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	<title>Archives des Jacques Weber - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Jacques Weber - Journal Zebuline</title>
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		<title>Monologue monotone </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Feb 2024 13:12:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a quelques semaines, le Théâtre du Gymnase programmait déjà – à La Criée – Pascal Rambert et sa pièce Mon Absente. Dans Ranger, donné sur la scène des Bernardines de Marseille jusqu’au 24 février, c’est encore d’absence dont il est question.&#160; Après un dîner-conférence de gala, Jacques Weber retrouve sa chambre d’hôtel aseptisée [&#8230;]</p>
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<p>Il y a quelques semaines, le Théâtre du Gymnase programmait déjà – à La Criée – Pascal Rambert et sa pièce <em>Mon Absente</em>. Dans <em>Ranger</em>, donné sur la scène des Bernardines de Marseille jusqu’au 24 février, c’est encore d’absence dont il est question.&nbsp;</p>



<p>Après un dîner-conférence de gala, Jacques Weber retrouve sa chambre d’hôtel aseptisée de Hong Kong. Tout est blanc, fait de plastique, et la télévision paraît plus grande que les fenêtres. Une fois son masque chirurgical enlevé et la lumière allumée, il s’adresse à sa femme, matérialisée par un portrait posé sur une table. On apprend rapidement qu’elle est morte il y a un an. Il lui raconte la soirée dans ses moindres détails, et ponctue le récit de souvenirs communs. Et il boit, beaucoup, prend des médicaments et se drogue aussi. Il n’a plus le goût de rien, sinon de se détruire, une bonne fois pour toute.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un néon-événement ?</mark></strong></p>



<p>Pendant 1h30, le public assiste à un monologue souvent poignant, parfaitement exécuté par un Jacques Weber encore et toujours au sommet de son art. Il est puissant, subtil, convoque tour à tour tristesse, joie, angoisse ou euphorie. La mise en scène est aussi au rendez-vous. La lumière produite par la centaine de néons accrochés à cette chambre austère offre une harmonie judicieusement malaisante à l’ensemble. On ne saurait pourtant être parfaitement emballé par ce que propose Pascal Rambert – contrairement à&nbsp;<em>Mon Absente</em> qui avait davantage convaincu. La faute à un propos trop monotone, qui confine par moments à l’ennui. Le seul Jacques Weber, malgré tout son talent, ne peut éviter.&nbsp;</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Ranger</em>, de Pascal Rambert est donné jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 février</mark> au Théâtre des Bernardines, Marseille</pre>
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		<title>Un Roi Lear à l’épreuve du temps </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Nov 2022 11:29:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux grandes personnalités du théâtre français se sont retrouvées au Théâtre de la Criée autour de ce Roi Lear très attendu : Georges Lavaudant à la mise en scène et Jacques Weber dans le rôle-titre. Pour un résultat moins tonitruant et monumental qu’indéfectiblement humain. Avec pour seul décor fixe trois grandes colonnes de marbre, une [&#8230;]</p>
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<p>Deux grandes personnalités du théâtre français se sont retrouvées au Théâtre de la Criée autour de ce <em>Roi Lear</em> très attendu : Georges Lavaudant à la mise en scène et Jacques Weber dans le rôle-titre. Pour un résultat moins tonitruant et monumental qu’indéfectiblement humain.</p>



<p>Avec pour seul décor fixe trois grandes colonnes de marbre, une ambiance froide et austère s’installe dès la première scène. Un roi Lear usé souhaite partager son royaume entre ses trois filles. Pour y parvenir, elles doivent déclamer leur amour pour leur père en public. Les deux premières ne se font pas prier : <strong>Astrid Bas</strong> et <strong>Grace Seri</strong> rivalisent, dans les rôles ingrats de Goneril et de Régane, de flagornerie dissimulant bien mal une inextinguible soif de pouvoir, portée par de beaux éclats de voix. La cadette et la plus aimée Cordélia, incarnée avec une douceur résignée par <strong>Bénédicte Guilbert</strong>, ne joue pas ce jeu-là et lui retourne son « rien ». Le roi dégoupille et la répudie. La suite n’est que complots, intrigues de château, violence et mises à mort.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Effroi et tendresse <br></mark></strong>Loin de tout faste, la mise en scène de Lavaudant s’appuie avant tout sur la lisibilité du texte, traduit avec verve par Daniel Loayza, complice de longue date. Les émois et tourments des personnages apparaissent à nu au spectateur, portés par une direction d’acteurs inspirée et maîtrisée. <strong>Jacques Weber</strong> impressionne en patriarche sénile, tour à tour redoutable de cruauté et désarmant parce que toujours perdu. L’acteur se jette à corps perdu dans ces errements : on se demandera à plusieurs reprises qui, de l’acteur ou du personnage, est le plus éreinté. <strong>Manuel Lelièvre</strong> livre, en fou du roi désabusé, un contrepoint d’énergie salutaire à la torpeur ambiante. Quand les plus solaires Gloucester et Kent campés avec flegme par <strong>François Marthouret</strong> et <strong>Babacare Mbaye Fall</strong> délimiteront çà et là quelques oasis de générosité. Moins tragique qu’à l’accoutumée, le dénouement contemple cette filiation contrariée aux accents incestueux prononcés avec moins d’effroi que de tendresse. </p>



<p>SUZANNE CANESSA ET NICOLAS SANTUCCI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">Le <strong><em>Roi Lear</em></strong> a été joué du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 au 21 octobre</mark> à La Criée, Marseille </pre>
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		<title>L’Origine du mal : familles, je vous hais </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Oct 2022 09:43:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Laure Calamy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’origine du mal&#160;? Vaste question philosophique&#160;! Pour Sébastien Marnier, aucune hésitation&#160;:&#160;L’origine du mal, c’est la famille et sans doute aussi la société patriarcale et capitaliste.&#160;«&#160;La famille, c’est ce qu’il y a de pire au monde, comme un poison qu’on a dans le sang qui contamine et qui rend malade.&#160;» Voilà ce que dit Jeanne (Céleste [&#8230;]</p>
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<p>L’origine du mal&nbsp;? Vaste question philosophique&nbsp;! Pour <strong>Sébastien Marnier</strong>, aucune hésitation&nbsp;:&nbsp;<em>L’origine du mal</em>, c’est la famille et sans doute aussi la société patriarcale et capitaliste.&nbsp;«&nbsp;<em>La famille, c’est ce qu’il y a de pire au monde, comme un poison qu’on a dans le sang qui contamine et qui rend malade.&nbsp;» </em>Voilà ce que dit Jeanne (<strong>Céleste Brunnquell</strong>), la plus jeune des femmes du dernier film du réalisateur d’<em>Irréprochable </em>etde <em>L&rsquo;Heure de la sortie. </em>Inspiré par une histoire personnelle, <em>L’Origine du mal</em> raconte la vie de Stéphane (excellente <strong>Laure Calamy</strong>), ouvrière dans une conserverie de poissons, qui débarque dans la famille de son père biologique, Serge (<strong>Jacques Weber</strong>), un magnat de l’immobilier à la tête d’une chaîne d’hôtels.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lutte de cast’</mark></strong><br>La famille vit dans une sorte de palais kitsch, sur l’île de Porquerolles, qu’a sur-meublée, sur-décorée la maitresse de maison, Louise (<strong>Dominique Blanc</strong>,surprenante dans ce rôle),la fille de Serge. George(<strong>Doria Tillier</strong>) est revenue de l’étranger et prend peu à peu le contrôle de l’empire familial, depuis l’AVC de son père. Quant à Jeanne, la petite fille, elle passe son temps à photographier et attend sa majorité pour fuir. Personne ne voit arriver Stéphane d’un bon œil, cette femme qui n’est pas de leur monde bourgeois. Même la gouvernante Agnès (<strong>Véronique Ruggia</strong>), à qui elle a pourtant proposé son aide. Chacun doit rester à sa place&nbsp;! Mais, tel le jeune homme du <em>Théorème</em> de Pasolini, Stéphane crée le trouble, révèle, amenant chacun à des pensées et des actes que nul n’aurait imaginés. <em>L’Origine du mal,</em> un thriller où chacun joue sa partition va nous réserver des surprises jusqu’au bout. Nous découvrons par les yeux de Stéphane écarquillés, la maison où Louise, atteinte de syllogomanie, a accumulé des centaines d’objets précieux, tableaux<strong>, </strong>vases, sculptures, animaux empaillés dont un loup plus vrai que nature, et … plus de 4000 cassettes VHS qu’elle va protéger d’un filet, de peur qu’elles ne l’écrasent un jour. Un vrai coup de chapeau au décorateur du film, <strong>Damien Rondeau</strong>,ainsi qu’à la costumière<strong> Marité Coutard&nbsp;</strong>qui a créé pour Dominique Blanc des tenues d’actrices hollywoodiennes.La direction d’acteurs est parfaite&nbsp;: tous jouent avec conviction et talent des personnages ambigus, dont on découvre peu à peu les facettes cachées.<br>ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L’Origine du mal</em> de <strong>Sébastien Marnier
</strong>En salle le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 octobre</mark>&nbsp;</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/lorigine-du-mal-familles-je-vous-hais/">L’Origine du mal : familles, je vous hais </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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