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	<title>Archives des Herbie Hancock - Journal Zebuline</title>
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		<title>Nice’n jazzy</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 10:25:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’un des plus attendus festivals de jazz de la Côte d’Azur fait son retour cet été. Il proposera, comme chaque année, quatre soirées bien remplies, où cohabiteront des grands noms du genre canonique, de jeunes pousses plus que prometteuses et des artistes davantage associés au monde des musiques actuelles, mais dont le goût du live, [&#8230;]</p>
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<p>L’un des plus attendus festivals de jazz de la Côte d’Azur fait son retour cet été. Il proposera, comme chaque année, quatre soirées bien remplies, où cohabiteront des grands noms du genre canonique, de jeunes pousses plus que prometteuses et des artistes davantage associés au monde des musiques actuelles, mais dont le goût du live, des arrangements et réarrangements ont toujours fait mouche. <strong>Juliette Armanet </strong>conclura ainsi la première soirée du 18 juillet, en compagnie, entre autres, d’<strong>Adrien Soleiman </strong>; avant que <strong>Mathieu Chedid </strong>ne close les festivités le 21 juillet avec <em>Rêvalité</em>, en compagnie de l’immense <strong>Gail Ann Dorsey</strong>. La soul multi-dimensionnele de <strong>Jalen Ngonda </strong>s’imposera le 20 juillet&nbsp;; celle, nimbée de hip-hop, de <strong>Julius Rodriguez</strong>, puis de l’Anglaise férue de drum’n’bass <strong>Olivia Dean,</strong> sera à (re)découvrir le 21 juillet. L’afro-beat du nigérian <strong>Omah Lay</strong>, accompagné pour l’occasion d’un orchestre, précèdera le set très attendu d’<strong>Herbie Hancock </strong>le 20 juillet.Les Niçois d’<strong>Hyphen Hyphen </strong>reviendront honorer leur ville natale de leurs tonalités pop acidulées le 19 juillet. La funk ne sera pas en reste avec la franc-caribéenne <strong>Adi Oasis </strong>le 18 juillet. De grands solistes, plus installés, compteront également parmi cette très belle distribution&nbsp;: la pianiste <strong>Hiromi</strong>, <strong>Dave Holland </strong>et son quartet, <strong>Immanuel Wilkins</strong>, <strong>Kurt Helling</strong>, <strong>Charlie Hunter</strong>, <strong>Ludovic Louis</strong>, <strong>Tom Jones</strong>, <strong>Dianne Reeves</strong>… Mais aussi les ensembles aux rythmes bien enlevés&nbsp;: dons le très attendu le sextet de <strong>Yuri Buenaventura </strong>et <strong>Roberto Fonseca </strong>le 19 juillet, et le collectif <strong>Génération Django </strong>le 20.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Nice Jazz Festival</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 18 au 21 juillet<br></mark>Place Masséna et Théâtre de verdure, Nice<br><a href="http://nicejazzfestival.fr">nicejazzfestival.fr</a></pre>
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		<title>Un géant et deux puissantes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 05:05:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le concert d’Anne Paceo, donné en prélude au set d’Herbie Hancock, a constitué bien plus qu’une charmante mise en bouche. Il faut dire que la batteuse et compositrice, qui s’aventure également sur le terrain du chant, a développé une identité et une esthétique fortes, qui culminent sur son dernier opus S.H.A.M.A.N.E.S. À mi-chemin entre jazz, [&#8230;]</p>
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<p style="max-width:600px">Le concert d’<strong>Anne Paceo</strong>, donné en prélude au set d’<strong>Herbie Hancock</strong>, a constitué bien plus qu’une charmante mise en bouche. Il faut dire que la batteuse et compositrice, qui s’aventure également sur le terrain du chant, a développé une identité et une esthétique fortes, qui culminent sur son dernier opus <em>S.H.A.M.A.N.E.S</em>. À mi-chemin entre jazz, musiques du monde et répertoires sacrés, sa musique sait abolir la pulsation, élargir les possibles du temps. Les litanies espagnoles entonnées par <strong>Isabel Sörling </strong>et <strong>Marion Rampal </strong>sur le très beau <em>Piel </em>se font charmeuses et inquiétantes&nbsp;; elles dialoguent sur <em>Here and everywhere </em>avec les vocalises du saxophoniste <strong>Christophe Panzani</strong> et les syncopes ajustées du pianiste <strong>Tony Paelemann</strong>. De toutes parts, discrètes mais omniprésentes, les percussions d’Anne Paceo, cœur battant à tous les rythmes et sur tous les tons, accompagnent la mutation permanente des lignes et textures avec douceur et bienveillance.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Furie jazz</strong></p>



<p style="max-width:600px">Herbie Hancock était sans doute l’artiste le plus attendu de tout le festival. Ses fans les plus aguerris auront reconnu le monstre de charme et de technique. Dès l’<em>Overture </em>endiablée, le claviériste navigue d’un thème à l’autre, traversé d’harmonies fulgurantes de richesse. La trompette de <strong>Terence Blanchard </strong>s’y distingue, tour à tour mélodieuse et tapageuse, de même que la guitare redoutablement funky de <strong>Lionel Loueke</strong>. Contrepoint idéal au piano rêveur et désarticulé qui se déploie. Sur le classiquissime <em>Chamaleon</em>, son inénarrable keytar se voit talonnée par le bassiste <strong>James Genus</strong> et ses envolées mélodieuses. La générosité de Hancock l’emporte très largement sur son désir de briller&nbsp;: sa reprise du <em>Footprints </em>de Wayne Shorter, d’une inventivité folle, demeure pourtant très fidèle à son complice de toujours. La furie jazz sait se teinter de mélancolie soul&nbsp;: ravi d’immiscer sa voix passée au filtre du vocodeur, Hancock livre sur <em>Come Running to Me </em>la prestation la plus envoûtante de la soirée.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Afro-folk</strong></p>



<p style="max-width:600px">C’est sur le doux-amer <em>Ife </em>qu’<strong>Asa </strong>ouvre un set très attendu. «&nbsp;They tried to tear us apart&nbsp;», premiers mots entonnés par la chanteuse franco-nigériane sont d’une mélancolie tangible. Choix étrange pour une entrée en matière auquel succédera l’amertume de <em>Dead Again</em>, autre balade qui l’avait imposée en maîtresse du genre. Le non moins célèbre <em>Why Can’t We</em> qui suit opère un sursaut de joie&nbsp;: la plus digne représentante de l’afro-folk d’aujourd’hui sait mâtiner ses refrains entêtants d’accents pop, et ses arrangements d’inflexions reggae. Épaulée par une équipe non moins talentueuse – les claviers de <strong>Ludovic Fiers </strong>en tête– l’artiste teinte les sonorités afro-beat de son dernier opus de couleurs plus instrumentales, notamment sur le très réussi <em>Ocean</em>. </p>



<p style="max-width:600px">SUZANNE CANESSA</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><strong>Anne Paceo</strong> et <strong>Herbie Hancock</strong> se sont produits le 19 juillet et <strong>Asa</strong> le 23, au Palais Longchamp à Marseille, dans le cadre du festival <em>Marseille Jazz des Cinq Continents</em>.&nbsp;</p>
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