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	<title>Archives des Jeanne Balibar - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Jeanne Balibar - Journal Zebuline</title>
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		<title>Errer, entre la vie et la mort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p>Le ciel peut vous tomber sur la tête. C’est ce qui arrive à Nino Clavel (<strong>Théodore Pellerin</strong>) quand il vient chercher des résultats médicaux pour renouveler un arrêt de travail. <em>«&nbsp;Vous avez un rendez-vous de PPS [parcours de prévention santé], on va vous détailler les soins dont vous avez besoin.&nbsp;</em>» Nino a 28 ans, pas d’antécédent familial. On lui montre des images&nbsp;: il a une masse sur la paroi latérale de l’oropharynx… un cancer généré par un papillomavirus. Incrédulité, stupeur, Nino est comme foudroyé. «<em>&nbsp;Quelles chances de mourir</em>&nbsp;<em>?</em>&nbsp;» demande-t-il. Pour avoir des chances de vivre, il lui faudra six mois de chimiothérapie et douze de radio. On est vendredi. Il commence ses soins le lundi. <a></a></p>



<p>On lui conseille de s’y faire accompagner par quelqu’un de solide. Trois jours. Temps mort ou à vivre. Trois jours d’errance dans Paris puisqu’au moment où il veut rentrer se terrer chez lui, il ne retrouve plus sa clé. Nino n’arrive pas à confier aux autres ce qui lui arrive, ni à son meilleur ami, Sofiane, (<strong>William Lebghil)</strong> ni à sa mère (<strong>Jeanne Balibar</strong>), une femme aux réactions inattendues, à qui il pose des questions sur la mort de son père à 44 ans. Dans une très belle séquence, filmée en gros plan, tête contre tête, elle évoque sa naissance, ses yeux grands ouverts&nbsp;: «&nbsp;<em>Tu voyais tout mais tu ne regardais rien&nbsp;!&nbsp;</em>» Que regarde-t-il à présent&nbsp;? Une ville qui continue à vivre. Dans une dérive flottante, il croise des gens dont un homme assez loufoque (<strong>Mathieu Amalric</strong>)<em>,</em> une ancienne connaissance de collège (<strong>Salomé Dewaels</strong>), la sœur de Sofiane.</p>



<p>Malgré le sujet douloureux, <strong>Pauline Loquès</strong> chronique sans pathos ces trois jours en suspens, faisant confiance à celui qui joue ce jeune homme très déconnecté, extrêmement seul, qui semble au départ se diriger vers la mort et qui, paradoxalement, peu à peu, se met à vivre dans le présent.</p>



<p><strong>Théodore Pellerin</strong> est extraordinaire.La directrice de la photo,<strong> Lucie Baudinaud</strong>, cadre son visage,au plus près, nous faisant ressentir et découvrir tout ce que Nino ne dit pas. Un film lumineux, émouvant, délicat, émaillé de séquences drôles et de situations cocasses. Sélectionné à la dernière <em>Semaine de la Critique,</em> il a reçu le Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation. Au départ rédactrice pour des émissions culturelles, <strong>Pauline Loquès</strong> a fait&nbsp; une formation de scénariste&nbsp;: son premier long métrage est un coup de maitre&nbsp;!</p>



<p>ANNIE GAVA<br><br><em>Nino</em>, de <strong>Pauline Loquès</strong><br>En salles le 17 septembre</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Lire <a href="https://journalzebuline.fr/il-avait-compris-nino-mieux-que-moi/">ICI</a> une interview de Pauline Loquès </strong></mark></p>



<p></p>
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		<title>Quichotte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 15:27:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Jeanne Balibar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gwenaël Morin aime l’artisanat du théâtre. Les acteurs, avant tout, et les coutures visibles de la fabrique théâtrale, les transitions où l’acteur est lui-même, puis joue, endosse le rôle, le costume. Artiste permanent du Festival d’Avignon, il a créé, dans les jardins suspendus de la Maison Jean Vilar, un Songe passionnant en 2023,un Quichotte émouvant [&#8230;]</p>
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<p>Gwenaël Morin aime l’artisanat du théâtre. Les acteurs, avant tout, et les coutures visibles de la fabrique théâtrale, les transitions où l’acteur est lui-même, puis joue, endosse le rôle, le costume. Artiste permanent du <em>Festival d’Avignon</em>, il a créé, dans les jardins suspendus de la Maison Jean Vilar, un <em>Songe </em>passionnant en 2023,un<em> Quichotte</em> émouvant et drôle en 2024. Marie-Nöelle y est puissamment subversive, et Jeanne Balibar chute sans cesse, Quichotte pris entre ses rêves et la réalité, métaphore d’un théâtre qui se prend les pieds dans le réel, mais s’obstine, contre vents et moulins, à raconter l’utopie. L’essence même de Cervantes, et du roman picaresque. </p>



<p><em>AGNÈS FRESCHEL</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 et 15 novembre<br></mark><a href="https://les-salins.net"><strong>Les Salins</strong>,</a> Scène nationale de Martigues</pre>
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		<title>Aimer, coudre et fricoter </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 15:03:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Maxime Rappaz]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découvert à Cannes l’an dernier (en ouverture de l’Acid 2023), le premier long métrage de Maxime Rappaz, Laissez-moi, se déroule dans le Valais natal du réalisateur. Le paysage épuré, presqu’abstrait, largement symbolique, structure le film autant que Jeanne Balibar, de tous les plans dans le rôle phare, lui donne chair et sensibilité. Il y a [&#8230;]</p>
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<p>Découvert à Cannes l’an dernier (en ouverture de l’Acid 2023), le premier long métrage de <strong>Maxime Rappaz</strong>, <em>Laissez-moi</em>, se déroule dans le Valais natal du réalisateur. Le paysage épuré, presqu’abstrait, largement symbolique, structure le film autant que <strong>Jeanne Balibar</strong>, de tous les plans dans le rôle phare, lui donne chair et sensibilité.</p>



<p>Il y a la montagne, la beauté du Val d’Hérens. Un village de vallée. Un hôtel d’altitude perché à 2500 mètres, grand parallélépipède austère gris bleu, près du prodigieux barrage de la Grande Dixence. Des millions de tonnes de béton. Pas plus lourd que ce qui pèse sur&nbsp; Claudine (Jeanne Balibar). Des millions de mètres cubes d’eau. Tout aussi retenus que ses désirs. En bas, la base. En haut, l’échappatoire, le possible d’un jour, l’impossible d’une vie.</p>



<p>Claudine, la cinquantaine élégante, est couturière à domicile. Elle s’occupe seule de son fils déjà «&nbsp;grand&nbsp;» comme elle dit, handicapé psychomoteur privé d’autonomie (<strong>Pierre-Antoine Dubey</strong>). Tous les mardis, elle le confie à sa voisine, revêt sa robe blanche, son trench, peint ses lèvres de rouge, chausse ses bottines, et prend le bus pour l’hôtel du barrage. Avec la complicité d’un employé, elle choisit au restaurant des hommes de passage, seuls, se fait raconter les villes d’où ils viennent, couche avec eux sans demander d’argent, et redescend. Avant de rentrer, elle poste une lettre bleue pour son fils, qu’elle signe papa. Elle la lui lira plus tard, reprenant les mots de ses amants d’une fois, inventant un père voyageur qui décrirait les villes où il passe.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le sens du détail</mark></strong></p>



<p>Le réalisateur nous installe dans cette routine et dans les rôles multiples de Claudine. Mère dévouée, exemplaire, sacrificielle. Travailleuse modeste, sérieuse dans l’intimité de son atelier, à l’écoute de ses clientes&nbsp;: la très vieille femme qui renonce à se faire belle ou la jeune fille qui confie à Claudine la confection de sa robe de mariée. Claudine encore, lunettes noires, séductrice mystérieuse puis amante sensuelle. Une femme à mi-chemin de l’existence qui semble maîtriser sa double vie jusqu’au jour où elle rencontre Michael (<strong>Thomas Sarbacher</strong>) un ingénieur en mission qui pourrait ouvrir la cage où elle s’est elle-même enfermée. Car construire sa propre prison, ce n’est pas être libre.&nbsp;</p>



<p>Maxime Rappaz qui vient de la mode a le sens du détail, du motif, du style. Il nous offre ici un film délicat. Mélancolique comme un voyage immobile. Du cousu main pour la grande Jeanne dont le verbe rare, le phrasé un peu traînant, la voix douce et vibrante laissent brûler un feu dévorant sous la placidité du lac.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Laissez-moi</em>, de <strong>Maxime Rappaz</strong><br>En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 mars</mark></pre>
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		<title>« Le Processus de Paix », couple comique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On connait Ilan  Klipper pour ses explorations des frontières entre raison et folie,  intégration et marginalité. Par le documentaire ou la fiction ( Funambules, Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête), il a mis en lumière des personnes-personnages, riches d’une humanité fragile, cherchant à se définir par rapport à une norme. Avec Le Processus de [&#8230;]</p>
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<p>On connait <strong>Ilan  Klipper</strong> pour ses explorations des frontières entre raison et folie,  intégration et marginalité. Par le documentaire ou la fiction ( <em>Funambules</em>, <em>Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête</em>), il a mis en lumière des personnes-personnages, riches d’une humanité fragile, cherchant à se définir par rapport à une norme. Avec <em>Le Processus de Paix</em>, le réalisateur s’essaie à la comédie et nous plonge dans le quotidien banal, trivial, d’un couple hétéro lambda. Quadragénaires urbains, middle class, dix ans de mariage au compteur, deux enfants – fille et garçon pour le parfait équilibre. Une famille<em> Ricoré</em> en somme – avec toutefois un peu plus de désordre dans l’appartement, un lave vaisselle à vider, des couches sales, des pleurs de bébé, des cris et crises, et une crudité non édulcorée, absente de la célèbre publicité. Une normalité qui ne satisfait plus personne et frise la folie. Simon (<strong>Damien Bonnard</strong>) est juif non pratiquant soumis à une mère tyrannique, féministe, non conformiste, grand- mère volontiers indigne, interprétée malicieusement par <strong>Ariane Ascaride</strong>. Il est professeur d’histoire à l’Université. Tout en étant un père et époux « moderne » (c’est à dire qui partage les charges domestiques et éducatives), il croit au mariage dans sa forme traditionnelle et à la famille. Marie (<strong>Camille Chamoux</strong> qui a co-écrit le scénario) présente <em>Point G.</em> une émission radio sur les désirs des femmes, réprimant les siens et rongeant son frein devant les injustices de son milieu professionnel. Tous deux s’aiment encore mais ne se supportent plus. Ah ! les portes de placard laissées ouvertes ! Les poils sur le canapé et les divergences éducatives ! Comment font les autres ? </p>



<p>La sœur de Simon, Esther (<strong>Sabrina Seyvecou</strong>), et  son conjoint Jérôme (<strong>Sofian Khammes</strong>) vivent l’apocalypse permanente avec quatre moutards explosifs, et finiront par divorcer en chantant « <em>S’aimer comme on se quitte </em>» un grand sourire aux lèvres. Nadia, la collègue de travail de Marie (impériale <strong>Jeanne Balibar</strong>) a choisi le célibat et consomme quasi compulsivement tous les mâles «  baisables » à la ronde. Le patron de la radio, (<strong>Laurent Poitrenaux</strong>) drapé de son autorité, papillonne. Tel limite la cohabitation avec la mère de ses enfants à de courtes vacances sans eux. Tel autre déplore la fin du mâle Alpha cause selon les thèses réactionnaires bien connues de la déconfiture des familles. Le couple est au centre des conversations dans les soirées privées comme au travail. Chacun donne ses « ficelles ». La paix des ménages serait-elle une guerre de position ? Pour enclencher la pacification et rendre leur vie plus supportable, inspirée par le modèle de la charte de co-parentalité que leur explique un ami, Simon et Marie décident de rédiger la leur : <em>la Charte universelle des droits du couple </em>en dix commandements et de les suivre tant bien que mal. Mais la raison peut-elle remédier aux frustrations ? Peut-on « gérer » la vie et l’amour par un traité diplomatique ? Le propos, au fond, reste dans la lignée des réflexions de Ilan Klipper sur la norme – conjugale ici, et sur tout ce qui la « déborde ». Le film, nourri d’expériences personnelles, selon le réalisateur et sa co-scénariste, ne manque pas de charme jusque dans la caricature assumée. Mais,  loin de la grâce subtile du <em>Voyage en Italie</em> de Sophie Letourneur, de la noirceur viscérale de Bergman et de l’acuité analytique d’un Woody Allen, magistraux sur le sujet, <em>Le Processus de paix</em> reste au niveau d’un discours ambiant ressassé par les médias. L’analogie avec le conflit israélo-palestinien enseigné par Simon à la fac, peut également paraître contestable, voire dérangeante. Il n’y a jamais eu de mariage d’amour entre les belligérants du Moyen-Orient, ni d’enfants d&rsquo;un même lit à élever. Quelle que soit la violence générée par une mésentente maritale, ce n’est définitivement pas de la même guerre dont on parle.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p>Le processus de la paix, de <strong>Ilan Klipper</strong><br>En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 juin</mark></p>
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