<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Léo Vermot-Desroches - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/leo-vermot-desroches/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/leo-vermot-desroches/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 01 Apr 2026 07:31:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Léo Vermot-Desroches - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/leo-vermot-desroches/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Dialogues des Carmélites Un drame dans l’épure</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/dialogues-des-carmelites-un-drame-dans-lepure/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=dialogues-des-carmelites-un-drame-dans-lepure</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/dialogues-des-carmelites-un-drame-dans-lepure/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 07:31:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Ana Escudero]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Dialogues des Carmélites]]></category>
		<category><![CDATA[Hélène Carpentier]]></category>
		<category><![CDATA[Léo Vermot-Desroches]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Désiré]]></category>
		<category><![CDATA[Lucie Roche]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra de Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=135709</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sorcières ou saintes, même destin. C’est sans doute la première pensée qui s&#8217;impose dans les dernières minutes de ce très beau Dialogues des Carmélites donné à l&#8217;Opéra de Marseille : qu&#8217;elles soient sorcières de Salem ou carmélites de Compiègne, ce sont toujours les femmes qui paient le prix d&#8217;une crise collective et que l&#8217;on sacrifie, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/dialogues-des-carmelites-un-drame-dans-lepure/">Dialogues des Carmélites Un drame dans l’épure</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Sorcières ou saintes, même destin. C’est sans doute la première pensée qui s&rsquo;impose dans les dernières minutes de ce très beau <em>Dialogues des Carmélites</em> donné à l&rsquo;Opéra de Marseille : qu&rsquo;elles soient sorcières de Salem ou carmélites de Compiègne, ce sont toujours les femmes qui paient le prix d&rsquo;une crise collective et que l&rsquo;on sacrifie, même lorsque, comme c&rsquo;est le cas dans cet opéra, ce sacrifice est « librement » consenti.</p>



<p>L&rsquo;épure de la mise en scène de <strong>Louis Désiré</strong> &#8211; fidèle à ce que Poulenc aurait sans doute souhaité, lui qui s&rsquo;agaçait qu&rsquo;on lui reproche, à l&rsquo;Opéra de Paris, de ne pas avoir mis « <em>des défilés de Sans-Culottes et des Carmagnoles à toutes les scènes</em> » &#8211; favorise sans doute cette prise de conscience. Là où un dispositif plus spectaculaire noierait l&rsquo;essentiel, le dépouillement laisse le drame parler.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’à l’échafaud</mark></strong></p>



<p>La tragédie est réelle. Le 17 juillet 1794, seize carmélites de Compiègne montent à l&rsquo;échafaud, quelques jours à peine avant la chute de Robespierre, ce qui a conduit certains à voir dans leur supplice le signe d&rsquo;une intervention divine précipitant la fin de la Terreur. L&rsquo;histoire nous est parvenue grâce à Marie de l&rsquo;Incarnation, qui échappa à l&rsquo;exécution.</p>



<p>Au cœur de cet opéra, trois figures dominent. Une Blanche de la Force, hantée par la peur, à la naïveté lumineuse &#8211; personnage auquel Poulenc s&rsquo;est identifié au point de confier : « <em>Blanche, c&rsquo;est moi</em> » -, incarnée avec une fraîcheur désarmante par <strong>Hélène Carpentier</strong>. Sœur Constance et sa grâce espiègle, portée par <strong>Ana Escudero</strong>. Et surtout Madame de Croissy, héroïne de l&rsquo;une des scènes de doute les plus bouleversantes du répertoire lyrique : cette prieure qui a consacré son existence à la prière, à la discipline et à la certitude, ne rencontre au moment décisif que le vide. Dans son agonie, elle avoue craindre la mort et va jusqu&rsquo;au blasphème. On notera que Bernanos a rédigé les <em>Dialogues</em> en 1947, alors qu&rsquo;il était lui-même en phase terminale d&rsquo;un cancer. Il mit le point final à l&rsquo;œuvre, s&rsquo;alita, et mourut le 5 juillet 1948. Dans ce rôle, <strong>Lucie Roche</strong> &#8211; enfant de Marseille &#8211; est sublime.</p>



<p>Mais avant l&rsquo;échafaud, il y a le choix de Blanche d&rsquo;entrer dans les ordres. Dans le très beau duo entre la jeune femme et son frère le Chevalier de la Force (<strong>Léo Vermot-Desroches</strong>), une question affleure : serait-elle entrée au couvent pour servir Dieu ou plutôt fuir le lien trouble qui l&rsquo;unit à ce frère qui la surnomme « petit lièvre » et refuse de la laisser partir ?</p>



<p>La scène finale est un tableau en noir et blanc où ne pointe qu&rsquo;une touche de rouge : le collier au cou de chacune des martyres. L&rsquo;une après l&rsquo;autre, en montant à l&rsquo;échafaud, elles arrachent l’ornement, résignée, fuyante ou exaltée. Chaque collier claque comme la lame de la guillotine. Le <em>Salve Regina</em> composé par Poulenc s&rsquo;amenuise à mesure que le chœur se réduit, voix après voix avalées par le silence. Puis Blanche surgit de la foule pour rejoindre ses sœurs, in extremis, dans un élan à la fois désespéré et serein.</p>



<p>On se réjouit que cette œuvre, qui parle si profondément des femmes broyées par l&rsquo;Histoire, ait été dirigée ce soir-là par une femme : Debora Waldman, devenue en 2020 la première à la tête d&rsquo;un orchestre national permanent français&nbsp;: celui d’Avignon-Provence.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Spectacle donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">25 mars</mark> à l’Opéra de Marseille.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/dialogues-des-carmelites-un-drame-dans-lepure/">Dialogues des Carmélites Un drame dans l’épure</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/dialogues-des-carmelites-un-drame-dans-lepure/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">135709</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
