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	<title>Archives des guerre d’Algérie - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des guerre d’Algérie - Journal Zebuline</title>
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		<title>Mon grand-père, ce harki</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 09:41:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Accords d’Evian en 1962 actent la fin de la Guerre d’Algérie. Pendant les huit années du conflit, quelque 200 000 Algériens se sont ralliés pour des raisons diverses à l’armée française – patriotisme hérité de la guerre de 14-18, rivalités entre les clans familiaux, vengeance, pauvreté, lassitude face aux excès du FLN&#160;: ce sont [&#8230;]</p>
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<p>Les Accords d’Evian en 1962 actent la fin de la Guerre d’Algérie. Pendant les huit années du conflit, quelque 200 000 Algériens se sont ralliés pour des raisons diverses à l’armée française – patriotisme hérité de la guerre de 14-18, rivalités entre les clans familiaux, vengeance, pauvreté, lassitude face aux excès du FLN&nbsp;: ce sont les harkis. Abandonnés par l’armée, désarmés, ils sont livrés aux représailles et aux massacres des vainqueurs. Seuls 60 000 d’entre eux pourront s’embarquer pour la France à côté des pieds noirs. Transférés dans des camps enclos de barbelés et surveillés par des miradors, privés d’école publique pour leurs enfants, de soins médicaux, soumis au mauvais vouloir de l’administration, ils ont connu l’horreur. Quand, des années plus tard, leurs conditions se sont améliorées, ils n’en ont plus parlé. Pour Sarah, petite-fille de harkis, qui vient de devenir mère, ce secret de famille est insupportable. Comme si la continuité vers le futur de son enfant ne pouvait se faire sans crever cet abcès-là.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">«&nbsp;Une et indivisible&nbsp;»</mark></strong></p>



<p>Journaliste d’investigation, avec douceur et opiniâtreté, elle entreprend contre l’avis de son père et de sa grand-mère, un retour sur les lieux du crime. Ce lieu c’est Bias, en Lot-et-Garonne, le camp de «&nbsp;transit&nbsp;» où ses grands-parents ont vécu 15 ans et où leurs anciens voisins et amis demeurent encore. À son nez, les portes se ferment. Personne ne veut raviver les plaies. Ni ceux qui ont vécu les traumatismes et l’indignité, ni parfois leurs descendants qui craignent qu’on sache que leurs pères et grands-pères ont été des «&nbsp;traîtres&nbsp;» à leur pays, et veulent les protéger. Il y a aussi la honte, paradoxale de ceux qu’on a traités honteusement. Sarah doute. Et s’ils avaient raison&nbsp;? Pourquoi en parler&nbsp;? Pourquoi convoquer ces souvenirs douloureux&nbsp;?</p>



<p>Puis peu à peu, les maisons s’ouvrent avec les mémoires. Il y a les anciens qui racontent en rigolant leurs 400 coups de jeunes hommes, mais disent aussi les paillasses infestées de punaises, les meurtres, les fous et les rebelles qu’on enfermait dans une maison au milieu du camp. La mise à l’écart de la République pourtant «&nbsp;une et indivisible&nbsp;», qui voulait oublier ceux qui l’avaient servie, et leurs enfants.</p>



<p>Montage d’archives nationales et personnelles, témoignages autour d’un thé. Les albums photos se feuillettent. On se souvient de la Kabylie, d’un paradis perdu, de ses voisins d’infortune. Sarah cherche à comprendre les motivations du ralliement à la France de chacun. On parle de guerre civile, de jalousie paysanne, de dénonciations intéressées, d’une fille pendue par le FLN parce que des soldats français l’avaient ramenée en voiture, de manipulations pour dresser les gens les uns contre les autres. Les larmes coulent, mais ça fait du bien. Et ceux qui étaient réticents au projet remercient Sarah dont la démarche trouve une justification, qui dépasse sa motivation personnelle initiale. Pour n’en plus parler, il faut avoir dit.</p>



<p>Le 20 septembre 2021, le président Macron demandait pardon pour la nation aux harkis appelant à «&nbsp;<em>panser les plaies&nbsp;</em>» qui doivent être «&nbsp;<em>fermées par des paroles de vérité, gestes de mémoire et actes de justice</em>&nbsp;».</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>N’en parlons plus</em> de Cécile Khindria et Vittorio Moroni a été présenté le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 décembre</mark> à la bibliothèque de l’Alcazar, Marseille dans le cadre du <em>Primed</em>. </pre>



<p>Le film est disponible sur France 24 : https://f24.my/9zBI</p>



<p></p>
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		<title>Souvenir d’un meurtre de masse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Nov 2023 08:48:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les faits sont simples. Alors que la Guerre d’Algérie, qui ne portait pas encore ce nom, s’acheminait clairement vers la fin de la colonisation et l’Indépendance, 30 000 «&nbsp;Français musulmans d’Algérie&nbsp;» se donnent rendez-vous sur les bords de Seine pour défiler silencieusement, contre le couvre-feu que le gouvernement vient de décréter pour eux seuls. La manifestation est interdite, elle avance pacifiquement, la police tire, encercle, nasse, jette à l’eau ceux qui ne savent pas nager et entrave les autres. Torture, mutile, secondée par des harkis appelés pour les faire parler.</p>



<p>Le bilan est inédit dans la répression d’une manifestation en France : 120 morts officiellement, sans doute plus de 200 puisqu’ils n’ont pas été dénombrés. Le plus sidérant étant sans doute la chappe de plomb qui a pesé sur ce crime d’État. Maurice Papon – qui reste à ce jour seul haut fonctionnaire français à avoir été condamné pour crime contre l’humanité pour son rôle actif dans la déportation des juifs durant l’Occupation – déclarait le 18 octobre 1961 « <em>le pire a été évité </em>» et « <em>la bataille de Paris est gagnée</em> ». Les journaux se taisent, <em>Le Figaro</em> parle de deux morts et de « <em>blessés parmi les services d’ordre</em> », <em>Le Parisien</em> parle de « <em>manifestations violentes </em>» où les « <em>commandos</em> » ont pour consigne de charger la police… </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><em>« Je recommande très vivement aux Français musulmans d&rsquo;Algérie, de la façon la plus pressante de ne pas sortir entre 20h30 et 5 heures, leurs cafés étant fermés dès 19h30. »</em> </p><cite>Maurice Papon, Préfet de Police de Paris, 4 octobre 1961</cite></blockquote></figure>
</blockquote>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sables mouvants de l’histoire</mark></strong></p>



<p>Il faudra quarante ans pour que les archives s’ouvrent, qu’un travail réel d’historien et de recueil de témoignages puisse avoir lieu, que le rôle des harkis qui suppléaient aussi la police française soit établi.</p>



<p>Pour témoigner de cette histoire <strong>Louise Vignaud</strong> met en scène un texte qu’elle a coécrit avec <strong>Myriam Boudenia</strong>, mais qui ne relève pas du théâtre documentaire. Si les deux autrices s’appuient sur des personnages réels, une adolescente noyée et déclarée suicidée, un vieux travailleur algérien, ce sont des histoires qu’elles veulent construire, pour faire éprouver la terreur, la révolte, l’effacement, le silence, les bégaiements de l’histoire. Charonne un an plus tard toujours réprimé par Papon, le sable radioactif du Sahara après les essais nucléaires de 1960, la pluie qui efface les graffitis – «&nbsp;Ici on noie les Algériens&nbsp;» –, le sable qui remonte, parfois, depuis le désert saharien.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Nuit d’Octobre </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 29 octobre au 3 décembre<br></mark>La Criée, théâtre national de Marseille<br>Dans le cadre de la programmation du Gymnase hors les murs.</pre>
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		<title>Harkis, des vies à réparer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2022 09:58:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[guerre d’Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Région Sud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les commémorations du 60e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie sont plurielles. La Région Sud apporte sa pierre au devoir de mémoire en poursuivant le travail de reconnaissance entrepris pour rappeler le sort des Harkis. La collectivité a imaginé une exposition itinérante sur les hameaux de forestage en Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans lesquels ont [&#8230;]</p>
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<p>Les commémorations du 60<sup>e</sup> anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie sont plurielles. La Région Sud apporte sa pierre au devoir de mémoire en poursuivant le travail de reconnaissance entrepris pour rappeler le sort des Harkis. La collectivité a imaginé une exposition itinérante sur les hameaux de forestage en Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans lesquels ont été installées les familles algériennes ayant quitté leur terre natale à l’instar des Pieds-noirs. Les hameaux de forestage, également appelés hameaux forestiers, ont été construits à partir d’août 1962 pour loger, pour ne pas dire parquer, les familles dont les pères ont été employés, pour ne pas dire exploités, pour des travaux de reboisement et d’aménagement des forêts domaniales, après les grands incendies qui eurent lieu en Provence. «&nbsp;<em>La Région Sud doit beaucoup aux harkis </em>[Ils ont]<em> travaillé pour le bien commun mais les conditions de vie qui </em>[leur]<em> ont été réservées ont été indignes d’une grande nation comme la France. Il faut encore et toujours le rappeler&nbsp;</em>», souligne le président Renaud Muselier. Constituée d’une trentaine de panneaux mêlant textes, images d’archives et photographies d’enquête, l’exposition reconstitue le parcours des exilés de leur arrivée en France jusqu’à leur installation dans lesdits hameaux et montrent l’ampleur des travaux que ces hommes y ont réalisé. Des QR codes renvoient également à des témoignages audios ou au documentaire <em>Filles de Harkis</em>, réalisé par Lucie Boudaud.<br>LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les hameaux de forestage de harkis en Provence-Alpes-Côte d'Azur</em></strong>
En itinérance dans la Région Sud
<a href="http://maregionsud.fr">maregionsud.fr</a></pre>
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