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	<title>Archives des Gard Hérault - Journal Zebuline</title>
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		<title>[Musées de Nîmes] Peintures à l’huile et eau en peinture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 10:14:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Carré d&#039;art]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Gard Hérault]]></category>
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		<category><![CDATA[Musée des Beaux-Arts de Nimes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis leurs débuts à la fin des années 1990, sous des faux airs de barbouille nonchalante, la peinture virtuose du duo formé par Ida Tursic et Wilfried Mille est un champ d’expérimentation permanent, où les images se confrontent les unes aux autres, entre références à l’histoire de l’art, imagerie populaire, paysages en crise et prolifération [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis leurs débuts à la fin des années 1990, sous des faux airs de barbouille nonchalante, la peinture virtuose du duo formé par <strong>Ida Tursic</strong> et <strong>Wilfried Mille</strong> est un champ d’expérimentation permanent, où les images se confrontent les unes aux autres, entre références à l’histoire de l’art, imagerie populaire, paysages en crise et prolifération visuelle contemporaine. Un espace de friction où se produisent les « dissonances » revendiquées par le titre de l’exposition, dont l’un des exemples paradigmatiques pourrait être <em>Mélancolie</em>, huile sur toile exposée dans la dernière salle du parcours&nbsp;: une femme assise sur un canapé, immobile et confortable, regardant le spectateur, tandis qu&rsquo;une forêt brûle derrière elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Jeux de mots</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre paysage en feu, <em>In Between</em>, diptyque représentant une maison de banlieue consumée par les flammes sous un ciel rose délavé, se trouve également dans cette salle, nommée par les artistes Salle Mélancolie. Elle est précédée, dans le sens de la visite, par la Salle du bonheur, la Salle noire, la Salle obscénité, la Salle accident &#8211; et la Salle Lavis en rose&nbsp;: la plus vaste salle de l&rsquo;exposition, avec une dizaine de grands tableaux, baignés d&rsquo;un lavis rose qui agit comme un filtre uniforme. Et l’un des jeux de mots dont le duo semble assez friand&nbsp;: dans la Salle bonheur, un tableau représentant un gros lapin ahuri, rapidement brossé, aux deux pattes avant hilarantes, est titré <em>Lapin Ture</em>. Auparavant on aura croisé, sur le seuil de l’exposition, un <em>Autoportrait</em>, toile sur laquelle figurent&nbsp;: une auto -de facture enfantine, un porc -façon naturaliste rapide, et un trait noir horizontal -épuisé et vaguement dégoulinant. Auto-porc-trait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Environnement pictural</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De la Salle bonheur à la Salle Mélancolie, c’est toute une peinture à la fois farceuse et inquiète, à la vitalité détonante, qui se déploie, en faisant affleurer constamment le désordre du monde. Et qui, tout en jouant avec les images et les mises en abyme, à travers des tableaux de différents formats, du petit au très grand, présentés parfois en série répétitive, représentant des paysages, des portraits et des personnages dans différentes situations, affirme en permanence sa présence physique : tâches, dégoulinures, éclaboussures, épaisseur de la matière, accidents de surface, gestes visibles et traces de fabrication.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Dissonances à géométries variables<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 11 octobre<br></mark></strong><br><a href="https://www.carreartmusee.com/" type="link" id="https://www.carreartmusee.com/">Carré d’art</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Inscrite dans le cycle d’expositions « Eau, source d’inspirations », qui associe plusieurs établissements municipaux &#8211; le Muséum d’histoire naturelle, le musée des Beaux-Arts, le musée du Vieux Nîmes, le musée des Cultures taurines &#8211; l’exposition <em>Lumières et ténèbres, la fascination de l’eau </em>propose au rez-de-chaussée du musée des Beaux-Arts un parcours à travers plus de quatre-vingts œuvres, la plupart de la fin XIX<sup>e</sup> au début XX<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des ténèbres vers la lumière</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours est organisé en trois sections&nbsp;: «&nbsp;Monstres et tempêtes, entre réel et imaginaire&nbsp;», «&nbsp;Sources et ressource&nbsp;: l’eau salvatrice&nbsp;», «&nbsp;Effets et reflets, une beauté fascinante&nbsp;», auxquelles s’ajoute un espace consacré à deux vidéos de <strong>Sophie Calle</strong>, issues de sa série <em>Voir la mer</em>, pour laquelle elle a invité des habitants d’Istanbul, et pourtant n’ayant jamais vu la mer, à la regarder pour la première fois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une exposition qui se développe « à rebours », en partant des monstres, des tempêtes et des visions inquiétantes pour se diriger progressivement vers la lumière et les jeux de reflets.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Créatures</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre de l’espace de la première section est exposée un marbre léger et gracieux de Denys Puech, représentant une sirène ailée, qui sort des flots en emportant sur son épaule gauche un jeune homme, posé sur un socle-vitrine où se trouvent des fossiles d’ammonites, de poissons et de gouttes de pluie. Tout autour, en dessins, gravures et peintures, d’autres personnages (la <em>Loreleï</em> d’Adelaïde Salles-Wagner, le <em>Laocoon</em> de Paul Dardé), des scènes mythologiques (<em>Daphnis et Chloé</em> de Charles-Edouard Delort), des marines tempêtueuses (François Barry) des éditions anciennes sous vitrine, des projets de fontaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la section «&nbsp;Source et ressources&nbsp;», l’eau est abordée sous l’angle de «&nbsp;<em>la (re)naissance, la vie, la purification et la guérison</em>&nbsp;». On y trouve notamment des baigneuses (Laurens P.Aigul), des lavandières (Sarkis Diranian), des Danaïdes (Tony Robert-Fleury) et <em>Le retour du troupeau au gué de l’Arc</em> d’Émile Loubon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin dans la section «&nbsp;Effets et reflets&nbsp;», qui clôture le parcours, des rivières (<em>Maison sur l’eau</em> &#8211; Antoine Ponchin), des canaux (<em>Venise</em> &#8211; Louis Etienne Dauphin), des étangs (<em>Pêche à l’épervier, Martigues</em> &#8211; Félix Ziem) ou des bords de mer (<em>Les rochers de la corniche et de la Pointe-Rouge</em> &#8211; Raphaël Ponson), qui deviennent des laboratoires pour peindre la lumière, dans des tableaux souvent construits autour d&rsquo;équilibres sophistiqués entre ciel et eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À noter que tous les espaces de l’exposition sont accompagnés par des propositions sonores conçues, au-delà des sons de vagues relaxantes émanant des vidéos de Sophie Calle, avec le Conservatoire de Nîmes, alliant récits et compositions musicales.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Lumières et ténèbres, la fascination de l’eau<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 17 novembre<br></mark></strong><br><a href="https://www.nimes.fr/que-faire-a-nimes/culture/les-musees-le-planetarium/musee-des-beaux-arts" type="link" id="https://www.nimes.fr/que-faire-a-nimes/culture/les-musees-le-planetarium/musee-des-beaux-arts">Musée des Beaux-Arts<br></a><br>MARC VOIRY</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/"><em>Arts Visuels</em> ici</a></p>
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		<title>[CRAC] Une fabrique du regard</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:34:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[CRAC Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Gard Hérault]]></category>
		<category><![CDATA[Lucy McKenzie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plastic Newspaper est la première exposition monographique de Lucy McKenzie en France, qui s’inscrit dans un projet itinérant passé en 2024 par le centre d’art Z33 à Hasselt (Belgique), et en 2025 par le fjk3 – Contemporary Art Space de Vienne (Autriche). Une artiste écossaise (née en 1977 à Glasgow) aujourd’hui basée à Bruxelles, qui [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> <em>Plastic Newspaper</em> est la première exposition monographique de <strong>Lucy McKenzie</strong> en France, qui s’inscrit dans un projet itinérant passé en 2024 par le centre d’art Z33 à Hasselt (Belgique), et en 2025 par le fjk3 – Contemporary Art Space de Vienne (Autriche). Une artiste écossaise (née en 1977 à Glasgow) aujourd’hui basée à Bruxelles, qui s’intéresse particulièrement aux inventions culturelles flirtant avec le divertissement, transformant le quotidien en spectacle permanent. En faisant référence notamment aux panoramas peints et aux dispositifs muséographiques du XIX<sup>e</sup> siècle, où se mêlaient art, science et divertissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Théâtre d’illusions</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre <em>Plastic Newspaper</em> renvoie d’ailleurs à une notion élaborée par l’historienne Vanessa R. Schwartz pour désigner des formes médiatiques hybrides, combinant images, sons et espaces pour produire une représentation spectaculaire du réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Utilisant notamment sa maîtrise de techniques traditionnelles – trompe-l’œil, imitation de matières, peinture décorative – Lucy McKenzie propose ainsi dans les différentes espaces du Crac un ensemble d’installations immersives et d’objets hybrides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les dispositifs présentés figurent une façade de magasin fictive grandeur nature (<em>The Faux Sports Shop</em>), interrogeant le shopping, des mannequins en fibre de verre, imitant des statues classiques en bronze, sur lesquels elle fixe le visage sculpté de Zoya Kosmodemyanskaya, icône de la résistance soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. Ou bien encore des cires anatomiques issues d’une collection médicale conservées à l’Université de Montpellier, qui étaient présentées sur un mode forain à Paris à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, entre instruction, science, curiosité et amusement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Également présentées, des fresques monumentales (<em>Mural Proposal for Jeffrey Epstein’s New York Townhouse (Filming of American Psycho)</em>) et des installations évoquant des dispositifs anciens d’animation visuelle, notamment deux wagons de train dans lesquels on peut s’asseoir, discuter, s’embrasser et observer sans fin le paysage peint fixé sur un tambour mécanique (<em>Moving Panorama (Trans Siberian)</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trompe-l’œil </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Accompagné d’une critique féministe des structures de pouvoir, qui mobilise les codes de la mode, de la statuaire et de la culture de masse, un ensemble d’œuvres qui jouent sur la séduction visuelle, en révélant les mécanismes de construction des images et questionnant la manière dont les images produisent du désir, du pouvoir et de la croyance. Une exposition où le «&nbsp;trompe-l’œil&nbsp;» invite à interroger ce que l’on voit, et comment on le voit.</p>



<pre class="wp-block-verse">MARC VOIRY<br><br><strong>Plastic Newspaper<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 6 septembre<br></mark></strong><br><a href="https://crac.laregion.fr/" type="link" id="https://crac.laregion.fr/">Crac Occitanie</a>, Sète</pre>



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