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	<title>Archives des La Yegros - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des La Yegros - Journal Zebuline</title>
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		<title>La Yegros : coup de jaune pour le Silvain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 09:53:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une anarchie pittoresque qu’on aime à retrouver. Celle des voitures qui inventent des places pour se garer et des scooters qui débordent – un peu – sur la chaussée. À l’heure du chassé-croisé entre plagistes et spectateurs du concert, on imagine déjà que l’affiche sera un succès. La descente vers le Théâtre Silvain ne [&#8230;]</p>
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<p>C’est une anarchie pittoresque qu’on aime à retrouver. Celle des voitures qui inventent des places pour se garer et des scooters qui débordent – un peu – sur la chaussée. À l’heure du chassé-croisé entre plagistes et spectateurs du concert, on imagine déjà que l’affiche sera un succès. La descente vers le Théâtre Silvain ne laisse plus de doute, ce sont plusieurs milliers de personnes qui déboulent pour s’ambiancer de la nu-cumbia de <strong>La Yegros</strong>, l’artiste argentine installée en France depuis quelques années.</p>



<p>L’invitation a été lancée par Le Molotov, qui prend place dans l’amphithéâtre le temps de deux soirées. Et ce n’est pas un hasard si le public est au rendez-vous, quand on sait que la salle du cours Julien a depuis longtemps fédéré la communauté cumbia autour d’elle.</p>



<p>C’est donc naturellement les fers de lance du genre à Marseille qui ouvrent la soirée, avec la <strong>Cumbia Chicharra</strong>. Une mise en bouche parfaite avant celle que tout le monde attend, qui débarque sur scène avec un astucieux gilet-chapeau jaune en fourrure.</p>



<p>Autour d’elle, l’ambiance est tropicale. Par sa musique certes, mais aussi par les nombreuses fleurs et autres plantes disséminées partout sur la scène, renforçant quelque peu l’impression de voyage musical auquel on assiste. La Yegros égrène ses morceaux avec l’énergie qu’on lui connaît, bien aidée par des musiciens sûrs de leurs instruments, à cheval entre tradition – bandonéon, bongos… – et modernité électrique – guitare, claviers… Le public, plutôt jeune, répond avec enthousiasme à son chant tout en scansion, et en émotion. La fureur tropicale laisse finalement place au silence, mais pendant quelques heures seulement. Le lendemain c’est une autre fureur qui est attendue, venue du Moyen Orient cette fois, avec le dakbe électronique d’Omar Souleyman. De quoi parfaitement lancer la saison estivale d’un théâtre centenaire, en forme comme jamais.</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<p>La Yegros a donné son concert le 8 juin au Théâtre Silvain, à Marseille.</p>
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		<title>Le Molotov prend ses quartiers d’été</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 13:39:56 +0000</pubDate>
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<p>Si l’on a appris avec tristesse l’annulation du festival <em>Caravansérail</em> il y a quelques semaines, le Théâtre Sylvain – qui fête son centenaire – sera quand même au cœur de la vie culturelle marseillaise cet été. Et ça commence avec un acteur de taille. Le Molotov, la salle hyperactive du cours Julien, propose deux belles soirées ces 8 et 9 juin prochains. La première invite <strong>La Yegros</strong>, artiste argentine installée à Montpellier, elle souffle une cumbia moderne faite de sonorité traditionnelle et de rythmiques électroniques. En première partie, le thème est respecté, puisqu’elle convie les maîtres de cette musique colombienne à Marseille avec <strong>La Cumbia Chicharra</strong>.&nbsp;</p>



<p>Le lendemain, c’est une légende qui s’invite dans l’écrin de la Corniche. Au départ chanteur de mariage, <strong>Omar Souleyman</strong> célèbre depuis ses débuts en1994 dans le nord de la Syrie l’alliance du dakba et de l’électro. Une union aussi fascinante que survoltée, qui a déjà fédéré les festivaliers des plus grands rendez-vous internationaux (Glastonbury, South by Southwest…). Avant lui, on retrouve les non moins intéressants Biensüre, qui eux aussi produisent un subtil mélange mélodique, entre psychédélisme et musiques traditionnelles truque, kurde et arménienne.&nbsp;</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>La Yegros</strong> et <strong>La Cumbia Chicharra</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 juin<br></mark><strong>Omar Souleyman</strong> et <strong>Biensüre</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 juin<br></mark>Théâtre Sylvain, Marseille<br><a href="http://lemolotov.com">lemolotov.com</a></pre>
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		<title>Un continent imaginaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 12:06:00 +0000</pubDate>
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<p>Le week-end démarra en Argentine pour se conclure au Brésil. Pour les habitués des musiques du monde et du festival arlésien <em>Les Suds</em>, le voyage aurait pu sembler un peu court. Mais du concert de <strong>La Yegros</strong> accueilli vendredi soir par les Passagers du Zinc dans leur Rotonde de Châteaurenard à celui de <strong>Dom la Nena</strong>, dimanche après-midi, dans la chapelle Saint-Martin-du-Méjan surplombant les berges du Rhône arlésien, ce sont des milliers de kilomètres de diversité culturelle que les artistes de la programmation nous inviteront à parcourir. Des artistes à l’engagement généreux sur scène et qui ont aussi en commun le goût de la rencontre, du frottement. Plus de dix ans après sa mise sur orbite avec l’album <em>Viene de Mí</em>, la plus argentine des Montpelliéraines, La Yegros, continue de déplacer les foules avec sa cumbia nourrie de sonorités électroniques. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Douceur et espièglerie</mark></strong><br>Si son répertoire s’est étoffé de bientôt trois autres opus, on ne peut s’empêcher de préférer ses anciens morceaux au pouvoir dansant redoutablement efficace, incarnant à la perfection l’énergie chaude et contagieuse des rythmes traditionnels sud-américains. De la violoncelliste originaire de Porto Alegre installée à Paris, Dom la Nena, on retient avant tout son aisance à créer une atmosphère baignée de douceur et d’espièglerie. Elle n’a besoin ni de virtuosité à l’archet ni d’être une chanteuse d’exception pour ravir le public séduit par ses boucles qui échafaudent des chansons mélodieuses, originales ou reprises de compositeurs brésiliens. La veille, au Cargo de nuit, c’est un alliage musical détonnant qui fera transpirer l’auditoire. Celui, survolté et rugueux, de <strong>Throes + The Shine</strong>, trio luso-angolais dopé au kuduro, à l’électro et au punk rock. Une formation de laquelle émerge une rage émancipatrice, portée par un chanteur sur ressort, lui-même soutenu dans sa furie par un batteur implacable. Mais la plus enivrante des surprises viendra d’un continent imaginaire aux frontières floutées par la soliste <strong>Shadi Fathi</strong> et le percussionniste <strong>Zé Luis Nascimento</strong>. Une rencontre dans l’écrin boisé d’une des splendides salles du Museon Arlaten et dont il ne fallait surtout pas attendre une quelconque fusion entre la musique iranienne et des rythmes supposés brésiliens. Pour caractériser le moment qui unit l’instrumentiste née à Téhéran et le musicien originaire de Salvador de Bahia, il est même difficile d’évoquer un dialogue tant l’évidence de la convergence, la cohérence de l’échange et la pertinence de l’intention relèvent du chœur. La colonne vertébrale des deux sets de trente minutes chacun (dont le contenu est défini par l’heure à laquelle ils sont joués et donc l’ambiance de la journée qui y correspond) reste la musique classique persane à laquelle Shadi Fathi se consacre depuis l’âge de 7 ans. Mais elle est délicatement et savamment colorée par les interventions d’un Zé Luis au sommet de son inspiration. Une harmonie étonnante que les artistes expliquent en partie par leurs parcours musicaux respectifs, nés de l’exil et façonnés par les rencontres.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les Suds, en hiver</em> ont eu lieu du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 au 12 février</mark> dans le Pays d’Arles.</pre>
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		<title>Parce qu’on est toujours au sud de quelqu’un&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jan 2023 09:59:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le frère cadet et hivernal du festival arlésien de musiques du monde est un bel exemple de ce qu’un opérateur culturel peut impulser et inventer en termes de partenariat et de projet de territoire. La belle aventure des Suds, en hiver affiche sa sixième édition. L’occasion de rayonner d’Arles à Châteaurenard, de Fontvieille à Saint-Martin-de-Crau, [&#8230;]</p>
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<p>Le frère cadet et hivernal du festival arlésien de musiques du monde est un bel exemple de ce qu’un opérateur culturel peut impulser et inventer en termes de partenariat et de projet de territoire. La belle aventure des <strong><em>Suds, en hiver</em></strong> affiche sa sixième édition. L’occasion de rayonner d’Arles à Châteaurenard, de Fontvieille à Saint-Martin-de-Crau, à la découverte de propositions culturelles et artistiques subtiles, intimes et fortes à la fois. Si le rythme festivalier bat son plein entre les 8 et 12 février, l’événement s’ouvre quatre semaines plus tôt avec une soirée hautement symbolique. La «&nbsp;tournée pour la paix&nbsp;» du groupe ukrainien <strong>DakhaBrakha</strong> fait escale au Cargo de nuit (12 janvier), huit ans après leur concert d’anthologie au Théâtre antique, en première partie de Calexico. Déjà dans le cadre des <em>Suds</em> et aussi dans un contexte de tension à Kiev.</p>



<p>Mais la révolution de 2014 n’est pas une guerre et les événements d’alors n’aboutiront pas à la même décision de la part des membres de DakhaBrakha. Car après l’offensive russe en février dernier, Olena Tsybulska, Iryna Kovalenko, Nina Garenetska et Marko Halanevych font le choix de quitter leur pays. Et ce dernier d’expliquer&nbsp;: «&nbsp;On a décidé de partir d’Ukraine, parce qu’on a compris qu’en tant que musiciens, on serait beaucoup plus efficaces à l’étranger pour témoigner, pour nous adresser à différents publics, et porter la parole de la culture ukrainienne. En ce moment précis, nous avons besoin de solidarité, […] et cette rencontre avec l’art est très importante. C’est pour cela que nous partons en tournée en France et dans le monde : pour chanter ce que nous ressentons dans le cœur.&nbsp;» Sur scène, le quartet s’inspire de chants traditionnels de leur pays qu’il accompagne d’un instrumentarium cosmopolite. Dans leurs habits folkloriques, ils offrent une performance esthétiquement influencée par les formes contemporaines du théâtre, nous guidant de leurs voix puissantes vers la transe.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un espace de virtuosité<br></mark></strong><br>C’est un autre moment de caractère et de conscience que constitue la rencontre artistique entre les musicien·nes <strong>Shadi Fathi</strong> et <strong>Zé Luis Nascimiento</strong> (11 février, Museon Arlaten). Tel un pacte poétique pour la liberté et la dignité entre la soliste kurde franco-iranienne témoin du soulèvement inédit en cours dans sa terre natale et le percussionniste brésilien dont le pays d’origine vient de faire le choix de la démocratie face à l’extrême droite. Dans un dialogue nourri à la confluence du répertoire classique persan et de compositions contemporaines iraniennes et kurdes, ces deux ami·es du festival font émerger un espace de virtuosité, où les cordes du setâr et du shouranguiz et les peaux du daf et du zarb donnent de l’écho aux poèmes de Mowlânâ Rûmi ou Roberto Juarroz. L’Amérique latine, région du monde où la question de l’émancipation est particulièrement prégnante dans l’expression des artistes, est encore à l’honneur à travers deux femmes engagées à leur manière dans ce souffle des peuples.</p>



<p>Pour célébrer les dix ans de l’album propulseur <em>Viene de Mí</em>, <strong>La Yegros </strong>(10 février, La Rotonde, Châteaurenard), Argentine installée à Montpellier, réaffirme qu’elle règne sur la nu-cumbia, cocktail irrésistible de rythmes andins et de sonorités mondiales actuelles. Il n’est pas si fréquent de profiter de <strong>Dom La Nena </strong>seule sur scène (12 février, Chapelle du Méjan). La chanteuse-compositrice-violoncelliste brésilienne de Paris s’échappe de son éblouissant duo avec Rosemary Standley (Birds on a Wire) pour dévoiler son univers sensible, entre bossa, pop et musique de chambre. Changement d’ambiance, de continent mais pas forcément de langue avec <strong>Throes + The Shine </strong>(11 février, Cargo de nuit). Le trio luso-angolais consacre la rencontre improbable entre le rock noisy et le kudoro. Un rendez-vous immanquable pour se défouler dans un mesclun sonore saturé, assaisonné au zouk, hip-hop et électro. La soirée se poursuit avec l’indomptable et explosif <strong>Batida</strong> en format DJ set. À en oublier l’hiver.<br>LUDOVIC TOMAS<br></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Suds, en hiver</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 janvier</mark> puis du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 au 12 février</mark>
Divers lieux
Arles, Fontvieille, Saint-Martin-de-Crau, Châteaurenard
04 90 96 06 27 <a href="http://suds-arles.com">suds-arles.com</a></pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Musiques au cinéma
</strong><em>Les Suds, en hiver</em> se déploient aussi sur grand écran, avec deux projections de film documentaire suivies d’un échange avec leurs réalisateur·trices. Le premier, <em>Transe</em>, d’<strong>Emilio Belmonte</strong> (8 février, 21h, Éden Cinéma, Fontvieille), suit le musicien Jorge Pardo, père fondateur de la fusion flamenco-jazz aux côté de Paco de Lucia, pendant la genèse d’un spectacle ayant pour ambition de réunir plusieurs artistes parmi les plus grands du flamenco actuel. <em>Transe </em>(2020) est le deuxième volet de la trilogie que consacre le réalisateur au nouvel âge d’or du flamenco, initiée par <em>Impulso</em> (2017), sur la danseuse phénomène Rocío Molina. Autre invitée, <strong>Jacqueline Caux</strong> présente <em>Les Bad Girls des musiques arabes du VIIIe siècle à nos jours</em> (11 février, 16 h, Cinémas Le Méjan, Arles). Des grandes figures d’Oum Kalthoum ou Cheikha Remitti, à Soska, jeune rappeuse égyptienne vedette sur internet, le film se penche sur les musiciennes arabes qui, au fil des siècles, ont défié avec courage le patriarcat pour imposer le respect de leur condition féminine autant que leur talent.
L.T.
</pre>
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