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	<title>Archives des Laurent Poitrenaux - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Laurent Poitrenaux - Journal Zebuline</title>
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		<title>Festival Propagations : les espaces sont sonores</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2025 13:05:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un dispositif impressionnant occupe pour un mois l’intérieur du Module du GMEM à la Friche. Un dôme ambisonique conçu par l’Ircam (Paris) accueille 35 spectateurs sous 49 haut-parleurs et des projecteurs pour douze Musiques-Fictions, lectures immersives conçues par auteur·ices, compositeur·ices et metteur·euses en scène.  Elles proposent des voyages différents, qui instaurent un rapport peu commun [&#8230;]</p>
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<p>Un dispositif impressionnant occupe pour un mois l’intérieur du Module du <a href="https://gmem.org/saison/festival-propagations-2025">GMEM</a> à la Friche. Un dôme ambisonique conçu par l’<a href="https://www.ircam.fr">Ircam</a> (Paris) accueille 35 spectateurs sous 49 haut-parleurs et des projecteurs pour douze <em>Musiques-Fictions</em>, lectures immersives conçues par auteur·ices, compositeur·ices et metteur·euses en scène. </p>



<p>Elles proposent des voyages différents, qui instaurent un rapport peu commun entre les récits et les musiques, les fondant dans un même espace sonore, renouvelant le genre de la fiction radiophonique en la spatialisant. Ce qui l’éloigne de l’idée d’un voyage immobile, même si le corps reste au repos.</p>



<p>Ces lectures qui invitent d’ailleurs assez irrésistiblement au sommeil, comme si mettre son corps au repos mais lui faire produire des images mentales, ouvrait la porte des rêves. Lors de <em>Naissance d’un pont</em>, composé de longs passages du roman de Maylis de Kérangal, rares furent les auditeurs à ne pas chavirer, au cours des presque deux heures de la lecture immersive, dans des poches de sommeil plus ou moins prolongées. La musique de Daniele Ghisi répondait à la structure même du roman&nbsp;: de grandes arches, come des pylônes structurels plantés sur les rives, des élans électroniques qui se répondent, enflent et s’éteignent, puis renaissent et se rejoignent.&nbsp;</p>



<p>Dans cette structure générale des sons précis, instruments, déformations concrètes, interviennent comme autant d’anecdotes particulières, attirant l’oreille vers telle source du son, source du récit.</p>



<p>Le roman de Maylis de Kérangal, qui raconte la construction d’un gigantesque pont au dessus d’une zone sauvage, dans une Californie de fiction est racontée par de grands acteurs (Laurent Poitrenaux, Nicolas Bouchaud, François Chattot, Julie Moulier, Marie-Sophie Ferdane&#8230;) qui incarnent les personnages du roman plutôt que de s’en tenir à la voix du conteur.&nbsp;</p>



<p>Cette première <em>Musique-Fiction</em> de la collection de l’Ircam, créée en 2020, inaugurait un cycle qui a sans doute mieux trouvé son rythme en s’éloignant aussi de l’incarnation, pour garder l’idée d’une lecture monodique, ou d’un dialogue, qui tresse sa complexité avec la musique.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sous la tente</mark></strong></p>



<p>En 2005, l’auteur Erri De Luca se joint à l’alpiniste Nives Meroi, première femme à avoir gravi les dix plus hauts sommets du monde, dans l’ascension du Dhaulagiri, un mont de l’Himalaya culminant à 8167 mètres. De cette aventure commune il fait un roman, Pour adapter <em>Sur la trace de Nives</em>, Laëtitia Pitz a choisi une discussion nocturne sous une tente en haute montagne entre les deux protagonistes. Un univers très intime mais aussi ouvert, qui correspond parfaitement au dispositif. Sous le dôme ambisonique le public est comme avec Erri et Nives. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="386" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama-1024x568.jpg?resize=696%2C386&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-129731" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=1024%2C568&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=300%2C167&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=768%2C426&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=150%2C83&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=696%2C385&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=1068%2C593&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=757%2C420&amp;ssl=1 757w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Festival Propagations, Espèce d&rsquo;espaces © Lionel Escama</figcaption></figure>
</div>


<p>Les voix des deux comédien·ne·s qui les interprètent jaillissent de côtés opposés de l’installation, comme si deux présences invisibles étaient assises l’une en face de l’autre. Entre eux plane la musique composée par le clarinettiste Xavier Charles. L’absence d’incarnation physique et l’obscurité percée par de doux jeux de lumières créent une atmosphère presque mystique, cohérente avec la teneur de leur discussion. &nbsp;</p>



<p>Discussion qui est en fait plus souvent une juxtaposition de monologues qu’un échange. Elle décrit ses ascensions, leur coût physique, son amour des sommets et sa relation avec son mari et binôme en montagne Romano. Riche d’années d’expérience, elle est assez pragmatique, mais une forme de lyrisme sous-tend souvent son propos, ce qui est appuyé par la douceur de la voix d’Océane Caïrati. Lui, plus spirituel, disserte longuement sur la place des montagnes dans différentes religions, de l’Olympe au discours de Béatitudes, dressant des comparaisons dont s’amuse Nives.&nbsp;</p>



<p>Mais si cette création de 2025 de 50 minutes est moins dilatée et théâtrale que celle de 2020, la musique complique la compréhension du texte, dense et complexe, et couvre parfois les mots de ses stridences. Elle confère au texte une dimension sombre qui n’est pas toujours à propos, le dialogue étant réflexif, mais joyeux.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pérec est space</mark></strong></p>



<p><em>Espèces d’espaces</em> de Philippe Hurel se fonde sur l’essai éponyme de Georges Perec, qui est plus qu’un livret. Le texte, suite de notes sur les lieux quotidiens du plus lyrique des oulipiens, donne son architecture au spectacle. Recréé à La Criée pour <em>Propagations</em> avant une tournée française, ce premier «&nbsp;opéra&nbsp;» (2011) du compositeur joue des codes du genre comme Perec se joue des genres littéraires&nbsp;: l’ensemble Court-Circuit dirigé par&nbsp;Jean Deroyer, s’implique avec un plaisir visible dans une partition chaleureuse, riche de polyphonies, mais explorant aussi l’espace du son dans sa dimension spectrale, et citant, ça et là, une comptine, un jingle télévisé, un accordéon populaire…&nbsp;</p>



<p>Le texte est porté par la chanteuse Elise Chauvin (chant et voix parlée) et par le comédien Jean Chaize. Ils sont judicieusement amplifiés, conservant ainsi un phrasé naturel, qui leur permet&nbsp; d’occuper et modifier l’espace scénique. &nbsp;</p>



<p>La mise en scène d’Alexis Forestier joue tout aussi joliment du caractère inclassable du texte, fait d’énumérations, d’une progression clinique du plus petit au plus vaste espace, d’un quiz sur les pièces habitables d’une maison, de drôleries constantes, de tables et de corps qui s’empilent, de vêtements et de rôles datés, la soprano jouant les femmes d’intérieur avec juste ce qu’il faut de distance. Car «&nbsp;<em>vivre, c’est passer d’un espace à l’autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner</em>&nbsp;». Méthodique et paradoxal comme tous les textes de Perec, le spectacle se conclut par une note de la Waffen-SS&nbsp;: une commande d’arbres et de plantes pour construire une haie séparative entre les deux chambres à gaz d’Auschwitz. Avec Perec, la déconstruction du verbe n’est jamais très loin de la Shoah.</p>



<p>Chloé Macaire et Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Propagations</em> se poursuit <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 11 mai</mark> à Marseille.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>
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		<title>« Le Processus de Paix », couple comique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>On connait <strong>Ilan  Klipper</strong> pour ses explorations des frontières entre raison et folie,  intégration et marginalité. Par le documentaire ou la fiction ( <em>Funambules</em>, <em>Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête</em>), il a mis en lumière des personnes-personnages, riches d’une humanité fragile, cherchant à se définir par rapport à une norme. Avec <em>Le Processus de Paix</em>, le réalisateur s’essaie à la comédie et nous plonge dans le quotidien banal, trivial, d’un couple hétéro lambda. Quadragénaires urbains, middle class, dix ans de mariage au compteur, deux enfants – fille et garçon pour le parfait équilibre. Une famille<em> Ricoré</em> en somme – avec toutefois un peu plus de désordre dans l’appartement, un lave vaisselle à vider, des couches sales, des pleurs de bébé, des cris et crises, et une crudité non édulcorée, absente de la célèbre publicité. Une normalité qui ne satisfait plus personne et frise la folie. Simon (<strong>Damien Bonnard</strong>) est juif non pratiquant soumis à une mère tyrannique, féministe, non conformiste, grand- mère volontiers indigne, interprétée malicieusement par <strong>Ariane Ascaride</strong>. Il est professeur d’histoire à l’Université. Tout en étant un père et époux « moderne » (c’est à dire qui partage les charges domestiques et éducatives), il croit au mariage dans sa forme traditionnelle et à la famille. Marie (<strong>Camille Chamoux</strong> qui a co-écrit le scénario) présente <em>Point G.</em> une émission radio sur les désirs des femmes, réprimant les siens et rongeant son frein devant les injustices de son milieu professionnel. Tous deux s’aiment encore mais ne se supportent plus. Ah ! les portes de placard laissées ouvertes ! Les poils sur le canapé et les divergences éducatives ! Comment font les autres ? </p>



<p>La sœur de Simon, Esther (<strong>Sabrina Seyvecou</strong>), et  son conjoint Jérôme (<strong>Sofian Khammes</strong>) vivent l’apocalypse permanente avec quatre moutards explosifs, et finiront par divorcer en chantant « <em>S’aimer comme on se quitte </em>» un grand sourire aux lèvres. Nadia, la collègue de travail de Marie (impériale <strong>Jeanne Balibar</strong>) a choisi le célibat et consomme quasi compulsivement tous les mâles «  baisables » à la ronde. Le patron de la radio, (<strong>Laurent Poitrenaux</strong>) drapé de son autorité, papillonne. Tel limite la cohabitation avec la mère de ses enfants à de courtes vacances sans eux. Tel autre déplore la fin du mâle Alpha cause selon les thèses réactionnaires bien connues de la déconfiture des familles. Le couple est au centre des conversations dans les soirées privées comme au travail. Chacun donne ses « ficelles ». La paix des ménages serait-elle une guerre de position ? Pour enclencher la pacification et rendre leur vie plus supportable, inspirée par le modèle de la charte de co-parentalité que leur explique un ami, Simon et Marie décident de rédiger la leur : <em>la Charte universelle des droits du couple </em>en dix commandements et de les suivre tant bien que mal. Mais la raison peut-elle remédier aux frustrations ? Peut-on « gérer » la vie et l’amour par un traité diplomatique ? Le propos, au fond, reste dans la lignée des réflexions de Ilan Klipper sur la norme – conjugale ici, et sur tout ce qui la « déborde ». Le film, nourri d’expériences personnelles, selon le réalisateur et sa co-scénariste, ne manque pas de charme jusque dans la caricature assumée. Mais,  loin de la grâce subtile du <em>Voyage en Italie</em> de Sophie Letourneur, de la noirceur viscérale de Bergman et de l’acuité analytique d’un Woody Allen, magistraux sur le sujet, <em>Le Processus de paix</em> reste au niveau d’un discours ambiant ressassé par les médias. L’analogie avec le conflit israélo-palestinien enseigné par Simon à la fac, peut également paraître contestable, voire dérangeante. Il n’y a jamais eu de mariage d’amour entre les belligérants du Moyen-Orient, ni d’enfants d&rsquo;un même lit à élever. Quelle que soit la violence générée par une mésentente maritale, ce n’est définitivement pas de la même guerre dont on parle.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p>Le processus de la paix, de <strong>Ilan Klipper</strong><br>En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 juin</mark></p>
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