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	<title>Archives des La Compagnie - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des La Compagnie - Journal Zebuline</title>
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		<title>La Relève célèbre les pratiques artistiques émergeantes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 10:46:16 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Raconter et&nbsp;<em>se</em>&nbsp;raconter&nbsp;» pourrait faire office de formule d’introduction aux travaux des artistes sélectionné•es cette année à la Relève 8. Au château de Servières,&nbsp;<em>38 rue Edouard Delanglade,&nbsp;</em>les drapeaux de latex de <strong>Lio Rof-Sanchez</strong> accueillent le public à l’entrée<em>.</em>&nbsp;Le titre renvoie à l&rsquo;adresse du Consulat Général d&rsquo;Espagne de Marseille, la pièce évoque le parcours migratoire de sa famille, les cicatrices héritées et le besoin d’incarner une transmission sensible de la migration.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À côté, sur <em>Le bouclier d’Hélène</em> de <strong>Louise Chatelain</strong>, est gravé un arbre généalogique des violences patriarcales subies par les femmes de sa famille. Puis, elle propose aux spectateurices de poser leur oreille sur la barre métallique d’un lit superposé, disposé au fond de l’espace d’exposition, pour y entendre un témoignage de violence conjugale. <br>Dans la petite salle adjacente à l’entrée, se trouve un dispositif d’installation qu’<strong>Emma Cambier </strong>active par la performance. Sur une table, l&rsquo;artiste manipule un briquet, des coupures de journaux, des lettres, une boîte… Entre documentaire et fiction, elle tisse un récit hybride qui lie des souvenirs familiaux à l’histoire coloniale des Antilles. Au centre de la salle d’exposition, les grandes structures textiles d’<strong>Hippolyne NXNN </strong>troublent la frontière de l’intime et de l’espace public. Puis l’espace domestique déborde, la peinture de <strong>Mailys Moanda</strong> sort de la toile pour envahir les murs et les sols. Ses larges damiers colorés rappellent certaines tombes guadeloupéennes et délimitent un lieu de passage, un seuil bariolé entre deux salles blanches, ou le souvenir et le rêve s’entremêlent. En face, les pièces de <strong>Suska Bastian</strong> font écho aux déplacements de sens d’éléments glanés et transformés par l’artiste, dans des perspectives de préservation de leurs essences et leurs imaginaires : des chaînes de voitures, des feuilles de palmiers…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une salle fermée par un rideau, une tour d’enceinte dans une ambiance saturée de lumière verte diffuse un&nbsp;<em>mash-up</em>&nbsp;de la bande son du film d’horreur&nbsp;<em>Conjuring</em>&nbsp;et de grondements de station d’épuration. Cette installation de <strong>Marion Genty</strong>, renverse la hiérarchie des sens, et cherche à générer le sentiment d’angoisse à travers une narration concentrée dans le spectre sonore. Enfin, le grand «&nbsp;bestiaire quantique&nbsp;» de <strong>Jaguar</strong> (<strong>Anaël Martin</strong>) se déploie dans la dernière salle.<em>&nbsp;Tout ce qui existe au monde</em> est un amas de motifs, de phrases, de dessins dans l’espace et de petites sculptures disséminés qui fabriquent ensemble une constellation de concepts, de références, d’hommages et de logiques aussi farfelues qu’indubitables.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="500" height="667" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=500%2C667&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-134631" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=300%2C400&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_7756.jpeg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jaguar (Anaël Martin), <em>Tout ce qui existe au monde</em>, Installation multi-médiums, Dimensions variables, 2024-2026</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Identités et refuges</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À <a href="https://www.la-compagnie.org">La Compagnie, </a>les huit artistes de la Relève inscrivent leur exposition collective dans une « cosmopoétique du refuge », en écho avec la programmation actuelle du lieu de création. Ici, les récits politiques sont des sources de réinvention de soi. La fresque colorée de <strong>Clef Grémil</strong> accueille les spectateurices, une grande chenille en transition se débarrasse au fil du temps des éléments en céramique qui la compose, ses seins découpés par des ciseaux ouvragés sont dispersés au sol, vestiges de ce geste de soin et de métamorphose fabuleuse. L’humour et le détournement sont des outils de transgression dans le travail de l’artiste et évoque ses expériences du handicap, de la transidentité et celles de ses proches. Une autre de ses pièces, un paravent mou faisant office de parois poreuse et souple au fond de la salle, délimite l’espace et encourage une douce indiscrétion. <br>Devant la fresque, des coussins en tissus malgache invitent à s’assoir devant des vidéos mise dos à dos : l’une d’entre elles montre le visage de l’artiste, <strong>Ellvina Bimanato</strong>, l’autre les mains de sa grand-mère qui démêle ses cheveux en décrivant la maison de famille détruite lors du coup d&rsquo;état d&rsquo;Andry Rajoelina en 2009. L’artiste fabrique à travers des sons, des silences, des gestes, d’autres langages qui permettent l’expression et la transmission de récits perdus, de liens intergénérationnels. <br>Derrière ses pièces, l’autel Télomètre de <strong>Gil Lekh,</strong> invite le public à naviguer entre les symboles de son identité queer qui le constitue. À travers un rituel de deuil et de célébration, iel visibilise les violences raciste et queerphobes des enfances similaires à la sienne. <em>Et toi, t’as mangé ?</em> (Et toi ? Ăn cơm chưa ?), où bien « Et toi, t&rsquo;as souffert ? » selon la double interprétation que la formule implique, est un poème-dialogue transgénérationnel à destination des ancêtres de l’artiste. <br>À côté, des vêtements confectionnés en vàng ma, un papier de bambou avec lequel sont fabriqués au Vietnam et au Cambodge, de faux vêtements destinés à être brûlés pour rejoindre l&rsquo;au-delà. Près de l’autel, les <em>Poupées fripon*nes</em> d’<strong>Amaya Cascio </strong>observent les visiteureuses, depuis leurs chaises bariolées. Inspirées d&rsquo;une coutume familiale qui consiste à recouvrir les appareils électroménagers de housses de tissus et à y ajouter des yeux et des tresses, les poupées sont activées lors de performance <em>Volver, volver onlybass&rsquo;n reverb </em>où elles se mettent à danser et chuchotent des secrets aux spectateurices. Les peintures d’Amaya Cascio sont disséminées dans la salle, autour d’une grande table de jeu de cartes nicaraguayen, le Chalupa Nicaraguense réinterprété par l’artiste. <br>Le <em>Micro-Coeur</em> en céramique de <strong>Lila Crnogorac</strong> est suspendu au centre de la salle centrale. C’est un objet de recueil de récit lesbien et de diffusion, d’amplification de paroles intimes trop souvent tues. <br>Dans la dernière salle, une vidéo réalisée au simulateur de vagues de la Grande Soufflerie, résonne et lie ses instruments de verres au sol et les céramiques de <strong>Valentin Saez</strong> qui gravitent autour. Toustes évoquent une préservation et une visibilité des désirs queers. Valentin Saez disperse dans l’espace d’exposition, une série de carreau et de Bojiltos, des gargoulettes espagnoles détournées, inspirés d’esthétiques historiques traditionnelles mises au service de la communautés queer, pour fabriquer des archives de récits déviants. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition collective de la Relève 8, présente cette année une promotion d’artistes inventeur•ices de sens, aux grandes qualités plastiques et aux engagements politiques incontestables. L’archive glisse et bascule avec justesse dans l’imaginaire, connecte les récits entre eux et empouvoire respectivement l’évocation du souvenir et la réécriture de l’identité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>La Relève #8</em> - Exposition collective</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 28 mars</mark><br><a href="https://chateaudeservieres.org">Galerie Château de Servières </a><br>Le <a href="https://www.plateformeparallele.com">festival Parallèle</a> se poursuit jusqu’au<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 7 février</mark> entre Marseille et Aix-en-Provence</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels </em>ici </a></p>



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		<title>Les « fous » se posent à Marseille</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 14:37:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jusqu’au 25 octobre à La Compagnie,&#160;Le Chemin des Fous&#160;présente quatre ans de production artistique par les membres&#160;accueillis au sein&#160;du Refuge Migrant.es LGBTQIA+ de Marseille (RML). Jeunes, émigrés, et queer, ils ont participé chaque semaine à des ateliers proposés par de nombreux artistes marseillais, pour créer cette exposition en partenariat avec RIFT, la Pride et le&#160;Festival [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’au 25 octobre à La Compagnie,&nbsp;<em>Le Chemin des Fous</em>&nbsp;présente quatre ans de production artistique par les membres&nbsp;accueillis au sein&nbsp;du Refuge Migrant.es LGBTQIA+ de Marseille (RML). Jeunes, émigrés, et queer, ils ont participé chaque semaine à des ateliers proposés par de nombreux artistes marseillais, pour créer cette exposition en partenariat avec RIFT, la Pride et le&nbsp;<em>Festival de Marseille</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur des écrans plats, quelques-uns retracent leur périple sur une carte. Un parfum de lassitude plane&nbsp;face aux questions habituelles&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;d’où viens-tu&nbsp;?&nbsp;»,&nbsp;«&nbsp;pourquoi es-tu parti&nbsp;?&nbsp;»,&nbsp;«&nbsp;pourquoi la France&nbsp;?&nbsp;»…&nbsp;Certains&nbsp;le disent lors du vernissage&nbsp;: ils en ont assez de devoir justifier leur venue, leur présence, voire leur existence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans des vidéos «&nbsp;submersives&nbsp;»&nbsp;projetées sur les murs d’une des salles,&nbsp;on entend le slogan&nbsp;: «&nbsp;<em>Rien sans nous et sans nous rien</em>&nbsp;», comme un écho aux pancartes de la&nbsp;première salle «&nbsp;Refugee Lives Matter&nbsp;», «&nbsp;Queer Lives Matter&nbsp;», puis «&nbsp;Lives Matter&nbsp;»,&nbsp;tout simplement, car si les droits de certains ne sont pas respectés, le sont-ils vraiment pour les autres ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est tout l’objet de l’association RML que d’offrir à ces personnes doublement marginalisées un espace&nbsp;de liberté d’expression. Le RML les aide en outre à gérer demande d’asile et recherche d’emploi, et a participé à la Pride, le 5, sur un char réservé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">GABRIELLE SAUVIAT</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Le Chemin des Fous<br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 25 octobre<br></mark><a href="https://www.lacompagnie.com/fr">La Compagnie</a>, Marseille </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles<a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"> Arts Visuels ici</a></p>



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		<title>Contre l’inconcevable, l’éblouissement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 10:31:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Patrick Chamoiseau, dans un petit livre paru chez Seuil pose la question : « Que peut Littérature quand elle ne peut ? » Que peuvent les arts, les artistes, les écrivains, face à l’inconcevable qui s’empare aujourd’hui de notre monde ? La réponse apparaît dès l’exergue, les mots de René Char. Face aux nazis, en 1941, après la défaite, le poète [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Patrick Chamoiseau, dans un petit livre paru chez Seuil pose la question : « <em>Que peut Littérature quand elle ne peut ? </em>» Que peuvent les arts, les artistes, les écrivains, face à <em>l’inconcevable </em>qui s’empare aujourd’hui de notre monde ? <br>La réponse apparaît dès l’exergue, les mots de René Char. Face aux nazis, en 1941, après la défaite, le poète résistant écrivait : «<em> Est-ce la porte de notre fin obscure, demandais-tu ? Non. Nous sommes dans l’inconcevable, mais avec des repères éblouissants. </em>»<br>Nous vivons l’inconcevable et Chamoiseau le nomme, en liste sans fin, prolongée par ces points suspensifs qui disent l’infini des oppressions et des massacres. <br>«<em> Palestiniens Tibétains, Ouïghours, Rohingyas, Tutsies, Kurdes, Ukrainiens, Haïtiens Syriens, peuples-nations effacés dans l’Outremer français… </em>»<br>Il nomme aussi nos désespoirs actuels et récents :<br>«<em> Netanyahu, Trump, Poutine, Orbán, </em>Erdoğan<em>, Meloni, Le Pen, Bardella, Milei, Modi, Bolsonaro…</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">En prolongeant encore la liste par ces points suspensifs où pourraient se nicher bien des replis en soi, bien des suicides. Bien des renoncements au collectif et au commun.<br>En avons-nous le droit ? Devons-nous, comme après Auschwitz, opposer le silence ? Patrick Chamoiseau l’affirme, <em>Littérature</em> (sans article, comme une matière globale précédant le Verbe), Musique, Art, Théâtre, <em>peuvent</em> (même quand ils ne peuvent). Ils sont nos <em>repères éblouissants,</em> ceux que nous ne devons pas perdre, ceux qui donnent la force de résister, parce qu’ils maintiennent en nous le désir de vivre et la compréhension intime de l’autre en nous. <em> </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Résister aux identitaires </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, ici, pour alourdir les attaques multiples et concertées que vivent les artistes et les écrivains, dans un contexte d’OPA sur l’édition Hachetée par Bolloré, sur la diffusion de presse Relayée par Bolloré, sur la télévision Canalisée par Bolloré, se profile l’hallucinant projet PERICLES. L’enquête de <em>L’Humanité</em> sur les agissements de Pierre-Edouard Stérin, milliardaire exilé fiscal en Belgique, démontre sa volonté explicite : l’extrême droite veut, comme aux États-Unis, s’emparer du pouvoir en modelant les esprits, en fabriquant les opinions et en occupant le terrain universitaire et culturel. <br>Car PERICLES ne désigne pas l’orateur grec inventeur de la démocratie radicale. Comme souvent l’extrême droite dévoie et récupère le sens des mots : PERICLES, projet qui veut faire basculer aux prochaines municipales un minimum de 1000 mairies françaises dans le giron du RN ou de Renaissance (au choix), est un acronyme revendiqué par le milliardaire <br><em>Patriote, Enraciné, Résistant </em>(sic),<em> Identitaire, Libéral, Chrétien, Européen, Souverainiste</em><br>Tout un programme, qui place la bataille culturelle au cœur des enjeux de notre temps. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Littérature peut</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Patrick Chamoiseau oppose à l’Enracinement le rhizome, à la Patrie la nation, au souverainisme la Relation, à la Chrétienté blanche la mémoire de la traite négrière. <br>La Ville de Marseille accueille Baya et ses céramiques au musée Cantini, L’Ecailler publie l’autobiographie de Jack Johnson, écrite il y a 100 ans, La Friche expose les victimes racisées des violences policières, La Compagnie accueille la submersion, Les Pas Perdus cultivent l’art de recevoir. Et tous les syndicats de la culture se mobilisent pour lutter contre les coupes budgétaires et les attaques idéologiques sans précédent. <br>À leurs côtés, refusons l’inconcevable, défendons la culture publique, les droits culturels de tous et toutes. Cultivons et protégeons ensemble nos <em>repères éblouissants</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNES FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/">Société</a></em> ici </p>
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		<title>À la Biac en famille </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Jan 2025 10:12:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cirque]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Encore dix jours pour découvrir sur le territoire de la Région Sud les multiples propositions circassiennes émanant de la <em>Biac</em>. Sous chapiteau, d’imposantes équipes véhiculent l’enthousiasme des numéros qui ravissent. Fort d’un succès non démenti ces dernières années, la création <em>Pandax</em> du cirque <strong>La Compagnie</strong>, multivitaminée, met en scène cinq frères de retour des funérailles de leur père pour un road trip échevelé (jusqu’au 8 février au villages chapiteaux du Prado). Habitué des grands plateaux, le <strong>Cirque Le Roux</strong> livre pour sa part son sens de la narration et son souci du détail, dans des scénographies grandioses et raffinées. Avec sa nouvelle création, créée dans le cadre majestueux du Bon Marché à l’automne 2023 à Paris, c’est la folie des grandeurs : l’équipe fait revivre l’époque des grands magasins parisiens. Entre barre russe et double mât chinois, la technicité de haut vol se déploie ici dans une mise en scène vertigineuse, constituée de trois appartements en hauteur (<em>Entre chiens et louves</em>, du 29 au 31 janvier à Miramas, puis en tournée dans la Région Sud, notamment du 24 au 26 avril à Martigues).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autres grandes équipes incontournables : la compagnie canadienne <strong>Les 7 doigts de la main</strong>, qui rejouent Roméo et Juliette sur le modèle de la compétition sportive (<em>Duel Reality</em>, les 4 et 5 février à Antibes), ou encore les huit acrobates australiens de <strong>Gravity &amp; Other Myths</strong>, qui avec <em>Ten Thousand Hours</em> rendent hommage à ces milliers d’heures d’entraînement nécessaires à l’accomplissement de la prouesse (les 8 et 9 février à Miramas).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pépites intimistes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres spectacles choisissent la veine plus intimiste pour s’adresser aux enfants, à l’approche des vacances. Dès 3 ans, les bambins se laisseront happer par massues qui voguent, ressac de torses, chorégraphies de doigts et autres membres entremêlés de la <strong>Cie Lamento</strong>. Porté par un duo virtuose, <em>La fabuleuse histoire de BasarKus</em> mêle acrobaties, jonglage et danse contact pour aborder le thème de la séparation, l’affirmation de soi et les vertus de la complémentarité, à l’assaut du vaste monde extérieur ! (le 31 janvier à Saint-Rémy, le 5 février à Vitrolles, le 8 à Port-de-Bouc). Dans le cadre de l’excellent cycle <em>En pulsations !</em>, la <strong>Cie ZeC </strong>propose quant à elle une <em>8e Balle</em> bondissante, le 1<sup>er</sup> février au Mucem, sous le regard extérieur des très talentueux <strong>Nikolaus</strong> et <strong>Maroussia Diaz Verbèke</strong>. C’est le vertige qui saisit avec <strong>La volte-cirque</strong>, quand ses acrobates explorent les motivations insensées qui poussent les acrobates à littéralement s’envoyer en l’air, à travers le bien nommé <em>De bonnes raisons</em> (le 1<sup>er</sup> février Citron Jaune dans le cadre des <a href="https://www.scenesetcines.fr/les-theatres/les-elancees/">Élancées</a>, puis à la Seyne-sur-Mer du 6 au 8). Enfin, spécialisée en création jeune public de qualité, <strong>Coline Garcia</strong> – autrice notamment d’ouvrages didactiques (<em>Circassienne</em> à l’Atelier du Poisson soluble, <em>Circorama</em> chez Actes Sud Jeunesse) – présentera ici <em>Baoum!</em>, la nouvelle création de sa <strong>Cie SCoM</strong> (les 8 et 9 février au Théâtre Massalia). </p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Biennale internationale des arts du cirque</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 9 février</mark><br>Région Sud<br><a href="http://biennale-cirque.com">biennale-cirque.com </a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes</a></em> ici </p>
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		<title>Un souffle nouveau à La Compagnie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Godfrin-Guidicelli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 May 2023 15:04:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[La Compagnie]]></category>
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		<category><![CDATA[Paul-Emmanuel Odin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pour quelles raisons La Compagnie a dû rester fermée&#160;? Paul-Emmanuel Odin. On a été obligé de réaliser divers travaux car, dès 2010, on a détecté des problèmes d’infiltration d’eau puis, en 2013, la situation est devenue critique. Il faut savoir que nos financements sont moitié «&#160;art&#160;» et moitié «&#160;politique de la ville&#160;» pour notre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Pour quelles raisons La Compagnie a dû rester fermée&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Paul-Emmanuel Odin.</strong> On a été obligé de réaliser divers travaux car, dès 2010, on a détecté des problèmes d’infiltration d’eau puis, en 2013, la situation est devenue critique. Il faut savoir que nos financements sont moitié «&nbsp;art&nbsp;» et moitié «&nbsp;politique de la ville&nbsp;» pour notre travail sur le quartier. Nos partenaires sont tombés d’accord pour financer les travaux d’étanchéité et plus encore pour résoudre nos problèmes d’insonorisation, mettre aux normes les sanitaires afin de recevoir le public handicapé et réaliser une sortie de secours. Mais nous avons perdu cinq ans… Grâce à la nouvelle municipalité et à la nouvelle direction de notre propriétaire Marseille Habitat, notre dossier a été validé et les travaux ont pu être réalisés. Ainsi, La Compagnie est restée fermée. Entre le Covid et les effondrements de la rue d’Aubagne, on n’a pas voulu prendre de risques. Fermer était aussi un geste fort pour accélérer les travaux qui, finalement, ont été livrés en décembre dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi appelez-vous aujourd’hui à soutenir La Compagnie&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inactivité a fait que notre trésorerie et notre fonds de roulement ont été extrêmement fragilisés. On a poursuivi quelques expositions et ateliers hors les murs et pu bénéficier d’un bureau au centre municipal Velten, prêté par la mairie du premier secteur. Mais comme on n’avait plus de local, toutes les demandes de financement n’ont pas été possibles. Aujourd’hui, en plus des baisses que tout le monde connait, il nous manque des moyens pour répondre à notre mission d’ouverture à tous les publics. On a besoin d’un·e médiateur·trice supplémentaire. C’est le sens de notre appel aux dons.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel projet portez-vous pour la réouverture ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On a mis à profit la période de fermeture pour penser à tout ce qui avait eu lieu depuis trente ans&nbsp;! On a souhaité lancer un nouveau projet, non pas comme une succession d’expositions avec une série d’ateliers ou d’événements autour, mais comme un projet à long terme sur un quartier de précarité, en lien avec la psychiatrie notamment. On a envie «&nbsp;d’institutionnaliser&nbsp;» cette mixité dans un sens d’ouverture. D’où l’idée de «&nbsp;L’enchevêtrement des lianes&nbsp;» [<em>leur projet annuel et collectif qui a débuté ce 5 mai, ndlr</em>], né de la pensée de l’auteur Dénètem Touam Bona dont la dimension anthropocène est primordiale pour nous. L’idée est d’avoir un seul projet en métamorphoses. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est ce que vous appelez les zones d’enchevêtrement.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Exactement. L’exposition sera un lieu d’inscription où le public pourra intervenir, comme avec Suzanne Hetzel qui est en résidence depuis le début du Covid. Elle inaugure&nbsp;<em>De Printemps en printemps</em> avec une collecte d’objets et de végétaux présentée sous la forme d’une réserve muséale. On a pensé La Compagnie comme un endroit de participation démocratique grâce à un travail continuel avec les associations du quartier, les établissements scolaires, les chercheurs, les universitaires, les artistes…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARIE GODFRIN-GUIDICELLI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Au programme</strong><br><em>De printemps en printemps</em>, de <strong>Suzanne Hetzel</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 5 mai au 2 septembre<br></mark>La Compagnie, Marseille<br><a href="http://la-compagnie.org">la-compagnie.org</a></pre>
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