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	<title>Archives des Guid - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Guid - Journal Zebuline</title>
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		<title>Les Déviantes sont à l’œuvre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Isabelle Rainaldi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 09:10:15 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce 22 aavril, la scène alternative s’est donnée rendez-vous à Belsunce, pour la première soirée d’un festival qui allait en embraser deux autres. Pour ouvrir les festivités, c’est la <strong>Famille Mutantes</strong> et ses artistes invitée·és qui ont été convié·es. La notion de famille irrigue l’ensemble de la soirée. Famille choisie, famille queer, famille éclatée : les interprètes en déconstruisent les contours à coups de performances radicales et d’humour acéré. Ce sont d’abord les sitcoms américaines qui en prennent pour leur grade, dans une parodie jubilatoire. La Famille Mutantes – <strong>Anzar Anzar</strong>, <strong>Ash</strong>, <strong>Marie Rose Cheddar</strong>, <strong>Novembre</strong> et <strong>Patti La Boule</strong> – livre un lip-sync aussi millimétré que déchaîné. Autour d’une dinde de Thanksgiving, les stéréotypes explosent dans un éclat de rire collectif : la satire tourne au jeu de massacre libérateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les performances invitées prennent ensuite le relais. Le playback s’invite à nouveau avec une relecture du culte <em>The Rocky Horror Picture Show</em> par <strong>Vesper Void</strong>. <strong>Nicky la Merguez</strong> propose des numéros à la fois énergiques et émouvants, évoquant l’absence du père avec un remix de <em>Papaoutai</em> de Stromae, puis convoquant la figure de George Michael à travers <em>Freedom</em> pour célébrer la puissance de la famille choisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> <strong>Alcaline Cheval</strong> livre, quant à elle, deux propositions d’une précision redoutable, entre poésie et politique, autour d’un parcours de PMA. Corps engagé, parole incarnée, l’artiste transforme l’intime en manifeste. Moment culminant de la soirée : une performance sidérante sur la congélation des ovocytes et le droit des personnes trans à fonder une famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Magie du mix</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>GUI</strong>, de son côté, développe un univers punk et DIY, peuplé de figures hybrides, créatures à mi-chemin entre Ziggy Stardust et fantômes d’opéra, dans une esthétique aussi déjantée que maîtrisée. <strong>Marilyn Monvier</strong> pousse la caricature de la défunte BB jusqu’à l’absurde, gonflée à l’hélium en icône pop déglinguée. Plus loin, l’artiste fait surgir une prière punk, quelque part entre Johnny Cash remixé et les fulgurances contestataires de Pussy Riot : une collision sonore et politique qui secoue la salle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, la famille est tout sauf un refuge figé : elle devient champ de bataille, terrain de jeu, parfois « <em>sac de pierres</em> » que l’on traîne ou que l’on réinvente. Dans cette énergie collective, les Déviantes affirment une conviction essentielle : la norme est une matière première à déconstruire pour mieux la réenchanter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux soirées suivantes ont vu surgir les créatures du Cabaret Jean Moulin Rouge, dont le répertoire dénonce les normes d’une société capitaliste, patriarcale et hétéronormée, puis <em>Le Cercle des Lopettes Disparues</em>, un cabaret artisanal, burlesque et résolument engagé.</p>



<pre class="wp-block-verse">ISABELLE RAINALDI<br><br>Les Déviantes s’est tenu du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 au 24 avril </mark>au Théâtre de l’Œuvre, Marseille.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/critiques/on-y-etait/">On y était</a></p>
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		<title>Une 5e saison ouvre l’automne à Aix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Sep 2022 11:57:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre du Centaure]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Épousant le rythme des solstices et des équinoxes, Une 5e Saison, Biennale d’art et de culture continue d’affirmer et d’affiner la qualité de sa démarche. La source en était vive, inspirée d’Albucius, le personnage central du roman éponyme de Pascal Quignard (publié en 1990), et de ses termes pour le moins énigmatiques à propos de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Épousant le rythme des solstices et des équinoxes, <strong><em>Une 5</em></strong><strong><em><sup>e</sup></em></strong><strong><em> Saison, Biennale d’art et de culture</em></strong> continue d’affirmer et d’affiner la qualité de sa démarche. La source en était vive, inspirée d’Albucius, le personnage central du roman éponyme de Pascal Quignard (publié en 1990), et de ses termes pour le moins énigmatiques à propos de ce qu’il définit comme une «&nbsp;<em>cinquième saison</em>&nbsp;»&nbsp;: «&nbsp;<em>il y a quelque chose qui n’appartient pas à l’ordre du temps et qui pourtant revient chaque année, comme l’automne ou l’hiver, comme le printemps ou l’été. Quelque chose qui a ses fruits, et qui a sa lumière&nbsp;</em>»… Citons encore Quignard&nbsp;: «&nbsp;<em>lorsque Albucius dit “il y a une cinquième saison du langage“ il renvoie à cette véritable “avant-saison“ qui fait son apparition pendant toute la vie, encore de façon furtive, saison qui visiterait les activités du jour, les sentiments et le sommeil par le biais des songes et des récits auxquels ils aboutissent dans cette espèce de souvenir verbal qu’on retient d’eux, en lui ôtant toute luminescence et toute fièvre… (…) Toutefois, cette surprenante cinquième saison inventée par Albucius ne concerne pas seulement l’avant saison infante ou primaire qui erre en nous&nbsp;: elle est le passé même en nous, “saison qui est en nous-mêmes l’inaltérable Antique (…). Inaltérable fondation de nous-mêmes dans les ruines du non-langage en nous (…). Éternelle narration (…). Piétinante narration“ </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne tergiversons plus&nbsp;et ne nous laissons pas effrayer par la multiplicité des références littéraires possibles&nbsp;! <em>Une 5<sup>e</sup> Saison</em> décline à l’occasion de l’équinoxe de septembre (du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 septembre au 9 octobre</mark>) plus de cinquante propositions (certaines ont changé de jour et d’horaire, pensez à vérifier sur le site de cette manifestation) et un temps fort cette fin de semaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un siège bien placé&nbsp;</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne ratez pas <em>Aix 100 flammes</em>&nbsp;! La compagnie <strong>Carabosse</strong>, invitée par Les Théâtres, orchestre à la tombée de la nuit (le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17</mark>) une promenade enchantée au cœur de la ville d’Aix-en-Provence. Toutes les lumières publiques, sans compter celles des restaurants et bars, seront éteintes afin de laisser opérer la magie des centaines de flammes nées de divers supports, mêlées en architectures poétiques qui vont accorder à la ville un charme nouveau et prenant. La soirée s’achève au Grand Théâtre avec le <strong>Théâtre du Centaure</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le même jour, l’amphithéâtre de la Manufacture évoque une page d’histoire en un spectacle théâtral et musical bilingue (français/occitan), <em>La revanche de Muret</em> par l’ensemble de<strong> L’Entrebescar</strong>. Nous est raconté sur un mode lyrique et burlesque le siège de Beaucaire où émergent les figures de Raymond VII de Toulouse, Pierre Raymond de Rabastens, le grand Bernard Délicieux, dit l’Agitateur du Languedoc…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cirque et la danse animent de leurs géométries élancées, vertigineuses, étonnantes, grâce au <strong>Ciam</strong> et au <strong>Guid</strong> du Ballet Preljocaj, tandis que le Pavillon Noir, ouvert aux visites offre sa scène à <em>Barouf </em>de <strong>Jean-Charles Gil</strong> (deux danseurs s’affrontent sous le regard du DJ <strong>Spiky The Machiniste</strong>), le dimanche. Et au Pavillon de Vendôme, <strong>Margo Darbois</strong> se livre à un numéro d’équilibriste sur les mains suivi d’un numéro à la barre russe par la <strong>Compagnie Moi &amp; les autres</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/2.Barouf-de-Jean-Charles-Gil%C2%A9Julien-Hug.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116557" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/2.Barouf-de-Jean-Charles-Gil%C2%A9Julien-Hug.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/2.Barouf-de-Jean-Charles-Gil%C2%A9Julien-Hug.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/2.Barouf-de-Jean-Charles-Gil%C2%A9Julien-Hug.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/2.Barouf-de-Jean-Charles-Gil%C2%A9Julien-Hug.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Barouf de Jean-Charles Gil © Julien Hug</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’église de la Madeleine abrite l’installation époustouflante de <strong>Luke Jerram</strong> qui amène une lune énorme à la lueur de laquelle les rêvent se dessinent&nbsp;: <em>Museum of the Moon</em> s’appuie sur des images de la Nasa de la surface lunaire reproduite en une structure de sept mètres de diamètre, éclairée de l’intérieur et environnée d’une création musicale du compositeur Dan Jones.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Nō limit</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Japon s’immisce dans la fête comme les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 et 25 septembre</mark>, dans le parc Saint-Mitre et son incroyable théâtre nō, avec musique, littérature, illustrations mais aussi cuisine. Ou grâce à l’artiste jongleur <strong>Hisashi Watanabe</strong> (le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 septembre</mark> à 18h), proposé par le Ciam, sur l’avenue Mozart avec <em>Inverted Tree</em>, spectacle inspiré des croyances et coutumes japonaises&nbsp;: les balles semblent être animées d’une vie propre, c’est tout simplement magique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition <em>Famille(s)-Phot’Aix</em> (programmée par la Fontaine Obscure) vous attend aussi. Véritable page d’histoire avec ses témoignages émouvants et drôles, aux archives Michel-Vovelle. Le musée des Tapisseries ouvre ses portes, en lien avec l’exposition Etel Adnan, au <strong>Duo</strong> <strong>Keynoad </strong>(<strong>Ameylia Saad</strong> et <strong>Christian Fromentin</strong>) qui fusionne les musiques de l’Europe, du Proche-Orient et de la Réunion. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On nous dit qu’il faut parfois changer de point de vue pour mieux comprendre notre environnement, <strong>Johannes Bellinkx</strong> prend le propos au pied de la lettre et prépare une déambulation sonore baptisée <em>Reverse </em>au départ de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence… à reculons&nbsp;! L’inattendu fleurit alors dans les lieux que l’on croyait connaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, et en passant sous silence moult propositions alléchantes (<a href="https://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/programme_du_week-end_d_ouverture_de_la_biennale.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rendez-vous sur le site</a>), n’oublions pas le jeu, phase essentielle de nos constructions. <em>Street Aix Project</em> et <em>Les Instants Ludiques</em> initient un projet participatif destiné au jeune public (à partir de dix ans). Les groupes d’enfants vont peindre un jeu dans l’espace urbain aux côtés d’un artiste qui les accompagnera dans la réalisation. L’art devient ici une respiration naturelle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Une 5<sup>e</sup> saison (d’automne)</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 17 septembre au 9 octobre</mark>
Divers lieux, Aix-en-Provence
<a href="http://aixenprovence.fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">aixenprovence.fr</a>&nbsp;</pre>
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