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	<title>Archives des La Roque d’Anthéron - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des La Roque d’Anthéron - Journal Zebuline</title>
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		<title>Une ouverture concertante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2024 14:09:46 +0000</pubDate>
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<p><em>&nbsp;</em>Alors que les cigales se livrent à leurs harmonies dans les grands arbres du parc de Florans, les premières notes du festival mythique de La Roque d’Anthéron ouvrent le mois d’effervescences musicales de l’été. Ce n’est pas le piano qui résonne d’abord, il faut une préparation, «&nbsp;s’habiller le cœur&nbsp;» comme le disait le Renard au Petit Prince de Saint-Exupéry.&nbsp;&nbsp;L’<strong>Orchestre de chambre de Paris&nbsp;</strong>dirigé de l’archet par le violoniste et soliste&nbsp;<strong>Gordan Nikolić&nbsp;</strong>interprétait d’abord le&nbsp;<em>Concerto pour violon et orchestre n° 4 en ré majeur K. 218</em>&nbsp;de Mozart. La musique un peu lointaine, d’une grande qualité d’écriture mélodique, était servie avec une infinie douceur par l’orchestre et le soliste qui s’emporte avec une passion bondissante qui le suivra même assis dans les pièces suivantes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sublime simplicité&nbsp;</mark></strong></p>



<p>Le temps d’un changement de configuration, le Steinway de concert était installé pour une autre œuvre de jeunesse de Mozart, le&nbsp;<em>Concerto pour piano et orchestre n° 9 en mi bémol majeur K.271 «&nbsp;Jeune homme&nbsp;»</em>. Attendue par une salle bondée, la mozartienne&nbsp;<strong>Maria João Pires</strong>&nbsp;lui réserva un moment suspendu&nbsp;: aucune recherche de démonstration virtuose, une approche précise de la partition, une lecture de l’œuvre qui la rend d’une évidence confondante. Tout s’articule en un lumineux dépouillement. «&nbsp;Rien de trop&nbsp;», tout est déjà là, puissant, coloré, nuancé. La soliste donne les premières mesures, vite rejointe par un orchestre galvanisé par sa présence. Rarement les artistes éblouissent de cette manière&nbsp;: pas besoin de détour par des acrobaties vertigineuses qui transportent les amateurs de rodéo pianistique&nbsp;! La noblesse du ton, la souplesse du chant, la délicatesse du jeu, dialoguent avec élégance avec l’orchestre, servent les cadences avec brio. Juste parfaite&nbsp;! La pianiste offrit à la salle enthousiaste l’andante de la Sonate pour piano n° 10 en do majeur de son cher Mozart, inventivité subtile, modulations aériennes… de l’émotion à l’état pur.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Petite symphonie</mark></strong></p>



<p>Après l’entracte, l’Orchestre de chambre de Paris proposait la courte (26 minutes) et ciselée <em>Symphonie n° 8 en fa majeur opus 93</em> de Beethoven. On pouvait s’amuser à retrouver ici et là des accents propres à Mozart ou Haydn, hommage du compositeur à ses prédécesseurs ? Quittant les cors naturels pour les cors d’harmonie comme afin de célébrer une entrée de plain-pied dans un autre siècle, la couleur de l’orchestre s’en voyait changée, les instruments brillants gagnent alors en netteté dans leurs phrasés. La beauté rigoureuse de l’œuvre, sa forme condensée, sont magnifiées par une interprétation flamboyante qui sait aussi bien se glisser dans les échos de la Pastorale que dans un finale pyrotechnique.  Le public en redemande, et l’Andante de l’<em>Orfeo et Euridice </em>de Gluck, sublime, referme la soirée.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Le 20 juillet Parc de Florans, La Roque d’Anthéron</p>



<p></p>
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		<title>La Roque d’Anthéron, dernier concert et bilan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Aug 2023 06:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Rahman El Bacha]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Louis Blanc]]></category>
		<category><![CDATA[La Roque d’Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la dernière soirée, Abdel Rahman El Bacha interprétait sous la conque acoustique les ultimes mesures d’un mois de découvertes et d’enchantements. Une première partie était dédiée à Robert Schumann, florilège des Feuilles multicolores, courts médaillons polychromes auxquels répondait une version particulièrement heureuse des Kreisleriana, inspirée d’un personnage d’Hoffmann : Kreisler est un étrange maitre [&#8230;]</p>
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<p>Pour la dernière soirée, <strong>Abdel Rahman El Bacha</strong> interprétait sous la conque acoustique les ultimes mesures d’un mois de découvertes et d’enchantements. Une première partie était dédiée à Robert Schumann, florilège des <em>Feuilles multicolores</em>, courts médaillons polychromes auxquels répondait une version particulièrement heureuse des <em>Kreisleriana</em>, inspirée d’un personnage d’Hoffmann : Kreisler est un étrange maitre de chapelle que l’odeur des œillets perturbe au point de le faire délirer. Capable de s’acheter un vêtement en couleur do dièse mineur doté d’un col en mi majeur, il cherche à se suicider avec une quinte…&nbsp;</p>



<p>Le piano d’Abdel Rahman El Bacha épouse les contrastes et la folie contagieuse des <em>Kreisleriana</em>. L’élégance du jeu, comme détachée, laisse la musique prendre toute son ampleur.&nbsp;</p>



<p>Toujours sur le temps, la lecture fine des partitions livre l’essence même des intentions des compositeurs. Les deux <em>Nocturnes opus 32 en si majeur </em>puis <em>la bémol majeur</em> de Chopin plongent dans un clair-obscur rembranesque avant l’exécution de la <em>Sonate n° 3 en si mineur</em>, œuvre de la maturité composée à Nohant auprès de George Sand. Le climat changeant de cette pièce multiplie les motifs, en un style large qui s’enivre d’harmoniques et de traits brillants. À l’ampleur de l’<em>Allegro maestoso</em> répond la légèreté aérienne du<em> Scherzo&nbsp;</em>; puis le caractère hypnotique du <em>Largo</em> avec sa rêverie empreinte de passion prépare à l’enthousiasme jubilatoire du <em>Finale</em>.&nbsp;</p>



<p>Généreux, l’interprète offrait en bis deux de ses propres compositions, extraites de ses <em>Dix pièces romantiques</em>, un <em>Hommage à Schumann</em> très lyrique et le tableautin <em>Papillons</em>. Enfin, c’est la musique de Chopin qui dessina les orbes sonores finales avec un somptueux <em>Impromptu n° 4 en ut dièse mineur op. 66 «&nbsp;Fantaisie-Impromptu&nbsp;»</em>.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des chiffres</mark></strong></p>



<p>Le nouveau président du Festival, <strong>Jean-Louis Blanc</strong>, donnait les chiffres de cette belle édition&nbsp;: 132 propositions artistiques dont 53 gratuites, 498 artistes invités, 11 scènes, 12 jeunes musiciens invités en résidence, 65000 entrées dont 55% issues de la région Paca. Bref, le niveau des meilleures années est retrouvé. René Martin, son directeur artistique, promet de nouvelles surprises pour 2024…&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse">Concert donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 août</mark> dans le cadre du <em>Festival international de piano de La Roque d’Anthéron</em> </pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-roque-dantheron-dernier-concert-et-bilan/">La Roque d’Anthéron, dernier concert et bilan</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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