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	<title>Archives des Jazz à Junas - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Jazz à Junas - Journal Zebuline</title>
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		<title>Le jazz dans toute sa virtuosité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:49:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un festival qui se joue dans un cadre somptueux, les carrières du Bon Temps. Un bijou patrimonial désormais relié à Jazz à Junas qui l’occupe chaque été depuis une trentaine d’années avec sa myriade d’artistes connu·e·s, souvent au delà des cercles d’initiés les plus pointus. Le 22 juillet, tout commence sur la place de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est un festival qui se joue dans un cadre somptueux, les carrières du Bon Temps. Un bijou patrimonial désormais relié à <em><strong>Jazz à Junas</strong></em> qui l’occupe chaque été depuis une trentaine d’années avec sa myriade d’artistes connu·e·s, souvent au delà des cercles d’initiés les plus pointus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 22 juillet, tout commence sur la place de l’Avenir avec un concert en accès libre de <strong>Prima Kanta</strong>, un gang de musiciens·nes se revendiquant de la musique minimaliste, conduit par le multi-instrumentiste <strong>Laurent Rochelle</strong> (sax soprano, clarinette…). Un «&nbsp;jazz de chambre&nbsp;» délicieusement foutraque. Puis direction les carrières, pour le set de <strong>Marcin Wasilewski Trio</strong>, une des meilleures formations du genre en Europe. En fin de soirée, place à la vocaliste <strong>Marion Rampal</strong> qui, avec ses musiciens, propose une livraison de <em>Songs For Abbey</em> &#8211; un hommage d’une originalité confondante à la légendaire chanteuse et activiste des droits civiques Abbey Lincoln.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, rendez-vous est encore donné sur la place de l’Avenir pour un apéro au son de <strong>Duo Brady</strong>, deux violoncellistes qui, au-delà de leur parité genrée, déploient une musique malicieuse et étrangement groovy. Direction les carrières pour <strong>Adam Baldych Quartet&nbsp;</strong>: le violoniste polonais, avec son groupe, propose un voyage aux confins des folklores européens sans jamais se départir d’un profond sens du swing le plus épuré. En seconde partie de soirée, la batteuse <strong>Anne Pacéo</strong> défendra son nouveau répertoire, <em>Atlantis</em>, dédié à la vie océane si essentielle à notre avenir commun – avec à ses côtés notamment la chanteuse <strong>Cynthia Abraham</strong> et le sémillant pianiste <strong>Gautier Toux</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une fin en fanfare</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 24 juillet, les carrières accueillent <strong>Motion Trio</strong> – trois accordéonistes pour un set détonnant, aux confins des rythmes du monde et des improvisations les plus débridées. Ensuite, <strong>Léon Phal</strong> <strong>quintet</strong> proposera son univers singulier aux confins du jazz modal le plus exigeant et du groove le plus immersif. Puisant son inspiration aussi bien chez Coltrane que dans le dance-floor, le saxophoniste suisse est l’une des étoiles montantes du jazz en Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Direction le Temple ce 25 juillet pour un duo soutenu par le réseau Occijazz, <strong>Virage Ravage</strong>, soit deux musiciennes croisant les sonorités de la gadulka (vièle bulgare à cordes sympathiques) et d’un accordéon chromatique dans des tourbillons d’émotions improvisées. Même lieu, autre duo&nbsp;: le batteur <strong>Daniel Humair</strong> et le saxophoniste <strong>Vincent Lé Quang</strong> proposeront une approche musicale improvisée des plasticiens contemporains les plus renommés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dernière soirée aux carrières sera ouverte par la fanfare <strong>Wonderbrass Band</strong>, à laquelle succèdera la formation polonaise <strong>Pink Freud</strong> – l’un des groupes les plus novateurs du jazz européen, réputé pour son énergie punk&nbsp;! Enfin, place à <strong>Avishaï Cohen trio</strong>, le contrebassiste star qui sait toujours livrer des sets incandescents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Jazz à Junas</strong></em>, ce sont aussi des stages pour les minots et les adultes, dans un esprit musical exigeant qui ne se départit jamais d’un sens de la convivialité au service d’une ouverture à l’Autre qui ne peut que faire du bien en ces temps de replis identitaires.</p>



<pre class="wp-block-verse">LAURENT DUSSUTOUR<br><br><strong>Jazz à Junas<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 22 au 25 juillet</mark></strong></pre>
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		<title>Jazz sans frontières dans le Gard </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jul 2024 15:01:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Le petit village du Gard, niché entre Nîmes et Montpellier, est devenu depuis 1994, l’année où Fabrice Manuel, enfant du pays, a fondé avec un noyau d’amis le festival <em>Jazz à Junas</em>, un nouveau grand rendez-vous du genre. Depuis, il résonne sur les places, dans la garrigue, les Carrières de Junas, dites « Du Bon Temps », et dans les rues, dont certaines ont été rebaptisées de noms d’artistes : telles que la rue Dave Holland, la rue Youn Sun Nah, la rue Anne Paceo. Plus de 6 000 spectateurs pour les 30 ans du festival l’année dernière sont venus écouter Paolo Fresu, Anne Pacéo, Sandra N’kaké, Lars Danielsson, Nils Petter Molvaer, Daniel Humair, Vincent Peirani, Le Sacre du Tympan. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Dominante allemande</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">À chaque édition, <em>Jazz à Junas</em> met en avant un pays invité : en 2024 c’est l’Allemagne. Avec des ensembles renommés, tel le <strong>Markus Stockhausen Group</strong>, quatre musiciens improvisateurs (<strong>Markus Stockhausen</strong>: trompette, <strong>Jeroen Van Vliet</strong> : piano et clavier, <strong>Jörg Brinkmann</strong> : violoncelle, <strong>Christian Thomé</strong> : batterie) qui invitent pour cette occasion gardoise l’impressionnant guitariste <strong>Nguên Lê</strong> à se produire avec eux. <strong>Triosence</strong> est un trio « songjazz » (<strong>Bernhard Schüler</strong> : piano, <strong>Omar Rodriguez Calvo</strong> : contrebasse, <strong>Tobias Schulte</strong> : batterie) très connu en Allemagne, collectionneur de prix prestigieux. <strong>Jakob Manz</strong>, saxophoniste de 23 ans, enflamme les critiques, qui le comparent à des références telles que David Sanborn, Lou Donaldson, Klaus Doldinger. Il sera présent avec sa Groove Connection (<strong>Karin Hammar</strong> : trombone, <strong>Simon Oslender</strong> : claviers, <strong>Bruno Müller</strong> : guitare, <strong>Larry Danielsson</strong> : basse, <strong>Per Lindvall</strong> : batterie) pour un hommage au son funk, soul et rythm and blues des années 1970. Également à Junas <strong>Nora Kamm</strong>, saxophoniste, chanteuse et compositrice allemande, installée en France depuis 2011, qui, après de nombreuses collaborations (Michel Benita, Andy Sheppard, Manu Dibango…) vient de publier <em>One</em>, premier album sous son nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Métissage allemand</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemagne s’acoquine par ailleurs volontiers à Junas avec des musicien·ne·s d’autres horizons : l’Occitanie pour le duo <strong>Saxicola Rubi</strong> (<strong>Dirk Vogeler</strong> : clarinette basse, sax soprano ; <strong>Laurent Rochelle</strong> : clarinette basse, sax soprano) et le <strong>Dieter Ilg Trio</strong> (<strong>Dieter Ilg</strong> : contrebasse, <strong>Rainer Böhm</strong> : piano, <strong>Patrice Héral</strong> : batterie). Un trio qui jouera des œuvres de Bach dans une version jazz retravaillée par Ilg. La trompettiste française <strong>Airelle Besson</strong> est elle en trio avec deux musiciens allemands : <strong>Sebastian Sternal</strong> au piano et Fender Rhodes et <strong>Jonas Burgwinkel</strong> à la batterie. Dans le <strong>Tingvall Trio</strong>, Jazz Awards pour chacun de ses albums studio, on trouve aux côtés du compositeur et pianiste suédois <strong>Martin Tingvall</strong>, le contrebassiste cubain <strong>Omar Rodriguez Calvo</strong> et le batteur allemand <strong>Jürgen Spiegel</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Jazz à Junas</em> 2024 se clôturera avec une affiche franco-coréenne&nbsp;prestigieuse puisque <strong>Youn Sun Nah</strong>, accompagnée de deux pianistes-claviéristes <strong>Eric Legnini</strong> et <strong>Tony Palemean</strong>, viendra chanter les morceaux issus de son dernier album <em>Elles</em>, consacrées à des grandes voix féminines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Jazz à Junas</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 17 au 20 juillet</mark><br>Divers lieux, Junas</pre>
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		<title>Jazz à Junas se conjugue au féminin pluriel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Jul 2023 08:53:35 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Anne Pacéo]]></category>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Sandra Nkaké]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour ses trente ans, le festival Jazz à Junas s’est offert une affiche féminine à son image : créative, débordante d’énergie et riche de mille influences musicales. À commencer par Anne Pacéo, modeste et pétillante mais qui se transforme en bête de scène une fois derrière sa batterie. À regret, on l’entendra plutôt en tant [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour ses trente ans, le festival <em>Jazz à Junas</em> s’est offert une affiche féminine à son image : créative, débordante d’énergie et riche de mille influences musicales. À commencer par Anne Pacéo, modeste et pétillante mais qui se transforme en bête de scène une fois derrière sa batterie. À regret, on l’entendra plutôt en tant qu’accompagnatrice discrète des titres de son album <em>S.h.a.m.a.n.e.s</em>, lesquels font la part belle à la voix, dans la continuité de son opus précédent <em>Bright Shadows</em>. Le rythme y est évidemment essentiel, mais souvent en retrait pour laisser place à l’art vocal de deux chanteuses qui s’harmonisent et se complètent subtilement. Anne Pacéo s’y révèle dans tout son talent de compositrice, évoquant avec une pudeur touchante des titres comme <em>L’Aube</em>, écrit «&nbsp;<em>quand tout s’effondrait</em>&nbsp;», <em>Healing</em>, joué comme un mantra pendant le confinement, ou <em>Wishes</em>, témoignant de ce moment de bascule où les certitudes se révèlent être des mirages. À travers des mélodies inspirées de traditions chamaniques de guérison, la musique se fait apaisement, la douleur guérison.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Royale Nkaké</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">La résilience est ce qui lie Anne Pacéo à l’autre invitée de cette douce soirée sous les étoiles : Sandra Nkaké, la reine à la peau d’ébène et à la tessiture de velours épicée, majestueuse, impressionnante, puissante. Dans les carrières de Junas, sa voix se joue du rock, du jazz, de la soul pour se faire porteuse de sens, de révolte à travers son dernier album <em>Scars</em>. Son histoire, ses plaies, ses blessures, dans son corps et dans son âme, mais aussi celle, collective et plurielle, des femmes dans une société qui leur laisse peu de répit. Le point levé, la guitare en bandoulière comme une arme musicale, l’autrice-compositrice-interprète scande : «<em>&nbsp;Sage-femme, femme au foyer, astronaute, cheffe d’entreprise, caissière… Nous sommes toutes les femmes que l’on peut voir si on prend simplement la peine d’ouvrir les yeux. Oui nous sommes bien là, on voudrait&nbsp; nous silencier, on voudrait nous effacer, contre toute cette violence qui nous est faite on a quelques mots…</em>&nbsp;» Avant de chanter comme un slogan : «&nbsp;<em>My body my choice, my right my voice, we gonna kill your ignorance</em>&nbsp;» («&nbsp;Mon corps mon choix, mon droit ma voix, nous allons tuer votre ignorance&nbsp;»). Une fois partagées, racontées, assumées, transcendées par la musique, les cicatrices deviennent une force incroyablement puissante de changement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ALICE ROLLAND</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concerts donnés le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 juillet</mark> dans le cadre de Jazz à Junas.</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/jazz-a-junas-se-conjugue-au-feminin-pluriel/">Jazz à Junas se conjugue au féminin pluriel</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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