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	<title>Archives des Le Liberté - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Le Liberté - Journal Zebuline</title>
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		<title>I will survive</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 10:10:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>I will survive [Lire notre critique ici] est la dernière création des Chiens de Navarre. Ils tissent en parallèle deux histoires, liées aux violences faites aux femmes : celle d’une femme ayant assassiné son mari violent, et celle d’un humoriste et d’une de ses blagues plus que douteuse. Le tout dans un mélange de rire, [&#8230;]</p>
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<p><em>I will survive</em> [<a href="https://journalzebuline.fr/i-will-survive-ou-pas/">Lire notre critique ici</a>] est la dernière création des Chiens de Navarre. Ils tissent en parallèle deux histoires, liées aux violences faites aux femmes : celle d’une femme ayant assassiné son mari violent, et celle d’un humoriste et d’une de ses blagues plus que douteuse. Le tout dans un mélange de rire, de malaise et d’effroi.</p>



<p>À travers une succession de scènes courtes, se déroulant au commissariat, dans les bureaux de la radio, en prison, dans l’appartement familial, au tribunal, on suit alternativement la progression de ces deux histoires jusqu’au tribunal.</p>



<p>L’obscénité brossée à grands traits d’une société se vautrant (à quelques exceptions près) dans un superficialisme – narcissisme – je m’en-foutisme – cynisme rigolards. Burlesque et glaçant.</p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 mars<br></mark><a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr/evenement/i-will-survive/" type="link" id="https://www.chateauvallon-liberte.fr/evenement/i-will-survive/">Le Liberté</a>, Scène nationale de Toulon</pre>



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		<title>Tenir debout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pauline Lightburne]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 09:39:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir enchainé les auditions ratées, Suzanne de Baecque décide de jouer la comédie autrement, et s’inscrit au concours de miss de sa région natale. Une actrice « undercover » à un concours de beauté, ça donne quoi ? Les concurrentes de Miss Poitou-Charentes 2020 s’appellent Kiara, Lauraline, Chloé, Lolita et Océane. Suzanne, en immersion, recueille leurs témoignages, avec [&#8230;]</p>
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<p>Après avoir enchainé les auditions ratées, Suzanne de Baecque décide de jouer la comédie autrement, et s’inscrit au concours de miss de sa région natale. Une actrice « undercover » à un concours de beauté, ça donne quoi ? Les concurrentes de Miss Poitou-Charentes 2020 s’appellent Kiara, Lauraline, Chloé, Lolita et Océane. Suzanne, en immersion, recueille leurs témoignages, avec bienveillance et sans jugement. Accompagnée sur scène de Raphaëlle Rousseau, elle raconte leur histoire et dépasse les préjugés. Un collage de textes, vidéos et enregistrements sonores donne un spectacle narratif entre théâtre documentaire et cabaret. Tenir debout parle, avec humour et émotion, d’une jeunesse féminine qui défend ses rêves et espoirs dans la violence d’un monde patriarcal. Une plongée vers l’univers pailleté des miss, peut-être pas si superficiel. </p>



<pre class="wp-block-verse">P.L.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 3 au 5 mars<br></mark><br><a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr/" type="link" id="https://www.chateauvallon-liberte.fr/">Le Liberté</a>, Scène nationale de Toulon</pre>



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		<title>Du jeu à nous</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pauline Lightburne]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 10:45:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ocean envisage son spectacle L’Infiltré comme un outil pédagogique sur la construction du genre. C’est ainsi que se crée Du jeu à nous, un espace bienveillant de réflexion adressé aux jeunes. L’artiste engagé a animé cette année, aux côtés de Penda Diouf et Marlène Rostaing, une série d’ateliers avec les secondes et premières en option [&#8230;]</p>
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<p>Ocean envisage son spectacle <em>L’Infiltré</em> comme un outil pédagogique sur la construction du genre. C’est ainsi que se crée <em>Du jeu à nous</em>, un espace bienveillant de réflexion adressé aux jeunes. L’artiste engagé a animé cette année, aux côtés de Penda Diouf et Marlène Rostaing, une série d’ateliers avec les secondes et premières en option théâtre du lycée Dumont d’Urville de Toulon (<a href="https://journalzebuline.fr/un-ocean-de-faits/">Lire ici</a>). Des exercices d’écriture, de danse et d’improvisation théâtrale ont amené les jeunes à s’interroger sur les problématiques de genre : une invitation à l’introspection et à s’ouvrir à l’autre. Ocean cherche à nous montrer que l’identité de genre n’est qu’une performance, et qu’il existe plus de liens entre personnes cis et trans qu’on ne le penserait. Les élèves présenteront leur travail ainsi qu’une chorégraphie accompagnée par un extrait musical de <em>L’Infiltré</em>.</p>



<pre class="wp-block-verse">P.L.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 février</mark><br><a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr/" type="link" id="https://www.chateauvallon-liberte.fr/">Le Liberté</a>, Toulon</pre>



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		<title>Imminentes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pauline Lightburne]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 10:32:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>S’inspirant de La Puissance de la douceur, œuvre de la philosophe Anne Dufourmantelle, Jann Gallois dessine la magie de la cohésion féminine. La chorégraphie se nourrit de la diversité des univers des six danseuses, du hip-hop à la danse contemporaine. Portées par une composition de Patrick de Oliveira, elles sont priées d’ouvrir une voie vers [&#8230;]</p>
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<p>S’inspirant de <em>La Puissance de la douceur,</em> œuvre de la philosophe Anne Dufourmantelle, Jann Gallois dessine la magie de la cohésion féminine. La chorégraphie se nourrit de la diversité des univers des six danseuses, du hip-hop à la danse contemporaine. Portées par une composition de Patrick de Oliveira, elles sont priées d’ouvrir une voie vers un horizon serein. C’est ce que Jann Gallois prédit, d’où le titre <em>Imminentes</em> : « <em>Je voulais un terme qui évoque le fait que l’impact des femmes dans le monde reste encore à l’état de potentiel</em> ». Face à la violence du quotidien, la pièce cherche à révéler la possibilité d’un futur où la douceur est une force. </p>



<pre class="wp-block-verse">P.L.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 et 6 février<br></mark><br><a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr/" type="link" id="https://www.chateauvallon-liberte.fr/">Le Liberté</a>, Scène nationale de Toulon</pre>



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		<title>19h51 Une nuit à Gaza </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 09:45:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>19h51, c’est l’heure exacte à laquelle va se coucher le soleil sur la bande de Gaza ce 30 juin. C’est aussi l’heure à laquelle résonneront les poèmes de trois auteurs·ices palestiniens, toujours emprisonné·e·s dans ce territoire bombardé sans relâche par Israël.  Sur scène, des comédien·nes toulonnais·es s’empareront des textes de Nour Elassy – autrice et journaliste pour [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p><em>19h51</em>, c’est l’heure exacte à laquelle va se coucher le soleil sur la bande de Gaza ce 30 juin. C’est aussi l’heure à laquelle résonneront les poèmes de trois auteurs·ices palestiniens, toujours emprisonné·e·s dans ce territoire bombardé sans relâche par Israël. </p>



<p>Sur scène, des comédien·nes toulonnais·es s’empareront des textes de <a href="https://www.instagram.com/nour.elassy/"><strong>Nour Elassy</strong> </a>– autrice et journaliste pour Associated Press – mais aussi de <strong>Hanan Azaiza</strong> et <strong><a href="https://www.instagram.com/anwr.yousef/?hl=fr">Anwr Yousef</a></strong> – qui partage son quotidien de guerre à travers la poésie sur Instagram. Autant de paroles nécessaires, face à l’oubli du monde pour ce territoire martyrisé. </p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 juin</mark><em><br></em><strong>Le Liberté</strong>, Scène nationale de Toulon</pre>



<p></p>
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		<title>Shiver &#038; Dive  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 07:51:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Hue]]></category>
		<category><![CDATA[Jonathan Soucasse]]></category>
		<category><![CDATA[Le Liberté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Edouard Hue est un ancien danseur d’Hofesh&#160;Shechter, formé à cet art de la vitesse et de l’essoufflement, de la recherche des gestes naturels, pulsés et rapides mais instinctifs. Trouvés dans le sol, dans les tripes et dans la relation au corps de l’autre.&#160;Shiver&#160;est un duo que le chorégraphe suisse interprète, jusqu’au bout du souffle et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/shiver-dive/">Shiver &amp; Dive  </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Edouard Hue est un ancien danseur d’Hofesh&nbsp;Shechter, formé à cet art de la vitesse et de l’essoufflement, de la recherche des gestes naturels, pulsés et rapides mais instinctifs. Trouvés dans le sol, dans les tripes et dans la relation au corps de l’autre.&nbsp;<em>Shiver</em>&nbsp;est un duo que le chorégraphe suisse interprète, jusqu’au bout du souffle et du&nbsp;<em>Frisson</em>, avec&nbsp;Yurié&nbsp;Tsugawa.</p>



<p><em>Dive</em>, sa nouvelle pièce pour six interprètes de sa <a href="https://www.beaverdamco.com">Beverdam Company</a>, joue des mêmes ressorts et propose une véritable <em>Plongée</em> dans des sentiments divers exprimés à l’unisson ou par des mouvements de groupes enchaînés avec virtuosité, et semblant convoquer un au-delà, ou un en-deçà, du corps et de ses récits. Sur la musique électronique de <a href="https://www.instagram.com/jon_soucasse/">Jonathan Soucasse</a>, essoufflante elle aussi, qui semble épouser les intentions et le plaisir des mouvements des corps. Pour une date dans le Sud, à ne pas manquer. </p>



<p><em>AGNÈS FRESCHEL</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">25 avril</mark><br><strong><a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr/">Théâtre Liberté</a></strong>, Scène nationale de Toulon</pre>



<p></p>
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		<title>Depuis que je suis né </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lilli Berton Fouchet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 07:50:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[David Lescot]]></category>
		<category><![CDATA[Le Liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Toulon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sami, un petit garçon âgé de 6&#160;ans écrit ses mémoires.&#160;Dans sa chambre, entouré de jouets et d’objets sonores, il&#160;s’amuse à se remémorer les prémices de sa vie&#160;pour&#160;transmettre son histoire comme son grand-père l’a fait avant lui.&#160;Convaincu d’avoir des&#160;super-pouvoirs&#160;grâce à ses nouvelles connaissances en lecture et en écriture obtenues il y a quatre jours…&#160;il teste ses [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Sami, un petit garçon âgé de 6&nbsp;ans écrit ses mémoires.&nbsp;Dans sa chambre, entouré de jouets et d’objets sonores, il&nbsp;s’amuse à se remémorer les prémices de sa vie&nbsp;pour&nbsp;transmettre son histoire comme son grand-père l’a fait avant lui.&nbsp;Convaincu d’avoir des&nbsp;super-pouvoirs&nbsp;grâce à ses nouvelles connaissances en lecture et en écriture obtenues il y a quatre jours…&nbsp;il teste ses aptitudes qu’il ne maitrise pas très bien&nbsp;encore. Mais, doté d’une très bonne mémoire,&nbsp;il&nbsp;décide de raconter&nbsp;en chanson de sa naissance à ses années maternelles, donnant parfois&nbsp;des&nbsp;explications&nbsp;sur&nbsp;pourquoi les bébés pleurent&nbsp;par exemple.&nbsp;</p>



<p><em>Depuis que je suis né</em> est une pièce musicale, du metteur en scène et musicien <a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=David+Lescot&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">David Lescot</a>, qui mêle humour et douceur de l’enfance et dans laquelle l’innocence et l’imagination de Sami réveilleront sûrement l’enfant intérieur qui est en nous. </p>



<p><em>LILLI BERTON FOUCHET</em></p>



<pre class="wp-block-verse"> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 et 23 avril </mark><br><strong><a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr/">Le Liberté</a></strong>, Scène nationale de Toulon</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/depuis-que-je-suis-ne/">Depuis que je suis né </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Dans les éprouvettes de l’insoumission</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 13:53:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Au premier niveau de lecture, le spectateur non averti pourrait penser que le propos de <em>Laboratoire Poison</em> vise à faire passer les mouvements de résistance pour des paniers de crabes, des groupuscules sans foi ni loi, minés par des individus dont l’unique intérêt est de sauver leur peau quel qu’en soit le prix. Pire&nbsp;: de sous-entendre qu’en chaque militant·e, en dépit des valeurs qu’il prétend défendre dans ses discours ou ses tracts, sommeille un traître. Si tel était le cas, il n’aurait pas fallu 3h30 à <strong>Adeline Rosenstein</strong> pour développer son analyse. En réalité, c’est tout le contraire que le feuilleton théâtral documentaire de la compagnie <strong>Maison Ravage</strong> décortique avec une&nbsp; intelligence déployée jusqu’à son paroxysme. Joués à la suite, les quatre volets de cette pièce hors du commun se fondent sur un postulat non négociable&nbsp;: les régimes d’oppression sont à ce point immoraux et avilissants qu’ils poussent l’opprimé dans ses retranchements les plus déstabilisants jusqu’à le détourner, ne serait-ce un instant, de l’idéal pour lequel il est prêt à sacrifier sa vie. Au premier chef des infamies culmine le colonialisme. Par conséquent, les organisations qui mènent les luttes de libération nationale n’échappent pas à la complexité des comportements et réactions des personnes qui composent tout groupe humain animé par un objectif commun.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Humour didactique</mark></strong><br>S’appuyant sur un travail de recherches et de collectages titanesque, <em>Laboratoire Poison</em> nous emmène au cœur de différentes guerres et insurrections pour l’indépendance et l’insoumission – en Algérie, au Congo, en Guinée et au Cap-Vert – toutes menées en opposition aux puissances coloniales européennes, qu’elles soient française, belge ou portugaise. Maniant un humour didactique, les douze interprètes dont la narratrice autrice et metteure en scène se glissent dans la peau de dizaines de personnages souvent réels, se les échangent, reproduisent plusieurs fois la même scène, y ajoutant le détail qui en changera la portée et l’interprétation. Aux côtés de héros et héroïnes anonymes ou non, on croise le psychiatre et intellectuel Frantz Fanon, le réalisateur anticolonialiste et communiste René Vautier, dont on redécouvre les déboires avec le FLN, Patrice Lumumba, premier Premier ministre de la République démocratique du Congo, trahi par ses propres alliés pour le compte de la Belgique ou encore un gréviste du Front populaire puis Résistant sous Vichy devenu tortionnaire pendant la guerre d’Algérie&#8230; Et le dernier épisode de réparer l’effacement par l’histoire officielle du rôle des femmes dans ces luttes. L’absence sur scène de l’artiste basé à Kinshasa, <strong>Michael Disanka</strong>,est dénoncée tel un <em>happening</em>, dans un des passages les plus poignants de la pièce. Initialement prévu dans la distribution, un refus de visa l’empêche de se joindre à la troupe.&nbsp;</p>



<p>Au-delà de la performance, <em>Laboratoire Poison</em> livre une critique lumineuse des contradictions récurrentes et persistantes dans l’histoire de mouvements politiques identifiés comme faisant partie des courants de pensée émancipateurs, face aux actuelles questions sociales, raciales et de genre. Une œuvre d’intérêt public.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Laboratoire Poison</em></strong> a été joué du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">11 au 15 octobre</mark> à la Friche la Belle de Mai, en co-réalisation entre La Criée et le Théâtre du Gymnase, à Marseille, et les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">20 et 21 octobre</mark> au Liberté, scène nationale de Toulon</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>A venir
</strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 au 18 novembre</mark>
Théâtre des 13 Vents, Montpellier</pre>
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		<title>Éthiques trahisons</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2022 10:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Adeline Rosenstein]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Friche la Belle de Mai]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est en 2019 qu’Adeline Rosenstein installe pour la première fois son Laboratoire Poison à Marseille, à l’invitation des Rencontres à l’échelle. Deux années plus tard, c’est le Festival de Marseille qui accompagne le deuxième volet de la création au long cours de la directrice artistique de la compagnie Maison Ravage. Cette fois, La Criée et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est en 2019 qu’<strong>Adeline Rosenstein </strong>installe pour la première fois son <em>Laboratoire Poison</em> à Marseille, à l’invitation des <em>Rencontres à l’échelle</em>. Deux années plus tard, c’est le <em>Festival de Marseille</em> qui accompagne le deuxième volet de la création au long cours de la directrice artistique de la compagnie <strong>Maison Ravage</strong>. Cette fois, La Criée et le Théâtre du Gymnase s’associent pour co-réaliser et coproduire hors les murs l’aboutissement de cet ambitieux chantier théâtral aux allures de feuilleton documentaire. Une version intégrale de 3h30, en quatre épisodes, accueillie à la Friche la Belle de Mai, que l’autrice et metteuse en scène allemande d’origine suisse a conçu à partir d’impressionnants travaux de recherche.<br>De la deuxième guerre mondiale aux luttes armées pour la libération nationale et l’indépendance de pays africains colonisés, les quatre opus de <em>Laboratoire Poison</em> passent au crible les actes d’insoumission et de résistance, à différentes périodes de l’histoire contemporaine, par le prisme de leurs inévitables et antagoniques pendants&nbsp;: la collaboration et la trahison. Dans une passionnante et méticuleuse démarche de déconstruction, les pièces successives battent en brèche les discours officiels tendant à l’effacement par l’écriture historiographique de certains faits. Particulièrement ceux en lien avec la répression menée par les puissances coloniales européennes. Ou concernant l’engagement des femmes dans ces mouvements populaires d’émancipation.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Écriture gestuelle</mark></strong><br>En évitant l’écueil de l’héroïsme spontané et inaltérable de celles et ceux qui par leur engagement ont changé le cours de l’histoire, Adeline Rosenstein décortique la complexité des comportements humains dans les stratégies des mouvements de désobéissance à l’oppresseur. Qu’ils ou elles vivent en Belgique, en Algérie, au Congo en Guinée-Bissau ou au Cap-Vert, ces militantes et militants sont traversés par les mêmes doutes, parfois tentés par les mêmes compromissions. Une œuvre qui, pour Rosenstein, questionne avant tout le présent au regard des difficultés à répétition vécues par une partie des interprètes pour l’obtention de leur visa. <em>«&nbsp;Ce n’est pas sans lien et c’est même directement lié avec la façon dont on a caché la violence de ces années-là. C’est à nous de tricoter un récit qui fasse un gros ménage dans ces mensonges.</em>&nbsp;»</p>



<p>Dans une écriture gestuelle non dépourvue d’humour, pouvant donner à l’œuvre une dimension chorégraphique, <em>Laboratoire Poison</em> refuse le registre de la glorification pour s’approcher d’une réalité saine&nbsp;: l’existence de faiblesses, de fautes, jusque dans les plus purs, les plus beaux et les plus salutaires combats. Il s’agit bien de <em>«&nbsp;percer le théâtre de part en part pour laisser circuler les autres récits&nbsp;</em>».<br>LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Laboratoire Poison</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 et 21 octobre</mark>
Le Liberté, scène nationale de Toulon</pre>
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		<title>Ludivine Sagnier : « J’ai été foudroyée par cette parole »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Oct 2022 10:17:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Le Consentement]]></category>
		<category><![CDATA[Le Liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Ludivine Sagnier]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Sébastien Davis]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Toulon]]></category>
		<category><![CDATA[Vanessa Springora]]></category>
		<category><![CDATA[Var]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Comment vous est venue l’idée, l’envie, d’adapter le texte de Vanessa Springora pour la scène&#160;? Ludivine Sagnier. J’ai découvert Le Consentement, sur conseil du metteur en scène Sébastien Davis, en janvier 2020. Tout comme lui, j’ai été foudroyée par cette parole. Par le courage qu’il a fallu à Vanessa Springora pour écrire ce texte. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Zébuline. Comment vous est venue l’idée, l’envie, d’adapter le texte de Vanessa Springora pour la scène&nbsp;?</mark></strong></p>



<p><strong>Ludivine Sagnier.</strong> J’ai découvert <em>Le Consentement</em>, sur conseil du metteur en scène <strong>Sébastien Davis</strong>, en janvier 2020. Tout comme lui, j’ai été foudroyée par cette parole. Par le courage qu’il a fallu à Vanessa Springora pour écrire ce texte. Mais aussi et surtout par son talent d’autrice, sa capacité à transformer ce témoignage personnel en œuvre artistique et littéraire.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Avez-vous eu l’occasion de la rencontrer&nbsp;? D’échanger avec elle autour du projet&nbsp;?</mark></strong></p>



<p>Bien sûr&nbsp;! Elle est évidemment très enthousiaste. Elle a cependant mis du temps à céder ses droits à la fiction, ce que je peux aisément comprendre. La sortie du livre a été un véritable choc. Et je crois que nous n’avons pas mesuré à quel point elle a pu être douloureuse, plus douloureuse que ce qu’on avait imaginé, pour Vanessa Springora en premier lieu.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Comment s’y prend-on pour rendre justice à un tel témoignage&nbsp;? Pour l’adapter sans le dénaturer&nbsp;?</mark></strong></p>



<p>Nous avons décidé dès les débuts du projet que nous ne voulions ajouter aucune parole supplémentaire, aucun regard autre que celui de l’autrice sur le texte, sur les événements qu’il décrit. Sébastien s’est attelé à cet exercice avec beaucoup de délicatesse. Nous avons gardé l’essentiel, et pris soin de conserver une galerie de personnages qui interviennent au fil du récit&nbsp;: Gabriel Matzneff, donc, mais aussi la mère de Vanessa, son père…&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Le Consentement </em>relate des faits d’une rare violence tout en recourant à une écriture délicate, à un style épuré. Comment s’empare-t-on d’un tel mode de narration&nbsp;?</mark></strong></p>



<p>Avec difficulté&nbsp;(rires)&nbsp;! J’ai eu beaucoup de mal à m’emparer de cette rage contenue, de cette horreur tenue à distance. Il m’était difficile, presque impossible, de me séparer de l’empathie que je ressentais pour ce personnage. Certaines paroles me bouleversaient. Pour les dire sans affect, j’ai dû me contraindre à un travail de distanciation indispensable. Car Vanessa Springora ne pose plus sur ce qu’elle a traversé un regard de colère. Elle est presque guérie de cette histoire lorsqu’elle l’écrit.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vous avez entamé une carrière cinématographique très prolifique dès votre plus jeune âge mais vous vous êtes faite plus rare sur les planches. Est-ce un hasard&nbsp;?</mark></strong></p>



<p>Je n’ai que rarement eu l’occasion de monter sur scène&nbsp;: c’est un exercice qui me plaît pourtant beaucoup&nbsp;! Les quelques projets qui m’ont portée ont été des expériences très fortes. Elles impliquaient un investissement total, au long cours, une écriture de plateau – c’était notamment le cas pour le <em>Nouveau Roman </em>de Christophe Honoré.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Ludivine-Sagnier%C2%A9-Christophe-Raynaud-de-Lage-2.jpg?resize=534%2C797&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116766" width="534" height="797"/><figcaption>© Christophe Raynaud de Lage</figcaption></figure>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote has-small-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Nous savions que la pièce serait très éprouvante à jouer&nbsp;»</p></blockquote>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vous n’y revenez pas avec l’exercice le plus facile&nbsp;: un seule en scène…</mark></strong></p>



<p>En effet&nbsp;(rires)&nbsp;! Le seule en scène est un exercice très intimidant, une montagne que je gravis peu à peu, non sans difficulté. J’ai heureusement la chance d’être merveilleusement entourée pour le faire. Par Sébastien Davis à la mise en scène mais aussi <strong>Dan Levy</strong> à la partition musicale. C’est un compositeur hors pair, qui a notamment été récompensé par le César de la meilleure musique de film, et qui avait créé le groupe The Dø. Sébastien et Dan sont également des amis de très, très longue date – on se connaît depuis l’enfance&nbsp;! Il y a cette évidence entre nous&nbsp;: une complicité, une connaissance très instinctive de ce que l’autre a dans le ventre. Notre processus créatif est très harmonieux. Je pense que, sans cette proximité-là, il ne nous aurait pas été possible d’aborder ce texte si intime, si délicat, de cette façon. Notre implication n’a rien d’artificiel.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Votre collaboration avec Sébastien Davis est d’ailleurs antérieure à ce projet&nbsp;: vous êtes tous deux des membres de l’école Kourtrajmé. Quelle est votre implication au sein de cette formation&nbsp;?</mark></strong></p>



<p>Le réalisateur Ladj Ly est un proche. Après le succès de son film <em>Les Misérables</em>, il a voulu réaliser ce rêve qu’il chérissait depuis longtemps&nbsp;: ouvrir une école de cinéma à côté d’où il a grandi. Une formation sérieuse, gratuite, accessible à tous sans restriction d’âge. J’ai suivi de très près la création de cette école et, une fois qu’elle a abouti, Ladj m’a proposé d’être la directrice artistique de la section «&nbsp;Acteur&nbsp;». Sébastien s’occupe, lui, de la formation théorique.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Avant d’être joué au théâtre de la Ville à Paris, à Annemasse puis à la Croix-Rousse, votre spectacle sera créé à Châteauvallon-Liberté. Pourquoi ce choix&nbsp;?</mark></strong></p>



<p>Nous savions que la pièce serait très éprouvante à jouer, et ce d’autant plus si elle était montée directement à Paris. J’ai rencontré Charles Berling [directeur du théâtre, ndlr] il y a plus de vingt ans. J’ai énormément d’admiration pour lui, au théâtre comme au cinéma, comme comédien mais également et surtout comme directeur artistique. Il n’a toujours fait preuve que de bienveillance à mon égard. C’est lui qui m’a proposé de faire la création du spectacle à Toulon. Et j’en suis très heureuse&nbsp;!</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA<br></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Le Consentement</em></strong><br>Du 3 au 8 octobre au Liberté, scène nationale de Toulon&nbsp;</pre>
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