<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Gravité - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/gravite/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/gravite/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Tue, 23 Jan 2024 10:32:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Gravité - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/gravite/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Preljocaj abolit les lois de la gravité</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/preljocaj-abolit-les-lois-de-la-gravite/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=preljocaj-abolit-les-lois-de-la-gravite</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/preljocaj-abolit-les-lois-de-la-gravite/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2024 10:31:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Angelin Preljocaj]]></category>
		<category><![CDATA[Béziers]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Gravité]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Scène de Bayssan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=122386</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au carrefour d&#8217;une grammaire classique astucieusement contournée et de tracés audacieusement contemporains, Gravité, créé en 2018 au Théâtre National Populaire (TNP) dans le cadre de la Biennale de Lyon, connaît depuis un succès sans démenti, à l’instar de pièces pourtant tenues pour moins expérimentales – Blanche-Neige ou encore le plus récent Lac des cygnes, affichant [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/preljocaj-abolit-les-lois-de-la-gravite/">Preljocaj abolit les lois de la gravité</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Au carrefour d&rsquo;une grammaire classique astucieusement contournée et de tracés audacieusement contemporains, <em>Gravité,</em> créé en 2018 au Théâtre National Populaire (TNP) dans le cadre de la Biennale de Lyon, connaît depuis un succès sans démenti, à l’instar de pièces pourtant tenues pour moins expérimentales – <em>Blanche-Neige </em>ou encore le plus récent <em>Lac des cygnes</em>, affichant régulièrement complet. Un succès dû, entre autres, à une réception critique particulièrement enthousiaste, mais aussi au plaisir renouvelé de ses interprètes et du chorégraphe à la reparcourir. <em>Gravité </em>ne manque en effet ni d&rsquo;audace ni de créativité. L’opus, non content de questionner les lois de la pesanteur en mettant à profit la force physique et expressive de ses interprètes, s’intéresse avant tout aux liens qui se nouent entre eux. Et nous plonge avec une réelle ferveur dans les profondeurs mystérieuses de l&rsquo;attraction, obsession récurrente chez le chorégraphe et entrevue de nouveau, entre autres, dans <em>Deleuze/Hendrix </em>ou <em>Torpeur.</em> Une expérience sensorielle qui trouve sa quintessence dans la virtuosité de danseurs rattachés à la pièce depuis déjà quelques années.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ici, le temps (musical) devient espace</mark></strong></p>



<p>Dès les premières notes de la bande son, où se conjuguent les compositions intemporelles de Bach, Xenakis, Chostakovich, et Ravel avec les rythmes hypnotiques de Philip Glass, Daft Punk, et les expérimentations sonores avant-gardistes du fidèle collectif 79D, le rideau s&rsquo;ouvre sur une scène où des corps semblent gésir au sol, en apesanteur apparente. Cet initial tableau statique se transforme au gré des décharges successives de mouvements, dévoilant une chorégraphie où une grâce presque irréelle cohabite harmonieusement avec des furies collectives, et parfois même guerrières. Comme souvent chez Preljocaj, c’est entre hommes et femmes que se noue le dialogue le plus intéressant,  caractérisé par une identité partagée mais décalée, et trouvant son équilibre dans la partition complexe de Bach et le canon cancrizans de <em>L&rsquo;Offrande Musicale</em>. Loin des conflits larvés puis outrés agitant la foule des <em>Noces</em>, <em>Gravité </em>marque un tournant dans la représentation des genres par le chorégraphe. Les duos se succèdent dans une ronde infinie, explorant avec fluidité différentes polarités, notamment dans des portés où la légèreté se marie à la densité de l&rsquo;espace, créant des tableaux d&rsquo;une beauté envoûtante.</p>



<p>La chorégraphie, organique et contrapuntique dans son fonctionnement interne, ne se contente pas de juxtaposer des gestes&nbsp;: elle façonne les différents macrocosmes mis en scène en confrontant les mouvements à la légèreté d&rsquo;un moment et à la densité d&rsquo;un autre. Ces variations subtiles sur le temps et le rythme, magnifiées par la lumière délicatement mouvante d&rsquo; <strong>Eric Soyer</strong>, guident avec une élégance infinie la progression de l&rsquo;action, plongeant le spectateur dans un univers où chaque instant peut s’élargir de façon insoupçonnée.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Harmonie des corps</mark></strong></p>



<p>Car c’est bien une harmonie, loin de la contagion ou de l&#8217;emprise, qui unit les danseurs. Les échanges sur scène ne sont pas des jeux d&rsquo;influence. Les duos procèdent d’une dynamique d’échange d’un partenaire à l’autre, d’un dispositif au suivant&nbsp;: elles s’essaient à différentes polarités, notamment dans les portés. On n’efface ainsi pas l’un au profit de l’autre. L&rsquo;exemple saisissant des deux danseurs propulsant leurs créatures, deux danseuses affublées de casques de moto, révèle une symbiose artistique où les auxiliaires ne sont pas de simples pygmalions, mais des facilitateurs des mouvements surnaturels que les créatures incarnent.</p>



<p>Ces jeux sur le temps et le rythme accompagnent la progression de l’action, jusqu’à ce cercle organique qui retentit au son du <em>Boléro </em>de Ravel, à la fois inquiétant et étonnant de lyrisme, fin parfaite et pourtant différée d’un spectacle jouant habilement sur l’attente.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Gravité </em>d’Angelin Preljocaj<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 janvier</mark><br><strong>Scène de Bayssan</strong>, Béziers</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/preljocaj-abolit-les-lois-de-la-gravite/">Preljocaj abolit les lois de la gravité</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/preljocaj-abolit-les-lois-de-la-gravite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">122386</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
