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	<title>Archives des Galerie Zemma - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Galerie Zemma - Journal Zebuline</title>
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		<title>Artiste au carré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 12:53:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La vie de Mehdi Moutashar – né en Irak, non loin de Babylone, passé par Paris puis installé à Arles – n’a rien d’une ligne droite. Son œuvre pourtant en compte beaucoup. Des angles droits, du bleu clinquant, du bois, du métal, de la brique aussi. La galerie Zemma, située rue Sainte à Marseille, propose [&#8230;]</p>
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<p>La vie de <strong>Mehdi Moutashar </strong>– né en Irak, non loin de Babylone, passé par Paris puis installé à Arles – n’a rien d’une ligne droite. Son œuvre pourtant en compte beaucoup. Des angles droits, du bleu clinquant, du bois, du métal, de la brique aussi. La galerie Zemma, située rue Sainte à Marseille, propose de découvrir cet artiste mieux connu à l’étranger qu’en France – alors qu’il y habite depuis 1967. Une exposition bienvenue d’autant que son œuvre s’y rencontre sur le vif, et permet d’e comprendre toute sa musicalité, sa poésie et sa tension, bien loin de l’orthodoxie que pourraient suggérer les photos de ces œuvres – et des articles qui tenteraient de les décrire. &nbsp;</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Qu’est-ce qui se trame ici ? </mark></p>



<p>Une dizaine d’œuvres de Mehdi Moutashar sont présentées dans les deux espaces de la galerie. Il y a d’abord <em>Ha’</em> – la sixième lettre de l’alphabet arabe – un carré bleu outre-mer foncé, entouré – sans l’oppresser – d’un câble élastique, tendu lui aussi en carré, mais offrant d’autres espaces et d’autres angles à l’œuvre entière. À côté, et au centre de la pièce, <em>Quatre carrés</em>, où bois peint et bois brut s’enlacent, s’équilibrent, et instillant dans ses angularités une poésie quasi-insaisissable. &nbsp;</p>



<p>Dans le deuxième espace, une installation monumentale&nbsp;: <em>Trente-deux carrés </em>posés au sol en bois brulé. Au centre de chacun d’eux, du pigment de ce même bleu qui colore toute l’œuvre de l’artiste. Il y a aussi ces études pour <em>Carré en division de sept</em>, où l’artiste décortique encore et encore ses carrés, les démembre… l’occasion de voir ici toute&nbsp; son obstination.&nbsp;</p>



<p>Car obstiné, ou obtus, Mehdi Moutashar l’est certainement. Il a mis plusieurs décennies à lâcher son sacro-saint angle à 90°. Il s’ouvre aujourd’hui aux angles aigus, au 45° voire même au 22,5°. Et introduit de nouveaux matériaux à son travail avec parcimonie – le câble élastique vient tout juste d’apparaître dans l’œuvre de cet artiste octogénaire.&nbsp;</p>



<p>Au-delà des carrés, des matériaux, il est assurément question de langage dans son œuvre. Il y a ces références à l’alphabet arabe, et surtout cette géométrie, autre forme de langage. La géométrie est la «&nbsp;mesure de la Terre&nbsp;», et qu’a-t-on de plus universel, de commun, que cela&nbsp;? L’exposition de la galerie Zemma rend hommage à cet artiste à sa juste, et singulière, mesure.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">NICOLAS SANTUCCI<br><br>Trame(s)<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 7 mai<br></mark><a href="https://galeriezemma.fr/fr/accueil" type="link" id="https://galeriezemma.fr/fr/accueil">Galerie Zemma</a>, Marseille</pre>



<p></p>
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		<title>Hommage à Albert Ayme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 10:00:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de l’exposition dédiée à l’artiste Albert Ayme, la Galerie Zemma (Marseille) propose d’en explorer les prolongements jusque dans la sphère musicale. Composée et créée en hommage à ce bâtisseur de l’abstraction, dont les vingt-sept pièces maîtresses sont accueillies à la galerie jusqu’au 28 mars, la partition de Jean-Yves Bosseur s’appuie également sur [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p>Dans le cadre de l’exposition dédiée à l’artiste Albert Ayme, la Galerie Zemma (Marseille) propose d’en explorer les prolongements jusque dans la sphère musicale. Composée et créée en hommage à ce bâtisseur de l’abstraction, dont les vingt-sept pièces maîtresses sont accueillies à la galerie jusqu’au 28 mars, la partition de Jean-Yves Bosseur s’appuie également sur des formes géométriques pour construire un langage nouveau. Écrite pour violon et piano, <em>Due Stelle </em>laisse un espace de liberté à ses interprètes Pascal Delalée et Dan Roth, de même qu’aux œuvres sonores de Bernard Pourrière. Donné dès 19h15, le concert sera précédé d’une visite du parcours de l’exposition. <em>S.C.</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 mars</mark><br><a href="https://galeriezemma.fr/fr/accueil" type="link" id="https://galeriezemma.fr/fr/accueil"><strong>Galerie Zemma</strong>,</a> Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Trio féminin à la galerie Zemma</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 12:53:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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		<category><![CDATA[Aude Ragouilliaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’étincelle de l’aube est le dernier chapitre d’une trilogie d’expositions féminines organisée à la galerie Zemma par la commissaire d’exposition Aude Ragouilliaux. Les racines des nuages, organisée à l’automne 2023 traitait de «&#160;l’importance d’être ancré à ses racines, pour pouvoir créer et avancer dans sa vie&#160;». À l’automne 2024, La métamorphose des Élytres évoquait «&#160;la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>L’étincelle de l’aube</em> est le dernier chapitre d’une trilogie d’expositions féminines organisée à la galerie Zemma par la commissaire d’exposition <strong>Aude Ragouilliaux</strong>. <em>Les racines des nuages</em>, organisée à l’automne 2023 traitait de «&nbsp;<em>l’importance d’être ancré à ses racines, pour pouvoir créer et avancer dans sa vie</em>&nbsp;». À l’automne 2024, <em>La métamorphose des Élytres</em> évoquait «&nbsp;<em>la nécessité de transformer son environnement pour se libérer et ouvrir de nouvelles perspectives</em>&nbsp;». Ce troisième volet évoque «&nbsp;<em>l’importance du lien aux autres, le renouveau et la promesse de changement</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Skyline</mark></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><br></mark></strong>Traversant le long d’une ligne horizontale tout le grand mur de la salle principale, les photos argentiques de <strong>Caroline Weill</strong>, architecte-photographe documentent « <em>un monde où les liens sociaux s’étiolent</em> » ainsi qu’ «<em>une humanité fragile mais persistante</em> ». Une ligne d’horizon fragmentée, une skyline, constituée de photographies couleurs de différents formats, prises à différents endroits du monde (États-Unis, Vietnam, Marseille, &#8230;). Paysages naturels et urbains, panoramas et cadrages serrés, groupes de personnes, couples ou silhouettes isolées, en lien avec des espaces ou des objets architecturaux. Dans des scènes quotidiennes, touristiques, banales, parfois teintées d’humour, d’absurde ou de cruauté.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jeux d’espaces </mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/%C2%A9-Emilie-Fayet.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133567" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/%C2%A9-Emilie-Fayet.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/%C2%A9-Emilie-Fayet.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/%C2%A9-Emilie-Fayet.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/%C2%A9-Emilie-Fayet.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/%C2%A9-Emilie-Fayet.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/%C2%A9-Emilie-Fayet.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/%C2%A9-Emilie-Fayet.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/%C2%A9-Emilie-Fayet.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Emilie Fayet, 2025, vue générale L&rsquo;étincelle de l&rsquo;aube, © Emilie Fayet</figcaption></figure>
</div>


<p>En face est accroché le travail d’<strong>Émilie Fayet</strong>, rythmant l’espace d’exposition de ses toiles bicolores, combinant deux motifs géométriques, lignes et cercles, s’inspirant notamment du noren, rideau japonais traditionnel. L’artiste travaille avec des teintures naturelles : ses toiles de coton sont teintes avec de la noix de galle de chêne et ses motifs sont peints à l’argile ferrugineuse. Des toiles proposant, avec ces deux teintes et ces deux motifs, des jeux d’espaces et d’équilibres entre vides et pleins, positifs et négatifs.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Courbes</mark><br></strong><br>Enfin, dans la salle en contrebas, <strong>Léa Bigot</strong>, qui se définit comme artiste-designer, revendiquant son attachement à la nature et à ses origines réunionnaises, propose une installation où l’on trouve des pièces de bois gravé et peint, posées au sol, et des sculptures en céramique polie. Des céramiques aux formes épurées, installées sur différents socles à différentes hauteurs, certaines suspendues ou accrochées aux murs. Objets blancs et abstraits, présentant courbes douces et pointes, formes pleines et creuses. Titrée <em>Fort intérieur</em>, il s’en dégage, entre apaisement et tension, formes épurées et matériaux bruts, quelque chose d’intime.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="466" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-05-a-13.51.39.jpg?resize=696%2C466&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133568" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-05-a-13.51.39.jpg?resize=1024%2C685&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-05-a-13.51.39.jpg?resize=300%2C201&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-05-a-13.51.39.jpg?resize=768%2C514&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-05-a-13.51.39.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-05-a-13.51.39.jpg?resize=696%2C466&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-05-a-13.51.39.jpg?resize=1068%2C715&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-05-a-13.51.39.jpg?resize=628%2C420&amp;ssl=1 628w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Capture-decran-2025-12-05-a-13.51.39.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Léa Bigot, 2025. Vue générale L&rsquo;étincelle de l&rsquo;aube, © Emilie Fayet</figcaption></figure>
</div>


<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>L’étincelle de l’aube</strong></em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 20 décembre</mark><br><a href="https://galeriezemma.fr/fr/accueil">Galerie Zemma</a>, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels </em>ici </a></p>
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		<title>Amandine Habib : le jeu des Dominos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jun 2025 08:13:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandra Pitz]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie Zemma]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Ragouilliaux]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les spectateurs réunis à la galerie Zemma sont conscients de leur chance : assister à un concert de la pianiste Amandine Habib dans un petit écrin intimiste dédié aux arts contemporains.  Marc Ragouilliaux, fondateur du lieu, aime mélanger les genres. Il a demandé à Alexandra Pitz, qu’il accueille jusqu’au 19 juin dans son exposition Ligne de Crête, ce qu’elle aimerait entendre. « Du baroque », répond-elle car elle crée en écoutant les grands noms du genre. Le concert devient un écho vivant aux œuvres exposées.  Les&#160;pièces choisies&#160;par [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/amandine-habib-le-jeu-des-dominos/">Amandine Habib : le jeu des Dominos</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les spectateurs réunis à la galerie <em>Zemma </em>sont conscients de leur chance : assister à un concert de la pianiste <strong><a href="http://amandine habib">Amandine Habib</a></strong> dans un petit écrin intimiste dédié aux arts contemporains. </p>



<p><strong>Marc Ragouilliaux</strong>, fondateur du lieu, aime mélanger les genres. Il a demandé à <a href="https://www.instagram.com/commepitz/"><strong>Alexandra Pitz</strong>,</a> qu’il accueille jusqu’au 19 juin dans son exposition <em>Ligne de Crête</em>, ce qu’elle aimerait entendre. « <em>Du baroque</em> », répond-elle car elle crée en écoutant les grands noms du genre. Le concert devient un écho vivant aux œuvres exposées. </p>



<p>Les&nbsp;pièces choisies&nbsp;par la pianiste&nbsp;dialoguent&nbsp;avec&nbsp;les&nbsp;celles&nbsp;d’Alexandra&nbsp;: des têtes sans yeux ni&nbsp;bouches mais ô&nbsp;combien humaines, des ciels éperdus.&nbsp;«&nbsp;<em>J’ai toujour</em><em>s</em><em>&nbsp;cherché à&nbsp;</em><em>créer&nbsp;</em><em>de</em><em>s&nbsp;</em><em>ponts entre l</em><em>e</em><em>s arts</em><em>.</em><em>&nbsp;</em><em>J</em><em>e travaille</em><em>&nbsp;</em><em>avec des danseurs des comédiens</em><em>. Mais&nbsp;</em><em>j’ai</em><em>&nbsp;moins l’occasion de</em><em>&nbsp;partager avec des</em><em>&nbsp;pla</em><em>s</em><em>ti</em><em>c</em><em>iens</em><em>.</em><em>&nbsp;</em><em>Pourtant&nbsp;</em><em>nos</em><em>&nbsp;regards se répondent</em>&nbsp;»,&nbsp;explique&nbsp;la pianiste.</p>



<p>Au centre de&nbsp;son&nbsp;programme, la musique raffinée de François Couperin, maître du clavecin français du&nbsp;XVIII<sup>e</sup>&nbsp;siècle. Sa suite,&nbsp;<em>Les Dominos</em><em>&nbsp;</em>(costume emblématique des bals masqués à Versailles) est une&nbsp;métaphore des passions humaines. Elle&nbsp;associe à une couleur,&nbsp;un caractère&nbsp;:&nbsp;la&nbsp;<em>Langueur</em>&nbsp;en violet, la&nbsp;<em>Frénésie&nbsp;</em>en noir, la&nbsp;<em>Coquetterie</em>&nbsp;sous différents dominos.À travers ces&nbsp;pièces courtes&nbsp;expressives, Couperin peint les visages de l’âme&nbsp;comme ceux des têtes cabossées d’Alexandra.&nbsp;D’autres pièces, telles que&nbsp;<em>Les&nbsp;</em><em>L</em><em>is&nbsp;</em><em>naissants</em>,&nbsp;<em>Les&nbsp;</em><em>rozeaux</em>&nbsp;ou le très rythmique&nbsp;<em>Tic-toc-choc</em>, prolongent&nbsp;cette découverte des&nbsp;miniatures&nbsp;poétiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Exhumer les oubliés</mark></strong></h3>



<p>Couperin&nbsp;vient dialoguer&nbsp;avec&nbsp;des&nbsp;compositeurs et compositrices du&nbsp;XIX<sup>e</sup>&nbsp;et XX<sup>e</sup>&nbsp;siècles&nbsp;peu connus, un «&nbsp;<em>programme de grand écart</em>&nbsp;» comme elle les aime.&nbsp;On découvre le Britannique Samuel Coleridge-Taylor,&nbsp;d’origine africaine et antillaise, il était surnommé&nbsp;le&nbsp;«&nbsp;Mahler noir&nbsp;»<em>&nbsp;</em>et était&nbsp;engagé dans la&nbsp;lutte pour les droits civiques.&nbsp;Injustement oublié depuis,&nbsp;Amandine Habib&nbsp;interprète&nbsp;ses&nbsp;<em>Sometimes</em><em>&nbsp;I&nbsp;</em><em>Feel</em><em>&nbsp;Like a&nbsp;</em><em>Motherless</em><em>&nbsp;Child</em>&nbsp;et&nbsp;<em>Papillon</em>. Passent aussi&nbsp;l’Américaine Amy Beach, Margaret Bonds, un des premiers grands noms féminins afro-américains de la musique classique&nbsp;et&nbsp;Meredith Monk,&nbsp;pionnière de la&nbsp;performance&nbsp;musicaleexpérimentale.</p>



<p>Amandine touche par sa simplicité et son goût du partage. Elle joue, échange comme lors d’un dîner entre amis. D’ailleurs, elle s’est mise pieds-nus pour mieux sentir le contact avec les pédales. Si&nbsp;on devait choisir&nbsp;pour elle&nbsp;un&nbsp;<em>Domin</em><em>o,&nbsp;</em>ce serait le vert, la couleur chez Couperin de&nbsp;l’<em>Espérance</em><em>. &nbsp;</em></p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 12 juin</mark> à la <a href="https://galeriezemma.fr/fr/accueil">galerie Zemma</a>, Marseille. </pre>



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<p></p>
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		<title>La Ligne de Crête d’Alexandra Pitz.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 08:00:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandra Pitz]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie Zemma]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La plasticienne allemande est exposée à la galerie Zemma (Marseille) jusqu’au 19 juin. Alexandra Pitz compose ses œuvres dans les paysages entre la montagne Sainte-Victoire et les monts Auréliens. Elle y puise les matériaux, «&#160;trouvailles&#160;» qui les composent&#160;: vieux bois meurtris, fragments de ferraille abandonnés, pierres chauffées au soleil. Ce ne sont pas de simples [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p><strong>La plasticienne allemande est exposée à la galerie Zemma (Marseille) jusqu’au 19 juin.</strong></p>



<p><strong>Alexandra Pitz</strong> compose ses œuvres dans les paysages entre la montagne Sainte-Victoire et les monts Auréliens. Elle y puise les matériaux, «&nbsp;trouvailles&nbsp;» qui les composent&nbsp;: vieux bois meurtris, fragments de ferraille abandonnés, pierres chauffées au soleil. Ce ne sont pas de simples accessoires, mais une matière qui vit et qui exprime la Provence et les paysages secs et puissants.</p>



<p>Plasticienne, scénographe et costumière d’origine berlinoise Alexandra ne cherche ni à représenter ni à expliquer. D’ailleurs elle ne donne aucun titre à ses créations «&nbsp;laissant le spectateur faire son propre chemin, poser son propre regard&nbsp;».</p>



<p>Dans sa dernière exposition intitulée <em>Ligne de crête</em>, présentée à l’atelier-galerie Zemma, rue Sainte à Marseille, Alexandra Pitz transforme l’espace en matière brute. Elle utilise le métal, la pierre, des clous, le latex pour façonner des têtes, sur des socles à chapeau sans yeux, sans bouche mais «&nbsp;que l’on peut toucher&nbsp;».</p>



<p>Fières, désespérées, amoureuses ou lascives, elles possèdent chacune l’expressivité due au travail du latex qui continue à modeler à leur insu «&nbsp;dans un processus qui m’échappe&nbsp;», même lorsque Alexandra n’intervient plus. Elles semblent avoir chacune leur vie propre même si toutes fonctionnent ensemble, pièces poétiques d’une même famille de figures cabossées.</p>



<p>La scénographie de l’exposition, petit « cabinet de curiosités » a été minutieusement pensée par Alexandra qui a même réalisé en amont une maquette au 1/20 e des deux salles d’expositions avec chaque mini œuvre installée à la bonne place. Elle ne forme pas un simple décor mais devient personnage, déambulation qui semble puiser dans des heures sombres. On y ressent du désarroi mais aussi une immense douceur et de la fluidité. Et même les «&nbsp;têtes&nbsp;» les plus surprenantes, celles accablées par des pansements, «&nbsp;dans mon purgatoire&nbsp;» sont pleines d’humanités.</p>



<p>Anne-Marie Thomazeau</p>



<p><em>Galerie Zemma </em>: 40 rue sainte : jusqu&rsquo;au 19 juin</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity" />
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		<title>Dans les lignes de Laurent Galland</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 09:25:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[École des Beaux-Arts de Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie Zemma]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Galland]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Montpellier en 1983, Laurent Galland a passé sa vie professionnelle dans le monde de la communication, de la publicité et du design. Depuis une dizaine d’années, il se consacre à ses recherches et productions artistiques à plein temps. Des peintures abstraites : « pas de représentations, mais des états d’être », où il réinvestit certains des processus qu’il a utilisés lors de ses activités professionnelles, liés au monde du print.  Par exemple&#160;:&#160;pas de mélange sur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Montpellier en 1983, <strong><a href="https://laurentgalland.com">Laurent Galland</a></strong> a passé sa vie professionnelle dans le monde de la communication, de la publicité et du design. Depuis une dizaine d’années, il se consacre à ses recherches et productions artistiques à plein temps. Des peintures abstraites : « <em>pas de représentations, mais des états d’être</em> », où il réinvestit certains des processus qu’il a utilisés lors de ses activités professionnelles, liés au monde du <em>print</em>. </p>



<p>Par exemple&nbsp;:&nbsp;pas de mélange sur une palette,&nbsp;mais un&nbsp;travail en couches de couleurs successives,&nbsp;directement sur la toile.&nbsp;Laurent Galland&nbsp;créé&nbsp;également&nbsp;ses propres pigments iridescents&nbsp;(qui ont la propriété de changer de couleur selon l&rsquo;angle de vue ou d&rsquo;illumination)qu’il applique sur fond noir, lui permettant de&nbsp;moduler&nbsp;des effets&nbsp;de densités,&nbsp;de transparences et&nbsp;de moirages.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trames superposées</mark></strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="759" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/repetitive-70-radiale-acryliques-iridescentes-sur-toile-100-x-90-cm-2025.jpeg?resize=696%2C759&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-128904" style="width:331px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/repetitive-70-radiale-acryliques-iridescentes-sur-toile-100-x-90-cm-2025.jpeg?resize=939%2C1024&amp;ssl=1 939w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/repetitive-70-radiale-acryliques-iridescentes-sur-toile-100-x-90-cm-2025.jpeg?resize=275%2C300&amp;ssl=1 275w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/repetitive-70-radiale-acryliques-iridescentes-sur-toile-100-x-90-cm-2025.jpeg?resize=768%2C838&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/repetitive-70-radiale-acryliques-iridescentes-sur-toile-100-x-90-cm-2025.jpeg?resize=1408%2C1536&amp;ssl=1 1408w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/repetitive-70-radiale-acryliques-iridescentes-sur-toile-100-x-90-cm-2025.jpeg?resize=150%2C164&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/repetitive-70-radiale-acryliques-iridescentes-sur-toile-100-x-90-cm-2025.jpeg?resize=300%2C327&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/repetitive-70-radiale-acryliques-iridescentes-sur-toile-100-x-90-cm-2025.jpeg?resize=696%2C759&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/repetitive-70-radiale-acryliques-iridescentes-sur-toile-100-x-90-cm-2025.jpeg?resize=1068%2C1165&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/repetitive-70-radiale-acryliques-iridescentes-sur-toile-100-x-90-cm-2025.jpeg?resize=385%2C420&amp;ssl=1 385w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/repetitive-70-radiale-acryliques-iridescentes-sur-toile-100-x-90-cm-2025.jpeg?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Répétitive 70 (radiale) &#8211; acryliques iridescentes sur toile &#8211;<br>100 x 90 cm &#8211; 2025</figcaption></figure>
</div>


<p><em>Aléatoire</em>,&nbsp;<em>répétitive</em>,&nbsp;<em>diffraction</em>,&nbsp;<em>dissymétrique</em>,&nbsp;<em>cathodique</em>,&nbsp;sont les titres&nbsp;génériques que&nbsp;Laurent Galland&nbsp;donne à ses peintures, dont une trentaine sont exposées&nbsp;depuis le 13 mars&nbsp;dans les deux salles de la&nbsp;galerie&nbsp;Zemma, accompagnées de deux ensembles de dessins.&nbsp;Utilisant souvent un format entre carré et rectangle (150 x 165 cm), généralement&nbsp;présentées en&nbsp;dyptiques, triptyques, leurs surfaces&nbsp;lisses&nbsp;présentent&nbsp;des&nbsp;trames de&nbsp;lignes parallèles&nbsp;plus ou moins&nbsp;serrées,&nbsp;qui se superposent,&nbsp;progressant en horizontales,&nbsp;courbes,&nbsp;ellipses, rectangles,&nbsp;demi-cercles.&nbsp;</p>



<p>Bien que peintes à la main,&nbsp;à l’aide de&nbsp;rubans adhésifs,&nbsp;elles&nbsp;ne laissent rien voir des gestes du peintre&nbsp;: l’enjeu&nbsp;étant&nbsp;pour&nbsp;l’artiste&nbsp;de faire disparaître&nbsp;le corps du peintre,&nbsp;pour&nbsp;ne&nbsp;laisser apparaître&nbsp;que&nbsp;le corps de la peinture.&nbsp;Un corps tout en ondes colorées, vibrations,&nbsp;pulsations. Un espace-temps&nbsp;modulant ses profondeurs,&nbsp;en expansion&nbsp;douce,&nbsp;multidirectionnelle,&nbsp;invitant à la méditation.&nbsp;</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Laurent Galland. Ligne médium et médiatrice</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 19 avril</mark><br><a href="https://galeriezemma.fr/fr/accueil">Galerie Zemma</a>, Marseille</pre>



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		<title>Les fantômes n’existent qu’en toi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jun 2023 08:56:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Agnès Mellon]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Chrystèle Bazin]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie Zemma]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis qu’elle photographie, la danse, les concerts, le sport, Agnès Mellon s’approche de la peau, jusqu’au grain, et fragmente les corps, le mouvement, comme si voir de trop près rendait tout flou et incertain. Et Chrystèle Bazin l’accompagne, mettant des mots sur ces maux, ceux des sujets photographiés, emmêlés eux aussi des bruits de la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis qu’elle photographie, la danse, les concerts, le sport, <strong>Agnès Mellon</strong> s’approche de la peau, jusqu’au grain, et fragmente les corps, le mouvement, comme si voir de trop près rendait tout flou et incertain. Et <strong>Chrystèle Bazin</strong> l’accompagne, mettant des mots sur ces maux, ceux des sujets photographiés, emmêlés eux aussi des bruits de la vie et de nappes sonores.</p>



<p>L’exposition<em> Réalité(s)</em> s’attache au quotidien des personnes atteintes de schizophrénie, et de leurs «&nbsp;proches aidants&nbsp;». Visages superposés pour n’en former qu’un, corps découpés qui s’étirent en bandes, fantômes métalliques, questions posées qui s’effacent, plaques de plomb qui s’impriment, textos infinis qui harcèlent en période de crise, la douleur déchire les visages, se cache dans des boîtes, demande des pauses.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" data-id="119701" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/AY0A7356.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119701" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/AY0A7356.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/AY0A7356.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/AY0A7356.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/AY0A7356.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/AY0A7356.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/AY0A7356.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Agnès Mellon </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" data-id="119702" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/AY0A7327.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119702" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/AY0A7327.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/AY0A7327.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/AY0A7327.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/AY0A7327.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/AY0A7327.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/AY0A7327.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Agnès Mellon </figcaption></figure>
</figure>



<p>Agnès Mellon, proche aidante, pose des questions essentielles&nbsp;: pourquoi dit-on «&nbsp;il est schizophrène&nbsp;», réduisant les malades à leur maladie quand on peut dire, comme lorsqu’on a un cancer ou une rougeole&nbsp;: il a une schizophrénie&nbsp;? La fiction sonore de Chrystèle Bazin évoque également le délaissement social, la difficulté du suivi médical, la peur systémique des altérations mentales, le manque d’accompagnement des proches aidants.</p>



<p>Le travail plastique et sonore superpose les techniques et les matières dans une fluidité qui restitue le sentiment d’unité des consciences fragmentées. Et c’est en approchant les visages, en ouvrant les boites, en écoutant les objets que l’on comprend la portée thérapeutique de cette exposition&nbsp;: les fantômes n’existent pas, les voix intérieures sont une illusion, seuls les déchirements qu’ils provoquent dans les êtres sont réels.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Réalité(s)</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 27 juillet
</mark>Galerie Zemma, Marseille
06 74 89 02 54
<a href="http://galeriezemma.fr">galeriezemma.fr</a></pre>



<pre class="wp-block-verse">Tables rondes <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">tous les jeudis à 19h</mark> avec des psychiatres, des psychologues, des proches aidants, des artistes, autour des dispositifs innovants en santé mentale, de l’accompagnement des pairs, de la notion de « rétablissement » plutôt que de guérison.</pre>
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