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	<title>Archives des Laurette Gougeon - Journal Zebuline</title>
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		<title>Ouste à l’air !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 May 2024 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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<p>Comme à chaque édition, <em>Toustes dehors (enfin) !</em> a cherché l’emplacement le plus adapté à chaque proposition, sélectionnée parmi le meilleur du spectacle vivant en extérieur. Pour cette 11e édition, les spectateurs sont cueillis dès 7h du matin au Parc Galleron, le long de la rivière Luye, à deux encablures du centre-ville de Gap. Un petit écrin verdoyant apte à tendre l’oreille à une saga familiale intimiste, dans seul en scène campé par <strong>Laurent Eyraud-Chaume</strong>, de la compagnie veynoise du <strong>Pas de l’oiseau,</strong> qui clôt avec cette date une tournée entamée à vélo depuis Nice.</p>



<p>Le festival envahit ensuite les ruelles de la vieille ville et irrigue jusqu’au Parc de la Pépinière,&nbsp; dont l’espace convivialité se renforce cette année, avec des animations jusqu’à 2h du matin (concerts, DJ, bar, foodtrucks…). Parmi les 16 propositions pluridisciplinaires, le théâtre se fait ludique et engagé, via des performances solo campées à la force du poignet. Le charismatique <strong>Brice Lagenèbre</strong> retrace en paroles et actions les luttes homosexuelles depuis les années 60, dans un déambulatoire à mi-chemin entre manif et documentaire (<em>Le Pédé</em>, collectif <strong>Jeanine Machine</strong>). Habituée du festival, <strong>Maëlle Mays</strong> délivre pour sa part de nouvelles <em>Leçons impertinentes de Zou</em>, en duo cette fois avec deux comédiens provisoirement échappés du <strong>Muerto Coco</strong>, pour nous entretenir de la temporalité avec <strong>Maxime Potard</strong> et du rire avec <strong>Coline Trouvé</strong>. <strong>Martin Petitguyot</strong>, émérite comédien de rue, relit quant à lui le mythe <em>Molière !</em>, retraçant la vie du plus fantasmé des metteurs en scène dans une fausse conférence pleine de panache. Quant au geste, il s’invite au milieu du public, qu’il soit dansé (duo de <strong>La Méandre</strong>,mêlant sévillane et électro), circassien (fil tendu entre les spectateurs pour du micro funambulisme avec <strong>La Fauve</strong>), sportif (freestyle sur ballon de football avec Paul Molina, ancien champion du monde ; cirque et parkour avec <strong>Said Mouhssine</strong>).</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Grâce suspendue</mark></strong></p>



<p>De plus grandes formes s’échappent du centre ville pour des moments collectifs, tels <strong>Les Urbaindigènes</strong> et leur chantier circassien faussement participatif revisitant l’histoire de l’architecture. Entre chien et loup, c’est un moment littéralement suspendu qui nous est offert avec <em>Ourse</em> de <strong>Bélé Bélé</strong> : une troublante et fascinante ode à la beauté, dans laquelle le talent de <strong>Sophie Deck</strong> &#8211; son goût pour les accessoires incongrus et son irrésistible touche de fantaisie teintée de gravité &#8211; éclatent une fois de plus. De lunaires ours en peluches, des panoplies évolutives et 4 comédiennes nous enchantent via une succession de tableaux oniriques, envoûtants et d’une mélancolique tendresse, à la tombée de la nuit… De ces spectacles qui s’incrustent durablement en nous.</p>



<p>Enfin, deux créations s’invitent dans cette 11<sup>e</sup> édition. <em>Failles</em> de <strong>La Féroce</strong>, dans lequel <strong>Laurette Gougeon</strong> laisse éclater son amour des cîmes. Après un 1<sup>e</sup> volet solo &#8211; présenté à Marseille à l&rsquo;orée des calanques en février 2023 -, la circassienne s’adjoint cette fois les services du metteur en scène<strong> Loïc Leviel</strong>.</p>



<p>Autre première accueillie durant le festival : celle de <em>Tempête</em> du <strong>Collectif du prélude</strong>, une mise en abyme du classique de Shakespeare, dans laquelle s’entrecroisent l’histoire de deux naufrages. Cet accueil est emblématique de l’engagement de La Passerelle en faveur des spectacles en&nbsp; espace public, une démarche que son directeur <strong>Philippe Ariagno,</strong> sur le départ pour d’autres fonctions dès la rentrée prochaine, a eu à cœur de développer au long des 12 ans passés à la tête de la scène nationale : accompagnement en résidence et en coproduction, volet saisonnier <em>Curieux de nature</em>, noyau dur de partenaires privés devenus complices de l’événement, les Mécènes des cîmes… Gageons que son action perdurera, et que nous retrouverons une 12<sup>e</sup> &nbsp;édition du festival l’an prochain!</p>



<p>JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Toustes dehors (enfin) !</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 31 mai au 2 juin</mark><br>Scène Nationale la Passerelle, Gap</pre>
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		<title>Veillée en plein air </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 09:31:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cirque]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Biac]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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<p>De son propre aveu, <strong>La Féroce</strong> aime à manier « <em>un cirque sauvage sans animaux mais en liberté, dans la montagne souvent, des personnages féminins à l&rsquo;humour noir et cruel, l&rsquo;amour du risque et du lâcher prise… </em>» À sa tête, l’acrobate <strong>Laurette Gougeon</strong>, portée par la volonté de concilier la pratique du spectacle et un amour indéfectible pour les hauts sommets. Avec <em>Faces Nord</em>, l’acrobate questionne ce qui nous pousse à aller toujours plus haut. L’addiction aux paysages comme aux endorphines ; l’obsession de gravir, mêlant défi et plénitude ; le spectre de la chute, jamais loin…&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lune complice</mark></strong><br>De la gestuelle de l’ascension, elle tire d’étranges chorégraphies, osant le jonglage avec un piolet. En fond sonore, un patchwork de paroles récoltées lors de veillées organisées dans le Queyras et les Écrins. L’originalité de cette forme courte ? Cultiver la légèreté – une tente, quelques accessoires – pour pouvoir jouer en autonomie dans les refuges de montagne. Ce soir-là, à l’orée du massif des Calanques, <em>Faces Nord</em> est présenté devant deux poignées de spectateurs assemblés sur un tapis d’aiguilles de pins, à l’issue d’une marche d’approche à travers bois. Un joli moment suspendu, minimaliste et intimiste, partagé à la lumière d’une lampe frontale… et d’une pleine lune complice. De l’art contextuel s’il en est, et assurément l’une des propositions revigorantes de cette Biennale ! </p>



<p>JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Faces Nord</em> a été donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 février</mark> dans le cadre de la Biac et à l’initiative de l’association Karwan, au chemin du vallon de la Barasse, Marseille. </pre>
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