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	<title>Archives des Joanna Elmy - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Joanna Elmy - Journal Zebuline</title>
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		<title>Raconter l’Est</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 14:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[Bulgarie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le roman de Joanna Elmy suit le parcours de Yana, jeune bulgare exilée aux États-Unis, vivant dans la précarité. Elle y est témoin d&#8217;un accident mortel impliquant une réfugiée d&#8217;Europe de l&#8217;Est. Le choc fait ressurgir les voix de sa mère et de sa grand-mère. Entrelacées, elles forment la trame du récit sur trois générations. [&#8230;]</p>
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<p>Le roman de <strong>Joanna Elmy</strong> suit le parcours de Yana, jeune bulgare exilée aux États-Unis, vivant dans la précarité. Elle y est témoin d&rsquo;un accident mortel impliquant une réfugiée d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est. Le choc fait ressurgir les voix de sa mère et de sa grand-mère. Entrelacées, elles forment la trame du récit sur trois générations.</p>



<p>« <em>Au départ, il s&rsquo;agissait d&rsquo;une nouvelle pour laquelle j&rsquo;avais gagné une bourse</em> », explique l&rsquo;autrice. Le grand auteur Georgi Gospodinov, emballé par le texte de la jeune femme – elle n&rsquo;a alors que 26 ans –, estime qu&rsquo;il y a matière à un roman. « <em>Cela me semblait impossible. Mais j&rsquo;ai essayé. Deux ans plus tard, le roman était là.</em> » Et quel roman ! Publié en 2021 en Bulgarie, <em>Porter la faute</em> est aujourd&rsquo;hui traduit en quinze langues (<a href="https://journalzebuline.fr/la-liberte-ne-se-mange-pas/">Lire ici</a>).</p>



<p>« <em>Il y a un peu de mon histoire personnelle</em> », poursuit Joanna. « <em>Je suis partie aux États-Unis en 2015, l&rsquo;année des élections entre Hillary Clinton et Trump. J&rsquo;observais à la télé cet homme aux cheveux orange qui racontait des choses folles. Cela a été le point de départ : comprendre pourquoi ce pays dont l&rsquo;Est rêvait basculait dans de tels extrêmes.</em> »<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Culpabilité en héritage</mark></strong></p>



<p>Joanna veut aussi faire le récit de la génération des enfants de la transition, nés après la chute du Mur. « <em>On a pensé alors que tout serait “magnifique” comme à l&rsquo;Ouest. Mais les choses ont été bien compliquées : inflation monstrueuse, rayons vides dans les magasins. Mes parents ont connu une pauvreté que l&rsquo;on peut à peine imaginer.</em> » Le roman relate aussi la vie d&rsquo;Eva, la grand-mère, qui incarne la période du communisme&nbsp;: « <em>Je m&rsquo;intéresse à la violence, celle des hommes et celle de l&rsquo;État, elles se ressemblent beaucoup.</em> »</p>



<p>Tous les personnages portent en eux une culpabilité héritée de la génération précédente&nbsp;; une transmission qui se reflète dans la forme même du roman : récit à plusieurs voix, éclaté. « <em>Je n&rsquo;arrive pas à penser une histoire de manière linéaire. Mon écriture est sans doute le reflet d&rsquo;une existence moderne où l&rsquo;on consomme l&rsquo;information en scrollant.</em> »</p>



<p>Comme son héroïne, Joanna fait partie d&rsquo;une génération qui a grandi « <em>avec l&rsquo;idée qu&rsquo;en Bulgarie, il n&rsquo;y avait pas de futur, que “réussir”, c&rsquo;était partir</em> ». Sur six millions de Bulgares, deux millions vivent à l&rsquo;étranger. Mais aux États-Unis aussi, «&nbsp;<em>où tout se compte en heures et en dollars</em>&nbsp;», la désillusion attend Yana : « <em>Les exilés y sont les petites mains du nettoyage, des restaurants&#8230; &nbsp;Difficile de s&rsquo;intégrer dans une société qui ne veut pas de vous.</em> »</p>



<p>Avec ce roman dense et intense, l’autrice brosse un portrait d’une Bulgarie méconnue&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;L&rsquo;Europe de l&rsquo;Est n&rsquo;est vue que sous l&rsquo;angle de la dictature. Il me semblait important de raconter une autre histoire qui ne se résume pas à la seule division entre libéraux et communistes.</em> »</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">La rencontre s’est déroulée le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 janvier,</mark> à la <a href="https://www.les-arcenaulx.com/la-librairie/">librairie des Arcenaulx</a>, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles<em> </em><a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/"><em>Livres </em>et<em> Littérature</em> ici </a></p>
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		<title>« La liberté ne se mange pas »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 09:11:52 +0000</pubDate>
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<p>Le récit s&rsquo;ouvre aux États-Unis aux alentours des années 2015. Yana, jeune bulgare, née après la chute du mur de Berlin est arrivée dans le cadre du <em>Summer Work Travel</em>. Présenté comme un « programme d&rsquo;échange culturel », il se traduit dans les faits par des emplois précaires qui visent à « <em>nettoyer des chiottes ou faire la plonge en Amérique</em> ». Comme beaucoup avant elle, Yana décide de rester clandestinement dans le pays. Elle travaille comme serveuse et femme de ménage.</p>



<p>Un soir, elle est témoin d&rsquo;un accident mortel de vélo impliquant une autre immigrée d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est. Cet événement met en lumière la vulnérabilité sociale des travailleurs étrangers dans le pays. Sans argent pour se payer une voiture, leurs horaires rendent aussi impossibles des déplacements en transports en commun. À bicyclette, ils risquent quotidiennement leur vie « <em>pour des Nike, des culottes Victoria&rsquo;s Secret, aller à Las Vegas ou payer leurs études</em> », constate la narratrice avec cynisme. Ce choc déclenche des souvenirs chez Yana qui va retracer l&rsquo;histoire de trois générations de femmes confrontées à des violences politiques, sociales et domestiques.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Promesses trompeuses</mark></em></strong></p>



<p>Eva, la grand-mère, a vécu sous le régime communiste d’après-guerre. Elle n&rsquo;a pas pu suivre son premier amour enfui à l&rsquo;Ouest et s&rsquo;est mariée par défaut à un autre homme. Femme au grand cœur mais pétrie de préjugés, elle se montre critique envers le passé politique de ses parents, réputés fascistes, tout en exprimant une aussi grande hostilité à l&rsquo;égard des communistes.</p>



<p>Sa fille, Lili, mère de Yana, est médecin. Rude, rigide, elle se bat pour élever « à la dure » la petite Yana dont le père, médecin lui aussi, se noie dans un « <em>alcool qui tue les souvenirs qui palpitent comme une plaie infectée </em>». Le couple parental illustre la génération qui a vécu de plein fouet la désillusion post-communiste.</p>



<p>Après la destitution de Todor Jivkov, le 10 novembre 1989, la Bulgarie rêve d’un nouveau départ mais va entrer dans une longue période de transition marquée par la crise. « <em>La liberté ne se mange pas</em> », déplore Lili, qui s’use dans une vie où la misère suinte de partout&nbsp;: «&nbsp;<em>dans la nourriture, les draps, les chaussures </em>».</p>



<p>Devenue jeune adulte, Yana, tente l&rsquo;exil. « <em>Avant de grandir, je ne savais pas à quel point nous étions pauvres </em>» déplore-t-elle. Mais les États-Unis se révèlent aussi une promesse bien trompeuse. Les immigrés sont exploités, utilisés pour les basses œuvres dans un pays « <em>sans cafés ni bancs publics</em> » et dans lequel on ne peut même pas trouver le réconfort de s’attarder pour parler avec quelques amis, se désespère Yana. L&rsquo;illusion occidentale est disséquée, « <em>l&rsquo;horreur de tout conte de fées se cache dans ce qui est écrit en petits caractères </em>» ironise la jeune femme. Ce récit, qui se développe entre la Bulgarie et les États-Unis, passé et présent, jour et nuit, est fort, puissant porté par une plume sans complaisance, lucide et affûtée.</p>



<p>À tout juste 31 ans, Elmy s’impose déjà comme une magnifique autrice. Écrit durant ses années universitaires, <em>Porter la faute</em> a reçu en 2022 le prix bulgare de la littérature émergente.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Porter la faute, de Joanna Elmy<br>Le Bruit du Monde - 23 €</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Deux rencontres avec l’autrice (qui parle français) :<br></mark></strong>30 janvier, 18 h, à la librairie Jeanne Laffite – Les Arcenaulx, Marseille.<br>31 janvier, 17 h, à la librairie Le Chant du monde, Aix-en-Provence.</pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="878" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/9782386010200_1_75.jpeg?resize=600%2C878&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-134036" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/9782386010200_1_75.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/9782386010200_1_75.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/9782386010200_1_75.jpeg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/9782386010200_1_75.jpeg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/9782386010200_1_75.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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