «&nbsp;Prouvé 6&#215;9&nbsp;», <em>La bête endormie</em> de <strong>Lilian Daubisse</strong> laisse peu de place au visiteur. Les milliers de brins de cartons tissés qui la hérissent s’étalent sur une composition de tables à hauteur d’auscultation.<br>Le parcours s’achève avec la visite d’un autre pavillon Prouvé, dit «&nbsp;Bungalow du Cameroun&nbsp;», savante recherche sur la lumière, la ventilation, le confort. Ce pavillon est la recomposition d&rsquo;un prototype de 1958, assez largement modifié (adapté ?) et augmenté de modules internes et de mobilier de Jean Prouvé, <strong>Charlotte Perriand</strong>, <strong>Pierre Jeanneret</strong>.</p>



<p>MAURICE ET ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>La Friche de l’Escalette</strong>, Marseille
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Expositions ouvertes les week-ends de septembre et d’octobre</mark>
<a href="http://friche-escalette.com">friche-escalette.com</a></pre>
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