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	<title>Archives des Gallimard - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Gallimard - Journal Zebuline</title>
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		<title>Ocean Vuong : écrire la joie au bord du vide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 09:38:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ocean Vuong est né en 1988 au Vietnam, et vit depuis l’âge de deux ans aux États-Unis où il est maintenant reconnu comme un auteur et poète majeur. Il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses pour ses textes poétiques, et notamment le prix T.S. Eliot en 2017. Son premier roman,&#160;Un bref instant de splendeur, brillamment traduit [&#8230;]</p>
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<p>Ocean Vuong est né en 1988 au Vietnam, et vit depuis l’âge de deux ans aux États-Unis où il est maintenant reconnu comme un auteur et poète majeur. Il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses pour ses textes poétiques, et notamment le prix T.S. Eliot en 2017. Son premier roman,&nbsp;<em>Un bref instant de splendeur</em>, brillamment traduit en français par Marguerite Capelle, a rencontré un succès exceptionnel partout dans le monde : il a été nommé Meilleur Livre de l’année par les revues américaines les plus emblématiques, et a été récompensé en France par le prix&nbsp;<em>Les Inrockuptibles</em>&nbsp;étranger. Son deuxième roman, <em>L’Empereur de la joie</em>, sorti aux États-Unis il y a bientôt un an, vient d’être traduit par Hélène Cohen et publié aux éditions <em>Du Monde Entier</em> par Gallimard.&nbsp;</p>



<p>Hai, sur le point de se jeter d’un pont, est interrompu dans son élan à la vue un drap emporté par une brise. Il le rattrape, oubliant un instant ce qui l’avais conduit à se trouver là, pour le ramener à Grazina, une vielle femme lithuanienne gagnée par la démence, qui vit devant ce pont. Iels fabriquent alors un quotidien traversé par la mémoire fragmentée de Grazina et la routine de Hai, employé au HomeMarket d’East Gladness, petite ville du Connecticut touchée par la crise des opioïdes au début des années 2000.</p>



<p><strong>Des vies sans issue, une solidarité fragile</strong></p>



<p>Dans un épisode de <em>Tricycle Talk</em>, Ocean Vuong revient avec James Shaheen sur les fondements de son récit : <em>«&nbsp;La fiction est à son apogée lorsqu’elle soulève une question morale, pour l’Empereur de la joie, la question est : quelle est la fonction de l’altruisme lorsqu’il n’y a pas d’issue ?&nbsp;Comment vivre une vie digne de notre souffle ?&nbsp;Le parcours d’un héros peut aussi être un voyage où l’on ne va nulle part.</em>&nbsp;» Il est à la fois bouleversant et terriblement politique de concentrer un récit autour de personnages aux existences sans issues, et de conter l’aliénation d’un rêve américain inaccessible où justement, l’altruisme subsiste. <em>«&nbsp;C’est le fait de ne pas savoir qui nous rapproche. Un jeune auteur suicidaire et une vieille veuve succombant à la démence… Dans notre culture, les très jeunes et les très vieux sont en quelque sorte repoussés vers les marges de la société. Et le lien entre ces deux pôles, la relation qui les unit, est une immense solitude.&nbsp;».</em></p>



<p>La poésie d’Ocean Vuong s’arme autant de celles des femmes illettrées qui l’ont élevé que de la culture drag, au croisement de cultures queer extravagantes et de récit de survivances. À la limite pesée d’un <em>too much</em> grotesque, c’est une écriture&nbsp;<em>camp</em>&nbsp;sincèrement amoureuse de sa langue et des identités de ses personnages.&nbsp;<em>L’Empereur de la joie</em> est un récit d’alliances circonstancielles de personnages immigrés, précaires aux expressions forgées par des cultures spécifiques et une expérience commune de l’altérité, de ne pas pouvoir atteindre plus.</p>



<p>La traduction d’Hélène Cohen en gomme malheureusement les hésitations, les conjugaisons transformées propre aux cultures noires américaines et aux personnages non anglophones de l’histoire. L’écriture ornementée d’Ocean Vuong aux services de la marginalité et des existences invisibles s’oppose à l’efficience, au misérabilisme descriptif, à la recherche d’un au-delà satisfaisant. La beauté est partout : dans les décombres d’East Gladness, dans les bad trips à la codéine, dans l’ignorance, dans la mort&nbsp;: <em>«&nbsp;Il n’y a pas de lignes droites, tout vacille, et les poètes le savent depuis longtemps ; nous attendons que la science rattrape son retard&nbsp;».</em></p>



<pre class="wp-block-verse">NEMO TURBANT<br><em>L’Empereur de la joie</em>, <strong>Ocean Vuong,</strong> traduit de l’anglais (États-Unis) par Hélène Cohen, Gallimard, collection Du Monde entier, 2024, 384 pages, 23 €.</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="1020" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=696%2C1020&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136320" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=699%2C1024&amp;ssl=1 699w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=768%2C1125&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=696%2C1019&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/G09738.jpeg?w=827&amp;ssl=1 827w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
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		<title>La machine à broyer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 10:33:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À travers les yeux de son héroïne, Sayonara, assesseure à la CNDA, enceinte et épuisée, l&#8217;autrice dévoile les coulisses d’une machine à trier les «&#160;bons&#160;» et «&#160;mauvais&#160;» réfugiés. Le rythme est édifiant : douze dossiers par jour, à peine le temps de respirer entre une Somalienne et un Bangladeshi. Sayonara siège quotidiennement aux côtés d&#8217;un [&#8230;]</p>
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<p>À travers les yeux de son héroïne, Sayonara, assesseure à la CNDA, enceinte et épuisée, l&rsquo;autrice dévoile les coulisses d’une machine à trier les «&nbsp;bons&nbsp;» et «&nbsp;mauvais&nbsp;» réfugiés.</p>



<p>Le rythme est édifiant : douze dossiers par jour, à peine le temps de respirer entre une Somalienne et un Bangladeshi. Sayonara siège quotidiennement aux côtés d&rsquo;un juge et d&rsquo;un assesseur du Conseil d&rsquo;État, confrontée à un défilé de tragédies dont elle sait d&rsquo;avance que la plupart seront rejetées. L&rsquo;autrice n&rsquo;épargne rien au lecteur, évoquant ces matins où son personnage doit penser à bien être à jeun « <em>pour ne pas vomir</em> » avant certaines audiences de Nigérianes. Comment digérer cette succession de récits de viols, de tortures, de traites humaines ?</p>



<p>On rencontre Abdoulaye Bah, Guinéen torturé pendant huit mois – « <em>on ne sortait plus les mouchoirs pour si peu </em>». L&rsquo;OFPRA rejette sa demande : ses motivations sont jugées économiques, « <em>une des pires bévues que quelqu&rsquo;un puisse commettre</em> ». Peu importe qu&rsquo;il boite, qu&rsquo;il porte dans son dos de graves brûlures nécessitant une greffe de peau. Alphonse Ngouma, Centrafricain, a subi neuf jours de torture. « neuf<em> jours&#8230; des cacahuètes</em> », pour Pierre-Yves, assesseur du Conseil d&rsquo;État, imperméable au trauma, qui n&rsquo;a « sans doute pas jugé utile «&nbsp; <em>de suivre les formations sur le sujet&nbsp;»</em> et balaie les demandes d&rsquo;un revers : Sayonara l&rsquo;imagine avec ses AirPods et ses bières en terrasse, pendu par les pieds : il n&rsquo;aurait pas tenu dix minutes avant « <em>de balancer toute la Cour</em> ». L&rsquo;autrice dresse avec causticité une galerie de personnages&nbsp;: La juge Buget, ancienne du pôle antiterrorisme, dont les lunettes violettes et bijoux fantaisie dissimulent une dureté implacable. Pour elle, « <em>un voile égale une ceinture à explosifs </em>». Entre lucidité et désenchantement, Mayault flirte avec le cynisme sans jamais y basculer totalement.</p>



<p>Le roman interroge l&rsquo;arbitraire géopolitique à l&rsquo;œuvre. Il y a Zilan Demir, la « bonne victime » : jeune Kurde, jolie, méritante. Celle-là, on l&rsquo;accepte. On attend presque qu&rsquo;elle dise merci, « <em>qu&rsquo;elle envoie de Marseille une boîte de gâteaux au miel</em> » ou les Ukrainiens qui venaient de rejoindre « le club &nbsp;envié » des ressortissants considérés d&rsquo;office en danger.</p>



<p>Mayault décrit une machine à broyer qui ne fonctionne pas toujours en expulsant – la France « <em>n&rsquo;avait pas les moyens de son racisme institutionnel</em> » – mais en produisant de l&rsquo;illégalité, en transformant des demandeurs d&rsquo;asile en clandestins « <em>à la merci des marchands de sommeil et de tous les autres profiteurs de misère </em>».</p>



<p>Seul bémol à ce roman : les passages sur la vie conjugale et familiale de Sayonara peinent à trouver leur place. Ces scènes domestiques – couches, crèches, soirées entre expatriés – créent certes un contrepoint à l&rsquo;intensité de la Cour, mais leur banalité assumée et répétitive finit par diluer le propos. On aurait préféré rester au cœur du sujet : cette institution qui broie ce qu&rsquo;elle prétend protéger.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Toute la misère du monde, d’Isabelle Mayault, Gallimard, 448 pages, 24 €</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="1018" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/G11334.jpeg?resize=696%2C1018&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135045" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/G11334.jpeg?resize=700%2C1024&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/G11334.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/G11334.jpeg?resize=768%2C1124&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/G11334.jpeg?resize=1049%2C1536&amp;ssl=1 1049w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/G11334.jpeg?resize=1399%2C2048&amp;ssl=1 1399w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/G11334.jpeg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/G11334.jpeg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/G11334.jpeg?resize=696%2C1019&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/G11334.jpeg?resize=1068%2C1563&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/G11334.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/G11334.jpeg?w=1654&amp;ssl=1 1654w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
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		<title>Amour, héritage et fêlures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 09:56:51 +0000</pubDate>
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<p>Jonas et Lucie se rencontrent dans un groupe d’amis communs… Ils devraient pouvoir s’aimer. Lucie y est prête. Jonas, lui, se fait proche et distant à la fois. Il peine à se résoudre à faire couple avec une «&nbsp;<em>goy&nbsp;</em>», risquant de décevoir un père traditionaliste. Leur amour semble pouvoir dépasser les barrières religieuses mais la réalité se révèle plus subtile et pesante. Si Lucie est prête à tout pour s’adapter et se faire accepter par sa belle-famille, Jonas lui rappelle que : «<em>&nbsp;Juif, ce n’est pas une religion, c’est une façon d’avoir peur et tu ne peux pas l’apprendre dans un cours du soir.</em>&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La religion en héritage</mark></strong></p>



<p>Lorsque leur fils Ariel naît, leur bonheur pourrait être complet mais l’enfant s’avère extrêmement violent. Il ne parle pas, il tape, il ne s’exprime pas, il détruit, intolérant à toute frustration. Ce comportement va les mettre au banc de toutes relations sociales. Les autres enfants, les familles, les amis et les institutions scolaires les jugent ou s’éloignent.&nbsp;</p>



<p>Dans l’impasse, les jeunes parents, cherchent des réponses dans les frictions de leur double héritage, religieux d’abord&nbsp;: Lucie n’est-elle pas une&nbsp;<em>shiksa&nbsp;</em>(détestable,&nbsp;haïssable,&nbsp;souillure), c’est-à-dire une non juive ayant eu un bébé d’un homme juif ?&nbsp;</p>



<p>Mais aussi culturel et social. Jonas est l’héritier d’une famille parisienne d’intellectuels ashkénazes, Lucie de grands-parents maternels arrivés à Longwy pour creuser et extraire le fer utilisé dans les aciéries. «&nbsp;<em>Tous les hommes descendaient dans les mines, plusieurs oncles de ma mère y sont morts. Il y avait une façon de faire les choses, de vivre et de mourir, et elle impliquait Jésus et l’église.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Identités et altérité</mark></strong></p>



<p>Lucie est enfant d’une «&nbsp;<em>classe ouvrière de régions que personne ne connaît, où les travailleurs crèvent en toussant.</em>&nbsp;» Son fils, Ariel, n’est pas que l’enfant des rescapés du Yiddishland, mais aussi le fils d’un monde mort en silence. «&nbsp;<em>Si je choisis le judaïsme, je dis à ma famille que, même pour ceux qui les ont connus, leur histoire ne compte pas, qu’elle peut disparaître</em>&nbsp;».</p>



<p>Avec tendresse et souvent beaucoup d’humour, ce livre qui vient d’obtenir le prix Transfuge 2025 du premier roman explore avec sensibilité la tension entre mémoires de mondes disparus – celui des mineurs italiens, comme celui des shtetls – et modernité, entre amour et concessions. Il interroge aussi la manière dont la société réagit à ceux qui ne rentrent pas dans les cases : couples mixtes, enfants qui refusent d’être dociles, identités qui se chevauchent et montre que l’altérité peut être un défi familial autant qu’une richesse à préserver.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Il pleut sur la parade</em>, de <strong>Lucie-Anne Belgy<br></strong><a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/il-pleut-sur-la-parade/9782073112651">Gallimard</a> -20,50 €</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/"><em>Livres</em> et <em>Littérature</em> ici </a></p>
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		<title>Un roman-choc sur une France fracturée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 14:27:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
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		<category><![CDATA[Paul Gasnier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 6&#160;juin 2012, à 17&#160;h&#160;13,&#160;Saïd,&#160;18&#160;ans, délinquant récidiviste, remonte&#160;une rue étroite des pentes du quartier de la Croix-Rousse, en roue arrière sur une moto cross lancée à 80&#160;km/h. Après quelques mètres, il en perd&#160;le contrôle. La roue avant percute&#160;en pleine tête une femme de cinquante-quatre&#160;ans, qui pédale&#160;devant lui à vélo.&#160;«&#160;Cette femme, c’était ma mère. L’hôpital Lyon [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 6&nbsp;juin 2012, à 17&nbsp;h&nbsp;13,&nbsp;Saïd,&nbsp;18&nbsp;ans, délinquant récidiviste, remonte&nbsp;une rue étroite des pentes du quartier de la Croix-Rousse, en roue arrière sur une moto cross lancée à 80&nbsp;km/h. Après quelques mètres, il en perd&nbsp;le contrôle. La roue avant percute&nbsp;en pleine tête une femme de cinquante-quatre&nbsp;ans, qui pédale&nbsp;devant lui à vélo.&nbsp;«&nbsp;<em>Cette femme, c’était ma mère. L’hôpital Lyon Sud de Pierre-Bénite la déclara décédée une semaine plus tard</em>&nbsp;».</p>


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<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="926" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Gallimard-2.jpg?resize=696%2C926&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-131527" style="width:251px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Gallimard-2.jpg?resize=770%2C1024&amp;ssl=1 770w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Gallimard-2.jpg?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Gallimard-2.jpg?resize=768%2C1021&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Gallimard-2.jpg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Gallimard-2.jpg?resize=300%2C399&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Gallimard-2.jpg?resize=696%2C926&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Gallimard-2.jpg?resize=316%2C420&amp;ssl=1 316w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/08/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Gallimard-2.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
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<div class="wp-block-group is-nowrap is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-ad2f72ca wp-block-group-is-layout-flex">
<p>10 ans se sont écoulés. Devenu journaliste, <strong>Paul Gasnier</strong>, qui travaille entre autres pour <em>Quotidien</em> avec Yann Barthes est amené à couvrir la campagne de l’élection présidentielle de 2022. Il suit, en particulier, la montée de l’extrême droite. Assistant à un rassemblement politique à Cannes, il prend conscience que les histoires comme celle que sa famille a vécu font le lit de la progression d’un parti qui surfe sur des drames au storytelling redondant. Celui de « <em>racailles</em> » menaçant la vie des « <em>bons français </em>». « <em>Des gens votaient, et en masse, parce qu’ils entendaient des histoires similaires à celle de ma mère, et ces drames étaient quotidiennement utilisés pour transformer le réel en généralités</em> ».</p>
</div>



<p>Cette campagne présidentielle et l’hystérie des débats sur la délinquance et l’immigration pousse Paul à se lancer dans une recherche qu’il a esquivé pendant dix ans : comprendre ce qui s’était réellement passé rue Romarin, ce 6 juin 2012, et chercher à en savoir plus sur ce motard. Durant plusieurs mois, sans colère, ni esprit de revanche, guidé par une soif d’explications, il arpente Lyon pour rassembler des fragments épars de la vie de cet anonyme et des bribes de souvenirs disséminés dans les mémoires de ceux qui l’ont connu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Destins parallèles</mark></strong></h3>



<p>Paul refait le chemin, rencontre les témoins qui, les premiers, ont aidé la victime lors de la collision. Les policiers, les avocats, les juges, les éducateurs du quartier qui ont connu Said enfant, sa sœur. Peu à peu il retisse le fil des évènements qui ont conduit cette femme de 54 ans, bourgeoise et bohème, ayant vécu en Inde, à Prague avant de s’installer à Lyon comme professeure de yoga à croiser mortellement le chemin de ce petit caïd ce la Croix Rousse. </p>



<p>Pierre déroule le récit de cette collision, qui n’est ni un accident ni un meurtre, encore moins une histoire de fatalité.&nbsp;Factuellement, analytiquement, avec lucidité, humilité, empathie et sans pathos, il reconstitue ce&nbsp;deuil «&nbsp;<em>à haute inflammabilité politique</em><em>&nbsp;</em>».&nbsp;«&nbsp;<em>Là où la colère constituerait une fuite confortable, il y a presque une&nbsp;responsabilité collective&nbsp;à faire quelque chose de cette histoire, ne serait-ce que pour donner tort à une époque empoisonnée par le ressentiment et les regards en coin</em>&nbsp;».&nbsp;C’est une&nbsp;histoire française du début du&nbsp;XXI<sup>e</sup>&nbsp;siècle, où deux destins parallèles voués à s’ignorer se sont&nbsp;tragiquement&nbsp;percutés, dans un pays éclaté et malade.&nbsp;Juste, fin, précis, d’une intelligence rare, ce petit&nbsp;livre remarquable fera date.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Collision</em>, de <strong><a href="https://www.instagram.com/realpaulgasnier/?hl=fr">Paul Gasnier</a><br></strong>Gallimard – 19 €<br>Paru <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 21 août</mark></pre>



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<p></p>
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		<title>La littérature en équilibre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 11:19:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Olivia Rosenthal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Olivia Rosenthal n’a jamais aimé les lignes droites. Son écriture procède par bifurcations, croisements, détours et glissements. Une femme sur le fil ne fait pas exception. Mille paragraphes numérotés trament ce texte où s’entrelacent récit intime, destinées tragiques et vies minuscules, méditations sur le deuil et le vide – curieusement mais systématiquement adossés – et dialogues avec des acrobates.  Ici, tout commence par le fil. Littéral et métaphorique, il [&#8230;]</p>
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<p><strong>Olivia Rosenthal</strong> n’a jamais aimé les lignes droites. Son écriture procède par bifurcations, croisements, détours et glissements. <em>Une femme sur le fil</em> ne fait pas exception. Mille paragraphes numérotés trament ce texte où s’entrelacent récit intime, destinées tragiques et vies minuscules, méditations sur le deuil et le vide – curieusement mais systématiquement adossés – et dialogues avec des acrobates. <br><br>Ici, tout commence par le fil. Littéral et métaphorique, il relie, retient, entrave parfois. Il est celui du textile, domaine du père, ingénieur daltonien qui distinguait mal les couleurs mais maniait les matières. Celui de l’équilibriste, entre ciel et sol, vertige et maîtrise. Celui de l’angoisse, qui survient par bouffées, qui submerge Zoé à la vue de cet oncle <em>« aux mains baladeuses </em>». Celui de l’écriture, ligne tendue sur laquelle Rosenthal avance en défiant comme à son habitude l’injonction du récit classique.<br><br>Ces mille fragments numérotés dessinent un parcours éclaté, où se mêlent des voix familières ou inconnues, les souvenirs d’une sœur disparue. Une structure en éclats, mouvante, où la pensée avance par essais, recule, trébuche parfois, mais ne cesse de chercher son point d’équilibre. Et où la légèreté surgit toujours d’un discours pour parer à la caricature : comme dans cet hilarant traité de ponctuation : «<em> J’estime que les points d’exclamation sont des béquilles pour des phrases non abouties, celles dont on ne saisit pas à la seule lecture l’harmonie, l’intonation, le rythme et l’intention. Il y a un aveu de faiblesse dans l’usage du point d’exclamation. </em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vide et expérimentation</mark></strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="926" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=696%2C926&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-128744" style="width:268px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=770%2C1024&amp;ssl=1 770w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=768%2C1021&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=300%2C399&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=696%2C926&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=316%2C420&amp;ssl=1 316w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo F. Mantovani © Éditions Gallimard</figcaption></figure>
</div>


<p>En guise de points d’exclamation, ou, « <em>encore pire </em>», de ces points de suspension qui créent une «<em> fausse connivence </em>», on trouvera des variations de rythme, des paragraphes tantôt denses, tantôt réduits à un seul mot, des reprises qui sculptent la langue plutôt qu’elles ne la contraignent. Comme Montaigne, cité au même titre que Philippe Petit ou Françoise Dorléac, Olivia Rosenthal corrige, réécrit, ajoute, ajuste. <em>Une femme sur le fil </em>scrute le rapport au corps, au doute, au vertige, à l’apprentissage du risque. Pour certains circassiens, la marche sur le fil est un ancrage, une façon de suspendre l’instabilité de leur enfance cabossée. Une voltigeuse provoque son public en lui demandant de lui lancer des boîtes de conserve ; un exilé congolais voit sa fille funambule réconcilier, en un seul geste, les deux rives de leursvies séparées par la distance. Ce que répare <em>Une femme sur le fil </em>conservera jusqu’au bout une part secrète ; le récit n’en demeure que plus émouvant.</p>



<p>SUZANNE CANESSA<a></a></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Une Femme sur le fil</em>, <strong>Olivia Rosenthal<br></strong><a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/une-femme-sur-le-fil/9782073083067">Gallimard</a> – 17 euros</pre>



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		<title>Anatomie d’une brute</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Mar 2025 14:26:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Camille Laurens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elle l’aime, elle l’admire, elle lui fait confiance. Il la regarde, l’encourage, la façonne. Peu à peu, il la grignote, s’installe dans sa vie pour mieux orchestrer et contempler sa chute. Le coup de foudre fut presque immédiat entre Claire, écrivaine reconnue, et Gilles, metteur en scène talentueux mais plus confidentiel. Deux âmes vibrantes, pleines [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Elle l’aime, elle l’admire, elle lui fait confiance. Il la regarde, l’encourage, la façonne. Peu à peu, il la grignote, s’installe dans sa vie pour mieux orchestrer et contempler sa chute. Le coup de foudre fut presque immédiat entre Claire, écrivaine reconnue, et Gilles, metteur en scène talentueux mais plus confidentiel. Deux âmes vibrantes, pleines d’élan, prêtes à se fondre l’une dans l’autre. Midinette en puissance, prompte à entonner les chansons d’amour les plus simplettes – et souvent les plus marquantes – Claire se pique même, à son contact, de poésie. Mais elle ne tiendra pas la promesse faite, un soir d’été, à l’homme de ses rêves survenu alors qu’elle n’avait plus l’âge d’y croire&nbsp;: celle de ne pas écrire sur lui. De même qu’il contreviendra très vite à la sienne&nbsp;: ne jamais la trahir.</p>



<p>Perversion narcissiqueL’ère post-#MeToo réussit décidément à Camille Laurens. Après l’inoubliable <em>Fille</em>, paru en 2020, la revoici dans le domaine où elle excelle&nbsp;: la dénonciation méthodique, pièce par pièce, de l’inépuisable violence et veulerie des hommes. Et, en filigrane, à l’affût de la soumission consentie, de l’aveuglement amoureux, et de la lente érosion de soi auxquelles consentent inexplicablement les femmes.&nbsp;</p>



<p>Hasard de calendrier, ou coïncidence propre à l’air du temps&nbsp;: le sociologue et historien Marc Joly faisait paraître, en novembre dernier, le très salué <em>La Pensée perverse au pouvoir</em>. Où la notion de «&nbsp;pervers narcissique&nbsp;» (PN) se voyait reconsidérée non pas comme catégorie clinique, mais comme phénomène social&nbsp;: si tant de femmes affirment déceler chez leur ex «&nbsp;<em>toutes les caractéristiques du PN</em>&nbsp;», on aurait selon Joly tort de n’y voir qu’un effet de mode. Réaction logique et insidieuse à l’autonomisation des femmes, les mécanismes de l’emprise et de la destruction psychique demeurent les seuls modes de domination masculine encore socialement acceptables, et donc particulièrement insidieux.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De l’art du suspense</mark></strong><br>Avec une écriture acérée, Camille Laurens en démonte pièce par pièce les rouages. La construction de son récit, proche du thriller judiciaire, en éclaire les détails les plus éloquents. Sans excès, sans pathos, bien que la naïveté de Claire frôle souvent, volontairement, la caricature. L’art du suspense, que l’autrice maîtrise à la perfection et qui faisait, notamment, de <em>Celle que vous croyez </em>un redoutable <em>page-turner</em>, se voit ici contrebalancé par l’aveuglement de sa narratrice, venue contrarier une mécanique trop bien huilée par ses excès de sentiment et, somme toute, d’humanité. Belle idée dans un roman qui en regorge – et a tout du grand roman.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Ta Promesse</em>, de <strong>Camille Laurens</strong><br>Gallimard - 22,50 €</pre>



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		<title>Avec les « factory girls »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 11:29:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Du Fil à retordre]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
		<category><![CDATA[Irlande]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elles sont trois&#160;: Caroline qui rêve de se marier, Aoifé, issue d’un milieu aisé et l’héroïne Maeve. Cette dernière, dont le père invalide et sans revenu, sert de cobayes pour tester de nouveaux médicaments «&#160;en espérant que cela ne parte pas en couille comme le cousin Josey dont les reins étaient foutus&#160;» aspire à devenir [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Elles sont trois&nbsp;: Caroline qui rêve de se marier, Aoifé, issue d’un milieu aisé et l’héroïne Maeve. Cette dernière, dont le père invalide et sans revenu, sert de cobayes pour tester de nouveaux médicaments «&nbsp;<em>en espérant que cela ne parte pas en couille comme le cousin Josey dont les reins étaient foutus&nbsp;</em>» aspire à devenir journaliste. Nous sommes en 1994 et les trois adolescentes viennent de passer leur bac dans une petite ville pauvre d&rsquo;Irlande du Nord. Au mur de leurs chambres, des posters du Che, de Gandhi et de Kurt Cobain et dans leurs têtes les rêves les plus grands. En attente des résultats qui leur ouvriront – ou non – les portes d&rsquo;universités plus ou moins prestigieuses, elles ont trouvé un job d&rsquo;été dans une usine de chemises dont le patron, Andy Strawbridge, a la réputation de coucher avec ses jeunes employées.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un air de Ken Loach</strong></mark></h3>



<p>Elles découvrent le monde de l’usine&nbsp;: la pointeuse, les cadences infernales&nbsp;– 35 secondes par chemise –, les salaires minables – 2,5 pence par chemise –, les pauses minutées «&nbsp;<em>incompatibles avec les changements de tampons&nbsp;</em>». Il faut aussi apprendre à rester loin «&nbsp;<em>des sales pattes du patron</em>&nbsp;». Affectées au repassage, les jeunes catholiques côtoient pour la première fois des réformés. En raison, des quartiers, des écoles, des magasins et des pubs ségrégués, elles n’ont jusqu’alors eu que peu de contacts avec les protestants qui habitent de l’autre côté de la ville. Certes, il y a bien des rencontres intercommunautaires baptisées «&nbsp;restauration de confiance&nbsp;» ou «&nbsp;apprenons à connaître les protestants&nbsp;» mais qui la plupart du temps tournent au pugilat.&nbsp;</p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/MichelleGallen-Brideen-Baxter-and-Deci-GallenSimple-Tapestry.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-126806" style="width:487px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/MichelleGallen-Brideen-Baxter-and-Deci-GallenSimple-Tapestry.jpeg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/MichelleGallen-Brideen-Baxter-and-Deci-GallenSimple-Tapestry.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/MichelleGallen-Brideen-Baxter-and-Deci-GallenSimple-Tapestry.jpeg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/MichelleGallen-Brideen-Baxter-and-Deci-GallenSimple-Tapestry.jpeg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/MichelleGallen-Brideen-Baxter-and-Deci-GallenSimple-Tapestry.jpeg?resize=2048%2C1366&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/MichelleGallen-Brideen-Baxter-and-Deci-GallenSimple-Tapestry.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/MichelleGallen-Brideen-Baxter-and-Deci-GallenSimple-Tapestry.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/MichelleGallen-Brideen-Baxter-and-Deci-GallenSimple-Tapestry.jpeg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/MichelleGallen-Brideen-Baxter-and-Deci-GallenSimple-Tapestry.jpeg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/MichelleGallen-Brideen-Baxter-and-Deci-GallenSimple-Tapestry.jpeg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/MichelleGallen-Brideen-Baxter-and-Deci-GallenSimple-Tapestry.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Michelle Gallen </figcaption></figure>
</div>


<p>Il y a du Ken Loach dans ce roman qui raconte sur fond de guerre civile, la vie d’une jeunesse prise en étau entre leur haine envers les «&nbsp;<em>rosbifs</em>&nbsp;» qui ont piqué la terre et installent des checkpoint permanents et l’église catholique qui «&nbsp;<em>souffle dans la nuque le feu de l’enfer&nbsp;</em>».&nbsp;&nbsp;Un Ken Loach qui aurait découvert le monde des femmes et celui de la sororité, un univers où la légèreté et l’humour sauve des moments les plus lourds. Sorti en anglais sous le titre de&nbsp;<em>Factory Girls</em>, un titre mieux adapté, le roman est dédié «&nbsp;<em>à toutes celles qui travaillent en usine</em>&nbsp;».</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Du fil à retordre</em>, de<em> </em><strong>Michelle Gallen</strong>, Éditions Joëlle Losfeld<br>Parution <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 9 janvier</mark><br><a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/du-fil-a-retordre/9782073071804">Gallimard</a> - 25€</pre>



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		<title>Nos pères, ces prisonniers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 11:14:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Au diable Vauvert]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec J’emporterai le feu (Gallimard), Leila Slimani publie le troisième tome attendu de sa trilogie sur le Maroc et la fin d’une magnifique fresque familiale. Enfants de la troisième génération de la famille Belhaj, Mia (une Leila romancée) et sa petite sœur Inès sont nées dans les années 1980. Comme leur grand-mère Mathilde, alsacienne tombée amoureuse d’Amine qu’elle a [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="490" height="726" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Leila_Slimani_cropped.jpeg?resize=490%2C726&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-126830" style="width:175px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Leila_Slimani_cropped.jpeg?w=490&amp;ssl=1 490w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Leila_Slimani_cropped.jpeg?resize=202%2C300&amp;ssl=1 202w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Leila_Slimani_cropped.jpeg?resize=150%2C222&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Leila_Slimani_cropped.jpeg?resize=300%2C444&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Leila_Slimani_cropped.jpeg?resize=283%2C420&amp;ssl=1 283w" sizes="auto, (max-width: 490px) 100vw, 490px" /><figcaption class="wp-element-caption">Leïla Slimani </figcaption></figure>
</div>


<p>Avec <em>J’emporterai le feu</em> (<a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/j-emporterai-le-feu/9782073098368">Gallimard</a>), <strong>Leila Slimani</strong> publie le troisième tome attendu de sa trilogie sur le Maroc et la fin d’une magnifique fresque familiale. Enfants de la troisième génération de la famille Belhaj, Mia (une Leila romancée) et sa petite sœur Inès sont nées dans les années 1980. Comme leur grand-mère Mathilde, alsacienne tombée amoureuse d’Amine qu’elle a épousé, comme leur mère Aïcha, gynécologue engagée ou leur tante Selma, indépendante et excentrique, les deux jeunes filles veulent être libres de leurs choix. </p>



<p>Elles trouveront l’émancipation dans l’exil. «&nbsp;<em>Mia, va-t&rsquo;en et ne rentre pas. Ces histoires de racines, ce n&rsquo;est rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une manière de te clouer au sol, alors peu importent le passé, la maison, les objets, les souvenirs. Allume un grand incendie et emporte le feu</em>&nbsp;» lui exhorte son père lui donnant les clefs de la liberté. Mia va partir en France pour étudier. Elle deviendra journaliste puis l’écrivaine qu’on connaît. Inès la suivra. Elle sera médecin&nbsp;: En France, il leur faudra se faire une place, apprendre de nouveaux codes, affronter les préjugés, le racisme. Le père, Medhi, banquier, amoureux des livres – une passion qu’il va transmettre à Mia –, resté au pays va être banni durant des années de l’économie puis arrêté par les autorités marocaines dans des conditions de détention éprouvantes qui marqueront la famille à jamais.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Roman d’investigation&nbsp;</mark></strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="399" height="600" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Sabrina_Kassa%40Herve-Hote_1.jpg?resize=399%2C600&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-126831" style="width:192px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Sabrina_Kassa%40Herve-Hote_1.jpg?w=399&amp;ssl=1 399w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Sabrina_Kassa%40Herve-Hote_1.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Sabrina_Kassa%40Herve-Hote_1.jpg?resize=150%2C226&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Sabrina_Kassa%40Herve-Hote_1.jpg?resize=300%2C451&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/01/Sabrina_Kassa%40Herve-Hote_1.jpg?resize=279%2C420&amp;ssl=1 279w" sizes="auto, (max-width: 399px) 100vw, 399px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sabrina Kassy <em>©</em> Hervé Cote</figcaption></figure>
</div>


<p>Le&nbsp;<em>faux souvenir</em>&nbsp;de&nbsp;<strong>Sabrina Kassa</strong>&nbsp;a pour point de départ une image d’enfance, celui d’une petite fille de 4 ans qui rencontre pour la première fois son père à l’aéroport d’Alger entouré de gardes du corps. Des années plus tard, partageant cette évocation avec son frère ainé, elle apprend que si cette rencontre s’est bien déroulée, elle n’a jamais eu lieu dans un aéroport mais au bagne de Lambèse dans la région de Batna au nord-est de l’Algérie. Quant aux gardes du corps censés protéger ce père si puissant, il s’agissait des gardiens de prison. Pour Sabrina, c’est un choc. Comment avait pu-t-elle sublimer cette vision de geôle, d’enfermement en un symbole de liberté, de voyage, d’émancipation&nbsp;? Pourquoi et comment ce père, commissaire du gouvernement algérien, s’était-il retrouvé en prison&nbsp;? Pour mettre la lumière sur ce «&nbsp;<em>coin aveugle</em>&nbsp;» et retrouver sa mémoire, la journaliste, responsable éditoriale aux questions raciales de Médiapart, part en Algérie sur les traces de son histoire.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>J’emporterai le feu</em>, de<em>&nbsp;</em><strong>Leila Slimani&nbsp;</strong><br>Gallimard&nbsp;- 22,90 €</pre>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le faux souvenir</em>, de <strong>Sabrina Kassa </strong><br><a href="https://audiable.com/boutique/cat_litterature-francaise/le-faux-souvenir/">Au diable Vauvert </a>- 13,50 €</pre>



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		<title>Deux femmes, deux Irak</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jan 2025 10:15:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
		<category><![CDATA[Inaam Kachachi]]></category>
		<category><![CDATA[Irak]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Taj Al-Moulouk&#160;et&#160;Widiane&#160;se rencontrent lors d&#8217;un concert à Paris et développent une amitié en découvrant qu&#8217;elles ont toutes deux grandi en Irak, pays qu’elles ont dû fuir.&#160;À&#160;90 ans, la première se souvient d’une&#160;vie irakienne&#160;des années d’après-guerre dans laquelle les idéesmodernes et&#160;révolutionnaires&#160;progressent,&#160;tandis que&#160;Widiane, la petite quarantaine,&#160;a connu les années de guerre, d&#8217;instabilité et&#160;de peur.&#160;Elle&#160;répète souvent à la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Taj Al-Moulouk&nbsp;et&nbsp;Widiane&nbsp;se rencontrent lors d&rsquo;un concert à Paris et développent une amitié en découvrant qu&rsquo;elles ont toutes deux grandi en Irak, pays qu’elles ont dû fuir.&nbsp;À&nbsp;90 ans, la première se souvient d’une&nbsp;vie irakienne&nbsp;des années d’après-guerre dans laquelle les idéesmodernes et&nbsp;révolutionnaires&nbsp;progressent,&nbsp;tandis que&nbsp;Widiane, la petite quarantaine,&nbsp;a connu les années de guerre, d&rsquo;instabilité et&nbsp;<a></a>de peur.&nbsp;Elle&nbsp;répète souvent à la vieille dame que&nbsp;son Irak à elle&nbsp;«&nbsp;<em>n’est pas&nbsp;</em><em>le sien</em><em>&nbsp;</em>».</p>



<p>Leurs deux personnalités aussi sont opposées : La jeune Widiane, violoniste reconnue s’est emmurée dans le silence, après avoir été abandonnée par son fiancé et subi la torture perverse d’un homme proche du pouvoir. Taj Al-Moulouk, elle, a vécu trois vies en une. Beauté fatale, journaliste, férue de poésie arabe, amie des artistes d’avant-garde, espionne, amoureuse passionnée, elle a collectionné les amants brillants mais reste inconsolable de sa séparationavec le journaliste palestinien Mansour Al-Badi qui, en 1948, a tenté de rebâtir, dans un Pakistan naissant, la maison qu’Israël venait de lui enlever. Pétrie de contradictions, Taj a créé en Irak un journal qui soutient le roi Fayçal mais prend la tête des émeutes communistes qui vont mener l’Irak à la république.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rouvrir les boites à photos</mark></strong></p>



<p>Il y a peut-être un peu de ces deux femmes chez&nbsp;<strong>Inaam</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>Kachachi</strong>,&nbsp;journaliste écrivaine irakienne.&nbsp;En 1996, elle acquiert la nationalité française&nbsp;et réalise en 2004 un documentaire sur&nbsp;Naziha&nbsp;Al&nbsp;Dulaimi, pionnière des mouvements féministes en Irak&nbsp;et&nbsp;première femme à devenir ministre dans le monde arabe.&nbsp;Avant<em>&nbsp;</em><em>L</em><em>’indésirable</em>, elle&nbsp;a publié deux romans&nbsp;:&nbsp;<em>Si je t&rsquo;oublie, Bagdad</em><em>&nbsp;</em>(Liana&nbsp;Lévi),&nbsp;et&nbsp;<em>D</em><em>ispersés</em>&nbsp;(Gallimard)&nbsp;qui lui&nbsp;vaut&nbsp;le prix de littérature arabeen&nbsp;2016.</p>



<p>Dans ce roman qui ravira les passionnés d’histoire, de politique et d’aventure,&nbsp;on voyage entre Beyrouth, Jérusalem, Karachi, Bagdad et Paris,&nbsp;on&nbsp;croise quelques&nbsp;grandes figures des années d’après-guerre&nbsp;comme&nbsp;la chanteuse Oum&nbsp;Khaltoum,&nbsp;Bourguiba, Ben Bella&nbsp;ou le roi Abdallah 1<sup>er</sup>&nbsp;de Jordanie et&nbsp;des personnages plus&nbsp;contemporains&nbsp;comme&nbsp;Hugo Chavez. Le roman&nbsp;est&nbsp;aussi une réflexion&nbsp;implacable&nbsp;sur&nbsp;le temps qui passe,&nbsp;la&nbsp;vieillesse&nbsp;et&nbsp;les&nbsp;dangers que l’on encoure&nbsp;à rouvrir&nbsp;les boites à photos&nbsp;du passé&nbsp;et à&nbsp;reconvoquer&nbsp;à son chevet&nbsp;lesamours des&nbsp;années révolues.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L’indésirable,</em> de <strong>Inaam Kachachi </strong><br><a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/l-indesirable/9782072990755">Gallimard</a> - 25 €</pre>



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		<title>« La danse en festin », Jean-Christophe Maillot le faiseur de pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 07:52:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un livre de toute beauté que nous offre Jean-Christophe Maillot ; une Danse en festin généreuse et savoureuse à laquelle il a convié plus de cinquante artistes, danseurs et chorégraphes bien sûr mais aussi plasticiens comme Ernest Pignon-Ernest, romanciers, chefs d’orchestre, compositeurs et comédiens. Préfacé par l’écrivain Jean-Marie Laclavetine, qui fait état du « petit [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est un livre de toute beauté que nous offre Jean-Christophe Maillot ; une <em><a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/jean-christophe-maillot-la-danse-en-festin/9782073029942">Danse en festin</a></em> généreuse et savoureuse à laquelle il a convié plus de cinquante artistes, danseurs et chorégraphes bien sûr mais aussi plasticiens comme Ernest Pignon-Ernest, romanciers, chefs d’orchestre, compositeurs et comédiens. Préfacé par l’écrivain Jean-Marie Laclavetine, qui fait état du « <em>petit elfe blond fait pour la danse qui bondissait d’un plan à l’autre dans </em>Le Petit poucet», le livre déroule la vie du danseur chorégraphe, fils d’un décorateur de l’Opéra de Tours « <em>monté sur scène avant même de savoir marcher </em>».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un saut dans l’inconnu</mark></strong></p>



<p>L’histoire de Jean-Christophe suit celle de la danse classique sur près d’un demi-siècle. On y croise John Neumier, chorégraphe et directeur du ballet de Hambourg qui se souvient de ce jeune homme au «&nbsp;<em>sourire magnétique et captivant&nbsp;</em>», «&nbsp;<em>qui avait soif de créer&nbsp;</em>» et qu’il dirigea dans <em>West Side story</em> (1978) et Matthaüs Passion (1980). Et puis un jour, après un mauvais saut, c’est la blessure. Il a 23 ans. Tout s’arrête… ou plutôt tout commence. Avec un nouveau saut… dans l’inconnu.&nbsp;</p>



<p>Jean-Christophe Maillot se dirige vers la chorégraphie. Et il devient, selon ses mots « <em>faiseur de pas</em> ». Les années 1980-1990 ne sont pas tendres pour ceux qui explorent un répertoire classique académique quand la création est au contemporain, à la déconstruction. Il avoue volontiers que « <em>pour un néophyte, voir un danseur marcher les pieds en canard, le collant pincé entre les fesses, avec une coquille valorisant ses attributs est déroutant </em>». Mais il aime ce ballet classique, exigeant, fruit d’un travail acharné, ce « <em>sacerdoce</em> ». Il transforme le ballet du Grand théâtre de Tours qu’il dirige en <a href="https://www.ccntours.com">Centre chorégraphique national </a>dont il prend la direction. Puis en 1992, la principauté de Monaco lui propose de diriger les <a href="https://www.balletsdemontecarlo.com/fr">Ballets de Monte-Carlo</a>. Ses créations se tournent vers un univers post-classique, refusant de choisir un camp entre anciens et modernes. De son enfance, Jean Christophe a gardé le goût des contes. Au pays des princesses, Il monte <em>Cendrillon </em>(1999), <em>La Belle,</em> (2001) <em>Shéhérazade </em>(2009), <em>Casse-noisette</em> (2013) et <em>Copell-I-A</em>, les grands classiques comme <em>le Lac des Cygnes </em>et <em>Roméo et Juliette, Faust, </em>ballet dans lequel Bernice Coppieters, étoile emblématique des Ballets de Montecarlo fera ses adieux à la scène en 2015. Il met aussi en danse des récits d’écrivains comme <em>Choré </em>de Jean Rouaud, invite à Monaco des dizaines de chorégraphes, Maurice Béjart, Sidi Larbi Cherkaoui, William Forsythe, Angelin Preljocaj et des musiciens prestigieux. Un livre festin, à partager.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La danse en festin</em>, <strong>Jean-Christophe Maillot</strong> <br>Gallimard – 45 €</pre>



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