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	<title>Archives des handicap - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des handicap - Journal Zebuline</title>
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		<title>Caravane, la liberté en Italie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La mer, reflets de la lumière du soleil, des vagues. Une voix qui murmure&nbsp;: «&nbsp;<em>Ne t’inquiète pas&nbsp;! Ça va être très bien, David. Tu vas voir la mer, le sable, des mouettes&nbsp;!</em>&nbsp;»&nbsp; Des mains entrelacées. Ce sont celles d’une mère et de&nbsp; son fils,&nbsp; Ester et David, un adolescent trisomique et autiste. Ils sont en Italie, invités par une amie dans la grande maison où elle vit avec son mari et leurs deux enfants.&nbsp; . Mais quand David a saccagé leur salon, effrayant les deux fillettes, Ester et son fils doivent aller dormir dans le camping car du couple. Ayant surpris une conversation lui révélant que ses amis ont pitié d’elle et ne savent comment l’aider, elle décide de partir avec le camping car vers le Sud. Moments de complicité heureuse, dans la caravane, douche céleste dos à dos, courses au super marché, rythmées par la chanson de Dusty Springfield, <em>I only be with you</em>. La rencontre avec une jeune femme aux cheveux roses va tout changer. En panne&nbsp; de voiture, laissant ses deux copains elle demande à Ester de l’embarquer. C’est Zuza, tchèque comme elle, libre et pleine de vie. .</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Être au monde</mark></strong></p>



<p>Commence alors pour ce trio, un road movie, sur les routes italiennes du nord au sud, vers la Calabre. Road movie intime aussi pour Ester qui semble s’alléger un peu de son poids de mère&nbsp;; Zuza lui offre une sorte de respiration, par ce qu’elle est, une nomade, qui ne porte aucun jugement, qui accepte David comme il est. <em>Voglio l’estate</em> chante Daniele Benati.&nbsp; Ensemble, ils dansent, se baignent s’installent sur une plage privée, cueille des raisins qu’ils dégustent allongés sur la plage. C’est cette liberté que filme <strong>Zuzana Kirchnerova</strong>. Peu de mots, des gestes, des regards. David ne parle pas, il touche, frôle. Ses mains sont souvent filmées en gros plan, caressant la peau de sa mère, les cheveux de Zuza. La cinéaste nous offre un&nbsp; film très sensuel, tactile, à l’image de ce&nbsp; jeune adolescent, pas comme les autres, qui découvre&nbsp; son corps, celui des autres,&nbsp; l’amour. Elle nous fait partager les moments où Ester retrouve le désir, oubliant un instant son fils, ses crises de colère ou d’angoisse.&nbsp; C’est à travers les sons, la lumière, les mouvements que David perçoit le monde&nbsp;; les directrices de la photo, <strong>Simona Weisslechner</strong> et <strong>Denisa Buranová</strong> ont réussi à nous le rendre perceptible par les reflets, les lens flare, les images floues, les gros plans sur les yeux, sur la peau, sur les mains qui caressent, qui consolent, qui tiennent un outil, qui découvrent le monde.</p>



<p> <strong>Aňa Geislerovà</strong> incarne avec subtilité cette mère courage et Juliana Brutovská avec énergie et conviction cette femme qui vit dans l’instant. Pour jouer David,&nbsp; <strong>David Vodstrcil</strong>, que&nbsp; <strong>Zuzana Kirchnerova </strong>a choisi après avoir vu 150 garçons, venant de République Tchèque et de Slovaquie. <em>«&nbsp; Dès le début, nous savions que nous voulions trouver un garçon qui soit mentalement handicapé. Je ne voulais absolument pas que quelqu’un fasse semblant d’avoir un handicap mental, car pour moi ce serait un tout autre film.&nbsp;»</em></p>



<p>Dédié à David et Vaclav, <em>Caravane</em> est un film qui laisse des traces.&nbsp; Un film inspiré à la cinéaste par sa propre histoire «&nbsp;<em>J’ai un enfant handicapé, et c’est à partir de cette expérience que tout s’est forgé. Je voulais montrer ce que signifie&nbsp; être au monde différemment&nbsp;»</em></p>



<p>C’est réussi<em>&nbsp;! «&nbsp;Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers, Picoté par les blés, fouler l’herbe menue &nbsp;&nbsp;Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue&nbsp;» </em>écrivait Rimbaud</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><em>Caravane</em> en salles le</strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> <strong>22 avril</strong></mark></p>



<p></p>
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		<title>S&#8217;écouter et s&#8217;entendre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 09:59:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ébats d’enfants dans l’eau, courses à travers champs&#160;: des vidéos de vacances en famille ouvrent le film. Puis on embarque dans une voiture. Une forêt file vers la montagne. D’autres images surgies du passé parasitent ce présent-là sans qu’on puisse les relier immédiatement au couple et à l’enfant qui sont dans l’habitacle. La mère parle [&#8230;]</p>
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<p>Ébats d’enfants dans l’eau, courses à travers champs&nbsp;: des vidéos de vacances en famille ouvrent le film. Puis on embarque dans une voiture. Une forêt file vers la montagne. D’autres images surgies du passé parasitent ce présent-là sans qu’on puisse les relier immédiatement au couple et à l’enfant qui sont dans l’habitacle. La mère parle «&nbsp;drôlement&nbsp;». On comprend qu’elle est sourde «&nbsp;oralisante&nbsp;». «&nbsp;<em>Elle entend pas la moto</em>&nbsp;» comme dira le garçonnet.</p>



<p>On met un moment à réaliser qu’on est dans un documentaire, que ces gens ne jouent pas un rôle. Manon, son mari et leur fils Matteo se rendent dans le chalet des parents de Manon&nbsp;: Laurent et Sylvie, qui les attendent avec impatience. C’est le premier été de Matteo dans ce chalet de Haute-Savoie. Déjà, on l’inscrit dans l’histoire familiale en marquant sa taille sur un pilier de bois, témoin-totem de sa croissance, d’un été sur l’autre.</p>



<p>Barbara, la sœur de Manon ne viendra pas. Et on devine très vite que tous ont vécu un drame dont aucun n’est sorti indemne. Maxime, le frère cadet, sourd lui aussi, est mort, quelques années auparavant. Une célébration est prévue en son honneur en cet été paradisiaque&nbsp;: &nbsp;gravir la montagne, faire corps et pacte, là-haut, pour lui, pour eux. &nbsp;</p>



<p>On va de l’avant. Manon aura un autre enfant. Laurent est sorti d’une thérapie. Il construit un mur avec son petit-fils. Le passé est là, au même titre que le présent mais jamais ne le tire vers l’arrière. Dans les films anciens, Manon est tour à tour enfant, jeune fille, femme. Sur les clichés des albums, Matteo ressemble à Maxime. Manon à sa mère. On ne sait plus parfois qui est qui. Les absents, Barbara et Maxime existent à l’écran. Les enregistrements archivés et les nouvelles images tournées par la réalisatrice cohabitent et pactisent.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>« Miroir grossissant »</strong></mark></p>



<p>Aucun commentaire, aucune interview ne sont nécessaires pour reconstituer le parcours de cette famille. On comprend comment les handicaps de Manon puis de Maxime ont été vécus par les autres et par eux. On imagine les épreuves de chacun&nbsp;: l’opération de l’un, puis de l’autre, les difficultés de supporter l’implant, l’isolement dans le groupe, l’absence de prise en charge par l’Éducation nationale, les traumatismes, le découragement, les colères quand le rêve de gymnaste de Manon se casse. On pense à la douleur de Barbara, celle qui ne partage pas la surdité de ses sœur et frère – devenue sans hasard, orthophoniste. On écoute les doutes des parents sur leurs choix. Les confidences sont nombreuses dans ce film, intégrant le langage des signes et les oralisations des malentendants. Parfois Manon ôte sa prothèse auditive et nous laisse dans le silence. Comme en apnée. La femme forte, sportive, combative, douée pour le bonheur s’autorise le break.</p>



<p>Dominique Fischbach a rencontré la solaire Manon voilà vingt-cinq ans, alors qu’elle travaillait sur la fameuse série documentaire Strip-tease. Avec sa caméra, elle a accompagné l’évolution de sa famille. Le temps est un facteur essentiel pour ce type de documentaire. Il permet la mise en perspective, la confiance et la mise à nu.</p>



<p>On pourrait croire que l’intimité de ces gens-là ne nous concerne pas. Mais si leur histoire nous bouleverse tant, c’est bien parce qu’elle universelle. «&nbsp;<em>Le handicap</em>, dit la réalisatrice, est <em>un miroir grossissant</em>. <em>Bien sûr je veux que le film soit utile sur la surdité et l’inclusion</em> <em>mais c’est avant tout un film sur la parole</em>.&nbsp;» Il s’agit de s’écouter et de s’entendre par tous les moyens. Toujours.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><br></mark><em>Elle</em> <em>entend pas la moto</em> de Dominique Fischbach</p>



<p>En salle le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 décembre</mark></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Toutes les salles qui sortiront le film à partir du 10 décembre le sortiront en français sous-titré en français et certaines pourront proposer aussi &#8211; à la demande &#8211; la version sous-titrée SME ou bien la version en audio-description.</em></mark></p>
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		<title>Direction l’Espagne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 09:01:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Maël Piriou est d’abord un écrivain, de pièces de théâtre, de scenarios. Il a également fait une quinzaine de making of, ce qui lui a donné envie de se lancer dans la réalisation. Aussi accepte-t-il la proposition du producteur Vincent Roget&#160;: faire le remake d’un film flamand, écrit à partir d’un documentaire anglais sur Asta [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Maël Piriou</strong> est d’abord un écrivain, de pièces de théâtre, de scenarios. Il a également fait une quinzaine de <em>making of</em>, ce qui lui a donné envie de se lancer dans la réalisation. Aussi accepte-t-il la proposition du producteur <strong>Vincent Roget</strong>&nbsp;: faire le remake d’un film flamand, écrit à partir d’un documentaire anglais sur Asta Philpot, <em>Hasta la Vista </em>de Geoffrey Enthoven: trois jeunes d’une vingtaine d’années, handicapés, aimant le vin et les femmes se décident à aller en Espagne en voiture perdre leur virginité dans un bordel qui offre des services adaptés.</p>



<p>Mais il ne va pas faire vraiment un remake&nbsp;: il va conserver la camionnette, le but du voyage et la maladie d’un des personnages. Il aime écrire et c’est à partir de l’acteur <strong>Grégory Gadebois</strong> qu’il construit un des personnages, Lucas, qui va permettre à deux jeunes trentenaires, Mélanie (<strong>Julia Piaton</strong>) et Benjamin (<strong>Quentin Dolmaire</strong>) d’entreprendre ce voyage vers le «<em>&nbsp;bordel inclusif&nbsp;</em>»<em>.</em><em></em></p>



<p>Le film commence à l’hôpital où une jeune femme passe un scanner dont les résultats ne sont pas très positifs. Mélanie, une avocate en fauteuil roulant, a besoin d’espace, de voir son horizon s’élargir, de faire enfin l’amour, elle dont «&nbsp;<em>on n’a jamais caressé les seins</em>&nbsp;» Son ami Benjamin, dont la famille fête les 30 ans, tétraplégique, après un accident de plongeon, vit au ralenti. Sa mère voudrait bien que son oiseau sorte du nid, prenne enfin son envol. Mélanie doit arriver à le convaincre de partir avec elle en Espagne dans un bordel fait pour eux. Il lui reste à trouver un accompagnateur, chauffeur, infirmier. Ce sera Lucas, un accusé qu’elle défend, avec qui elle passe un deal&nbsp;: il les conduit en Espagne et il ne paiera pas ses honoraires.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color"><strong>En route</strong></mark></p>



<p>Commence alors un road movie étonnant&nbsp;dans un van orange rempli d’un tas de choses dont un chat naturalisé. Le travail de Lucas n’est pas de tout repos&nbsp;: il découvre que la vie quotidienne est compliquée pour des gens en fauteuil roulant. Et il s’attache à eux, même si parfois il pique une colère devant Mélanie plus impatiente que Benjamin d’arriver à destination. &nbsp;</p>



<p>Rencontres improbables, scènes surprenantes, confidences, le voyage ne manque pas de surprises. L’arrivée dans la région de Bardenas Reales, une terre aride, superbement filmée par le directeur de la photo <strong>Guillaume Schiffman</strong>, fait penser à une scène de western. «&nbsp;<em>C’est un décor incroyable où Terry Gilliam voulait tourner son Don Quichotte et où se déroule Lost in La Mancha&nbsp;</em>» a précisé le réalisateur qui tenait à ces paysages.</p>



<p>Certes le film n’est pas très original mais il fait du bien et les acteurs sont excellents, aussi bien Grégory Gadebois dans ce rôle d’un «&nbsp;méchant&nbsp;» bourru, qui devient gentil et apprend à être utile, que Quentin Dolmaire dans celui de cet homme, taiseux, dont le visage exprime délicatement les émotions. Une séquence à Saint-Jean-de-Luz avec eux dans l’eau est très émouvante. Quant à Julia Piaton, elle incarne à merveille cette femme à la fois déterminée, battante et parfois fragile.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color"><em>Une Pointe d’amour</em> en salles le 30 avril</mark></strong></p>



<p><em> </em></p>
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		<title>Femmes puissantes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 13:52:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On a tous entendu parler de la méthode Montessori, un système éducatif centré sur l’enfant qui apprend à son propre rythme. On connait moins peut-être son initiatrice et fondatrice, Maria Montessori à qui Léa Todorov consacre son film La nouvelle femme, choisissant de nous faire partager ses années d’expérimentation auprès d’enfants neuro-atypiques, communément appelés à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>On a tous entendu parler de la méthode Montessori, un système éducatif centré sur l’enfant qui apprend à son propre rythme. On connait moins peut-être son initiatrice et fondatrice, <strong>Maria Montessori</strong> à qui <strong>Léa Todorov</strong> consacre son film <em>La nouvelle femme</em>, choisissant de nous faire partager ses années d’expérimentation auprès d’enfants neuro-atypiques, communément appelés à son époque « idiots » ou déficients. La cinéaste qui s’est abondamment documentée sur Maria, a choisi de créer un personnage fictif, une cocotte parisienne, Lili d’Alengy (superbement interprétée par <strong>Leïla Bekhti</strong>) qui va nous servir de guide. </p>



<p>Lili est au faite de sa gloire. Elle cache sa fille, Tina, qui n’est pas comme les autres et qu’elle ne peut même pas supporter de regarder. Craignant pour sa réputation et sa carrière, elle décide de l’emmener à Rome et de la placer dans un institut. C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Maria (<strong>Jasmine Trinca</strong>) et approche un monde qu’elle rejette, d’abord. Un endroit où on s’occupe de ces enfants différents&nbsp;: avec elle, on découvre les bains et les soins qui les calment, les jeux qui les socialisent, la musique qui les fait danser, les leçons qui les font avancer, les progrès constatés par l’élite scientifique masculine. Des séquences très émouvantes tournées avec des enfants neuro-atypiques. «&nbsp;<em>C’était aussi l’idée politique du tournage, de faire se rencontrer une équipe de cinéma et ce groupe d’enfants. Tout le monde a vite réalisé qu’il n’y avait pas besoin d’être spécialisé pour être en lien, qu’il suffisait au contraire d’être dans le travail, dans l’exigence</em>&nbsp;», explique la réalisatrice.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Affirmer sa place</mark></strong></p>



<p>Tina, incarnée par la bouleversante <strong>Rafaelle Sonneville-Caby</strong>, fait des progrès et peu à peu, Lili d’Alengy prend conscience que sa fille est un être humain. Elle se rapproche aussi de Maria qui lui confie son secret&nbsp;: un enfant né hors mariage, qu’elle a eu avec son collègue médecin Giuseppe Montesano (<strong>Raffaele Esposito</strong>) et qu’elle a été obligée de placer en nourrice à la campagne pour pouvoir exercer. En ce début de siècle, être femme médecin est loin d’être évident. Lily va l’introduire dans le monde des puissants&nbsp;: pour être libre, une femme doit être riche&nbsp;! Car «<em>&nbsp;peut-on vraiment confier son destin à un sentiment aussi inconstant que l’amour&nbsp;?&nbsp;</em><strong>»</strong>Avec l’aide de Betsy (<strong>Nancy Huston)</strong> une femme puissante, Maria va pouvoir «&nbsp;<em>révolutionner l’école et libérer l’enfance&nbsp;</em>».</p>



<p>Une mise en scène classique, des décors soignés, des plans superbement éclairés participent à la réussite de ce film dont le titre <em>La nouvelle femme</em> vient de l’expression utilisée par les historiens pour désigner les femmes féministes, éduquées et indépendantes de 1900 qui affirmaient une place dans la société par le savoir. Si Maria Montessori a ouvert la voie aux générations qui ont suivi, beaucoup reste encore à faire dans le domaine de la condition féminine comme dans celui de l’éducation&nbsp;!</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>La Nouvelle Femme</em>, de <strong>Léa Todorov</strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En salles le 13 mars</mark></strong></p>
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