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	<title>Archives des La Friche - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des La Friche - Journal Zebuline</title>
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		<title>Friche Belle de Mai : deux expositions et un kaléidoscope de relations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Aug 2026 10:54:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En parallèle d’art-o-rama, deux expositions ouvrent également leurs portes ce vendredi 28 août à la Friche. Portée par la plateforme de recherche pluridisciplinaire The Racial Imaginary Institute et installée dans la Salle des machines, Unworlding est une exposition collective, qui postule que la destruction du monde tel qu’on le connait nous offre la possibilité de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En parallèle d’<em>art-o-rama</em>, deux expositions ouvrent également leurs portes ce vendredi 28 août à <a href="https://www.lafriche.org">la Friche</a>. Portée par la plateforme de recherche pluridisciplinaire The Racial Imaginary Institute et installée dans la Salle des machines, <em>Unworlding</em> est une exposition collective, qui postule que la destruction du monde tel qu’on le connait nous offre la possibilité de le réinventer. Les œuvres des treize artistes invité·es sont ainsi des travaux de déconstruction au sens littéral du mot, qui transforme objets et images pour faire émerger des structures nouvelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Art marseillais </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L<a href="https://www.beauxartsdemarseille.fr/expositions/2026-08-28-glaneuses-et-glaneurs/">’École des Beaux-Arts de Marseille</a> investit la Tour de la Friche avec une exposition consacrée à ses nouveaux·elles diplômé·es en art et design, intitulée <em>Glaneuses et Glaneurs</em>. La commissaire <strong>Chloé Bonnie More</strong> a proposé aux 37 artistes issu·es de l’école de travailler à partir d’éléments « glanés » dans leur environnement physique et intellectuel, allant d’objets à des archives ou même de simples gestes aperçus, donnant ainsi naissance à des formes multiples qui célèbrent l’attention au détail et l’importance de la mise en relation. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette journée de rentrée se conclura sur le toit-terrasse de la Friche, avec un prélude à la <em>Fiesta des Suds</em>. Au programme de cette soirée donnée dans le cadre du festival <em>On Air</em>, la DJ <strong>Sharouh</strong> marie les multiples musiques du pourtour méditerranéen avec une électro puissante, et <strong>Shahzen</strong> ouvre les esthétiques clubs les plus percussives aux transes collectives.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C.M.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Unworlding </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 29 août au 11 octobre</mark> <br><br><strong><em>Glaneuses et Glaneurs </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 29 août au 4 octobre</mark><br>Friche la Belle de Mai, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels</em> ici </a></p>
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		<title>Lady Macbeth n’existe pas</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 08:41:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Amélie Kierzenbaum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La pièce de Samuel Gallet parle, bien, de Shakespeare. De théâtre dans le théâtre, des enjeux d’aujourd’hui qui ne sont plus ceux d’hier, de traductions, de rapport entre les générations, de mansplaining. Qu’il met en scène lucidement avec un personnage acteur de 56 ans qui fait la bise aux jeunes femmes contre leur gré, et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La pièce de Samuel Gallet parle, bien, de Shakespeare. De théâtre dans le théâtre, des enjeux d’aujourd’hui qui ne sont plus ceux d’hier, de traductions, de rapport entre les générations, de mansplaining. Qu’il met en scène lucidement avec un personnage acteur de 56 ans qui fait la bise aux jeunes femmes contre leur gré, et explique le théâtre à celle qui le dirige… Une pièce a priori bien de son temps, où on rappelle qu’Ophélmia, Lady Macbeth et Juliette étaient joués par des hommes, et que le genre des comédien·nes ne doit plus être un impératif dans les distributions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que ce texte, écrit par un homme, mis en scène par un homme <strong>Laurent Brethome</strong>, et une femme, <strong>Clémence Lebatut</strong>, trimballe et augmente les fantasmes shakespeariens sur la dangerosité féminine, et les sorcières maléfiques qu’elles sont toutes un peu. Une des personnages, qui défend un théâtre ancré dans le réel, répète qu’elle voit des Lady Macbeth partout, dans la rue, des exilées, des pauvres, des errantes. Or Lady Macbeth n’existe que dans le fantasme des hommes, tout comme Médée ou Clytemnestre&nbsp;: les femmes tuent très peu, et généralement par représailles de violences commises sur elles. Aucune Lady Macbeth ne traine dans les rues, et les exilées pauvres n’ont pas plongé leurs mains dans le sang de leurs victimes…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Life is not a tale</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnages de la pièce représentent donc une génération des comédien·nes genderfluid, à cheval sur le iel, mais qui trimballe pourtant sans problème cette vision de la femme sorcière avide de sang et de pouvoir. Et qui désire plus que tout incarner cette figure si peu féministe du répertoire, qui les pousse au harcèlement, au meurtre, à la folie collective. «&nbsp;Life is a tale&nbsp;», affirmait Macbeth&nbsp;? Il est temps de sortir des schémas si genrés du répertoire, et d’affirmer sur scène que la vie n’est pas un conte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, puisque le but d’une création de sortie d’école supérieure de théâtre est de mettre en valeur les comédien·nes à leur entrée dans la vie professionnelle, on ne peut que souligner le talent évident des 6 sortant·es de l’Eracm : <strong>Azenor Glotin</strong>, qui incarne la metteuse en scène déterminée, tourmentée par la mort de sa mère, <strong>Garance Courtial</strong>, qui joue très bien la mauvaise comédienne, <strong>Benoit Billon</strong> et <strong>Clarisse Ensenat</strong>, impressionnant·es de présence comique, <strong>Henri Ardisson</strong> et <strong>Amélie Kierzenbaum</strong>, très convaincant·es dans leurs monologues face public. Loin des «&nbsp;<em>poor players</em>&nbsp;» de Shakespeare qui s’agitent inutilement sur les scènes, «&nbsp;<em>and then are heard no more</em>&nbsp;»&nbsp;: on entendra parler d’elleux d’ici peu, et longtemps&nbsp;!</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br> En répétition a été joué à l’IMMS, la Friche, Marseille, <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 18 au 20 juin</mark></strong>.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>« Tous les spectacles sont de la création contextuelle » : entretien avec Fabienne Aulagnier, directrice des Rencontres à l’Échelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 07:52:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Escapade]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Vous avez pris la direction des Rencontres à l’échelle l’an dernier, une manifestation créé par Julie Kretzschmar il y a 22 ans, et avez programmé cette 21e édition…Fabienne Aulagnier. Oui, quand Julie Kretzschmar a été nommée commissaire de la Saison Méditerranée, elle m’a demandé de reprendre la direction jusqu’à la fin de sa mission, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/tous-les-spectacles-sont-de-la-creation-contextuelle-entretien-avec-fabienne-aulagnier-directrice-des-rencontres-a-lechelle/">« Tous les spectacles sont de la création contextuelle » : entretien avec Fabienne Aulagnier, directrice des Rencontres à l’Échelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Vous avez pris la direction des Rencontres à l’échelle l’an dernier, une manifestation créé par Julie Kretzschmar il y a 22 ans, et avez programmé cette 21</strong><sup><strong>e</strong></sup><strong> édition…<br>Fabienne Aulagnier</strong><strong>. </strong>Oui, quand Julie Kretzschmar a été nommée commissaire de la Saison Méditerranée, elle m’a demandé de reprendre la direction jusqu’à la fin de sa mission, fin 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre direction est donc provisoire&nbsp;?<br></strong>Nous en discutons&nbsp;! Nous nous connaissons depuis longtemps, j’ai été directrice de production à Lieux Publics pendant 15 ans, jusqu’en 2017. Mais j’ai commencé ma carrière dans l’humanitaire, au Mali et en Palestine, et j’ai un lien très personnel avec l’Afrique, une attention particulière aux artistes qui viennent de pays en guerre, ou y vivent. Aux populations déplacées, où la question de l’art se pose différemment.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Les Rencontres à l’échelle</strong></em><strong> cette année sont associées à la Saison Méditerranée. Elles sont plus étoffées, et se concentrent sur cet espace…<br></strong>Oui. La Saison Méditerranée soutient cette édition, ce qui nous permet de présenter 11 spectacles, performances ou lectures, pour 25 rendez-vous. Dont 4 créations 2026. Quant à l’espace méditerranéen, il n’est pas exclusif, nous allons continuer à travailler avec l’Afrique, les pays du Sud… La spécificité de cette édition tient aussi à l’association avec Dream City Tunis, qui est co-programmateur de cette édition, avec des spectacles qui sont aussi programmés pour leur biennale à Tunis. C’est un tournant fort dans l’histoire des <em>Rencontres à l’échelle</em>, et un changement appelé à durer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année les artistes viennent de Tunisie, du Liban, d’Égypte, d’Afghanistan, de Palestine… et de Marseille&nbsp;! Avec une attention particulière aux artistes nouvellement arrivés dans la ville et qui tentent de s’y installer. Comme Abdul Haq Haqjoo, un artiste qui travaillait sur les marionnettes afghanes, et qui est arrivé avec un programme Pause [<em>Programme national d’accueil en urgence des scientifiques et artistes en exil, ndlr</em>] à Marseille, et présente sa création <em>Une larme échappée des fleuves afghans</em>, nourrie de ce trajet. Ou Nadim Bahsoun, qui est libanais mais a surtout travaillé en Belgique comme danseur, et qui propose ici sa première mise en scène <em>Cis-tem error</em>, sur la transmission familiale en contexte post-colonial.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous proposez des spectacles mais aussi des lectures, des sorties de résidences… Les Bancs publics, qui organisent ce festival, restent-ils une structure de production et d’accompagnement d’artistes&nbsp;?</strong> `<br>Oui, et c’est important. Le fait qu’on soit basés à la Friche nous permet d’organiser des résidences d’artistes, souvent dans leurs premières phases de création.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et de les programmer&nbsp;durant les </strong><em><strong>Rencontres</strong></em><strong>&nbsp;?<br></strong>Oui, des rencontres à diverses échelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>D’où le titre du festival…<br></strong>Tout à fait&nbsp;! Ainsi Christelle Saez et Mohamed Hatem n’ont pas encore de production et présentent une première&nbsp;rencontre avec l’œuvre. Peut-être que <em>I can’t tell you everything</em> deviendra un documentaire, peut-être un spectacle, ils ne savent pas encore. Pour Waël&nbsp;Ali, <em>Prova</em> est déjà en production, mais il ressent le besoin à ce stade, avant de figer son spectacle, fondé sur des entretiens avec des prisonniers Syriens dans les années 1980, de le tester en public.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle est l’orientation des créations que vous présentez cette année&nbsp;? L’essentiel des formes est théâtral, est-ce volontaire&nbsp;?<br></strong>Je dirais que c’est le fait du hasard, mais je n’en suis pas sûre&nbsp;! Nous programmons des arts de la scène en général, mais cette prépondérance du théâtre vient sans doute de l’intérêt actuel des créateurs méditerranéens à travailler sur la question de la langue, du plurilinguisme, de l’hétérolinguisme, de la traduction au plateau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, tous les spectacles sont de la création contextuelle. Avec Sofiane Ouissi, le directeur de Dream City Tunis, nous avons à cœur de travailler cela, la création contextuelle. C’est-à-dire pas seulement la création en espace public, mais des œuvres liées au contexte du lieu où elles apparaissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elles sont donc différentes à Tunis et à Marseille&nbsp;?<br></strong>Parfois, oui. Pour <em>Dignity</em>, Chokri Ben Chikha a travaillé à Tunis sur les conséquences du pacte migratoire franco-tunisien dans la société tunisienne. Il l’a créé à Tunis, mais à Marseille il le recrée à partir des expositions coloniales à Marseille de 1906 et 1922, des corps exposés dans les zoos humains. Une re-création contextuelle, donc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, en Méditerranée, la question des archives coloniales, souvent invisibilisées, se pose dans les œuvres de nombreux artistes contextuels. Dans <em>Prova</em>, Waël Ali voulait parler de la Syrie, reléguée en arrière-plan de l’actualité. Il est parti de la musique, des cassettes, des traces, des archives d’il y a 40 ans. En se posant la question de la sauvegarde de la création et des mémoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et le spectacle d’ouverture&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Adeline Rosenstein est une artiste belge qui travaille sur la question de la Palestine depuis toujours. Aujourd’hui elle est passée en mode urgence, elle décrit la réalité palestinienne et distribue un mode d’emploi aux spectateurs. Une feuille de salle, pour qu’eux aussi puissent être actifs et parler de ce <em>Ravage tout court</em> palestinien. C’est à LaMAM [<em>ex-Théâtre Toursky, ndlr</em>], le 2 juin, suivi d’une soirée sur la Palestine.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN REALISE PAR AGNÈS FRESCHEL<br><br>Rencontres à l’Échelle<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 2 au 13 juin</mark></strong><br><a href="https://www.lafriche.org/" type="link" id="https://www.lafriche.org/">La Friche</a>, Théâtre Joliette, LaMAM, Musée d’Histoire de Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici</p>
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		<title>Deux rives, une seule jeunesse méditerranéenne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elisabeth Leuvrey, on vous connait comme réalisatrice (La Traversée, At Home) Aujourd’hui vous avez créé un dispositif TiLEM. Qu’est- ce que TiLEM&#160;? &#160;Tilem en arabe ancien signifie «&#160;le sillon&#160;»&#160;et c’est l’acronyme de Tiers Lieu en Méditerranée. Cela nous a été soufflé par un jeune Algérien qui gravitait autour du projet à son origine. C’est un [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Elisabeth Leuvrey, on vous connait comme réalisatrice (</em>La Traversée, At Home<em>) Aujourd’hui vous avez créé un dispositif TiLEM. Qu’est- ce que TiLEM</em>&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Tilem en arabe ancien signifie «&nbsp;le sillon&nbsp;»&nbsp;et c’est l’acronyme de Tiers Lieu en Méditerranée. Cela nous a été soufflé par un jeune Algérien qui gravitait autour du projet à son origine. C’est un programme de deux ans qui s’inscrivait après un précédent, <em>Le Champ des possibles</em>, financé par un fonds d’accès culture de l’Institut français à destination des pays d’Afrique dans lequel je m’étais investie, avec un grand désir de mieux connaitre la jeunesse algérienne, ouvrant une parenthèse sur mon chemin de cinéma. Envie de partager ce qu’on aime. Je leur avais proposé des actions autour du cinéma documentaire en les accompagnant sur des actions de programmation et des projets d’écriture de films. Ce projet s’est fait entre 2021 et 2023 en Algérie seulement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Donc, tout naturellement, vous avez imaginé TiLEM&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vis entre les deux rives et je me sens à l’aise dans l’entre- deux. J’ai eu envie de proposer des actions de médiation culturelle qui connecterait la jeunesse d’ici et la jeunesse algérienne&nbsp;; imaginer que l’espace méditerranéen pouvait être un espace de travail et de collaboration. La Méditerranée comme un espace mental, qui pouvait être investi émotionnellement, affectivement, qui nous permettrait de sortir &nbsp;des états, des nations. Un espace commun, apaisé. Face aux difficultés, à la politique, c’est un petit miracle de pouvoir se rencontrer sans se censurer, accompagné de manière très bienveillante</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pouvez- vous nous parles des lettres-vidéo&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un espace de partage numérique&nbsp;: se rencontrer avec le numérique. S’est imposée l’idée d’un cinéma avec le téléphone portable, un outil du quotidien vraiment intime. Les jeunes ont été accompagnés par des cinéastes. La 1<sup>e</sup> année, 5 jeunes en Algérie (Oran, Timimoun, Touggourt, Alger, Bejaia) ont travaillé sur la thématique «&nbsp;<em>Mon monde change</em>&nbsp;». Ils ont été accompagnés en Algérie à travers des résidences et il y a eu la même chose à Marseille, à La Friche. Puis dans un 2<sup>e</sup> temps, avec une résidence croisée en numérique. Une 3<sup>e</sup> session a permis d’inviter les Algériens lors des Rencontres d’AFLAM. Chacun a réalisé 2 vidéo-lettres. 20 petits films en 6 mois&nbsp;! Pour la 2<sup>e</sup> année, &nbsp;en perspective de la Saison Méditerranée, on a pensé à un moment de restitution de tous ces projets et on a eu envie d’ouvrir à un plus grand nombre de jeunes, leur proposant un travail de sélection de films. On a réuni des jeunes de 3 territoires différents, Belle de mai, quartiers Nord et Belsunce et on a groupé des villes algériennes. Ainsi on a formé 3 ateliers&nbsp;: ils ont regardé les mêmes films durant 4 samedis et se sont mis d’accord sur une sélection avec une thématique par atelier. Des thématiques très en lien avec la jeunesse et des problèmes concernant les 2 pays&nbsp;: <em>Place&nbsp;! Blaça&nbsp;!</em> pour Quartiers nord de Marseille / Oran des courts documentaires qui seront présentés à l’Alhambra le 21. <em>Échos et Reflets</em> présentés par Belle de Mai/ Sétif au Gyptis le 22 et <em>Port d’Attaches</em> par Belsunce/ Alger le 23 au Musée d’Histoire de Marseille. 28 jeunes en tout</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Autant de filles que de garçons&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, on y a été attentif aussi bien en France qu’en Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Comment ce projet a-t-il été financé&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">On a été aidé par la Mission Méditerranée de la Ville de Marseille, soutenu par TELEMMe de l’Université Aix Marseille et par de partenaires comme La Friche. La saison Méditerranée nous a labellisés</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>TiLEM va-t-il continuer en 2027&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour nous ces 3 jours sont un aboutissement. Nous avons tenu notre pari de travail de production de cinéma et de diffusion. Une chose importante : lors des 3 soirées, on va montrer des films, mais, surtout, les jeunes pourront faire part de leur expérience, de cette aventure. Le 20 on va tous se retrouver au Vidéodrome pour une journée de travail sur les 3 projections. On souhaiterait que chaque soir il y ait un temps de rencontres avec les spectateurs pour donner au public marseillais l’occasion de rencontrer la jeunesse algérienne. On se connait tellement peu ! On aura accompli notre mission. Début juin, il y aura une réunion en visio pour que les jeunes aient un retour et puissent voir que quelque chose existe même quand on est dispersé. Il y aura peut- être des suites ? Moi, je vais retrouver mon cinéma que j’avais mis en pause…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Elise Padovani et Annie Gava</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Ecrans de Large Friche La Belle de Mai –Marseille</p>



<p class="wp-block-paragraph">La MaisonDAR&nbsp; 4, rue Aissaoui Boualem &#8211; quartier Meissonier 16000 Alger &#8211; Algérie</p>
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		<title>Images en liberté aux Instants vidéos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 11:34:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les rencontres internationales Instants Vidéo revendiquent exposer chaque année un art vidéo affranchi des modes et des marchés, et transforment pendant quelques jours (jusqu’au 11 janvier 2026 pour l’exposition centrale) les espaces de la Friche la Belle de Mai en un vaste laboratoire visuel et sonore. Pour cette 38ᵉ édition, on y trouve plus d’une [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://www.instantsvideo.com/blog/category/agenda-2024/">rencontres internationales <em>Instants Vidéo</em></a> revendiquent exposer chaque année un art vidéo affranchi des modes et des marchés, et transforment pendant quelques jours (jusqu’au 11 janvier 2026 pour l’exposition centrale) les espaces de la Friche la Belle de Mai en un vaste laboratoire visuel et sonore. Pour cette 38ᵉ édition, on y trouve plus d’une centaine œuvres, venues de 34 pays, à voir en entrée libre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vernissage<br></mark></strong>C’est ce vendredi 17 octobre que la Friche vibrera au rythme du vernissage de l’exposition centrale <em>veille ardente</em> (17h–22h), suivi de projections nocturnes et d’une performance de <strong>Lila Crnogorac</strong> (22h), <em>En suivant les ondes, j’ai cherché leurs voix</em>, entre archives radio et gestes queer. Une exposition qui réunit 17 installations explorant la vigilance comme forme de résistance : veiller sur soi, sur le monde, sur les autres. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les œuvres exposées, <em>Red</em> de la canadienne <strong>Dominique Paul</strong> joue du monochrome pour faire surgir la charge émotionnelle et politique du rouge&nbsp;: sang, colère, vitalité. Le Marocain <strong>Nabil Aniss</strong> propose avec <em>The condition and the impossible</em>, une trilogie entre documentaire et abstraction, tournée entre Bruxelles, Tanger et Palerme. Plus intime, <em>Si blanche soit l’ombre</em> de <strong>Damien Cattinari</strong> explore en clair-obscur l’absence et la trace. <em>Ocean’s Skeleton</em> de <strong>Taija Goldblatt</strong> est une méditation dérivante et marine sur la fragilité du vivant. Et <em>Badad </em>de <strong>Soufiane Hennani</strong>, un voyage sonore au cœur du Maroc, où l’amour devient un espace d’expression, parfois de contestation, dans un pays marqué par ses polarisations sociales et culturelles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Projet Tae’thir<br></mark></strong>Cœur de la manifestation, les <em>Rencontres internationales</em> (16–19 octobre) rythmeront quatre jours de projections, débats et performances. Avec notamment le 16 (de 14h à 17h30) la première présentation publique du projet <em>Tae’thir</em>, fruit d’une coopération de longue durée entre les Instants Vidéo, le Réseau Euromed France (REF), la Ligue de l’Enseignement 13 et le Cairo Institute for Human Rights Studies (CIHRS) autour de la projection des œuvres de six artistes (sur les 42 participant au projet) travaillant sur les liens entre création et droits humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Échappées Belles <br></mark></strong>Les Instants Vidéo débordent de la Friche et s’étendent au-delà de Marseille (et de la France) avec des « Échappées Belles ». Parmi celles à venir dans les environs : à l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, projection de quatre œuvres sous le titre <em>Boogie wonderland</em>, les 22 octobre et 26 novembre. Et le 6 novembre à 20h, au <a href="https://www.videodrome2.fr">Vidéodrome 2</a> à Marseille, quatre vidéos dans le programme intitulé <em>Mémoire vive</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Instants Vidéo</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 au 19 octobre <br></mark>exposition <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 11 janvier</mark> <br><a href="https://www.lafriche.org/temps-forts/festival-instants-video-2025/">Friche la Belle de Mai</a> et divers lieux, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/">Arts visuels</a></em> ici </p>
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		<title>actoral : Improvisation en état altéré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 13:15:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La performance When the Calabash Breaks est née de la rencontre entre Tiran Willemse et Melika Ngombe Kolongo, alias Nkisi. Le chorégraphe sud-africain et la compositrice et productrice belgo-congolaise créent ensemble un espace de transe musicale cathartique, ou l’état altéré devient matière à improvisation entre le danseur et la musicienne.&#160; Le petit plateau de la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La performance <em>When the Calabash Breaks</em> est née de la rencontre entre Tiran Willemse et Melika Ngombe Kolongo, alias Nkisi. Le chorégraphe sud-africain et la compositrice et productrice belgo-congolaise créent ensemble un espace de transe musicale cathartique, ou l’état altéré devient matière à improvisation entre le danseur et la musicienne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le petit plateau de la Friche est enfumé, quelques spots lumineux dirigés au plafond, comme des torches enflammées, sont disséminés dans l&rsquo;espace, et les instruments de Melika Ngombe Kolongo au centre de la scène. Tiran Willemse, en sweat à capuche noir, est au sol à coté d’elle. Le petit plateau a des airs de fosse de rave techno : des balcons vides où la fumée s’élève au-dessus des perfomeureuses et jusqu’au plafond. La scénographie efficace oscille entre deux âges, rend hommage aux espaces rituels ancestraux et aux expériences de transes contemporaines.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tiran Willemse, sur les premiers beats se lève, pousse un cri dans le micro, se rassoit et recommence. L’intensité monte et lui gagne en énergie, il enchaîne les allers retours du mur du fond à la batterie centrale, saute, frappe le mur et danse, s’arrête, souffle, et recommence. Il entre et sort de transes auto induites accompagnées par Nkisi qui le regarde attentivement et improvise en fonction entre percussions classiques et électroniques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le danseur prend l’espace, investit celui du public, sort de scène pour explorer le fond du plateau, saute sur les enceintes et frappe les murs, s’entrecoupe de danses de folie solitaire qui manifestent des présences fantômes. Ici, <em>When the calabash breaks</em>, («&nbsp;Quand la calebasse se brise&nbsp;»)&nbsp;s’émancipe, exprime une colère cathartique qui se métamorphose en résistance collective et secoue le public autant qu&rsquo;elle le convie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nemo Turbant</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>When the calabash breaks</em> a été joué à <a href="https://www.lafriche.org">la Friche</a> les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 et 5 octobre</mark> dans le cadre d'<em><a href="https://www.actoral.org">actoral</a></em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>actoral : Intimité fasciste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 13:01:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est un intellectuel marxiste allemand, elle est son élève, sa cadette de plus de 30 ans, ils ont ensemble 3 enfants. Assez banal pour être vrai, sauf qu’elle est devenue raciste, d’extrême droite, appelant à la violence et attisant les peurs par un discours qui culpabilise la gauche.&#160; Ce pitch est celui de Three [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il est un intellectuel marxiste allemand, elle est son élève, sa cadette de plus de 30 ans, ils ont ensemble 3 enfants. Assez banal pour être vrai, sauf qu’elle est devenue raciste, d’extrême droite, appelant à la violence et attisant les peurs par un discours qui culpabilise la gauche.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce pitch est celui de<em> Three times Left is Right</em>, il est aussi une histoire vraie, jouée par deux acteurs exceptionnels à nu (au sens propre au début) <strong>Josse De Pauw</strong> et <strong>Kristien De Proost</strong>. Deux acteurs flamands qui parlent en anglais pour figurer un couple allemand vivant en Autriche, mais aussi un couple à la ville qui ressemble beaucoup aux personnages qu’il incarne -il a d’ailleurs été choisi pour cela par Julian Hetzel. Sauf qu’ils n’ont que 20 ans d’écart et qu’elle n’est pas fasciste. Elle se plaint d’ailleurs que son rôle est le plus difficile à jouer parce qu’il est plus loin d’elle, même si elle semble y prendre un plaisir certain, et triompher à la fin de son mari pusillanime, après une scène hallucinante de sexe cannibale. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Bref, <em>Three Times Left is Right</em> est sacrément troublant. Il s’attache à ce non dit qui traverse nos corps électoraux&nbsp;: comment passe-t-on d’une gauche convaincue, d’un socialisme raisonné, à une extrême droite violente et irrationnelle&nbsp;? Par amour, par empathie, par peur de l’autre, par goût du sang&nbsp;? Si elle y est venue par haine de l’étranger, lui semble céder peu à peu par amour pour elle, demander au public de faire un salut fasciste par empathie, réparer ses dégâts, confondre désir et violence, céder à la domination, et finir par vendre de la bière et des saucisses bien allemandes, dont il ne cherche plus à expliquer qu’elle ont été inventées par les Mésopotamiens.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une partie du public va partager les saucisses offertes, l’autre se demande si cela signe un renoncement, et sort. Par la gauche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em> Three times Left is Right</em> a été joué à <a href="https://www.lafriche.org">la Friche</a> les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 et 5 octobre</mark> dans le cadre d<a href="https://www.actoral.org">'<em>actoral</em></a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le point de bascule décolonial  d’Anna Safiatou Touré </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 12:24:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Anna Safiatou Touré]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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		<category><![CDATA[Tipping Point]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ses productions cherchent à combler le vide laissé par les objets et les archives manquantes d’un récit historique biaisé. Sa pratique s’articule autour de ce manque, celui de ne pas connaître son pays d’origine et de la découverte du biais présent dans la muséographie européenne. Dans l’entretien mené par Nancy Casielles, historienne de l’art, pour [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Ses productions cherchent à combler le vide laissé par les objets et les archives manquantes d’un récit historique biaisé. Sa pratique s’articule autour de ce manque, celui de ne pas connaître son pays d’origine et de la découverte du biais présent dans la muséographie européenne. Dans l’entretien mené par Nancy Casielles, historienne de l’art, pour le catalogue de l’<a href="https://www.lafriche.org/evenements/tipping-point/">exposition <em>Tipping Point</em> à la Friche,</a> <strong>Anna Safiatou Touré</strong> revient sur son histoire personnelle et sur la signification des espaces que l’on occupe au quotidien dans ces pays, les sculptures qui y sont déployées. Très vite, elle prend la mesure du biais lié à l’histoire coloniale. Elle réalise des sculptures et invente une nouvelle langue qui propose de réécrire des pans d’histoire invisibilisés. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette langue, elle est au croisement de l’intime et du soin. Créant son propre dictionnaire, à partir du dgéba, une des langues mandées du Mali, elle participe à mettre à distance les langues dominantes et de développer un langage propre. Son dictionnaire est en perpétuelle évolution, enrichi par ses créations. Et lorsque ses œuvres nécessitent un texte à dire, elle puise directement dans cette langue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Masques aux histoires perdues </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle utilise les codes muséaux pour interroger la place du masque africain dans les institutions occidentales. Dans ce musée fictif, les masques deviennent des entités à part entière, dotées d’une parole. <em>Le Gamanké Museum</em>, ce jeu vidéo, permet de nombreuses interactions avec les spectateur·trices et prend la forme d’une collection de masques gamanké du pays Kanéma, que l’on découvre à travers la visite virtuelle d’un musée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Faces Collection</em>, pièce constituée de 819 masques miniatures réalisés à partir de l’empreinte de masques authentiques récupéré chez un collectionneur de Louvain-la-Neuve, illustre combien les sites de ventes aux enchères regorgent d’artefacts, dont la recherche des origines s’efface avec les histoires familiales. Ici, des objets de l’époque coloniale au Congo, revendus à bas prix, vidés de leur contexte, et dont les informations essentielles qui leur étaient attachées sont perdues. Anna Safiatou Touré leur redonne une voix et une place dans l’histoire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Tipping Point</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 28 septembre</mark><br>Friche la Belle de Mai, Marseille</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Une artiste entre deux continents<br></strong>Après une classe préparatoire en banlieue parisienne, à Issy-les-Moulineaux, <strong>Anna Safiatou Touré</strong> intègre les Beaux-Arts de Nantes, puis arrive à Bruxelles pour étudier la photographie. Aujourd’hui, sa pratique artistique est tournée presque entièrement vers des questions liées à la décolonisation. Née à Bamako, elle conserve peu de souvenir de son pays natal, car elle arrive très jeune, en France et n’est pas encore retournée au Mali. S.C.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Tipping Point</em>, une exposition de ruptures<br></strong><em>Tipping Point</em> est le fruit d’une collaboration et d’une mutualisation entre <a href="https://fraeme.art">Fræme</a>, à Marseille et deux structures curatoriales belges Le Botanique et l’Iselp. Ce partenariat né autour de l’exposition présentée à la Friche la Belle de Mai, réunit dix artistes dont <strong>Anna Safiatou Touré</strong>, qui revendique une approche de déconstruction des discours coloniaux. Dans l’exposition, des masques ou des objets africains vendus aux touristes jouent sur le vrai et le faux, un musée fictif aux allures de jeu vidéo propose une interaction avec le public.<br>Une démarche en résonance avec le point de bascule évoqué dans le titre, <em>Tipping point</em>, en référence au sentiment de rupture omniprésent des sociétés contemporaines traversées par les bouleversements climatiques, l’accélération numérique, la polarisation politique… Une copodruction Marseille-Bruxelles, nées dans deux métropoles européennes, anciennes capitales coloniales, connectées à d’autres espaces géographiques et riches de leur cosmopolitisme. S.C.</pre>



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		<title>Musicatreize : La fin des Travaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jan 2025 10:24:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Alice Fagard]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[Roland Hayrabédian]]></category>
		<category><![CDATA[Zad Moultaka]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs saisons, l’ensemble marseillais dirigé par Roland Hayrabédian passe commande et crée des œuvres vocales autour des 12 travaux mythique. Hercule, dernier acte donné le 21 janvier dans le cadre des Modulations du GMEM (Centre National de création musicale) en est un des multiples accomplissements et ne signe pas la fin de l’aventure, puisque [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs saisons, l’<a href="https://www.musicatreize.org">ensemble marseillais dirigé par <strong>Roland Hayrabédian</strong></a> passe commande et crée des œuvres vocales autour des 12 travaux mythique. <em>Hercule, dernier acte</em> donné le 21 janvier dans le cadre des Modulations du <a href="https://gmem.org">GMEM </a>(Centre National de création musicale) en est un des multiples accomplissements et ne signe pas la fin de l’aventure, puisque d’autres commandes sont en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit plutôt ici de la fin du mythe&nbsp;: Hercule est absent, puis muet, ne s’exprimant que par sous titrage, puis avec la voix numérisée d’un vieux robot fatigué. Ses travaux&nbsp;? «&nbsp;<em>Il n’a rien fait pour nous</em>&nbsp;», répète le chœur moderne. Le héros antique a déserté et la planète est en feu, en guerres, en assèchements. La Méditerranée antique est un terrain de mort, et les vidéos enchainent les routes désertiques qui peinent à se colorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zad Moultaka</strong> déploie le livret de <strong>Bruno Messina</strong> opposant chœur qui chante et coryphée qui déclame (Patrice Balter), instruments enregistrés et voix vivantes, images vidéos et voix enregistrées qui dupliquent mal le réel et introduisent des décalages, disant toute l’impuissance du virtuel. Car l’absence du dieu laissera les humains face à leur propre responsabilité, invités à prendre en main les questions politiques, environnementales, humanitaires qui ne peuvent être résolues par des puissances désincarnées et inhumaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interprétation est au cordeau, les chanteurs jonglant avec la bande, l’image, leurs déplacements parfois maladroits, et réservant, chacun de beaux morceaux vocaux, sous la direction précise de Roland Hayrabédian qui déclenche aussi la bande, et donne, oreillette en tête, les tempos. Des difficultés musicales qui empêchent sans doute des incarnations plus sensibles : la partition offre peu d’émotions musicales, malgré sa gravité, et des embryons de souvenirs d’Orient qui affleurent parfois, et les beaux aigus d’<strong>Émilie Husson</strong>, les beaux graves d’<strong>Alice Fagard</strong>. Comment prendre conscience que ce monde sombre si on ne désire pas la couleur&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Hercule, dernier acte</em> a été donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 janvier</mark> sur le grand plateau de la <a href="https://www.lafriche.org">Friche La Belle de Mai,</a> Marseille.  </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques</a></em> ici </p>



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		<title>DIASPORIK : Mémoire à tiroirs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Oct 2024 09:09:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuel]]></category>
		<category><![CDATA[Badr El Hammami]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Diasporik]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Friche la Belle de Mai]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis son atelier marseillais, l’artiste creuse l’histoire du Maroc et ses récits d’exil à travers les objets souvenirs et les diasporas marocaines en Europe. Prenant comme point de collecte son atelier marseillais dans lequel il devient dépositaire de leur récit, il malaxe inlassablement le même matériau : l’exil, la migration, le déracinement. Diasporik&#160;: Quelle est [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis son atelier marseillais, l’artiste creuse l’histoire du Maroc et ses récits d’exil à travers les objets souvenirs et les diasporas marocaines en Europe. Prenant comme point de collecte son atelier marseillais dans lequel il devient dépositaire de leur récit, il malaxe inlassablement le même matériau : l’exil, la migration, le déracinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Diasporik&nbsp;: Quelle est la genèse de cette exposition?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Badr El Hammami&nbsp;</strong>: Initialement, je voulais ouvrir l&rsquo;espace de mon atelier à Marseille pour collecter les récits en proposant à chacun.e d’amener un objet. L’exposition a pris forme autour de la restitution des histoires collectées, et le tiroir est devenu le fil conducteur de ce parcours visuel et sonore. Il s’est alors dessiné un itinéraire, dans lequel chaque ouverture permet l’écoute d’un récit, d’un objet, d’une provenance, d’une transmission… On retrouve également des objets racontés, qui sont des objets intimes, des objets souvenirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comme la fibule&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui. En Méditerranée nous partageons des identités plurielles notamment afro-amazighes.&nbsp;L’un des objets racontés est&nbsp;la fibule.&nbsp;Ce bijou hérité de nos grands-mères passe d’une génération à l’autre. Portée depuis le 7<sup>e</sup> siècle avant notre ère en Europe, la fibule fait partie d’un patrimoine commun de l’humanité depuis l’âge de bronze. Appelée&nbsp;<em>tazerzit </em>en amazigh, elle se fait broche, insigne ou amulette à l’occasion.&nbsp;Généralement constituée de métal, elle sert à fixer les extrémités d&rsquo;un vêtement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel objet avez-vous retenu pour l’affiche de l’exposition ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit d’une poterie du quotidien.&nbsp;Un pichet,&nbsp;<em>El ghoraf</em>, céramique marocaine en terre cuite peinte à la main avec du goudron naturel (<em>El Kotran</em>, la &nbsp;poix).Traditionnellement, ces bols sont utilisés pour boire de l&rsquo;eau, car ils désinfectent l&rsquo;eau et lui donnent également une saveur particulière. La céramique maintient la fraîcheur naturelle de l&rsquo;eau. Ces objets du quotidien sont présents en exil et conservent les saveurs du pays d’origine. Les motifs sont simples et réalisés au doigt, marquant l’objet, en quelque sorte, d’empreintes indélébiles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Bruxelles la communauté marocaine est importante. Est-ce la raison pour laquelle vous avez retenu la capitale belge ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Marocains constituent un groupe social majeur en Belgique et 2024 célèbre les 60 ans des accords bilatéraux de coopération et des migrations de travail entre le Maroc et la Belgique. Leur provenance est principalement du Rif, une région amazighe singulière, du fait de son histoire de résistance à la colonisation espagnole puis française. Avec une langue et une identité régionales fortement ancrées dans le terroir et les traditions amazighes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’exposition est une invitation au voyage ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Exactement, une invitation à&nbsp;sortir nos histoires de nos tiroirs. Les migrants emmènent toujours avec eux un objet souvenir. Comme une ancre. Un objet embarqué, lourd de sens, et destiné à sécuriser le périple sans oublier le point de départ vers sa destination.&nbsp;Ces objets sont malheureusement voués à disparaître, parce qu’ils relèvent de l’intime. Il peut paraître impudique de les mettre en dialogue, on n’aime pas toujours l’espace de partage avec les autres, et parfois on veut garder pour nous… Mais j’avais envie de révéler ces objets souvenirs, ces trésors qui sont «&nbsp;entre nos mains », à travers celles et ceux qui est les possèdent.&nbsp; Ensemble ils constituent une mémoire collective importante, parce qu’elle raconte le déplacement et l’attachement de toute la communauté amazighe au travers de cette transmission&nbsp;culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une culture transmise oralement par les femmes&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui. Je suis berbère, je suis rifain, Cette culture m&rsquo;habite et elle m’a été transmise oralement.&nbsp;Ce n’est pas parce qu&rsquo;on n&rsquo;écrit pas notre culture qu&rsquo;elle n&rsquo;existe pas.&nbsp;Dans cette culture les femmes occupent une fonction centrale&nbsp;: elles la transmettent. La fouta&nbsp;qui cintre le corps des femmes sans les contraindre, est un des objets importants.&nbsp; Élément de parure de femmes, déclinée en tissu ou en laine selon la saison, elle fait partie de la « collection »&nbsp;de ces choses&nbsp;fragiles&nbsp; que nous avons « entre nos mains ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entretien réalisé par SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 1er février </mark><br><a href="https://www.lafriche.org/magazine/la-galerie-de-la-salle-des-machines-un-lieu-unique-et-reinvente/">Galerie de Tous les possibles</a><br><a href="https://www.lafriche.org/">Friche la Belle de Mai</a>, Marseille </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Découvrez d&rsquo;autres articles de <a href="https://journalzebuline.fr/diasporik-so-pride/">DIASPORIK</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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