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	<title>Archives des Librairies - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Librairies - Journal Zebuline</title>
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		<title>Dans les infinies variations du blanc</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 12:54:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Sophie Van Der Linden]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ayant vécu quelques temps à Paris, Anna Boberg avait découvert l’impressionnisme et rencontré celui qu’elle épousa, le célèbre architecte Ferdinand Boberg. En Norvège en 1901, elle tombe amoureuse des îles Lofoten et n’a de cesse d’y retourner chaque hiver, seule, abritée dans une modeste maison/atelier construite spécialement par son mari. Enveloppée de peaux de bêtes, [&#8230;]</p>
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<p>Ayant vécu quelques temps à Paris, Anna Boberg avait découvert l’impressionnisme et rencontré celui qu’elle épousa, le célèbre architecte Ferdinand Boberg. En Norvège en 1901, elle tombe amoureuse des îles Lofoten et n’a de cesse d’y retourner chaque hiver, seule, abritée dans une modeste maison/atelier construite spécialement par son mari. Enveloppée de peaux de bêtes, elle partait souvent dans la nuit capter les aurores boréales, puis les montagnes, en lutte avec les ombres et les lumières. Les esquisses sur motif étaient reprises sur toile à l’atelier. Son œuvre a fait l’objet d’expositions, cependant elle est tombée dans l’oubli. Séduite par une toile vue dans un musée, l’autrice a voulu en savoir plus sur cette femme hors du commun.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Créer dans la solitude</mark></strong></p>



<p>Avec son mari Anna formait un couple uni et amoureux. Sophie Van Der Linden a construit un récit dans lequel Anna s’adresse à lui, lui disant son amour mais aussi sa nécessité de solitude pour créer, rechercher les nuances des couleurs sur la neige, et les exprimer furieusement alors qu’elle n’a pas eu d’enseignement. L’autrice nous fait ressentir précisément l’enthousiasme et la détermination d’Anna, sa satisfaction devant le tableau du Store Molla, ce «&nbsp;dragon couché&nbsp;», et écrit&nbsp;à Ferdinand : «&nbsp;Je me rends disponible à nos retrouvailles&nbsp;». Belle formule.</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Arctique solaire</em> de<strong> Sophie Van Der Linden</strong><br>Denoël, 15 €</pre>
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		<title>Mystérieuse Miss Mars</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 12:44:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Librairies]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Manuel Jabois]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le journaliste Galicien Manuel Jabois collabore aux plus grands magazines espagnols. Miss Mars (Éditions Gallimard) est son deuxième roman. Finement écrit, Miss Mars n’est ni un polar, ni un Cold Case. Si la narration puise dans le genre du suspens, c’est surtout la psychologie des personnages, qui peu à peu se dévoilent, qui intéresse Jabois. [&#8230;]</p>
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<p>Le journaliste Galicien <strong>Manuel Jabois</strong> collabore aux plus grands magazines espagnols. <em>Miss Mars</em> (Éditions Gallimard) est son deuxième roman. Finement écrit, Miss Mars n’est ni un polar, ni un Cold Case. Si la narration puise dans le genre du suspens, c’est surtout la psychologie des personnages, qui peu à peu se dévoilent, qui intéresse Jabois.</p>



<p>Surnommée <em>Miss Mars</em>, Mai Lavinia s&rsquo;installe en 1993 à Xaxebe, avec Yulia, sa fille âgée de deux ans. Dans cette station balnéaire de la Côte de la Mort, en Galice, l’été ne fait que commencer. Mai est rapidement adoptée par le groupe de jeunes qui se donne rendez-vous sur la plage. Parmi eux, Santiago Galvache, « Santi », le fils aîné de l’un des notables du village. Selon les témoins, le coup de foudre est immédiat, évident, et ses effets sont ravageurs. Aussitôt, les pires rumeurs se mettent à circuler sur le passé de «&nbsp;l’étrangère&nbsp;» et sur ses intentions. «&nbsp;Que faisait Mai à Xaxebe, est-ce qu’elle poursuivait ou est-ce qu’elle fuyait quelque chose&nbsp;?»</p>



<p>Contre vents et marées, les amoureux ne tardent pas à se marier. Or, le jour de la cérémonie, la petite Yulia disparait, pour ne jamais être retrouvée sans qu’aucune piste ni coupable ne soit trouvé ». Quelques temps après Mai «&nbsp;sensible comme un plan d’eau réagissant au moindre souffle, drôle et forte comme on n’a pas idée pour garder assemblés ces mille morceaux sur lesquels elle tenait en équilibre&nbsp;» décide d’en finir&nbsp;: «&nbsp;elle n’avait pas nagé d’un bout à l’autre de la plage, comme elle le faisait avant, mais en s’éloignant du rivage, et la dernière chose qu’avait pu distinguer Sampedro, c’était un scintillement de soleil parmi d’autres, un petit point blanc et lointain qui avait fini par se perdre dans l’horizon d’une mer paisible&nbsp;».</p>



<p>Vingt-cinq ans plus tard, la journaliste d’investigation Berta Soneira décide de de mener une nouvelle enquête pour résoudre le mystère de cette disparition, une tragédie qui marqua la Galice et l’Espagne tout entière. Elle retourne à Xaxèbe où l’histoire «&nbsp;&nbsp; continue à habiter les gens de l’intérieur comme un ver solitaire, dévorant tout&nbsp;». Elle découvrira une vérité inattendue, faisant place aux fantasmes des uns et des autres car Mai dérangeait Qui était vraiment cette «&nbsp;jeune femme aussi cynique que délicate, d’une lumière vraiment très belle et fragile qui vacillait pour un rien&nbsp;? »</p>



<p>Anne-Marie Thomazeau</p>
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		<title>Maroc et péril climatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 12:36:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Zineb Mekouar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On avait découvert le formidable talent narratif de Zineb Mekouar avec son premier livre La Poule et son cumin qui lui avait valu de faire partie des finalistes du Goncourt du premier roman 2022. Elle y racontait le destin de Kenza et Fatiha, deux petites filles issues de milieux sociaux opposés se retrouvant adultes à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>On avait découvert le formidable talent narratif de <strong>Zineb Mekouar</strong> avec son premier livre <em>La Poule et son cumin </em>qui lui avait valu de faire partie des finalistes du Goncourt du premier roman 2022. Elle y racontait le destin de Kenza et Fatiha, deux petites filles issues de milieux sociaux opposés se retrouvant adultes à Casablanca. Qu’étaient-elles devenues dans cette société qui punit l’avortement et interdit l’amour hors mariage&nbsp;?</p>



<p>Elle nous revient avec ce bouleversant <em>Souviens-toi des abeilles</em>&nbsp;(Gallimard), qui aborde avec un souffle poétique les difficultés d’un monde rural marocain se heurtant inexorablement au réchauffement climatique, à la sécheresse des sols, au tarissement des sources, à la suffocation des plantes. Cette souffrance de la nature pousse les hommes vers les villes et des destins incertains&nbsp;; un exode qui atomise, fait disparaître les lignées, les tribus, les traditions.</p>



<p>Sur les hauteurs du village d’Inzerki, le Taddart apparaît, immense, adossé à un flanc de montagne. Il est construit en terre, sur cinq étages, chacun étant composé de cases pouvant contenir plusieurs ruches de forme circulaire, faites de roseaux tressés. Chaque ruche appartient à une famille. «&nbsp;Voler&nbsp;» du miel qui n’appartient pas à sa lignée peut entraîner les pires calamités.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Gardien de la mémoire</mark></strong></p>



<p>Un soir, alors que son bébé malade est pris de spasmes, Aicha désespérée se rend en pleine nuit au rucher sacré afin de le nourrir avec le meilleur des miels, celui des abeilles noires. Depuis cette nuit, il y a onze ans, Aicha a cessé de parler même à son fils Nadir, indifférente à tout. Parfois, elle est saisie de crises qui la font hurler dans la vallée. Pour les villageois, elle est la «&nbsp;possédée&nbsp;», «&nbsp;l’étrangère&nbsp;». De son côté, le père, Omar, est parti travailler à Agadir, censément pour gagner de quoi nourrir sa famille restée au village, mais surtout pour fuir cette femme qu’il aime mais qui n’est plus qu’un fantôme. Heureusement pour Nadir, il y a Jeddi, le grand-père gardien de la mémoire de ses années de jeunesse lorsque chaque ruche abritait des milliers d’abeilles et que leur bourdonnement s’étendait à des kilomètres autour du village&nbsp;; témoin d’un temps où la gestion de l’eau et le ramassage du bois se réglaient en Jmaa, en conseil des sages. Jeddi détient le secret des vents, des caroubiers, des oliviers, des thuyas et de l’arganier centenaire Mais surtout, il sait parler aux abeilles. À travers lui et sa transmission de mémoire et de savoirs, c’est un véritable hymne à la nature, au vivant que nous offre Zineb Mekouar.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Souviens-toi des abeilles</em>, de <strong>Zineb Mekouar</strong><br>Gallimard – 19 €</pre>
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