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	<title>Archives des Jean-Luc Godard - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Jean-Luc Godard - Journal Zebuline</title>
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		<title>Godard est mort et c’est dégueulasse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2022 16:04:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Luc Godard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Je ne veux parler que de cinéma. Pourquoi parler d&#8217;autre chose&#160;? Avec le cinéma, on parle de tout, on arrive à tout&#160;» (JLG) Après Truffaut, Demy, Malle, Rohmer, Chabrol, Resnais, Rivette et Varda, s’éteint avec Godard une des dernières figures majeures de la Nouvelle Vague. Une personnalité parfois contestée, comme par son ex-ami Truffaut qui [&#8230;]</p>
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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;<em>Je ne veux parler que de cinéma. Pourquoi parler d&rsquo;autre chose&nbsp;? Avec le cinéma, on parle de tout, on arrive à tout</em>&nbsp;» (JLG)</p></blockquote>



<p>Après Truffaut, Demy, Malle, Rohmer, Chabrol, Resnais, Rivette et Varda, s’éteint avec Godard une des dernières figures majeures de la Nouvelle Vague. Une personnalité parfois contestée, comme par son ex-ami Truffaut qui lui reprochait entre autres, de n’aimer les gens qu’en théorie. Mais, sans conteste, un réalisateur total, de l’écriture au montage, qui a profondément marqué la façon de faire et de regarder&nbsp; le cinéma. <em>«La télévision fabrique de l&rsquo;oubli. Le cinéma fabrique des souvenirs&nbsp;</em>», disait-il. Et des souvenirs, il nous en laisse&nbsp;! Charlotte et son jules, Michel Poiccard, Pierrot le fou, La Chinoise, Carmen, Marie… Plus d’une quarantaine de films jusqu’à son dernier opus, <em>Le livre d’images,</em> présenté au <em>Festival de Cannes</em> en 2018, où il était tout à la fois omniprésent sous la bannière du baiser Karina/Belmondo, et absent, ne s’étant pas déplacé. Film-manifeste étourdissant, de guerres et de fureur. Pas du tout testamentaire. En légation universelle, il nous restera bien des choses de JLG&nbsp;: ses brillants aphorismes, ses engagements, son sourire de chat repu, ses analyses fulgurantes, ses films. Il restera aussi, si juste, si jubilatoire, si pertinent, le portrait qui s’esquisse dans le film de Mitra Faharani&nbsp;: <em>A Vendredi, Robinson</em>.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Penseur du cinéma</mark></strong></p>



<p>Quand la cinéaste iranienne propose à Jean-Luc Godard une correspondance avec le cinéaste iranien Ebrahim Golestan, la réponse fuse : <em>« Commençons par une correspondance, peut-être que ça ne correspondra pas&nbsp;»</em>. Effectivement, au départ, les (non)réponses du franco-suisse déroutent un peu l’Iranien. Et durant vingt-neuf semaines, ces deux penseurs du cinéma et de la vie vont s’envoyer, chaque vendredi, un message. Cette&nbsp; correspondance, fragmentée, hachée, que nous offre Mitra Farahani est drôle parfois, mélancolique aussi car les deux, presque centenaires, savent que la fin est proche et les photos qu’ils s’échangent de leurs séjours à l’hôpital sont comme un clin d’œil à la Faucheuse. Certes, ils ont du mal à trouver un langage commun. <em>«&nbsp;Il y a quelque chose de prétentieux chez Godard, ça doit être lié à son éducation chrétienne </em>», ironise Golestan. Mais au fil des vendredis, on voit se tisser quelque chose qui ressemble à de l’amitié. Ceux qui ne connaissaient pas Golestan, découvrent un artiste, un poète, un érudit. Ceux qui aiment Godard le retrouvent avec bonheur, au crépuscule de sa vie, bougrement vivant, incisif et taquin !<br><em>«&nbsp;Aujourd’hui les trois-quarts des gens ont le courage de vivre leur vie mais ils n’ont souvent plus le courage de l’imaginer&nbsp;»</em>, disait-il, nous laissant le plaisir de le démentir.<br>Il nous faudra déjà imaginer le cinéma après lui.</p>



<p>ELISE PADOVANI et ANNIE GAVA</p>
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		<title>Butiner au FID</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 05:05:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est la saison où dans les champs s’activent les abeilles. À Marseille, c’est le moment où les cinéphiles d’ici et d’ailleurs se pressent devant les salles pour voir les films que nous offre le FIDMarseille. Pour&#160; cette&#160; 33e édition, 123 films sont venus de 37 pays. Comment choisir ? Un thème, un pays, un·e cinéaste, [&#8230;]</p>
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<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px">C’est la saison où dans les champs s’activent les abeilles. À Marseille, c’est le moment où les cinéphiles d’ici et d’ailleurs se pressent devant les salles pour voir les films que nous offre le <em>FIDMarseille</em>. Pour&nbsp; cette&nbsp; 33<sup>e</sup> édition, 123 films sont venus de 37 pays. Comment choisir ? Un thème, un pays, un·e cinéaste, un film en compétition, un autre joyau, ou encore un lieu, un horaire. Ou tout simplement, butiner au hasard, d’un film à l’autre, recueillant au fil des jours images, sons, paroles et musique que l’on va précieusement garder dans la ruche pour l’hiver.<br></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Mercredi 6 juillet. Dépaysements</strong></p>



<p style="max-width:600px">Un espace coincé entre ville et désert, à Daggett, pas loin de Los Angeles. Un lieu découvert par hasard par <strong>Bob Rice</strong> qui, fasciné, y revient et décide d’y faire son premier film, <em>Way Out Ahead of Us. </em>Un regard bienveillant et politique sur des déclassés de la <em>low middle class</em> blanche, autour d’une famille. Celle de Mark, gravement malade et Tracy, mariés depuis 25 ans qui ont élevé leurs enfants respectifs. C’est leur vie quotidienne, loin du rêve américain, au milieu des baraques et des carcasses de voitures que filme Bob Rice ; leur donnant, le temps du film, la fille qu’ils n’ont pas eue ensemble, jouée par une comédienne professionnelle (<strong>Nikki DeParis</strong>). Un regard qui peut-être change le nôtre, remettant en question nos clichés.<br>Une déambulation dans la ville de Tobako, double fictif de Kawaguchi, banlieue de Tokyo en compagnie de Sakaguchi, (<strong>Marino Kawashima</strong>) embauchée, alors qu’elle n’est pas vidéaste, pour réaliser une vidéo touristique de cette ville industrielle dont les fonderies se sont arrêtées peu à peu.&nbsp; C’est ce que nous propose <strong>Yukinori Kurokawa</strong> dans son nouveau film, <em>Garden Sandbox (Niwa no Sunaba</em>). On y rencontre un « ouvrier au repos, un grand classique », un ancien prof qui pêche à la ligne et offre des bonbons spéciaux, une couturière, une bourgeoise qui transforme des robes de mariée en les découpant, une architecte avec qui Sakaguchi entretient une relation ambigüe, sans oublier Kitagawa auquel elle doit ce job improbable. Ainsi, peu à peu, Yukinori Kurokawa, inspiré par le roman graphique <em>Time of Blue </em>de Fumika Inoue et fan de Jerry Lewis dessine le portrait d’une ville désertée &#8211; le tournage s’est déroulé pendant le confinement &#8211; à travers la déambulation un peu claudicante d’une jeune femme qui la découvre. <em>(Compétition GNCR et compétition internationale)</em></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Jeudi 7 juillet. Monstres sacrés</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px">Quand la cinéaste iranienne <strong>Mitra Farahani</strong> propose à <strong>Jean-Luc Godard</strong> une correspondance avec l’écrivain et cinéaste iranien <strong>Ebrahim Golestan</strong>, la réponse est immédiate : « <em>Commençons par une correspondance, peut-être que ça ne correspondra pas</em>. » Effectivement, au départ les (non)réponses du franco-suisse déroutent un peu l’Iranien. Et durant vingt-neuf semaines, ces deux penseurs du cinéma et de la vie vont s’envoyer, chaque vendredi, un message. Cette correspondance, fragmentée, hachée, que nous offre Mitra Farahani est jubilatoire, drôle parfois, mélancolique aussi car les deux, presque centenaires, savent que la fin est proche et les photos qu’ils s’envoient de leurs séjours à l’hôpital sont comme un clin d’œil à la Faucheuse. Certes, ils ont du mal à trouver un langage commun. <em>« Il y a quelque chose de prétentieux chez Godard, ça doit être lié à son éducation chrétienne </em>», ironise Golestan. Mais au fil des vendredis, on voit se tisser quelque chose qui ressemble à de l’amitié. Ceux qui aiment Godard le retrouvent avec bonheur, ceux qui ne connaissaient pas Golestan, ont découvert un artiste, un homme qui pense. Et ce dernier opus de Mitra Faharani, <em>À Vendredi, Robinson</em> confirme le talent de celle qui avait réalisé en 2012 le superbe <em>Fifi hurle de joie.</em> <em>(Compétition GNCR)</em></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><br><strong>Vendredi 8 juillet. Premiers pas</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Leo-Couture-Anton-Balekdjian-et-Matteo-Eustachon%C2%A9-Hara-Kaminara.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115196" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Leo-Couture-Anton-Balekdjian-et-Matteo-Eustachon%C2%A9-Hara-Kaminara.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Leo-Couture-Anton-Balekdjian-et-Matteo-Eustachon%C2%A9-Hara-Kaminara.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Leo-Couture-Anton-Balekdjian-et-Matteo-Eustachon%C2%A9-Hara-Kaminara.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Léo Couture, Anton Balekdjian et Matteo Eustachon© Hara Kaminara</figcaption></figure>
</div>


<p style="max-width:600px">La mer, le sillage d’un ferry, une fille appuyée au bastingage, un concerto de Vivaldi. Nous voilà embarqués avec Lena qui doit retrouver à Arles Marius, un ancien amour de vacances qui tarde à arriver. Elle y rencontre Maurice et son ami Ali. Ces quatre jeunes vont passer ce premier été ensemble, tout en retenue, en désirs qui ne se disent pas. Badinage amoureux, amitiés vagabondes, conversations existentielles. Ils vont se retrouver les deux étés suivants, au bord de la mer encore, à Étretat puis à Ibiza. Les trois courts métrages tournés par trois amis, <strong>Anton Balekdjian</strong>, <strong>Léo Couture </strong>et<strong> Mattéo Eustachon</strong> sont devenus un long, <em>Mourir à Ibiza (Un film en trois étés).</em> Un conte d’été, un peu maladroit parfois mais plein d’énergie qu’on regarde avec plaisir malgré l’image défaillante du premier chapitre. (<em>Compétition Premier mention spéciale, prix Marseille Espérance, prix Lycéens européens</em>)</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Samedi 9 juillet. Portraits</strong></p>



<p style="max-width:600px">Une cage d’escalier en colimaçon, une femme allongée qui parle. C’est Kristina Milosavljević, une travailleuse du sexe, transgenre, délicate et élégante, que <strong>Nikola Spasic</strong> a filmée dans son quotidien, pendant cinq ans, lui faisant jouer son propre rôle. En plans fixes comme des tableaux impressionnistes, il nous montre sa maison, meublée avec soin, de beaux objets chinés chez des brocanteurs. Ses rituels&nbsp;: ses clients doivent se déchausser en arrivant. Et surtout, il nous la donne à voir, elle, odalisque ou icone comme celle de Sainte Petka qu’elle achète dans une église. Car Kristina est croyante et elle nous livre, frontalement ou, se confiant à Marko, qui a fait des études de théologie, sa difficulté à vivre sa foi et son métier. <em>Kristina,</em> un superbe portrait <em>(Prix Compétition Premier)</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="462" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Mathieu-Amalric-est-avec-Damien-Bertrand-devant-le-cinema-La-Baleine%C2%A9Justine-Batteux.jpg?resize=696%2C462&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115197" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Mathieu-Amalric-est-avec-Damien-Bertrand-devant-le-cinema-La-Baleine%C2%A9Justine-Batteux.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Mathieu-Amalric-est-avec-Damien-Bertrand-devant-le-cinema-La-Baleine%C2%A9Justine-Batteux.jpg?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Mathieu-Amalric-est-avec-Damien-Bertrand-devant-le-cinema-La-Baleine%C2%A9Justine-Batteux.jpg?resize=696%2C462&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Mathieu Amalric est avec Damien Bertrand devant le cinéma La Baleine © Justine Batteux</figcaption></figure>
</div>


<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px"><em>Maîtres anciens &#8211; comédie</em> publié en 1985, avant-dernier roman de <strong>Thomas Bernhard</strong>. Un ouvrage repéré dès sa parution par <strong>Mathieu Amalric</strong>. Un roman dont s’empare <strong>Nicolas Bouchaud </strong>avec ses amis, <strong>Éric Didry</strong> et <strong>Véronique Timsit, </strong>qui devient une pièce jouée avec succès au Théâtre de la Bastille, mais dont la pandémie empêche la reprise en mars 2020. Alors quand Nicolas Bouchaud demande à Mathieu de faire quelque chose, ce sera un film, pas une captation. Un film dans un théâtre fermé, vide. <em>Maîtres anciens &#8211; comédie</em> se passe au musée d’art ancien de Vienne, où Reger, un homme âgé, vient depuis prés de 40 ans s’asseoir sur la même banquette, dans la salle Bordone, devant <em>L’Homme à la barbe blanche </em>du Tintoret. La caméra du cadreur <strong>Berto </strong>suit Nicolas Bouchaud sur la scène d’une salle aux fauteuils rouges vides, dans les coulisses, dans la régie et même dans la rue de la Roquette devant des passants masqués et abasourdis. La caméra frôle son visage, où passent tour à tour la colère, la hargne, le désespoir aussi de cet homme qui renverse tous les piliers de notre culture occidentale, Beethoven <em>« qui est d’un sérieux ridicule »,</em>&nbsp; Le Greco «&nbsp; qui <em>n’a jamais su peindre une main.</em> » Tout le monde y passe ; Heidegger, Mozart, Stifter … même « Bach, ce gros puant !&#8230;&nbsp;» Sans oublier tous ceux qui veulent apprendre aux enfants cette culture, les professeurs, suppôts de l’État, tous ceux qui font de l’enfance un enfer. Ce qu’a été la sienne.<br>Les choix de mise en scène de Mathieu Amalric pour ce monologue corrosif, plans, longs, sobres, cadres larges ou serrés associent à merveille théâtre et cinéma. (<em>Programme La Folie Amalric</em>)<br></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Dimanche 10 juillet. Mystères</strong></p>



<p style="max-width:600px">La tête d’un bébé qui s’endort. Un enfant qu’on douche. Un camping balnéaire. Assis au bord d’une piscine, un retraité raconte la disparition d’un enfant, quelques années plus tôt à trois adolescentes,&nbsp; toutes ouïes. À partir de là, rien n’est plus pareil pour elles. Cet homme qui passe, déguisé en ours, sorte de mascotte du camping, n’est-il pas étrange&nbsp;? Dangereux&nbsp;? Œil des fillettes, œil de la caméra, tout a une impression d’étrange étrangeté. Jeux sur la plage, parties de cartes, bains, jambes des filles, herbes folles, promenades nocturnes, alentours qui deviennent des jungles de tous les dangers. On joue à se faire peur. Peur amplifiée par l’absence (passagère&nbsp;?) d’un autre enfant. On se perd délicieusement dans <em>Aftersun</em>, inspiré à <strong>Lluís Galter</strong> par un fait divers, la disparition d’un enfant suisse, René Henzig, qui passait ses vacances avec ses parents à Sant Pere Pescador, sur la Costa Brava, en 1980. Tournées avec une petite handycam, les images ont le charme délicat des souvenirs ou des rêves de l’enfance.&nbsp; <em>(Compétition Internationale)</em></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-regular-font-size" style="max-width:600px"><strong><span class="td_text_columns_two_cols">Lundi 11 juillet. Palmarès</span></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Narimane-Mari-remporte-le-grand-prix-de-la-Competition-francaise%C2%A9Hara-Kaminara.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115198" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Narimane-Mari-remporte-le-grand-prix-de-la-Competition-francaise%C2%A9Hara-Kaminara.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Narimane-Mari-remporte-le-grand-prix-de-la-Competition-francaise%C2%A9Hara-Kaminara.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Narimane-Mari-remporte-le-grand-prix-de-la-Competition-francaise%C2%A9Hara-Kaminara.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Narimane Mari remporte le grand prix de la Compétition française © Hara Kaminara</figcaption></figure>
</div>


<p style="max-width:600px">La clôture de la 33<sup>e</sup> édition du FIDMarseille a eu lieu au Mucem en présence de nombreux réalisateurs et des jurys. Le jury de la Compétition internationale présidé par Mati Diop a attribué le Grand Prix à <em>Unstable Object II</em> de <strong>Daniel Eisenberg</strong>. Le Jury de la Compétition française présidé par Dounia Sichov a donné le Grand Prix à <em>On a eu la journée bonsoir</em> de <strong>Narimane Mari</strong>. <em>Kristina </em>de <strong>Nicola Spasic</strong> a obtenu le prix Premier et <em>Sappukei </em>de <strong>Chun Wang</strong> et <strong>Hikky Chen</strong> le prix de la Compétition Flash.<br>Le palmarès complet ici&nbsp;: <a href="https://fidmarseille.org/festival/fid-2022/palmares/">https://fidmarseille.org/festival/fid-2022/palmares/</a> </p>



<p style="max-width:600px">ANNIE GAVA</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px">Le <em>FIDMarseille</em> s’est déroulé du 5 au 11 juillet dans divers lieux, à Marseille.&nbsp;</p>
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