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	<title>Archives des Lina Soualem - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Lina Soualem - Journal Zebuline</title>
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		<title>« Je m’intéresse essentiellement aux femmes en lutte »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 16:31:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis près de vingt ans à Marseille, Films Femmes Méditerranée affirme que le cinéma des femmes existe, et qu’il a en Méditerranée une force et une actualité particulières. Qu’il est résistant, émouvant, drôle, solidaire, du côté des victimes de l’histoire, de la jeunesse et des résiliences à construire.&#160; La programmation 2023 le confirme en mettant [&#8230;]</p>
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<p>Depuis près de vingt ans à Marseille, <em>Films Femmes Méditerranée</em> affirme que le cinéma des femmes existe, et qu’il a en Méditerranée une force et une actualité particulières. Qu’il est résistant, émouvant, drôle, solidaire, du côté des victimes de l’histoire, de la jeunesse et des résiliences à construire.&nbsp;</p>



<p>La programmation 2023 le confirme en mettant à l’honneur <strong>Sarah Maldoror</strong>. La cinéaste, qui a fondé dans les années 1950 la première compagnie de théâtre noire «&nbsp;<em>pour en finir avec les rôles de de servantes</em> », a travaillé à écrire une histoire noire et décoloniale avec ses amis Senghor, Glissant et Césaire, mais en affirmant aussi qu’il fallait filmer les femmes. Son film <em>Sambizanga</em> (1973) qui retrace un amour en contexte de répression coloniale, ouvrira le festival le 18 novembre, et 4 autres soirées lui seront consacrées.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Familles et luttes</mark></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Il faut soutenir les femmes qui souhaitent travailler dans le ciném</em>a, affirmait-elle.<em> Les hommes ne sont pas prêts à les y aider</em>.&nbsp;» Elles filment, pourtant, des histoires de femmes, souvent des gestes de tendresse et d’amour. Le 20 novembre on pourra voir en avant-première un film de <strong>Sonia Ben Slama</strong> <em>Machtat</em>, qui suit un orchestre de femmes, familial, dans les mariages tunisiens. Le 21 <em>Blackbird, Blackbird, Blackberry</em>, troisième long métrage de la réalisatrice <strong>Elene Navariani</strong>, met en scène l’émancipation d’Etero, célibataire amoureuse dans un village géorgien.</p>



<p>Le 22 la présence de la comédienne palestinienne <strong>Hiam Abbas</strong>, filmée par sa fille <strong>Lina Soualem</strong> sera un événement&nbsp;: <em>Bye bye Tibériade</em> parle de départ et de liens familiaux, dans une région que le présent bouleverse une fois encore.</p>



<p>Le festival se clôturera le 24 novembre par l’avant-première de <em>Madame de Sévigné</em>, biopic littéraire en costumes d’<strong>Isabelle Brocard</strong> sur une mère qui aimait démesurément sa fille, Françoise de Grignan, principale destinataire, à Marseille, de son abondante correspondance.&nbsp;</p>



<p>Entretemps, une programmation passionnante de courts métrages, et d’autres longs, de <strong>Dominique Cabrera</strong>, <strong>Felipa Reis</strong>, <strong>Lucie Demange</strong>, <strong>Asmae el Moudir</strong>, <strong>Zaïda Carmona</strong>. Quelques incursions hors de Marseille, un jury des lycéen·nes, une séance jeune public, une billetterie solidaire, et une fête de clôture à Covo Velten dans le cadre de la journée pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux minorités de genre.&nbsp;</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Films Femmes Méditerranée</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 18 au 24 novembre<br></mark>Divers lieux, Marseille<br><a href="http://films-femmes-med.org">films-femmes-med.org</a></pre>
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		<title>MONTPELLIER : Dans les récompenses de Cinemed </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Nov 2023 09:34:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p>Quand un festival se termine, on a des images, des sons, des histoires plein la tête. On attend avec impatience le palmarès des films en compétition, fictions et documentaires, longs et courts. Les jurys auront-ils eu les mêmes coups de cœur&nbsp;? La 45<sup>e</sup> édition de <strong><em>Cinemed</em></strong> a pris fin le 28 octobre. C’est en musique que la cérémonie de clôture a commencé, tout comme son ouverture d’ailleurs&nbsp;; des musiques de films, jouées au piano par <strong>Philippe Rozengoltz</strong>.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les longs métrages primés</mark></strong></p>



<p>Le grand prix, l’Antigone d’Or, est toujours le plus attendu et plusieurs films l’auraient amplement mérité, vu la qualité de la sélection. Le jury, présidé par <strong>Pascal Elbé</strong> a décidé, à juste titre, de l’attribuer au film turc d’<strong>Özcan Alper</strong>, <em>Nuit noire en Anatolie</em>, un film âpre entre film noir et western, superbement mis en scène et en images. Ishak revient dans son village natal après 7 ans d’absence&nbsp;: sa mère est très malade. Ishak est un homme rongé par un secret, seul&nbsp;: personne ne se réjouit de son retour&nbsp;; personne n’a envie que le passé ressurgisse. Le spectateur va découvrir peu à peu la vérité, le suivant dans sa quête, à travers des paysages à couper le souffle, des sentiers escarpés, des gouffres où il va descendre, au risque de sa vie, tout comme il plonge dans des souvenirs qu’il n’a pas réussir à enfouir. Le montage alterné met le spectateur dans une quête d’indices, comme son ami, Ali, garde forestier «&nbsp;différent&nbsp;», qui recherchait les traces d’un animal en voie de disparition. <strong>Berkay Artes</strong>, dans le rôle d’Ishak est impressionnant et les images de <em>Nuit noire en Anatolie </em>restent longtemps en mémoire.</p>



<p>Le public de Cinemed a choisi de primer un film en panorama, qu’on a beaucoup aimé : <em>20 000 espèces d’abeilles</em> d’<strong>Estibaliz Urresola Solaguren </strong>qui avait valu l’Ours d’argent à son interprète principale <strong>Sofía Otero</strong> à la dernière Berlinale. (<a href="https://journalzebuline.fr/a-berlin-la-jeunesse-prend-largent/)">https://journalzebuline.fr/a-berlin-la-jeunesse-prend-largent/)</a></p>



<p>C’est le film de <strong>Lina Soualem</strong>, <em>Bye bye Tibériade,</em> qui a obtenu le grand prix Ulyssedu documentaire et on ne peut que s’en réjouir. Un film sur trois générations de femmes palestiniennes dont la fille de <strong>Hiam Abbass</strong> retrace les parcours de vie semés d’embûches et de combats, à travers des images d’archives, des photos, des films de familles e avec, très émouvante, la parole de la grande actrice, réalisatrice… <strong>Lina Soualem</strong>, qui n’était pas présente au palmarès a tenu à remercier le jury&nbsp;«&nbsp;<em>d’avoir célébré les femmes palestiniennes, des femmes de ma famille, celles qui ont appris à tout quitter et à tout recommencer, d’avoir vu leur humanité, d’avoir décidé de la valoriser. […] Ce sont les histoires d’un peuple nié dans son identité, dépossédé de ses droits, contraint de se réinventer sans cesse. Une histoire faite de lieux disparus, de vécus transformés […] C’est en&nbsp; racontant qu’on se délivre pour conserver les images d’un monde qui se perd. Dans le contexte actuel, j’ai une forte pensée pour ceux et celles qui ont perdu la vie, Palestiniens, Israéliens, pour leurs familles, les captifs, les enfants victimes des violences dont nous sommes témoins.&nbsp;»</em> Une lettre aussi&nbsp; touchante que <em>Bye bye Tibériade</em> dont on sort les larmes aux yeux.</p>



<p><em>Anna </em>de l’Italien <strong>Marco Amenta</strong> a séduit les jeunes des Activités sociales de l’énergie&nbsp;: inspiré d’une histoire vraie, <em>Anna </em>raconte le combat d’une femme, en Sardaigne, une femme libre, sauvage, très liée à cette terre qu’on veut lui prendre. Une femme qui se bat jusqu’au bout, seule, rejetée par les villageois qui ont d’autres intérêts&nbsp;: le complexe hôtelier prévu leur laisse entrevoir des emplois et de l’argent. La lutte d’Anna, superbement interprétée par <strong>Rose Aste</strong>, est une lutte vitale pour elle et pour la Terre et le film de <strong>Marco Amenta</strong>, tourné en langue sarde raconte une histoire universelle.</p>



<p>C’est le film de <strong>Dani Rosenberg</strong>, <em>Le Déserteur(</em>non vu hélas&nbsp;!), l&rsquo;histoire d&rsquo;un jeune soldat israélien qui fuit les combats à Gaza, qui a remporté le Prix de la Critique ainsi que celui de la meilleure musique, celle de <strong>Yuval Semo</strong>.</p>



<p>Le prix étudiant de la Première œuvre est revenu à la Marocaine <strong>Asmae El</strong> <strong>Moudir </strong>qui, dans <em>La Mère de tous les mensonges</em>, rejoue sa propre histoire et un épisode tragique de son pays en juin 1981, grâce à une maquette du quartier de son enfance et à des figurines de chacun de ses proches. Un documentaire à la forme étonnante.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="377" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=696%2C377&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-121284" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=1024%2C554&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=768%2C415&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=1536%2C830&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=150%2C81&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=696%2C376&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=1068%2C577&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=1920%2C1038&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?resize=777%2C420&amp;ssl=1 777w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?w=1998&amp;ssl=1 1998w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/11/Danser-sur-un-volcan-%C2%A9-Abbout-Productions.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Danser sur un volcan © Abbout Productions</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les courts métrages primés</mark></strong></p>



<p>Parmi les 17 courts en compétition le Jury a décidé d’attribuer le Grand Prix à <em>La Voix des autres</em> de <strong>Fatima Kaci</strong>&nbsp; qui met en scène une interprète, une passeuse, une femme constamment renvoyée à ses propres fantômes lorsqu’elle écoute les récits des autres. Une belle histoire inspirée par le réel et très bien interprétée par <strong>Amira Chebli</strong>.&nbsp;</p>



<p>Le public a choisi <em>Sokrania 59</em> d&rsquo;<strong>Abdallah Al-Khatib </strong>où l’on retrouve <strong>Hiam Abbass </strong>dans le rôle d’Aisha une réfugiée syrienne, en Allemagne obligée, avec sa famille, à cohabiter avec Maria et sa fille qui ont fui la guerre en Ukraine&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ils ont eu des mentions</mark></strong></p>



<p>Fort heureusement, le Jury documentaire a été sensible à un film qui a séduit aussi le public&nbsp;: lors de la projection, son réalisateur, <strong>Cyril Aris</strong> a eu droit à une standing ovation de plusieurs minutes. À juste titre. Son film <em>Danser sur un</em> <em>volcan</em> nous plonge dans un Beyrouth meurtri, juste après l’explosion sur le port et nous fait partager l’énergie de l’équipe du film <em>Costa Brava, Lebanon</em> de <strong>Mounia Akl</strong>. Une merveille&nbsp;!</p>



<p>Sans oublier le sympathique court de <strong>Wissam Charaf</strong>, <em>Et si le soleil plongeait dans l&rsquo;océan des nues.</em></p>



<p>Pour clore cette belle édition, Cinemed a proposé une version restaurée de <em>Vivement Dimanche</em>. Et surtout, vivement la 46<sup>e </sup>édition.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Cinemed</em> s’est tenu du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 au 28 octobre</mark> à Montpellier</pre>
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