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	<title>Archives des Grasset - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Grasset - Journal Zebuline</title>
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		<title>Une vie de luttes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 12:44:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Sorj Chalandon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À dix-sept ans, le héros qui se fait appeler Kells&#160;–&#160;en référence à un&#160;manuscrit irlandais&#160;enluminé&#160;du IXe&#160;siècle&#160;–&#160;et qui ressemble en tout point&#160;à&#160;Chalandon a tout quitté : Lyon, le lycée,&#160;une mère effacée et soumise aux ordres d’un&#160;père raciste et violent, ce «&#160;Minotaure »qui menace de le dévorer. Dans son nouveau roman,&#160;Le Livre de Kells, l’écrivain-journaliste revisite cette fuite [&#8230;]</p>
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<p>À dix-sept ans, le héros qui se fait appeler Kells&nbsp;–&nbsp;en référence à un&nbsp;manuscrit irlandais&nbsp;enluminé&nbsp;du IX<sup>e</sup>&nbsp;siècle&nbsp;–&nbsp;et qui ressemble en tout point&nbsp;à&nbsp;Chalandon a tout quitté : Lyon, le lycée,&nbsp;une mère effacée et soumise aux ordres d’un&nbsp;père raciste et violent, ce «&nbsp;Minotaure »qui menace de le dévorer. Dans son nouveau roman,&nbsp;<em>Le Livre de Kells</em>, l’écrivain-journaliste revisite cette fuite en avant, marquée par la misère et la rue, avant la rencontre déterminante avec des militants de la gauche prolétarienne.</p>



<p>Le roman plonge dans la faim, le froid, la peur&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>p</em><em>lus de maison, plus de toit, plus de refuge</em>», Chalandon ne masque rien de&nbsp;son&nbsp;effondrement intérieur&nbsp;«<em>&nbsp;J’ai peur, je pleur</em><em>e. Seul, je n’y arriverai pas.&nbsp;</em>[…]<em>&nbsp;Il me faut ma maman dans la nuit.&nbsp;</em>»&nbsp;La&nbsp;confession&nbsp;brute, lapidaire de la première partie du livre, dit l’urgence de survivre autant que l’absence de repères. D’une&nbsp;vulnérabilité déchirante,&nbsp;elle&nbsp;rappelle que derrière la légende du militant, du grand journaliste, de l’écrivain renommé&nbsp;il y eut d’abord un enfant perdu, une jeunesse fracassée par&nbsp;l’errance&nbsp;dans les rues&nbsp;et des squats&nbsp;–&nbsp;qui ne portent pas encore ce nom&nbsp;–&nbsp;de Paris.&nbsp;</p>



<p>On retrouve dans ce parcours un peu de&nbsp;la&nbsp;<em>Teigne,&nbsp;</em>ce héros de&nbsp;<em>l’Enragé,</em><em>&nbsp;</em>avant-dernier roman de l’auteur,&nbsp;qui racontait&nbsp;la rage et la lutte désespérée de liberté&nbsp;de&nbsp;ce jeune&nbsp;garçon emprisonné dans la colonie pénitentiaire pour enfants de Belle-Île-en-Mer au début des années 1930,&nbsp;victime de violence&nbsp;et&nbsp;d’humiliation.&nbsp;Si&nbsp;<em>L</em><em>a Teigne</em>&nbsp;va&nbsp;croiser&nbsp;sur sa route des adultes bienveillants, facteurs de résilience, Kells-Chalandon&nbsp;rencontre fortuitement&nbsp;des hommes et des femmes engagées, figures fraternelles&nbsp;qui vont&nbsp;lui offrir&nbsp;une seconde naissance.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’à l’embourgeoisement ?</mark></strong></h3>



<p>L’intime cède la place au politique, la rue à l’utopie révolutionnaire. Chalandon raconte l’apprentissage de la solidarité, la ferveur militante, mais aussi les dérives idéologiques,&nbsp;l’aveuglement, le jusqu’au-boutisme&nbsp;et l’action directe&nbsp;désordonnée&nbsp;et violente&nbsp;qui va traverser la vieille France des&nbsp;années 1970.&nbsp;L’événement pivot est la mort de Pierre Overney, ouvrier maoïste abattu en 1972 devant l’usine Renault. Sa disparition précipite la dissolution de la gauche prolétarienne et marque un basculement :&nbsp;«<em>&nbsp;Certains ne s’en remettront jamais, d’autres chercheront une issue différente à leur combat.&nbsp;</em>»</p>



<p>Pour l’auteur, ce sera l’écriture, puis le journalisme.&nbsp;En 1973, il rejoint&nbsp;<em>Libération</em>&nbsp;qui vient de naître&nbsp;; projet enthousiasmant bien sûr que la création de ce journal issu des mouvements gauchistes où chacun&nbsp;va&nbsp;apprendre&nbsp;le&nbsp;métier en&nbsp;le&nbsp;faisant. Pour Kells, le dessin politique puis l’écriture&nbsp;sera cette&nbsp;«&nbsp;autre façon&nbsp;»&nbsp;de poursuivre son engagement. A travers les lignesaffleurent, la culpabilité&nbsp;de l’«&nbsp;<em>embourgeoisement</em>&nbsp;», le sentiment&nbsp;d’imposteur de celui qui n’a jamais étudié mais manie la plume et les idées,&nbsp;de trahison&nbsp;aussi&nbsp;envers ses camarades de terrain, qui pour la plupart ont vu leurs destins&nbsp;révolutionnaires&nbsp;et&nbsp;leurs rêves&nbsp;d’un monde plus juste&nbsp;brisés. Ce&nbsp;livre&nbsp;–&nbsp;que l’on a hâte d’offrir à tous nos moins de trente ans&nbsp;–&nbsp;leur est dédié.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le Livre de Kells</em>, de <strong>Sorj Chalandon</strong><br><a href="https://www.grasset.fr/">Grasset</a> – 23 €<br>Paru le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 août</mark></pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Chalandon en tournée</strong><br><strong><br></strong>Dans le cadre de ses <em>Tournées générales, </em>l’association Libraires du Sud a convié l’auteur à venir parler du Livre de Kells dans la région. On pourra retrouver l’auteur le 27 août à la librairie <em>Lettres Vives</em> à Tarascon, le 28 août au Couvent des Prêcheurs d'Aix-en-Provence en partenariat avec la librairie <em>Goulard</em>, le 29 août à la médiathèque Pôle culturel Chabrande Draguignan et enfin le 30 août à la Librairie <em>La Pléiade</em> à Cagnes-sur-Mer. A.-M.T.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature ici</a></p>
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		<title>Un Candide au pays de Brassens </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 10:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Cévennes]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[Naturalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Zied Bakir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout comme&#160;L’amour des choses invisibles, également publié aux éditions Grasset, le nouveau roman de&#160;Zied&#160;Bakir&#160;est très largement inspiré de la vie de l’auteur, né en Tunisie&#160;et résidant désormais à Anduze, dans les Cévennes.&#160; Ce récit suit le parcours d’Elyas, jeune tunisien francophile rêvant de Paris, de sa littérature et&#160;«&#160;de ses femmes&#160;». D’abord hébergé chez son oncle, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Tout comme&nbsp;<em>L’amour des choses invisibles</em>, également publié aux éditions Grasset, le nouveau roman de&nbsp;<strong>Zied&nbsp;</strong><strong>Bakir</strong><strong>&nbsp;</strong>est très largement inspiré de la vie de l’auteur, né en Tunisie&nbsp;et résidant désormais à Anduze, dans les Cévennes.&nbsp;</p>



<p>Ce récit suit le parcours d’Elyas, jeune tunisien francophile rêvant de Paris, de sa littérature et&nbsp;«&nbsp;de ses femmes&nbsp;». D’abord hébergé chez son oncle, il se retrouve ensuite à la rue, fait un court séjour dans une communauté Emmaüs avant d’être interné dans un hôpital psychiatrique, où il rencontre Adeline, avec qui il vit une brève histoire d’amour. Sorte de Candide moderne,&nbsp;Elyas&nbsp;Z’Beybi, « le solitaire », avance d’échecs en déboires, ne perdant pourtant jamais sa foi naïve dans la langue et la culture françaises.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Shéhérazade et Quasimodo </mark></strong></h3>



<p>Quelque peu haché dans les premiers chapitres, le roman prend au fil des pages de plus en plus d’ampleur et rend hommage à la curiosité d’esprit et, avant tout, à la puissance du récit. Telle Shéhérazade retardant sa mise à mort grâce aux mille et une histoires qu’elle conte au sultan,&nbsp;Elyas&nbsp;se souvient et invente des récits se déroulant dans son pays natal pour échapper au désir semble-t-il effrayant de sa femme. La découverte de la sexualité constitue de fait une des thématiques importantes de ce roman d’apprentissage et est évoquée elle aussi avec humour et autodérision, comme lorsqu’Elyas&nbsp;s’adresse à son « Quasimodo », sobriquet qu’il donne à son sexe.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="288" height="360" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/000000306950_L___JF_PAGA_copie_jpg-5e90e6c5df35a07b557ef01d333d05b2-2025-03-12-16-35-05-160.jpg?resize=288%2C360&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-128923" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/000000306950_L___JF_PAGA_copie_jpg-5e90e6c5df35a07b557ef01d333d05b2-2025-03-12-16-35-05-160.jpg?w=288&amp;ssl=1 288w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/000000306950_L___JF_PAGA_copie_jpg-5e90e6c5df35a07b557ef01d333d05b2-2025-03-12-16-35-05-160.jpg?resize=240%2C300&amp;ssl=1 240w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/000000306950_L___JF_PAGA_copie_jpg-5e90e6c5df35a07b557ef01d333d05b2-2025-03-12-16-35-05-160.jpg?resize=150%2C188&amp;ssl=1 150w" sizes="(max-width: 288px) 100vw, 288px" /></figure>
</div>


<p>Elyas&nbsp;raconte, écoute, écrit, comme ces « <em>notes pour se débarrasser de soi</em> » (« <em>sur le papier, seulement sur le papier</em> », précise-t-il à sa psychiatre inquiète), qui évoquent sa petite enfance et&nbsp;brossent&nbsp;le portrait de ses parents. La narration intègre des références musicales et littéraires disparates, et use fréquemment de l’ironie, montrant l’admiration d’Elyas&nbsp;pour une certaine culture française parfois considérée comme vieillotte par ses ressortissants. Le récit s’achève avant l’événement qui donne son titre au roman, comme si le processus amenant à la possibilité d’une naturalisation avait plus de valeur que cette dernière.&nbsp;</p>



<p>GABRIELLE BONNET</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Naturalisation</em>, de <strong>Zied Bakir</strong><br><a href="https://www.grasset.fr/auteur/zied-bakir/">Grasset</a> – 19,50 €</pre>



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<p></p>
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		<title>Portrait d’un jeune exilé </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 13:41:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Abdoulaye Soumah]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
		<category><![CDATA[Je ne voulais pas partir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le titre du livre, Je ne voulais pas partir, va volontairement à l’encontre des représentations malheureusement répandues de l’exil comme choix motivé par la commodité ou l’argent facile. Le jeune Abdoulaye est contraint de quitter sa ville natale pour des raisons familiales, entrelacées à la situation politique en Guinée&#160;: après la mort soudaine de ses [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le titre du livre, <em>Je ne voulais pas partir</em>, va volontairement à l’encontre des représentations malheureusement répandues de l’exil comme choix motivé par la commodité ou l’argent facile. Le jeune Abdoulaye est contraint de quitter sa ville natale pour des raisons familiales, entrelacées à la situation politique en Guinée&nbsp;: après la mort soudaine de ses parents, son demi-frère, proche du pouvoir en place, menace de l’assassiner.&nbsp;</p>



<p>Le jeune homme raconte le périple qui l’a conduit en France, un peu par hasard, et les multiples drames survenus sur la route&nbsp;: l’épuisant trajet au milieu du désert, les prisons libyennes, la traversée de la Méditerranée à bord d’une embarcation surchargée, les tentatives d’échapper aux garde-côtes financés par l’Union européenne pour repousser les personnes migrantes…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un témoignage salutaire</mark></strong></p>



<p>Cette narration constitue un témoignage poignant d’un parcours qui est malheureusement semblable à celui de beaucoup d’autres, de toutes origines, comme s’en étonne Abdoulaye Soumah. Il mérite d’être lu, partagé, discuté, pour aboutir à une meilleure compréhension de la situation des personnes exilées et à une prise de conscience de la nécessité d’agir. La postface, écrite par l’un des membres de l’association qui a accueilli le jeune homme dans les Cévennes, prend le relais de l’auteur pour évoquer les difficultés administratives et judiciaires auxquelles il a dû faire face des mois durant. Abdoulaye vit et travaille aujourd’hui non loin de Marseille.&nbsp;</p>



<p>GABRIELLE BONNET</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Je ne voulais pas partir</em>, <strong>Abdoulaye Soumah</strong><br><a href="https://www.grasset.fr/livre/je-ne-voulais-pas-partir-9782246838142/">Grasset</a> – 17 €<br>Paru le 15 janvier </pre>



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		<title>Retour au petit pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Aug 2024 07:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Gaël Faye]]></category>
		<category><![CDATA[Grasset]]></category>
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		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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		<category><![CDATA[Rentrée Littéraire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout commence par un mensonge, celui d’un collégien, fils d’une rwandaise et d’un français qui, en 1994, pour expliquer ses difficultés scolaires, prétexte «&#160;la guerre&#160;» en conseil de classe. Mensonge, vraiment&#160;? Ou première rébellion contre le silence familial, et la sidération historique&#160;face au génocide en cours&#160;? Le jacaranda est un arbre flamboyant, aux racines peu [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Tout commence par un mensonge, celui d’un collégien, fils d’une rwandaise et d’un français qui, en 1994, pour expliquer ses difficultés scolaires, prétexte «&nbsp;la guerre&nbsp;» en conseil de classe. Mensonge, vraiment&nbsp;? Ou première rébellion contre le silence familial, et la sidération historique&nbsp;face au génocide en cours&nbsp;?</p>



<p>Le jacaranda est un arbre flamboyant, aux racines peu profondes mais aux ramures élevées, au corps précieux de palissandre. L’arbre chéri de Stella, petite rwandaise née après 94, et qui aidera Milan, adolescent noir en France et blanc à Kigali, à comprendre son histoire, jusqu’aux origines, au traumatisme.&nbsp;</p>



<p>Sans didactisme, au fil de la fiction, l’histoire du génocide apparaît. Le racisme et le fichage anthropométrique des Tutsis et des Hutus par les colons belges ; les pogromes successifs qui ont suivi l’indépendance, et provoqué des exils de masse&nbsp;; les massacres puis les actes génocidaires, racontés très précisément par les survivants&nbsp;; les procès, les cérémonies du souvenir, la cohabitation entre victimes et bourreaux, la lente sortie du traumatisme de ce pays qui transforme en 20 ans ses villes aux orphelinats improvisés et latrines puantes en cités modernes. Et la possibilité, peut-être, d’une résilience commune, face au calme d’un Grand lac.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Réconciliation, justice, mémoire</mark></strong></p>



<p>Gaël Faye, qui vit aujourd’hui à Kigali, ressemble à Milan (comme Kundera) autant que Gabriel de <em>Petit Pays </em>(son précédent roman)<em>, </em>qui racontait une enfance au Rwanda ; entre deux mondes. Il vit aujourd’hui à Kigali mais reste entre deux pays&nbsp;: très allusif sur la responsabilité de la France, il l’est aussi sur la guerre actuelle au Nord-Kivu. Gendre de Dafroza Gauthier, qui a poursuivi les génocidaires réfugiés en France et soutient Paul Kigame, réélu en août pour un 4<sup>e</sup> mandat de Président, le romancier s’inspire du réel pour inventer des personnages puissants. Des hommes, son&nbsp;«&nbsp;frère&nbsp;» Claude, survivant, Sartre, ambigu, Alfred, soldat du FPR qui continue le combat au Congo. Mais des femmes surtout, découvertes au-delà du silence de sa mère&nbsp;: Tante Eusébie qui ressemble à Dafroza Gauthier, sa fille Stella qui produit le travail de mémoire, Rosalie l’ancêtre qui se souvient du royaume ancien, Mamie qui oublie et se tait. Tout est écrit en phrases courtes, énergiques, où les dialogues secs et sans lyrisme laissent place, souvent, à des récits traumatiques qui ne s’attardent pas sur l’émotion. Qui n’en éclate que plus violemment.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Jacaranda</em>, de <strong>Gaël Faye </strong><br>Grasset - 20,90 €<br>Sorti le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 août</mark></pre>
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		<title>Thomas Mann, pas à pages </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 20:42:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Colm Toíbín]]></category>
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<p>Pourquoi consacrer une biographie à un auteur quand sa vie est passionnante au point d’en tirer un roman&nbsp;? Après <em>Le Maître</em>, qui retraçait une période de la vie de l’auteur anglo-saxon Henry James, l’Irlandais <strong>Colm Toíbín</strong> s’attaque à la figure d’un autre écrivain, l’Allemand Thomas Mann. Récit au long cours – dans la période qu’il couvre (1875-1955) comme dans le nombre de pages (608), <em>Le Magicien</em> nous entraîne dans le déclin d’une très riche famille industrielle allemande, à la chute de l’Empire germanique. De la défaite de 1918, à l’échec de la République de Weimar face à la montée du nazisme, jusqu’au partage de l’Allemagne en deux États au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.&nbsp;</p>



<p>Prenant toujours position dans un camp – parfois à contre-courant de la marche du monde – Thomas Mann, pris dans les flots de l’Histoire, est très vite contraint à l’exil puis déchu de sa nationalité. Démarre alors un recul inexorable vers l’ouest, au fur et à mesure que la menace, elle, gagne du terrain. La Suisse, Sanary-sur-Mer, Princeton, Pacific Palissades en Californie les accueillent, lui et sa famille, comme bon nombre d’intellectuels allemands de l’époque. Grâce au suspense et à la tension narrative qu’instille Colm Toíbín, ce qui ne devait être qu’un récit biographique devient progressivement un très efficace thriller politique.</p>



<p>Et d’ouvrir le lecteur à toute une littérature. Plus qu’aux vies du romancier Thomas Mann et des membres de sa famille, qu’à leurs joies et à leurs drames, <em>Le Magicien </em>permet l’accès à la fabrique de l’imaginaire d’un des plus grands auteurs européens du XX<sup>e</sup> siècle, dont l’œuvre sera d’ailleurs couronnée par le prix Nobel, en 1929. Au fil de la lecture, on découvre comment sont nés des chefs-d’œuvre comme <em>Les Buddenbrook</em>, <em>Tonio Kröger</em>, <em>Mort à Venise</em> et <em>La Montagne magique</em>. Pour un livre refermé au bout de 600 pages, ce sont ainsi des dizaines d’autres qui s’ouvrent signés Thomas, Heinrich et Klaus Mann, respectivement son frère et son fils, et d’écrivains plus méconnus aujourd’hui ou dont nous ignorions qu’ils fussent les auteurs des ouvrages cités.</p>



<p>KEVIN BERNARD</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le Magicien </em>de<strong> Colm Toíbín<br></strong>Grasset,&nbsp;26 €</pre>
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		<title>La Belle et le Connard</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Sep 2022 11:20:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[En rayon]]></category>
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<p>Difficile de ne pas parler du nouveau roman de <strong>Virginie Despentes.</strong> <em>Cher connard&nbsp;</em>: dès sa parution, interviews, chroniques et émissions ont déferlé à propos de «&nbsp;l&rsquo;événement littéraire de la rentrée&nbsp;». Les uns l&rsquo;encensent, d&rsquo;autres le descendent en flèche. Despentes laisse rarement indifférent. Roman épistolaire, <em>Cher connard</em> se lit sous la forme d’un échange de lettres entre Rebecca Latté, une actrice célèbre, et Oscar Jayack, un écrivain en passe de le devenir. Commencé sur le ton de l&rsquo;insulte, cet échange va très vite prendre un autre tour, pour se muer en amitié. Car avant de devenir un auteur à succès, Oscar a été le petit frère de Corinne, une amie d&rsquo;enfance de Rebecca. Tous deux viennent de la même région, du même milieu aussi, dans lequel faire des films ou des livres était juste impensable. Leur «&nbsp;dialogue&nbsp;» est régulièrement ponctué par les<em> posts </em>virulents de la blogueuse féministe Zoé Katana (ex-attachée de presse de la maison d&rsquo;édition d&rsquo;Oscar, elle vient, au début du roman, de le «&nbsp;metooïser&nbsp;»). L&rsquo;époque ultra récente circule dans ce texte à trois voix&nbsp;: le confinement, les harcèlements sur les réseaux sociaux, les addictions, l&rsquo;univers des médias, du cinéma et de l&rsquo;édition&#8230; Ces lettres charrient leur pesant de provocations et de diatribes, mais aussi tout un flot d&rsquo;émotions et d&#8217;empathie pour les personnages, même pour celui que Rebecca appelle «&nbsp;cher connard&nbsp;». Un homme, deux femmes&nbsp;; deux trentenaires, une quinqua&nbsp;; trois hétéros. Et finalement, une réflexion aiguë sur le monde tel qu&rsquo;il ne va pas, par trois personnages qui le scrutent sans indulgence, mais pas sans amour.<br>Despentes n&rsquo;est jamais là où on l&rsquo;attend. Alors on lui pardonnera certaines envolées douteuses, quelques (rares) passages virant lourdement à la thèse, pour ne garder que ce qu&rsquo;on aime chez elle depuis le début&nbsp;: sa façon de ne jamais être dans les clous, sa sincérité radicale et souvent à contre-courant, son sens aigu de la formule-choc, son style parfois <em>trash </em>et si drôle, sa capacité inentamée à la révolte, sa recherche perpétuelle de l&rsquo;émancipation&#8230; Pour ses personnages comme pour elle sans doute.</p>



<p>FRED ROBERT</p>



<p></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Cher connard</em>, <strong>Virginie Despentes</strong>
Éditions Grasset
22 €
Des extraits de <em>Cher connard</em> seront lus par <strong>Anna Mouglalis</strong>, lors des prochaines <em>Correspondances de Manosque</em>, du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 au 25 septembre</mark>.</pre>
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