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	<title>Archives des Laurine Roux - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Laurine Roux - Journal Zebuline</title>
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		<title>« Le test Elzéard », le plaidoyer pour la montagne de Laurine Roux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 10:18:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On connaissait Laurine Roux pour ses romans aux registres toujours renouvelés – fresque familiale, guerre civile espagnole, épopée médiévale – toujours menés avec la même maîtrise. Avec Le test Elzéard, elle réalise sa première enquête littéraire. Le livre s&#8217;ouvre sur Elzéard Bouffier, le berger de l’Homme qui plantait des arbres de Giono qui reboisa une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> On connaissait <strong>Laurine Roux</strong> pour ses romans aux registres toujours renouvelés – fresque familiale, guerre civile espagnole, épopée médiévale – toujours menés avec la même maîtrise. Avec <em>Le test Elzéard</em>, elle réalise sa première enquête littéraire. Le livre s&rsquo;ouvre sur Elzéard Bouffier, le berger de <em>l’Homme qui plantait des arbres </em>de Giono qui reboisa une forêt entière dans la solitude et l&rsquo;humilité sur les adrets désolés de Haute-Provence. Il est, pour l’auteur, cet&nbsp;homme exceptionnel, capable de mener une action dépouillée de tout égoïsme, de se montrer d&rsquo;une générosité sans exemple et ne cherchant nulle part sa récompense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laurine Roux s&#8217;empare de ce héros pour faire de cette façon d’être au monde une boussole éthique. Chaque projet humain ne devrait-il pas répondre à ces quatre questions. Est-il dépouillé de tout égoïsme ? L&rsquo;idée qui le dirige est-elle d&rsquo;une générosité sans exemple ? Ne cherche-t-il aucune récompense nulle part ? Rend-il le monde meilleur ? À cette aune, elle soumet les géants du photovoltaïque &#8211; Boralex, Sonnedix, Q Energy, Siemens &#8211; qui, aujourd’hui, dans les Alpes de Haute Provence, sur les terres mêmes de Giono, rasent les forêts pour y installer des centrales photovoltaïques à grande échelle. Face à eux des collectifs citoyens entrent en résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une enquête familiale et politique</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat entre le pot de terre et le pot de fer qu’elle décrit, fait aussi écho à la mémoire familiale de Laurine. Née à Gap dans les Hautes-Alpes, elle a grandi à Veynes, dite « la Rouge », dans une famille de gauche radicale au sein de laquelle règne une figure tutélaire : Madeleine, grand-mère paternelle, militante communiste et pionnière du solaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est elle qui lisait à Laurine enfant <em>L&rsquo;homme qui plantait des arbres</em>. C&rsquo;est elle qui, en 1976, fit voter par le conseil municipal un projet de cité solaire, basé sur le développement de capteurs thermiques venant alimente piscines, serres horticoles et habitations, bien avant que le photovoltaïque industriel n&rsquo;existe. Pendant quelques années, Veynes, va devenir un laboratoire d’innovation. Mais le succès appelle les convoitises. Les manœuvres politiques eurent raison de la centrale de chauffe et Madeleine dut démissionner en 1983, laissant derrière elle les ruines d&rsquo;une belle utopie. Ce passé irrigue tout le livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La montagne arrachée</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand Laurine Roux arrive à Cruis et lit sur le panneau d&rsquo;entrée du village « Boralex dégage », c&rsquo;est Madeleine qui surgit, elle qui croyait dans l&rsquo;énergie solaire comme émancipation, jamais comme prédation capitaliste. Laurine Roux enquête, croise des militants, se frotte aux industriels, et navigue le long de la Durance pour suivre la bataille contre ce libéralisme drapé de vert. Elle raconte comment, le 19 septembre 2022 à six heures du matin, les bûcherons de Boralex coupèrent neuf cents arbres sur les parcelles de Cruis, alors que le Conseil national de la protection de la nature avait émis un avis défavorable. Des militants grimpèrent dans les arbres encore debout. Deux militantes écologistes âgées, allongées devant les engins furent menottées et arrêtées. L&rsquo;autrice décrit la stratégie qui consiste à étiqueter ces résistants d&rsquo;« écoterroristes ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre se clôt sur une proposition : et si l&rsquo;on accordait une personnalité juridique à la montagne de Lure ? Dans le sillage du parlement de la Loire porté par l&rsquo;écrivain Camille de Toledo, ou de la démarche de Wendy Delorme pour l&rsquo;eau, Roux imagine un « parlement de Lure » où animaux, plantes, hommes et chimères pourraient voisiner. Que répondrait la montagne, si elle pouvait plaider, devant un tribunal, aux multinationales qui scarifient sa peau ?</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le test Elzéard, de Laurine Roux<br>Julliard - 22 €<br><br>Laurine Roux sera présente au festival<a href="https://ohlesbeauxjours.fr/" type="link" id="https://ohlesbeauxjours.fr/"> Oh les beaux jours !</a> ce <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 mai</mark> pour la remise du Prix écriture et création Robert Fouchet dont elle est la présidente.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature</a> ici.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="879" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=600%2C879&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136658" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=300%2C440&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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		<title>Gémenos, carrefour de toutes les littératures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:36:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Salle Jean-Jaurès comble, hôtel de ville transformé en village littéraire&#160;; durant deux jours, cinquante écrivains ont investi le centre-ville pour dédicacer leurs ouvrages, débattre et échanger. Floryse Grimaud, l&#8217;enthousiaste organisatrice du salon, est satisfaite : « Il faut se battre pour le livre et les auteurs dans cette époque où tout vacille, et le public [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Salle Jean-Jaurès comble, hôtel de ville transformé en village littéraire&nbsp;; durant deux jours, cinquante écrivains ont investi le centre-ville pour dédicacer leurs ouvrages, débattre et échanger. <strong>Floryse Grimaud</strong>, l&rsquo;enthousiaste organisatrice du salon, est satisfaite : « <em>Il faut se battre pour le livre et les auteurs dans cette époque où tout vacille, et le public était au rendez-vous.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plateau de cette édition ne manquait pas d&rsquo;ambition. <strong>Johana Gustawsson</strong>, nouvelle reine internationale du thriller français, née à Aubagne, en assurait la présidence. <strong>Jean-Paul Delfino</strong>, auteur prolifique à la plume érudite en était l&rsquo;invité d&rsquo;honneur. Deux grands témoins complétaient ce quatuor d&rsquo;exception : <strong>Pascal Ory</strong>, de l&rsquo;Académie française, historien de référence sur l&rsquo;époque contemporaine et la culture, et <strong>Richard Werly</strong>, correspondant du média suisse Blick et l&rsquo;un des meilleurs éditorialistes européens. À leurs côtés, des auteurs très estimés, comme <strong>Laurine Roux</strong> – tout juste lauréate du Grand Prix des libraires 2026 pour <em>Trois fois la colère</em> (Éditions du Sonneur) – ou <strong>René Frégni.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un monde qui « part en vrille »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans les débats que cette édition a pris son relief particulier. Vingt rencontres se sont succédé, débordant rapidement du cadre purement littéraire pour ausculter le temps présent. <strong>Jean-Paul Delfino</strong>, évoquant son roman <em>Counani</em> (Istya &amp; Cie) au côté du photographe et sportif de haut niveau <strong>Stéphan Plana</strong>, a exprimé une inquiétude partagée : celle d&rsquo;un monde qui «&nbsp;part en vrille&nbsp;» miné par les guerres, l&rsquo;individualisme et la déferlante des réseaux sociaux. <strong>Sophie Boutière-Damahi</strong>, dont l&rsquo;éditeur marseillais Le Bruit du monde publie <em>La Part des vivants</em>, a tracé un parallèle troublant entre l&rsquo;atmosphère de Marseille dans les années 1930 et situation politique et économique actuelle. Pascal Ory et Richard Werly ont prolongé cette réflexion, l&rsquo;un avec le regard de l&rsquo;historien, l&rsquo;autre avec l&rsquo;urgence du journaliste qui observe les démocraties vaciller.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La région à l&rsquo;honneur</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Fidèle à sa vocation territoriale, le salon a mis en lumière les maisons d&rsquo;édition implantées localement : Le Bruit du monde, Hors d&rsquo;atteinte, Melmac et L&rsquo;Écailler à Marseille, Rouge profond à Aix-en-Provence, Feed Back à Toulon, Kels éditions à Aubagne, Les Livres de la promenade à Nice. Autant de structures indépendantes précieuses, à l&rsquo;heure où de grands groupes dictent leurs lois et potentiellement, comme l&rsquo;a rappelé la récente affaire Grasset, leurs idées d’extrême droite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Genre, polar et peinture ont aussi trouvé leur place. La toute jeune <strong>Lucie Ramognino</strong> présentait <em>Trop fortes</em>, un jeu des 7 familles singulier où mères et grand-mères cèdent la place à « la Doyenne », « l&rsquo;Oubliée » ou « l’Inspirante&nbsp;» et réhabilitent les artistes invibilisées par les hommes. <strong>Robert Rossi</strong> avec son <em>Chasseur de figues</em> interrogeait la genèse du masculinisme, tandis qu&rsquo;<strong>Agnès de Clairville </strong>et son roman autobiographique <em>La Poupée qui fait oui</em> explorait les logiques d&#8217;emprise et le silence des femmes transmis de génération en génération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, <strong>Thierry Maugenest</strong> a fait revivre Cézanne, et <strong>Audrey Sabardeil</strong>, <strong>Thierry Aguila</strong> et <strong>Mathieu Croizet</strong> ont exploré les noires -et toujours très politiques- contrées du polar.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le salon s’est déroulé le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 9 et 10 mai</mark> à Gémenos.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature</a> ici.</p>
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		<title>Petite ville, grand Salon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 09:46:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il ne faut pas juger un livre à sa couverture, et encore moins la qualité des évènements culturels d’une commune à sa taille. Depuis 5 ans, la ville de Gémenos organise un Salon du Livre à la programmation riche et aux invités de renom. À commencer par la franco-suédoise Johana Gustawsson, présidente de cette édition [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il ne faut pas juger un livre à sa couverture, et encore moins la qualité des évènements culturels d’une commune à sa taille. Depuis 5 ans, la ville de Gémenos organise un Salon du Livre à la programmation riche et aux invités de renom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À commencer par la franco-suédoise <strong>Johana Gustawsson</strong>, présidente de cette édition et dont la saga <em>Sang </em>va bientôt donner lieu à une adaptation télévisée. Et son invité d’honneur, <strong>Jean-Paul Delfino</strong>, romancier et auteur de livres sur la musique brésilienne, qui donnera un grand entretien à la Médiathèque le jeudi 7 mai, et participera à une rencontre avec l’illustrateur <strong>Stéphan Plana</strong>. Cette rencontre sera animée par <strong>Anne-Marie Thomazeau</strong>, journaliste et collaboratrice de <em>Zébuline</em>, comme le seront le panel «&nbsp;Féminin pluriel et masculin singulier&nbsp;» qui réunira les romancier·ères <strong>Agnès de Clairville</strong> et <strong>Robert Rossi</strong>, et <strong>Lucie Ramognino</strong>, éditrice du jeu des <em>7 familles des femmes artistes</em> ; et la rencontre «&nbsp;Héros et Héroïnes&nbsp;» avec les auteurices <strong>Laurine Roux</strong>, <strong>François Kasbi</strong> et <strong>Arnaud Ramsey</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le Sud et ses héros</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines discussions aborderont d’autres disciplines artistiques, comme l’architecture avec l’autrice<strong> Brigitte Benkemoun </strong>et l’architecte <strong>Jean-Louis André</strong> dans «&nbsp;Nos maisons ont la parole&nbsp;», ou le cinéma dans un dialogue entre <strong>Nicolas Pagnol</strong>, petit-fils de Marcel, et l’acteur <strong>Philippe Ariotti</strong>. La programmation met également en avant des figures artistiques importantes de notre région, à l’image de l’intitulé certes attendu de l’un des cafés littéraires du samedi, «&nbsp;Paul Cézanne toujours à redécouvrir&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’historien et académicien <strong>Pascal Or</strong><strong>y</strong> présentera dans une conférence «&nbsp;<em>Qu’est-ce qu’une nation ? Une histoire mondiale</em>&nbsp;» son essai éponyme, puis le journaliste franco-suisse proposera une réflexion sur les États-Unis de Trump et le regard qu’elles portent sur l’Europe avec son ouvrage<em> Cette Amérique qui nous déteste</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce foisonnement littéraire, le Sud demeure au cœur de la programmation. Le dimanche, une rencontre, intitulée «&nbsp;Marseille au cœur&nbsp;», accueillera l’écrivain <strong>René Frégni</strong> pour son dernier livre<em> Marseille</em>, exploration amoureuse et sensuelle de la Cité phocéenne en collaboration avec la photographe <strong>Frédérique Marie Minana</strong>. Il conversera avec <strong>Mathilda di Matteo</strong>, autrice du roman social <em>La Bonne-Mère</em>, et <strong>Belinda Cannone</strong> dont l’ouvrage <em>Venir d’une mer</em> est une exploration intime de ses origines.</p>



<pre class="wp-block-verse">CHLOÉ MACAIRE <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 10 mai<br></mark>Divers lieux, Gémenos</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>10 ans, et toujours à la page</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 08:46:14 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Fondé par la libraire Nadia Champesme et l&rsquo;éditrice Fabienne Pavia, <em><strong>Oh les beaux jours&nbsp;!</strong></em> fête ses dix ans. Et pour cet anniversaire, le festival littéraire ne se contente pas de souffler les bougies, il nous emmène au cœur de ce qui fissure, résiste, disparaît et renaît autour de six thématiques&nbsp;: de la «&nbsp;Désintégration&nbsp;»à la «&nbsp;Terra incognita&nbsp;», en passant «&nbsp;Par le corps&nbsp;» les «&nbsp;Contes et légendes modernes&nbsp;», «&nbsp;l&rsquo;Histoire en nous&nbsp;» et les «&nbsp;Vies secrètes&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que se passe-t-il quand les cadres cèdent, les systèmes sociaux et politiques se désintègrent ? <strong>François Bégaudeau</strong>, <strong>Guillaume Poix</strong>, <strong>Cédric Gerbehaye</strong>, <strong>Arno Bertina</strong> ou encore <strong>Clément Camar-Mercier</strong> et <strong>Loïc Hecht</strong> explorent les glissements – carcéraux, guerriers, numériques – d&rsquo;un réel de plus en plus instable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la désintégration n&rsquo;est jamais séparable de ce qui lui résiste et en particulier le corps : <strong>Chowra Makaremi</strong> et <strong>Laurine Roux</strong> montrent comment les émotions et les liens affectifs deviennent des formes de résistance tandis que <strong>Nathacha Appanah</strong> et <strong>Negar Haeri</strong> offrent des mots à des corps révoltés, exposés à la violence extrême. <strong>Marwan Mohammed</strong> et <strong>François Beaune</strong> rappellent que par l&rsquo;éducation populaire – avec laquelle il est urgent de renouer –, d&rsquo;autres chemins d’intégration sont possibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La littérature exhume</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tension entre brisure, transmission et re-création traverse aussi la façon dont circule l&rsquo;Histoire en nous. De la déportation de Jorge Semprún au destin brisé de Kid Francis – jeune champion de boxe marseillais pris dans la tourmente des rafles du Vieux-Port –, des résonances contemporaines de la peste noire dont nous parle <strong>Patrick Boucheron</strong> à la révolte iranienne portée par Chowra Makaremi, c&rsquo;est cette mémoire blessée qui se raconte y compris par les voix de <strong>Pierre Singaravélou</strong>, <strong>Maylis de Kerangal</strong>, <strong>Neige Sinno</strong> ou <strong>Philippe Sands</strong>. À travers <strong>Marin Fouqué</strong> et <strong>Samira Negrouche</strong>, les héritages entre la France et l’Algérie trouvent une voix. Et c’est avec ses amis musiciens que <strong>Joann Sfar</strong> donne, par le dessin, forme et visage, à un passé en tension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La littérature a ce pouvoir singulier de faire surgir les non-dits, d&rsquo;exhumer. <strong>Véronique Le Normand</strong> réhabilite <strong>Hilma af Klint</strong>, peintre pionnière de l&rsquo;abstraction longtemps invisibilisée. <strong>Jakuta Alikavazovic</strong> et <strong>Christophe Boltanski</strong> sondent les parts d&rsquo;ombre dans les destins familiaux. <strong>Marie Richeux</strong> interroge la persistance des absents, en écho aux voix qu&rsquo;<strong>Amaury da Cunha </strong>fait surgir comme des fantômes, tandis que <strong>Mathieu Simonet</strong> tente de continuer à vivre après la disparition de son mari. Pour la soirée anniversaire, les auteurs·ices sont invité·e·s à dévoiler leurs lectures inavouables, ce moment où la littérature cesse d&rsquo;être une posture pour redevenir un plaisir honteux et vivifiant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Apprendre à se perdre</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Intemporel, le mythe, lui, irrigue toujours le présent même s’il prend de nouveaux visages. <strong>Marwan Chahine</strong>, <strong>Amira Ghenim</strong>, <strong>Abdellah Taïa</strong> et <strong>Nassera Tamer</strong> composent ensemble sur scène la performance <em>Omar Sharif, ma grand-mère et moi</em>, récit mêlant souvenirs et figures des deux rives. <strong>Atiq Rahimi</strong> transforme l&rsquo;exil en écriture qui sauve, <strong>Louise Rose</strong>, <strong>Kinga Wyrzykowska</strong> et <strong>Camille Potte</strong> déplacent les codes du conte vers des territoires féministes, <strong>Théo Casciani</strong> accède à son île intérieure guidé par la voix d&rsquo;<strong>Aurore Clément</strong>, et <strong>Anthony Martine</strong> transmute le conte en expérience scénique afro-queer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire, c&rsquo;est aussi apprendre à se perdre : de la préhistoire arpentée par <strong>Marc Graciano</strong> et <strong>Pierre Schoentjes</strong> à la Malaisie de <strong>Tash Aw</strong>, de l&rsquo;Albanie de <strong>Marie Charrel</strong> aux labyrinthes intérieurs de <strong>Benoît Coquil</strong>, la Terra incognita est un graal pour les désirs qui cherchent une terre où se dire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Côté scène, <strong>Vincent Delerm</strong> clôturera le festival entrelaçant chansons et livres de chevet. Le cabaret queer <strong>La Bouche</strong>, <strong>Maissiat</strong> et <strong>JP Nataf</strong> promettent des soirées mémorables. Les siestes acoustiques – très appréciées –, la bande dessinée, la littérature jeunesse la poésie, les lectures musicales et le prix du barreau de Marseille, complètent ce panorama déjà totalement enthousiasmant au sein duquel dans lequel – et c’est un scoop –, Albert Camus devrait venir faire une apparition. De bien beaux-jours en perspective.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><a href="https://ohlesbeauxjours.fr/" type="link" id="https://ohlesbeauxjours.fr/">Oh les beaux jours !<br></a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 au 31 mai<br></mark>Divers lieux, Marseille</pre>
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		<title>Automne en librairies : Rivages de la littérature de demain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Oct 2023 09:34:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme chaque année, le festival programmé par l’Association Libraires du Sud a permis à un public nombreux, divers et enthousiaste de rencontrer des œuvres et surtout des auteurs et autrices issus de différents horizons. Un premier roman plein de promesses À commencer par une primo-romancière peu commune : Joséphine Tassy, parisienne d’origine marseillaise et martiniquaise à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Comme chaque année, le festival programmé par l’Association Libraires du Sud a permis à un public nombreux, divers et enthousiaste de rencontrer des œuvres et surtout des auteurs et autrices issus de différents horizons.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un premier roman plein de promesses</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À commencer par une primo-romancière peu commune : <strong>Joséphine Tassy</strong>, parisienne d’origine marseillaise et martiniquaise à peine âgée de 26 ans, venue lire parmi les huit félidés de la librairie aixoise bien nommée <strong><em>Mon Chat pitre</em></strong> un extrait de <em>L’Indésir</em>. Le temps d’échanges avec un lectorat curieux, elle évoque ce récit étrangement lumineux émis à la première personne par Nuria, jeune femme apprenant à faire le deuil d’une mère qu’elle n’a que peu connu. Récit entièrement fictif, témoignera la mère de Joséphine, venue applaudir cette jeune fille aujourd’hui chercheuse en économie du développement. Deux jours plus tard, d’autres extraits sont lus par le comédien <strong>Raphaël France-Kullmann </strong>à la librairie istréenne <strong><em>L’Arbre Monde</em></strong>, avant que ne soit projeté au Coluche <em>Paterson</em>, ode de Jim Jarmusch au pouvoir de la poésie. Le style de Joséphine Tassy puise lui aussi autant dans le langage poétique que dans l’oralité, et alterne dialogues, descriptions, vers et prose sans discontinuer. Autant dire qu’on risque d’entendre vite reparler de récit composite, déjà volontiers qualifié de générationnel par la critique, et de son enjouée autrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Célébrer la jeunesse</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre temps fort du festival, la rencontre croisée entre les autrices <strong>Laurine Roux </strong>et <strong>Camille Monceau</strong>. Organisé à la librairie marseillaise <strong><em>Vauban </em></strong>puis aux <strong><em>Parleuses </em></strong>niçoise, ce double entretien permit à un public familial de réexaminer les enjeux de la littérature jeunesse, tout en constatant l’étendue considérable de ses possibles aujourd’hui. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrice déjà acclamée en littérature générale, Laurine Roux signe avec <em>Le Souffle du Puma</em> son premier roman destiné aux adolescents, commandé par l’Ecole des Loisirs. Basé sur des faits réels, <em>Le Souffle du Puma </em>narre la découverte de momies d’enfants vieilles d’un demi-millénaire en Argentine. Trop déprimant&nbsp;? Selon l’autrice, ce qui différencie foncièrement la littérature générale de la littérature jeunesse ne réside pas dans le choix du sujet, mais bien dans la nécessité de <em>«&nbsp;maintenir l’attention, et donc la tension&nbsp;». </em>L’autrice, également enseignante, pense toujours à ses élèves avant de leur ménager une digression ou un recentrage du récit.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Camille Monceaux s’est quant à elle toujours inscrite dans les marges, de la littérature jeunesse comme de la fantasy. Si&nbsp; Laurine Roux évoque un <em>«&nbsp;aller simple sur les lieux du crime&nbsp;»,</em> Camille Monceaux confronter son souvenir ou son fantasme dupays et de l’époque de son livre&nbsp;: elle a consacré les trois – et bientôt quatre – tomes de ses <em>Chroniques de l’érable et du cerisier </em>au Japon du XVIIe siècle. Le temps de nombreux voyages, elle a documenté, et même <em>«&nbsp;sur-documenté&nbsp;»</em> son récit. <em>«&nbsp;Mon conjoint, spécialiste des cultures japonaises, et mon éditrice m’ont souvent fait remarquer que telle parenthèse sur une tradition culinaire ou une technique précise de peinture ne feraient plaisir qu’à moi …&nbsp;» </em>Elle conclut, avec cette gourmandise qui aura caractérisé tout l’échange&nbsp;:<em> «&nbsp;Mais quand je commence, j’ai du mal à m’arrêter&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Automne en librairies</em>, organisé par Libraires du Sud, s’est déroulé dans toute la Région Sud du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 au 14 octobre</mark></pre>
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