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	<title>Archives des JIFA - Journal Zebuline</title>
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		<title>Empreintes Africaines : Un héritage à célébrer </title>
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		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 11:37:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre le cours Julien, la Friche la Belle de Mai et les Ateliers Jeanne Barret, le festival Empreintes Africaines fête la Journée de la Femme Africaine et des minorités de genre (JIFA) jusqu’au 2 août. Plus qu’une simple proposition qui mêle musique, danse, mode et littérature, cette manifestation, portée par l’association TaniMena, se présente comme [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Entre le cours Julien, la Friche la Belle de Mai et les Ateliers Jeanne Barret, le <a href="https://www.lafriche.org/evenements/on-air-2026-jifa-x-empreintes-africaines/">festival <strong><em>Empreintes Africaines</em></strong></a> fête la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Journée_internationale_de_la_femme_africaine">Journée de la Femme Africaine </a>et des minorités de genre (JIFA) jusqu’au 2 août. Plus qu’une simple proposition qui mêle musique, danse, mode et littérature, cette manifestation, portée par l’<a href="https://www.helloasso.com/associations/tanimena">association TaniMena</a>, se présente comme un espace de rencontre entre traditions et identités panafricaines féminines, deux semaines durant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’événement s’est déjà ouvert le week-end du 18 juillet – avec une mise en lumière de récits cinématographiques de réalisatrices sénégalaise, haïtienne, brésilienne et britano-nigériane –, le prochain rendez-vous du festival se tient ce 31 juillet, sur les toits de la Friche. Au programme, un défilé de pièces de designers afrodescendantes de la scène locale, accompagnées de danseuses de voguing. La deuxième partie de soirée est consacrée aux artistes algériennes, <strong>Nadia Ammour</strong> et <strong>Souad Asla</strong>. Elles dévoileront une création musicale inédite, à la croisée des héritages gnawa et de la poésie amazighe, avec en invité le mandoliste <strong>Malik Ziad</strong> – seule présence masculine de la quinzaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin <strong>N0L4.44</strong> et <strong>Eau Vive</strong>, du collectif <strong>Entourage</strong>, clôtureront la soirée avec un DJ set en forme de melting-pot sonore. Une invitation pour les corps à se libérer grâce aux rythmes dancehall, baile funk, kuduro et autres pépites musicales dénichés dans les clubs des diasporas africaines, afro-créoles et latines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De Dar es Salam à Marseille</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite se passe le 1<sup>er</sup> août, aux Ateliers Jeanne Barret. <strong>Loélia </strong>y propose un atelier d’écriture, voix et corps, en non-mixité choisie. L’artiste danseuse, autrice et circassienne dont le travail est très ancré dans son héritage afro-descendant, interrogera le rapport au corps. Comment se situe-t-on par rapport à lui ? Et comment se situe-t-il face aux discriminations et aux questions d’intersectionnalités ? Pour cela, elle convie, entre autres, les hanches à raconter les héritages, les résistances, et bien sûr aussi les joies. «&nbsp;<em>Une forme de thérapie politique</em>&nbsp;» qui présente l’une des multiples manières d’exister en tant que femme afrodescendante. Des discussions, ateliers et une chorale sont également attendus le lendemain à La Friche.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 6<sup>e</sup> au 15<sup>e</sup> arrondissement de Marseille, <em>Empreintes Africaines</em> entend «&nbsp;<em>mettre en lumière les histoires et les imaginaires que les femmes africaines ou afro-descendantes ont envie de raconter&nbsp;</em>», explique une des organisatrices du rendez-vous, <strong>Mialy Razakarivony Ratsifehera</strong>. Avant d’ajouter que «&nbsp;<em>si les femmes en 1974, en Tanzanie, ont réussi à monter la JIFA, à notre échelle à Marseille, on peut réussir à mettre en lumière toutes les diversités&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">AMANDINE EL ALLAUI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>JIFA : une date pour l’émancipation des femmes africaines </strong><br>Des femmes venues de tout le continent se sont réunies le 31 juillet 1962 à Dar es Salam, en Tanzanie, pour créer la première Organisation Panafricaine des Femmes. Malgré les barrières linguistiques et les différences culturelles et ethniques, elles allient leurs forces pour dessiner de nouveaux imaginaires qui visent à améliorer leurs conditions de vie et s’émanciper. La Journée Internationale de la Femme Africaine est promulguée la même année par les Nations unies, et il faudra attendre le 31 juillet 1974 pour qu’elle soit officiellement consacrée à l’occasion du premier congrès de l’Organisation panafricaine des femmes au Sénégal. A.E.-A.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a> </p>
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		<title>Les femmes africaines à l’honneur à Marseille </title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 10:37:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Baptisé «&#160;Empreintes africaines&#160;»,&#160;le cycle se veut&#160;représentatif&#160;de la diversité&#160;et richesse&#160;du travail&#160;de femmes artistes, activistes,&#160;défenseuses de&#160;traditions africaines à l’international.Dans une démarche écoféministe,&#160;cette 1re&#160;édition de&#160;JIFA&#160;Marseille, organisée en majoritépar des femmes afrodescendantes,&#160;célèbre&#160;les cultures des diasporas africaines à Marseille, à travers une série de rendez-vous&#160;au large spectre social et artistique.&#160;&#160; À la projection du documentaire Germaine Acogny : l’essence de la danse [lire ci-dessous] le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Baptisé «&nbsp;Empreintes africaines&nbsp;»,&nbsp;le cycle se veut&nbsp;représentatif&nbsp;de la diversité&nbsp;et richesse&nbsp;du travail&nbsp;de femmes artistes, activistes,&nbsp;défenseuses de&nbsp;traditions africaines à l’international.Dans une démarche écoféministe,&nbsp;cette 1<sup>r</sup><sup>e</sup>&nbsp;édition de&nbsp;<em>JIFA</em><em>&nbsp;</em><em>Marseill</em><em>e</em>, organisée en majoritépar des femmes afrodescendantes,&nbsp;célèbre&nbsp;les cultures des diasporas africaines à Marseille, à travers une série de rendez-vous&nbsp;au large spectre social et artistique.&nbsp;<a></a>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la projection du documentaire <em>Germaine Acogny : l’essence de la danse </em>[lire ci-dessous]<em> </em>le 21 juillet, succède un brunch littéraire le 27 à l’Oasis de Noailles. Les discussions tournerontautour de l’ouvrage collectif <em>Terres et liberté : Manifeste antiraciste pour une écologie de la libération </em>(2025) en présence de <strong><a href="https://www.instagram.com/nadia_yala_kisukidi/">Nadia Yala Kisukidi</a></strong>, sa co-autrice. À 20 h au Videodrome 2 sera projeté <em>Nha Fala</em>, de <strong>Flora Gomes</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Logiquement, le principal temps fort se tiendra le 31 juillet, aux Grandes Tables de la Friche la Belle de Mai, de 18 h à 23 h. Après une inauguration en forme de rituel africain, auront lieu tour à tour : une table ronde d’artistes et entrepreneuses africaines autour de l’héritage des pionnières de la lutte pour l’émancipation des femmes africaines ; un défilé de mode upcyclée et durable par le <strong><a href="https://www.instagram.com/macbelsunce/">Collectif Mac NB</a></strong> et <strong><a href="https://www.instagram.com/djivani_creations/?hl=fr">Djivani Créations</a> </strong>; un concert multiculturel de <strong>Thileli Ahfir</strong>,<a href="https://www.instagram.com/ndong.zeina/"> <strong>Zeina Ndong</strong></a> et <strong><a href="https://www.instagram.com/sandra_r974/">Sandra Richard</a></strong>, et un DJ set final par le collectif queer et racisé <a href="https://www.instagram.com/heat.collectif/"><strong>Heat</strong>.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 1<sup>er</sup> août, on va pouvoir partager son repas en communauté devant un second concert gratuit de la Sénégalaise Zeina Ndong, au centre socio-culturel Del Rio à 20 h. Le lendemain, la plasticienne capverdienne <a href="https://www.instagram.com/dajadorosario/"><strong>Daja do Rosario</strong> </a>propose un atelier de tressage créatif collectif sur la Placette de la Friche, de 15h à 18h. En clôture le 3 août, une masterclass de danse traditionnelle guinéenne par la « griotte des Temps Modernes » <strong>Aissata Kouyate</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">GABRIELLE SAUVIAT</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une femme d’exception</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En prélude au JIFA le cinéma la Baleine accueillait le 21 juillet la projection, suivie d’un débat, de <em>Germaine Acogny, l’essence de la danse </em>un magnifique documentaire de <strong>Greta-Marie Becker</strong> sorti le 16 juillet, sur trop peu d’écrans en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film est magnifique, alliant avec douceur et profondeur les images d’archives, de danse, de sable, de vagues et de baobabs, et faisant entrer doucement, discrètement, dans l’intimité de cette femme d’exception, que tous ceux qu’elle a croisés admirent. Et ils sont nombreux tant elle est généreuse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car elle a révolutionné la danse en Afrique, la perception du corps noir en Europe, portant avec ferveur et douceur, bien avant l’heure, la question décoloniale. Ses relations avec Senghor, avec Béjart, avec l’Académie des Beaux Arts ou la Biennale de Venise sont autant de marques d’une reconnaissance publique qui l’a accompagnée tout au long de ses 80 ans, mais semble importer moins, pour&nbsp;elle, que la transmission de longue haleine, précise, à son Ecole des Sables de Dakar. Dont témoignent ses chorégraphies inoubliables,&nbsp;<em>Fagaala&nbsp;</em>sur le génocide des Tutsis,&nbsp;<em>Mon élue noire</em>&nbsp;conçu avec Olivier Dubois,&nbsp;<em>Le Sacre du printemps</em>&nbsp;repris de Pina Bausch.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Baleine a refusé du monde pour cette unique projection de la semaine. Une autre, une seule, a lieu le 26 juillet à 15&nbsp;h. Désinvisibiliser les femmes africaines passe aussi par la conquête des écrans…</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/">Société ici</a></p>
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