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	<title>Archives des Liban - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Liban - Journal Zebuline</title>
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		<title>Dans les archives palestiniennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 06:54:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Pour moi, réaliser ce film est un acte de résistance. » affirme Kamal Aljafari, le réalisateur du documentaire A Fidai Film, un film d’archives, retrouvées, retravaillées, montées qui tentent de reconstituer une mémoire disparue, celle du peuple palestinien. &#160; Un bord de mer, des vagues, une comptine… Des images en noir et blanc et la couleur [&#8230;]</p>
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<p>« <em>Pour moi, réaliser ce film est un acte de résistance.</em> » affirme <strong>Kamal Aljafari,</strong> le réalisateur du documentaire <em>A Fidai Film</em>, un film d’archives, retrouvées, retravaillées, montées qui tentent de reconstituer une mémoire disparue, celle du peuple palestinien.</p>



<p>&nbsp; Un bord de mer, des vagues, une comptine… Des images en noir et blanc et la couleur rouge du sang versé, des flammes qui ravagent des immeubles. Des rues où patrouillent des soldats, des arrestations&nbsp;; des hommes à terre, mains sur la tête. Mais aussi des scènes de la vie quotidienne, des marchés, des enfants dans la boue. Des camions de Tsahal qui sortent, chargés de dossiers, pillés au siège de l’OLP. Ce sont ces archives dont Kamal Aljafari a récupéré une partie qui vont peu à peu nous raconter l’histoire du peuple palestinien. Des images terribles comme celles de la violente explosion en plein cœur de Beyrouth- ouest à l’heure du déjeuner, (220 kg de TNT) puis aux obsèques, en gros plan, une femme qui pleure. La mer, rouge du sang versé. Le camp de Badaoui où l’l’UNRWA accueillent les réfugiés palestiniens et où ont lieu des affrontements, des arrestations, des massacres. Des fils rouges et des flashs rayent ces images. Et tout à coup un intertitre&nbsp;: <em>«&nbsp;La caméra des expropriés</em>&nbsp;»</p>



<p>La caméra des dépossédés « <em>dans le sens où il s’agit de rassembler et de collecter ce qui est possible de l’être, du point de vue de quelqu’un qui a tout perdu. </em>» Deux types d’images : des archives avec des inscriptions de l’armée israélienne, grattées en rouge et des extraits de films de fiction. Des silhouettes recouvertes de rouge qui deviennent des fantômes. Des séquences auxquelles le travail sonore d’<strong>Attila Faravelli </strong>redonne vie. Un film personnel et universel.</p>



<p>«&nbsp;<em>Ce film est autobiographique, parce qu’il traite du pays dont je viens. Je travaille librement et ce travail essaie de mettre de l’ordre, d&rsquo;ouvrir une voie pour que je puisse m’exprimer et exprimer mon rapport à ces images d’une manière qui devient universelle. Au bout du compte, ce film ne parle pas que de la Palestine, mais de tout endroit qui a été occupé et de tout peuple qui a subi l’oppression.&nbsp;» </em>Kamal Aljafari</p>



<p>Un film nécessaire pour parler aussi de tous les peuples qui continuent à subir l’oppression et sont aujourd’hui sous les bombes.</p>



<p><strong>Annie Gava</strong><em></em></p>
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		<title>Un monde fragile et merveilleux : une histoire d’amour au Liban</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:12:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On se souvient de ce superbe documentaire, Danser sur un volcan ( https://journalzebuline.fr/danser-sur-un-volcan-filmer-au-bord-du-chaos/) où Cyril Aris filme le tournage du premier long métrage de Mounia Akl, Costa Brava, Lebanon, en phase de pré production lorsque le 4 aout 2020, Beyrouth explose. Nous retrouvons Mounia Akl (Yasmina) dans le nouveau film de Cyril Aris, Un monde [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>On se souvient de ce superbe documentaire, <em>Danser sur un volcan</em> ( <a href="https://journalzebuline.fr/danser-sur-un-volcan-filmer-au-bord-du-chaos/">https://journalzebuline.fr/danser-sur-un-volcan-filmer-au-bord-du-chaos/</a>) où Cyril Aris filme le tournage du premier long métrage de <strong>Mounia Akl,</strong> <em>Costa Brava,</em> <em>Lebanon,</em> en phase de pré production lorsque le 4 aout 2020, Beyrouth explose. Nous retrouvons <strong>Mounia Akl</strong> (Yasmina) dans le nouveau film de <strong>Cyril Aris,</strong> <em>Un monde fragile et merveilleux</em>, une histoire d’amour dans un pays auquel tous les Libanais sont très attachés malgré ses difficultés et ses crises récurrentes. «&nbsp;<em>On peut toujours enlever les libanais du Liban, on ne peut jamais enlever le Liban aux Libanais</em>&nbsp;» a précisé le réalisateur lors de sa présentation au 47<sup>e</sup> Cinemed où il a obtenu les Prix Jeune Public et Prix de la meilleure musique pour <strong>Anthony Sahyoun.</strong></p>



<p>En fond, un bruit de train. Un plan séquence, caméra nerveuse, nous montre la naissance de deux enfants, à une minute d’intervalle, à 17h 07, sous les bombes, en écho parfait avec le titre. <em>Un monde fragile et merveilleux</em>&nbsp;! Les enfants, ce sont Yasmina et Nino.</p>



<p>Plus de vingt ans plus tard, un stupide accident de voiture va permettre à ces deux êtres que la vie a séparés, de se retrouver autour d’un repas. Nino (<strong>Hasan Akil</strong>) &nbsp;qui tient un restaurant, rentre en voiture dans la vitrine des bureaux tenus par les parents de Yasmina, consultante pour le gouvernement libanais. Alors que sa mère veut porter plainte, Nino propose de les inviter à son restaurant pour payer une partie de sa dette. Un repas plein de surprise&nbsp;! Yasmina, amusée par l’attitude de Nino, réalise grâce à une photo sur le mur qu’il est son ancien ami d’enfance, perdu de vue il y a fort longtemps. L’histoire peut continuer&nbsp;…</p>



<p>Des flashbacks nous permettent de voir comment ces deux êtres surmontent ou non leurs traumatismes d’enfance. Nino n’a jamais accepté la mort de ses parents. Yasmina ne veut pas d’enfant&nbsp;: comment envisager de faire des enfants à qui on ne pourrait offrir que la guerre ou l’exil&nbsp;? Chevauchant dans trois époques, nous partageons les sentiments de ces deux êtres qui s’aiment, comme témoins d’un pays en crise, un pays pris entre l’espoir et des moments de désespoir, un pays où on ne parle pas de la guerre civile, où il n’y a jamais eu de réconciliation nationale. La composition musicale <strong>d’Anthony Sahyoun,</strong> discrète, accompagne les images, comme ce son de train récurrent tout au long du film semblant dire&nbsp;: partir ou rester&nbsp;? Car précise <strong>Cyril Aris&nbsp;</strong>se référant à Haneke&nbsp;: si je veux toucher quelqu’un, c’est par le son et non par l’image.&nbsp;Effectivement on est touché par le destin de ces deux personnes qui s’aiment, mais sans cesse confrontés à cette question&nbsp;; est-il encore possible d’imaginer un futur au Liban ?</p>



<p><em>«&nbsp;Les deux piliers de la tristesse et de la beauté reflètent ma vision du Liban. J’ai voulu raconter une histoire qui, porte en elle les fractures et les éclats d’espérance de mon pays.</em>&nbsp;»&nbsp;&nbsp; Pari réussi.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Un monde fragile et merveilleux</em>&nbsp;sort en salles le 18 février 2026</mark></strong></p>



<p><strong>Lire ICI un entretien avec Cyril Aris</strong></p>



<p></p>
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		<title>Avec Cyril Aris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fiction et/ou documentaire En fait j&#8217;ai toujours fait de la fiction donc avant Danser sur un volcan qui est un documentaire, &#160;j&#8217;avais fait La Balançoire projeté à Cinemed en 2018 ou 2019, qui était aussi un long métrage de documentaire, mais avant ça, je faisais des courts métrages de fiction, j&#8217;ai toujours été très intéressé [&#8230;]</p>
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<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fiction et/ou documentaire</mark></strong></p>



<p>En fait j&rsquo;ai toujours fait de la fiction donc avant <em>Danser sur un volcan</em> qui est un documentaire, &nbsp;j&rsquo;avais fait <em>La Balançoire</em> projeté à Cinemed en 2018 ou 2019, qui était aussi un long métrage de documentaire, mais avant ça, je faisais des courts métrages de fiction, j&rsquo;ai toujours été très intéressé par la fiction. Mais l&rsquo;histoire de <em>Danser sur un volcan</em> et l&rsquo;histoire de <em>La Balançoire,</em> ce sont des histoires qui se sont présentées à moi, et je me souviens très bien que lorsque la tragédie de <em>La Balançoire</em> s&rsquo;est passée, j&rsquo;avais commencé à écrire un scénario où, je parlais de cette histoire-là. Donc un scénario de fiction. Et c&rsquo;est là que j&rsquo;avais réalisé que c&rsquo;est complètement inutile d&rsquo;écrire un scénario quand les événements se passent vraiment en face de soi. Maintenant au Liban, dans le monde arabe, c&rsquo;est assez compliqué de financer de la fiction ça prend des années et des années. Alors je &nbsp;montais des films de fiction et je réalisais des documentaires en attendant.J&rsquo;aimerais bien être ce genre de réalisateur qui peut travailler dans les deux formes. Je trouve que dans le cinéma libanais, il y a toujours cette attente d&rsquo;un cinéma plutôt misérabiliste, d&rsquo;un cinéma de guerre, d&rsquo;un cinéma de crise&nbsp;; &nbsp;évidemment ça fait partie de notre quotidien, mais ce n&rsquo;est pas toujours le cas .Les Libanais qui sont au Liban et les Libanais qui sont en dehors restent toujours très affectés par la situation et très attachés . Donc, je voulais vraiment parler de cette relation assez ambivalente et assez contradictoire, assez complexe parce que c&rsquo;est assez compliqué pour nous d&rsquo;expliquer cet attachement qu&rsquo;on a pour notre pays, &nbsp;pour notre patrie. J&rsquo;ai voulu faire ça à travers deux personnages assez contradictoires et expliquer leur amour, leur attachement envers leur pays et en même temps leur désespoir et leur désillusion. Je &nbsp;pense que c&rsquo;est vraiment la base de notre relation avec le Liban. C&rsquo;est vrai que c&rsquo;est un pays en crise, enfin constamment en crise, et c&rsquo;est un pays d’où on émigre et duquel on essaye de se lâcher, mais c&rsquo;est toujours très compliqué de s&rsquo;en lâcher complètement. Donc voilà, c&rsquo;est cette contradiction-là dont je voulais parler.&nbsp;<em>«&nbsp;On peut toujours enlever le Libanais du Liban, mais on ne peut jamais enlever le Liban du Libanais&nbsp;!&nbsp;»</em></p>



<p>De &nbsp;plus en plus les documentaires sont structurés un peu comme des fictions&nbsp;: une histoire avec un début un milieu et une fin et je pense que c&rsquo;est ma base de fiction qui fait que &nbsp;chaque séquence fait 15 minutes&nbsp;; elle commence et elle finit. C&rsquo;est vrai que j&rsquo;aime penser à la structure du documentaire, en montage, &nbsp;comme un film de fiction. Parce que finalement la formule de fiction est la formule classique qui date d’Aristote. .Je pense que la différence est que pour &nbsp;la fiction, tout est bien contrôlé, on a nos plans, on a nos acteurs&nbsp;; évidemment on improvise beaucoup, mais on a un contrôle bien plus grand que sur le documentaire où c&rsquo;est beaucoup plus instinctif. Ce que j&rsquo;aime beaucoup dans le documentaire, c&rsquo;est qu&rsquo;on se lance, on part sur un instinct, sur un intérêt pour des personnages ou une certaine thématique, on se lance et on filme, et on filme, et on filme, ensuite on fait le tri au montage. C&rsquo;est là qu&rsquo;on doit trouver vraiment l&rsquo;histoire et la meilleure manière de raconter cette histoire. Alors que dans la fiction tout est bien plus contrôlé</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le restaurant, un personnage du film</mark></strong></p>



<p>J&rsquo;ai parlé justement avec mon chef-op <strong>Joe Saade</strong> et la directrice artistique, <strong>Hanady Medlej</strong>, je leur ai expliqué que si on prend des screen- shots du restaurant aux premier deuxième puis &nbsp;troisième chapitre, on devrait voir vraiment l&rsquo;évolution du Liban. Donc au début, à l&rsquo;âge adulte tout est très coloré, tout est très saturé, on sent qu&rsquo;il y a une.ère de prospérité&nbsp;; &nbsp;beaucoup de nourriture alors que vers la fin tout est plus monochrome, et on sent vraiment une sorte de pourriture dans la texture du restaurant. Donc oui, effectivement, traiter le restaurant comme un personnage, comme une réflection du contexte social et politique ou du bien-être de la ville était un choix très conscient.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le trauma</mark></strong></p>



<p>Vouloir parler de ces trois époques, , c&rsquo;est essayer de parler de ma propre création dans ces trois stades différents de ma vie vis-à-vis de Beyrouth, mais aussi c&rsquo;était pour pouvoir parler de ce trauma né à la naissance et qui se transmet, &nbsp;qui revient à l&rsquo;âge adulte, &nbsp;ce trauma dont ils n&rsquo;arrivent pas à se débarrasser. C&rsquo;est la fin, une fois que les personnages surmontent ce trauma, qu&rsquo;ils peuvent &nbsp;vraiment se retrouver et coexister avec toutes leurs différences. Je pense qu&rsquo;au Liban en fait on n&rsquo;est toujours pas sorti du trauma de la guerre civile parce qu&rsquo;en fait on n&rsquo;en a jamais parlé&nbsp;: il n&rsquo;y a jamais eu de réconciliation nationale chose que les Européens font bien mieux que nous&nbsp;; les Français ou les Allemands ont une &nbsp;certaine conscience de leur histoire et une reconnaissance des atrocités de leurs conflits et de leurs guerres, ce qui fait qu&rsquo;au final on peut surmonter ce traumatisme national et collectif et vraiment passer à autre chose. Alors qu&rsquo;au Liban, on n&rsquo;en est toujours pas là parce que justement de &nbsp;la guerre civile, on n&rsquo;en a jamais vraiment parlé. Je voulais refléter ça à travers leur enfance et ce trauma personnel qui reflète le trauma national et collectif dont on n&rsquo;arrive pas à se débarrasser</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La naissance de Nino et Yasmina</mark></strong></p>



<p>Ce plan -séquence est&nbsp; le premier plan du film. Et pour moi, les films que j&rsquo;admire vraiment des grands réalisateurs, se résument &nbsp;au tout premier plan. Du moins, le ton du film ou bien l&rsquo;émotion du film. <em>Un Monde fragile et merveilleux&nbsp;: </em>la vraie traduction serait <em>Un monde triste et merveilleux</em>&nbsp;.Cette tristesse et cette merveille, cette joie et ce désespoir devaient &nbsp;coexister dès le premier plan. Cette histoire de naissance sous les bombes est, en fait, basée sur la naissance de l&rsquo;actrice qui incarne le rôle de Yasmine, née effectivement ainsi dans les années 80. Sa mère était à l&rsquo;hôpital&nbsp;; &nbsp;il y avait des bombardements &nbsp;et ils devaient éloigner les patients des fenêtres. <strong>Mounia Akl</strong> est née dans le couloir de l&rsquo;hôpital, un peu comme Nino et Yasmine. Je &nbsp;trouve que cette juxtaposition entre ce moment de joie, d&rsquo;espoir, d&rsquo;espérance qui vient de la naissance d&rsquo;un bébé, contraste avec cette destruction, cette mort tout autour d&rsquo;eux, Pour moi, ça résume un peu la coexistence des deux émotions, le temps du film et aussi l&rsquo;histoire du Liban. Il y a beaucoup de joie, mais on est souvent entouré par des conflits régionaux, qui coexistent d&rsquo;une manière assez absurde avec nos joies internes et qui fait que, finalement, on vit constamment un ascenseur émotionnel. On passe vraiment constamment par des extrêmes. Avoir ces deux extrêmes dans un même plan, c&rsquo;était important.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les choix de réalisation</strong></mark></p>



<p>Avec mon chef opérateur, on s&rsquo;est lancé un peu dans le challenge de faire des plans séquences, d&rsquo;avoir beaucoup de staging avec ce qui se passe dans le premier plan, ce qui se passe dans l&rsquo;arrière-plan, Je ne sais pas s&rsquo;il y a un mouvement très spécifique qui  nous a  inspirés. Pour moi, c&rsquo;est tout un mélange. Je reviens très souvent vers la <em>Nouvelle Vague</em> française que j&rsquo;adore. J&rsquo;aime beaucoup aussi le cinéma italien, Fellini, Antonioni des années 60. J&rsquo;aime aussi le cinéma américain, et je pense que c&rsquo;est assez évident. Les love stories classiques, mais aussi les love stories un peu plus pointues et radicales, comme<em> Punch-Drunk Love</em> de Paul Thomas Anderson ; c&rsquo;est vraiment un mélange d&rsquo;un peu tout ça.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des rails coupés</mark></strong></p>



<p>Au Liban, avant, il y avait des trains, et les trains allaient jusqu&rsquo;à la Turquie, ils passaient par la Palestine, par Jérusalem, ils allaient carrément jusqu&rsquo;en Égypte. Et tous ces trains-là ont été coupés, évidemment, coupés avec la guerre civile, Donc, c&rsquo;est cette ségrégation de toutes les régions que ce plan suggère parce que le Liban c&rsquo;est très confessionnel, il y a une grande &nbsp;ségrégation&nbsp;; &nbsp;il y a des régions à majorité chrétienne, des régions à majorité musulmane, et cette connexion-là, ou bien cette déconnexion du train entre les régions fait que ces communautés ne se parlent plus. Donc oui, effectivement, c&rsquo;était un choix très clair, une allusion très claire au fait que ce jour-là, le dernier tronçon de rail qui nous connectait s&rsquo;est déconnecté et c&rsquo;est là que vraiment on est entré dans une ère de déconnexion totale.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les enfants</mark></strong></p>



<p>Au Liban, &lsquo;il y a beaucoup de jeunes adultes qui ne veulent pas d&rsquo;enfants&nbsp; J’ai montré à mon producteur <strong>Georges Schoukair</strong> tout un article qui montrait les chiffres, que ce soit au Moyen-Orient, que ce soit en Europe, en Asie aussi, en Corée du Sud, au Japon, des régions- où les jeunes couples décident très volontairement de ne plus avoir d&rsquo;enfants. Des raisons financières mais aussi à cause du réchauffement climatique. Est-ce qu&rsquo;on aura une planète dans 30 ans ? Dans quel genre de monde ? Est-ce qu&rsquo;ils vont grandir ? Est-ce qu&rsquo;il y aura de plus en plus de conflits régionaux et de guerres qui résultent du fait que les ressources vont diminuer&nbsp;? Il y a justement toute cette vague de pessimisme ambiant, universel et général, que les gens de ma génération ont vis-à-vis des enfants. Quand ils ont des enfants, en général, c&rsquo;est&nbsp; un ou deux mais deux c&rsquo;est l&rsquo;exception. Quand je pense à mes grands-parents, ils étaient huit donc vraiment c&rsquo;était les très grandes familles. Tout ça vient d&rsquo;une sorte de cynisme assez universel C&rsquo;est en fait toute la base du film&nbsp;; la question d&rsquo;enfant c&rsquo;était la question principale du film finalement&nbsp;; &nbsp;j&rsquo;ai construit un monde tout autour et je suis entré dans d&rsquo;autres thèmes, &nbsp;l&rsquo;exil , l&rsquo;immigration etc mais la toute première idée c&rsquo;était&nbsp;: &nbsp;est-ce que moi-même, j&rsquo;ai envie d&rsquo;avoir des enfants dans ce monde ?Je pense qu&rsquo;avoir des enfants, c&rsquo;est un grand &nbsp;geste d&rsquo;optimisme et d&rsquo;espoir. Et donc c&rsquo;est un choix très conscient.</p>



<p><strong>Propos recueillis par Annie Gava</strong></p>



<p>Lire ICI la critique du film</p>
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		<title>Journal intime du Liban</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 09:23:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Perla Jo Maalouli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est sur le plan fixe d’un paysage que s’ouvre le film. La montagne et derrière, devinée, la ville des hommes. Une brume estompera peu à peu les contours jusqu’au gris uniforme, opaque. En off, la question de la réalisatrice : comment enlever le «&#160;mauvais œil&#160;» à quelqu’un&#160;? Et serait-il possible de l’enlever à un pays&#160;maudit [&#8230;]</p>
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<p>C’est sur le plan fixe d’un paysage que s’ouvre le film. La montagne et derrière, devinée, la ville des hommes. Une brume estompera peu à peu les contours jusqu’au gris uniforme, opaque. En off, la question de la réalisatrice : comment enlever le «&nbsp;mauvais œil&nbsp;» à quelqu’un&nbsp;? Et serait-il possible de l’enlever à un pays&nbsp;maudit ? Serait-il possible de désenvoûter le Liban&nbsp;?</p>



<p>Un rêve tu ou crié dans les rues. Sortir de la fatalité de l’injustice, de la violence, de la corruption. Vivre libres et en paix. Changer le système politique et l’existence de ceux qu’on aime&nbsp;: un rêve têtu.</p>



<p>Myriam El Hajj raconte ici une histoire collective et intime. Entre espoirs, euphorie, colère, déceptions, frustration, fatigue et peurs. Entre un amour qui finit et une révolution qui s’épuise. Entre le récit d’un passé trouble et les difficultés d’imaginer un avenir radieux. Elle raconte chronologiquement quatre années d’Histoire libanaise à travers le quotidien et le regard de trois personnes de générations différentes.</p>



<p>D’abord,<strong> Joumana Haddad</strong>, quinquagénaire, militante des droits des femmes, écrivaine, journaliste. Athée et prônant la coexistence pacifique entre les religions. Candidate aux élections législatives à Beyrouth en 2018.&nbsp; Élue le dimanche, défaite le lundi dans un scrutin à faible participation, marqué par des fraudes et confortant le pouvoir du Hezbollah<strong>.</strong></p>



<p>Puis<strong> Perla Jo Maalouli</strong>, trentenaire, chanteuse, cinéaste, photographe, activiste. Figure emblématique de la Thaoura de 2019, la révolution populaire libanaise contre l’incurie et la corruption du gouvernement, contre la confiscation du pouvoir depuis des décennies par quelques grandes familles «&nbsp;illustres&nbsp;».</p>



<p>Et enfin, <strong>Georges</strong>, le vétéran unijambiste de la guerre civile de 1975, surnommé par ses compagnons <em>«&nbsp;l’homme de la nuit&nbsp;</em>» à cause de ses insomnies. Hanté par ses souvenirs. Le massacre du bus de Beyrouth le 13 avril et les affrontements entre phalangistes chrétiens et palestiniens pendant 15 ans. Georges, amer, le sentiment chevillé de s’être fait utiliser, d’avoir définitivement perdu la guerre. Le vieux ronchon jamais jugé par la cinéaste, jetant un regard critique et désabusé sur les manifestations et la stratégie des révolutionnaires.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Jusqu’à l’explosion</strong></mark></p>



<p>La voix off d’El Hajj se mêle aux leurs, fait lien et couture. Le privé et le commun dialoguent. Jusqu’où aller&nbsp;quand ses enfants sont menacés&nbsp;? Comment gérer l’inévitable lassitude&nbsp;des luttes infructueuses ? Comment supporter ce sentiment d’être prisonnier de son propre engagement. «&nbsp;<em>On est des morts et on crie dans un cimetière&nbsp;!</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p>Année après année, les pages du journal se tournent. Permanence des conflits. Aggravation de la crise économique et financière. Le film nous plonge au cœur des manifestations de la capitale, éruptives et joyeuses, au plus près de ceux qui réclament le départ du gouvernement en place. Nous embarque dans un long travelling arrière comme aspirés par la ville déserte de l’ère Covid. Ou, en mode reportage, nous fait vivre l’assaut d’une banque en rupture de paiement. Jusqu’à la sidération du 4 août 2020 où l’explosion d’un entrepôt pulvérise le quartier du Port.</p>



<p>Certains éclats de verre mettent deux ans à être éjectés des plaies, les éclats d’obus en mettent trente. Combien de temps pour expulser tant d’éclats de malheur&nbsp;fichés si profondément ?</p>



<p>Pour autant, la réalisatrice n’est pas désespérée&nbsp;: <em>«&nbsp;Si tu peux survivre à la guerre et à une telle explosion, tu es obligée de te reconstruire&nbsp;».</em> La bouillonnante Perla continue de chanter au nez et à la barbe des censeurs malgré ses doutes et les intimidations. Et c’est bouleversant. ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Journal Intime du Liban</em></p>



<p><strong>Myriam El Hajj</strong></p>



<p>Sortie le 15 oct 2025</p>
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		<title>Témoigner pour résister   </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 16:03:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Aurélie Charon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi 18 juillet, treize heures. La salle se prépare à un poignant témoignage qui va résister neuf heures durant. Neuf heures de récits édifiants, de l’Ukraine à Gaza, de la Bosnie à la Syrie, du Congo au Liban, du Maroc à Avignon. Huit participants aux vécus sensibles traversés par la guerre, des histoires de fratrie [&#8230;]</p>
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<p>Samedi 18 juillet, treize heures. La salle se prépare à un poignant témoignage qui va résister neuf heures durant. Neuf heures de récits édifiants, de l’Ukraine à Gaza, de la Bosnie à la Syrie, du Congo au Liban, du Maroc à Avignon. Huit participants aux vécus sensibles traversés par la guerre, des histoires de fratrie et de patrie qui se&nbsp;décomposent et se recomposent,&nbsp;et d’une infinie tendresse toujours victorieuse. &nbsp;</p>



<p><em>Radio Live</em>, depuis<em> </em>une dizaine d’années, porte sur scène la création radiophonique, celle qui donne une voix, documentaire, aux témoins de l’histoire. Animée par<a href="https://www.instagram.com/aureliecharon/?hl=fr"> <strong>Aurélie Charon</strong></a>, productrice à France Culture, autrice et réalisatrice, porteuse de cette forme nouvelle de théâtralisation du réel.</p>



<p>Les huit protagonistes semblent porter un fardeau collectif, une histoire dont les blessures irriguent nos intimités. Pourtant&nbsp;<em>Radio Live&nbsp;</em>(Radio Love ?) fait la preuve que la lumière peut&nbsp;surgir de l’obscurité. Comment ne pas rire aux éclats, quand Ines Tanovic (historienne de l’art, activiste, éternelle fan de Nirvana), raconte sa rencontre, à neuf ans, avec un obus bosniaque lors d’un visionnage chez la voisine de l’iconique Santa Barbara entre deux coupures de courant ?&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Votre corps ressemble à un fromage suisse !&nbsp;</em>» s’exclame le médecin à la radiographie, observant les plus de cinquante objets métalliques fichés pour toujours dans le corps de la jeune fille.&nbsp;</p>



<p>Les narrations sont fortes, elles ont le naturel du récit vrai, la voix et la guitare d’Emma Prat sont comme un &nbsp;subtil intermédiaire au cheminement de nos émotions nous emmenant&nbsp;toujours plus loin dans ces paysages de boue et de sang. Les dessins ludiques tout en couleurs de Gala Vanson viennent esquisser à point nommé les contours géographiques de ces terres endeuillées. Ou souligner des sourires, des vieilles photos de famille comme pour mieux nous inclure dans la confidence comme des amis.&nbsp;</p>



<p>C’est la force du groupe, on filme, on accroche, on installe pendant les prises de paroles, on voyage chez les uns et chez les autres, on se soutient et on se prend (souvent) dans les bras.&nbsp;Un souffle de joie et de solidarité, au-delà des clivages et des haines. &nbsp;</p>



<p>MICHÈLE GIQUIAUD</p>



<pre class="wp-block-verse">L’intégrale de <em>Radio Live </em>a été jouée <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 18 juillet.</mark></pre>



<p>Retrouvez nos articles<a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"> Scènes ici</a><br></p>
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		<title>Vers un pays inconnu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Mar 2025 08:55:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
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		<category><![CDATA[Aram Sabbagh]]></category>
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		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Mahdi Fleifel]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmood Bakri]]></category>
		<category><![CDATA[MohammadAlsurafa]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Thodoris Mihopoulos]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Reda et ChatilaIls sont palestiniens et viennent d&#8217;un camp de réfugiés au Liban : deux cousins, Chatila (Mahmood Bakri) et Reda (Aram Sabbagh), toujours avec son skate-board. Ils habitent dans un squat à Athènes et rêvent de pouvoir partir à Berlin. Mais sans papiers et sans argent, peu de chance d’y arriver. Il s’agit donc de [&#8230;]</p>
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<p><strong>Reda et Chatila</strong><br>Ils sont palestiniens et viennent d&rsquo;un camp de réfugiés au Liban : deux cousins, Chatila (<strong>Mahmood Bakri</strong>) et Reda (<strong><a href="https://www.instagram.com/aramsabbah/">Aram Sabbagh</a></strong>), toujours avec son skate-board. Ils habitent dans un squat à Athènes et rêvent de pouvoir partir à Berlin. Mais sans papiers et sans argent, peu de chance d’y arriver. Il s’agit donc de s’en procurer. Les deux cousins multiplient les combines, promeneurs qu’on arnaque dans les parcs, vol de chaussures dans les magasins et revente, prostitution parfois. La somme d’argent qu’exigent les passeurs est d’autant plus difficile à obtenir que Reda a une fâcheuse tendance à se défoncer et à dilapider l’argent péniblement amassé. Chatila le plus responsable des deux, met consciencieusement de côté leurs gains car il espère pouvoir faire venir plus tard en Allemagne sa femme et son fils qui vivent encore dans un camp libanais. Il pique régulièrement des colères contre Reda, qui reste toutefois sa seule attache dans cette ville. Avec Malik (<strong>Mohammad Alsurafa</strong>), un jeune garçon de 13 ans, abandonné en Grèce et qui voudrait rejoindre sa tante en Italie, ils partagent quelques moments chaleureux, les seuls de cette vie de galère.<strong> Mahdi Fleifel </strong>les suit dans leur errance, dans une ville aux ruelles taguées, sales, loin des lieux emblématiques, dans des squats où s’entassent tous ceux qui sont là et voudraient partir, et que la caméra de <strong>Thodoris Mihopoulos</strong> filme, révélant leur misère.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Thriller nerveux</strong></mark></h3>



<p><strong>Mahdi Fleifel </strong>s’est inspiré de faits réels, d’histoires vécues pour réaliser ce premier long métrage de fiction. « <em>Athènes me rappelait Beyrouth »</em> a précisé le cinéaste, né à Dubaï, élevé dans le camp libanais d&rsquo;Ain el Helweb qu’il avait évoqué dans son documentaire <em>A World Not Ours</em> en 2012. Quant à Chatila et Reda, superbement interprétés, ce sont George et Lennie, les personnages de <em>Des Souris et des hommes </em>de John Steinbeck<strong>,</strong> qui les ont inspirés : Mahdi Fleifel nous les a rendus attachants malgré leurs errements et leurs méfaits. « <em>Chatila, on est des monstres !</em> » reconnait Reda. Et comme le récite Abu Love, un des personnages, citant des vers de Mahmoud Darwich « <em>Tu n’as pas de frères, mon frère, pas d’amis, mon ami, pas de citadelle, pas d’eau, pas de médicaments […] Dans cet espace ouvert aux ennemis et à l’oubli, fais de chaque barricade un pays. »</em>. Ils nous font sourire aussi parfois, surtout Réda qui accumule les bêtises. À travers eux, le cinéaste parle bien évidemment du destin des Palestiniens, sanslourdeur, dans un rythme rapide, tel un thriller nerveux, ponctuant son film de moments à la limite du comique.</p>



<p>&nbsp;<em>«&nbsp;Lorsque nous avons entamé ce projet, les événements en Palestine venaient de reprendre. Cela a eu un impact profond sur nous tous, (…) Nous avons réalisé qu’il n’y avait rien à dissimuler. Nous avions le choix entre rester passifs, figés devant les informations, ou bien investir corps et âme dans la réalisation de ce film » </em>a déclaré le réalisateur au moment de sa présentation à la Quinzaine des cinéastes à Cannes.</p>



<p>Un film qui résonne très fort en cette période.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Cinéma ici</a></p>
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		<title>La Mer et ses Vagues</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jan 2025 15:49:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[ACID 2023]]></category>
		<category><![CDATA[Hanane Hajj Ali]]></category>
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		<category><![CDATA[Liban]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’origine du projet, un lieu. Décalé, riche d’un potentiel poétique et symbolique&#160;: un vieux phare de Beyrouth abandonné au milieu des buildings. Dix ans de maturation et des difficultés à réunir les fonds pour un film dont le synopsis n’enthousiasme pas les producteurs&#160;: par une nuit de pleine lune , la jeune Najwa et [&#8230;]</p>
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<p>A l’origine du projet, un lieu. Décalé, riche d’un potentiel poétique et symbolique&nbsp;: un vieux phare de Beyrouth abandonné au milieu des buildings. Dix ans de maturation et des difficultés à réunir les fonds pour un film dont le synopsis n’enthousiasme pas les producteurs&nbsp;: par une nuit de pleine lune , la jeune Najwa et son frère Mansour arrivent dans la capitale libanaise. On ne sait rien d’eux. Ils fuient vers la Scandinavie. Lui veut rejoindre une fiancée par delà la mer. Il joue du mijwiz et porte au flanc une blessure à peine recousue. Tous deux errent dans la ville déserte dans l’attente de leur rendez-vous avec leur passeur. Ils croisent un marchand ambulant en tuk tuk, le vieux gardien d’un phare éteint, une vendeuse de billets de loto.</p>



<p>Pour Liana et Renaud, l’histoire vient après, il s’agit avant tout de faire un objet de cinéma&nbsp;avec l’écriture du cinéma&nbsp;:&nbsp; mouvement et &nbsp;lumière. De retrouver aussi les mythes et légendes entre flux et reflux, clarté et ténèbres.</p>



<p>Ancré dans la réalité historique et géographique, situant ses personnages par le GPS au degré près, dans un Moyen Orient de guerre et de sang hors champ, de migrations forcées, d’infrastructures déficientes, le film travaille l’imaginaire méditerranéen et universel, mêlant les formes et les registres. Théâtralité d’une ville vidée par la pandémie, étrange comme un rêve. Burlesque à la Tati où l’anachronique gardien mutique, barbe blanche et bonnet marin, sur fond de technologie urbaine, bataille avec une ampoule défaillante ou un tableau électrique antique. Truculence et puissance felliniennes de la marchande de loto, la roue de la fortune entre ses mains. Tragédie pasolinienne, incarnée par le musicien sacrifié, frère du cinéaste italien. Conte oriental des Mille et une nuits, où une princesse attend, assise sur la margelle d’une fontaine, son amoureux clandestin. Comédie musicale aussi. La musique et le chant qui surgissent dans l’image plus qu’ils ne l’accompagnent, la déchirent, à l’instar des faisceaux de lumière qui déchirent l’obscurité.</p>



<p>En prologue, une pythie borgne nous fait face&nbsp;et nous parle : son œil fermé voit le passé, son œil ouvert garde la flamme d’une bougie. Au fil des images, la rotondité oculaire et les points lumineux dans la nuit se déclinent, guidant notre itinéraire de spectateur&nbsp;: &nbsp;le phare d’une moto, le point de navigation qui danse sur l’écran du smartphone, les réverbères de la Corniche. La lune , grosse, ronde, incandescente. L’œil encore, découvert au fond du tube-tunnel de la longue vue et celui cyclopéen de la lanterne du phare marin enfin rallumé qui balaie la nuit tandis que son gardien crie dans le vide&nbsp;: «&nbsp;<em>Revenez&nbsp;! Revenez&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>Tourné en argentique, avec un tout petit budget, ce film, sélectionné par l’ACID à Cannes 2023, est un petit bijou d’intelligence et de créativité.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p></p>
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		<title>Biennale d’Aix : En mémoire de la bataille  de Beyrouth </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Céliane Peres-Pagès]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Dec 2024 10:54:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Beyrouth]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Ely Dagher]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Mayssa Jallad]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’auteure-compositrice-interprète libanaise Mayssa Jallad, par sa performance à la fois musicale et visuelle, a plongé le public dans les origines de l&#8217;histoire tourmentée de la guerre civile à Beyrouth. Sur scène, l’incroyable voix de Mayssa Jallad,&#160;accompagnée de sa guitare, Julia Sabra&#160;(guitare, claviers) et Pascal Semerdjian&#160;(batterie) offrent un mélange de blues et de sonorités trip-hop, folk [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’auteure-compositrice-interprète libanaise Mayssa Jallad, par sa performance à la fois musicale et visuelle, a plongé le public dans les origines de l&rsquo;histoire tourmentée de la guerre civile à Beyrouth.</p>



<p>Sur scène, l’incroyable voix de Mayssa Jallad,&nbsp;accompagnée de sa guitare, Julia Sabra&nbsp;(guitare, claviers) et Pascal Semerdjian&nbsp;(batterie) offrent un mélange de blues et de sonorités trip-hop, folk et ambiant, porté par la puissance des guitares électriques et des percussions profondes.</p>



<p>A l’écran : la création vidéo saisissante du cinéaste Ely Dagher accompagne le groupe et illustre tour à tour l’architecture de la ville, les batailles et les stigmates laissés par la guerre. Le rouge et le bleu des camps opposés se mélangent parfois, symbolisant la complexité d’une histoire violente, où combats et destructions se succèdent inlassablement.&nbsp;</p>



<p>Mayssa Jallad, architecte de formation, mais également enseignante et chercheuse, ancre son projet artistique dans l’histoire urbaine de sa ville, où s’est déroulée la première bataille urbaine de grande hauteur au monde. Elle explique chacune de ses compositions et retrace ainsi l’histoire de ce conflit qui s’est déroulé pendant plusieurs mois dans le quartier hôtelier de luxe de Minet El Husn, à l’origine de la guerre civile libanaise en 1975.</p>



<p>Son récit, simple, grave et ponctué de soupirs, s’adresse à sa génération et à celles à venir,&nbsp;explique-t-elle en posant ses mains sur son ventre arrondi. «&nbsp;<em>Les livres d’histoire s’arrêtent en 1946&nbsp;</em>», argumente-t-elle, ressentant la nécessité d’utiliser son art pour transmettre et préserver une mémoire collective, «&nbsp;<em>afin de ne pas reproduire les erreurs du passé</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Un voyage émotionnel intense, une proximité émouvante, un véritable moment d&rsquo;humanité qui a offert bien plus qu’une performance au public : un dialogue entre passé et futur, destruction et résilience.&nbsp;</p>



<p>CELIANE Peres-Pagès</p>



<pre class="wp-block-verse">La <a href="https://www.biennale-aix.fr">biennale d’Aix </a>s’est clôturée les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13, 14 et  15 décembre</mark></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>Quand le cinéma bat le pavé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Oct 2024 13:34:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est à partir d’une photo de Beyrouth signée Randa Mirza que s’est élaborée l’affiche de l’édition 2024. Elle correspond à l’acte I des Rencontres d’Image de ville, à Aix-en-Provence du 10 au 13 octobre, qui dans le cadre de sa Biennale, accueille une programmation autour du pays invité&#160;: le Liban et de sa capitale, cette [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est à partir d’une photo de Beyrouth signée <strong>Randa Mirza</strong> que s’est élaborée l’affiche de l’édition 2024. Elle correspond à l’acte I des <strong><em>Rencontres d’Image de ville</em></strong>, à Aix-en-Provence du 10 au 13 octobre, qui dans le cadre de sa <em>Biennale</em>, accueille une programmation autour du pays invité&nbsp;: le Liban et de sa capitale, cette ville détruite, reconstruite, encore et encore&#8230; Aux murs et à l’âme fissurés. Il s’agira donc de <em>Voir Beyrouth</em>, au fil d’un dialogue entre le cinéaste <strong>Ghassan Salhab</strong> qui la filme comme une entité vivante où l’enracinement et l’appel de l’ailleurs s’incarnent dans des personnages sous tension, et l’architecte-urbaniste <strong>Antoine Atallah</strong> engagé dans la conservation d’un patrimoine menacé par la guerre et la spéculation, qui analyse les métamorphoses des quartiers à travers son <em>Beyrouth panoramique</em>. D’explorer la cité en cinq films de Ghassan Salhab, doc ou fictions échelonnés entre 1998 et 2024. De <em>Beyrouth fantôme</em> qu’il présentera le 10 octobre pour l’ouverture de la manifestation au Mazarin, à <em>Contretemps,</em> un doc fleuve de 5h45 (avec entracte) qui nous conduit jusqu’aux horreurs de cet automne.&nbsp;</p>



<p>Une carte blanche, <em>Nahala ou la ville qui sombre</em>, drame de <strong>Farouk Beloufa</strong>, et deux documentaires – <em>Erased Ascent of the invisible</em> de <strong>Ghassan Halwani</strong>, et&nbsp; <em>After the End of the World</em> de <strong>Nadim Mishlawi</strong> – compléteront ce portrait sensible, en actes et en perspectives de la «&nbsp;<em>ville qui ne meurt pas&nbsp;</em>».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">On change de ville </mark></strong></p>



<p>Acte II&nbsp;: Marseille du 17 au 20 octobre. Des événements cinéma avec l’avant-première au Gyptis du film de <strong>Nicolas Burlaud</strong> – <em>Les Fils qui se touchent, </em>produit en Région Sud. Et un focus Yannick Bellon, en partenariat avec <em>Films Femmes Méditerranée</em>, à l’occasion du centenaire de sa naissance, pour parcourir avec elle, Los Angeles, Paris et Venise.&nbsp;</p>



<p>Des rencontres aussi<em>,</em> animées par <strong>Thierry Paquot</strong>,résolument constructives et tournées vers l’avenir, le faire-ensemble, les solutions. On va aussi découvrir <em>Les Paysages de l’Anthropocène</em> avec <strong>Agnès Sinaï&nbsp;</strong>et se demander comment et où vivre dans les nouvelles conditions climatiques de la planète. <em>Inventer de nouveaux savoir-faire</em> avec <strong>Simon Teyssou</strong> qui dialoguera avec les jeunes étudiants en architecture. Voir le film en chantier de <strong>Christian Barani</strong> sur 24 agences françaises d’architecture, partager les espoirs des jeunes générations. <em>Faire territoire</em> avec le même Simon Teyssou en tenant compte en urbanisme du «&nbsp;déjà-là&nbsp;», de l’échelle humaine pour ré-enchanter les lieux.&nbsp;</p>



<p>Les Rencontres proposent aussi un«état des lieux&nbsp;», autour de la question&nbsp;: «&nbsp;<em>Filmer l’Architecture, où en est le cinéma&nbsp;?&nbsp;</em>» Pour répondre, deux tables rondes et pas moins d’une dizaine de films.Notons parmi ceux-là, la première française de <em>Skin of glass </em>de <strong>Denise Zmekhol</strong> qui nous emmène dans le célèbre gratte-ciel moderniste de São Paulo squatté par les sans abri, et les avant-premières de <em>E.1027 –</em> <em>Eileen Gray et la maison en bord de mer </em>(<strong>Béatrice Minger</strong> et <strong>Christophe Schaub</strong>) ainsi que <em>Architecton</em> de <strong>Victor Kossakovski</strong>. La clôture se fera à la Baleine le 20 octobre à 21 h sur la fable de science-fiction qu’on promet «&nbsp;envoûtante et sublime&nbsp;» de l’Islandais <strong>Jóhann Jóhannsson&nbsp;</strong>: <em>Last and first men</em>, portée par la voix qu’on sait envoûtante et sublime de <strong>Tilda Swinton</strong>.</p>



<pre class="wp-block-verse">ÉLISE PADOVANI<br><br><strong><em>Les Rencontres d’Image de ville</em></strong><br>Aix-en-Provence<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 10 au 13 octobre<br></mark>Marseille<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 17 au 20 octobre </mark></pre>



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		<title>« Danser sur un volcan » : Filmer au bord du chaos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Sep 2024 05:50:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Danser sur un volcan [v]&#160;: ne pas se rendre compte d’un danger imminent.&#160;» Danser sur un volcan est le titre d’un film qui n’était pas prévu&#160;! Ce qui était prévu c’était le tournage du premier long métrage de Mounia Akl, Costa Brava, Lebanon, en phase de pré production lorsque le 4 aout 2020, Beyrouth explose. [&#8230;]</p>
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<p>«&nbsp;Danser sur un volcan [v]&nbsp;: ne pas se rendre compte d’un danger imminent.&nbsp;»</p>



<p><em>Danser sur un volcan</em> est le titre d’un film qui n’était pas prévu&nbsp;! Ce qui était prévu c’était le tournage du premier long métrage de <strong>Mounia Akl</strong>, <em>Costa Brava,</em> <em>Lebanon,</em> en phase de pré production lorsque le 4 aout 2020, Beyrouth explose. Ou plutôt les 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, entreposées illégalement depuis 2014 dans le port. Le monteur de <em>Costa Brava, Lebanon,</em> <strong>Cyril Aris</strong> prend sa caméra. «<em>&nbsp;Je voyais la ville complètement défigurée, des rues que je ne reconnaissais plus. J’ai commencé à filmer parce que quand on lève une caméra, on met une sorte de filtre entre nous et la réalité, ça devient moins réel et ça aide à digérer</em>.&nbsp;»</p>



<p>Tout comme le cinéaste <strong>Maroun Bagdadi</strong> dont un extrait de <em>Whispers</em> (1980) documentait Beyrouth dans la guerre, démarre le film. Puis écran noir, voix off qui évoque le chaos, des blessés, des morts, des maisons détruites, puis interpelle&nbsp;: «&nbsp;<em>Où est Mounia</em>&nbsp;<em>?</em>&nbsp;» Comme les membres de son équipe, elle constate les vitres éclatées, les façades éventrées, les locaux d’Abbout productions bien amochés et l’œil blessé, écarlate de <strong>Joe Saadé,</strong> son directeur de la photo&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>Cyril Aris filme tout cela, longs travellings le long du port, plans filmés au drone donnant à voir les blessures béantes de sa ville. Plans aussi en intérieur, où l’équipe travaille, réfléchit, voit comment continuer ce film, une dystopie, qui raconte l’histoire d’une famille confrontée à une très dure réalité, comme un écho à ce qu’ils sont tous est en train de vivre. «&nbsp;<em>Je ne pouvais imaginer que Beyrouth serait pire que cette dystopie&nbsp;!&nbsp;</em>» commente Mounia. N’y a-t il pas un risque de bâcler ce film que la cinéaste prépare depuis 4 ans&nbsp;? Malgré le budget qui a perdu un tiers de sa valeur, malgré la Covid qui touche certains membres de l’équipe, malgré les monstrueux embouteillages qui bloquent la ville, malgré la pénurie d’essence, malgré le blocage à l’aéroport de <strong>Saleh Bakri</strong>,l’acteur palestinien qui vit en Israël, malgré les avions ou les hélicoptères qui perturbent la prise de son, les coupures d’électricité, on continue…</p>



<p><strong>Cyril Aris</strong> filme au plus près, les repérages pour le film, la préparation des acteurs, en particulier des adorables fillettes, jumelles, <strong>Geana </strong>et<strong> Seana Restom,</strong> le rire, parfois nerveux  de la productrice <strong>Myriam Sassine </strong>qui se sent comme Terry Gilliam dans <em>Lost in la mancha </em>!  La convivialité et la solidarité de tous ceux qui résistent et font tout pour que le film existe. <em>Costa Brava Lebanon</em> est sorti en juillet 2022.</p>



<p> Quant à <em>Danser sur un volcan</em>, véritable arme de résistance, réflexion sur le pouvoir du cinéma, il sortira en salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>25 septembre 2024 </strong></mark>après avoir été sélectionné dans de très nombreux festivals. N’oublions pas qu’à <em>Cinemed Montpellier</em>, Cyril Aris a eu droit à une standing ovation de plusieurs minutes. A juste titre pour ce film qui nous a fait partager l’énergie de toute une équipe.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>
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