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	<title>Archives des Littérarture - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Littérarture - Journal Zebuline</title>
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		<title>« Algorithmes queers » de Guillaume Chevillon : les queers face à la binarité numérique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 12:59:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a, a priori, quelque chose d’étrange, de contradictoire, dans ce titre oxymorique. Comment des algorithmes pourraient-ils être queers, eux qui reposent sur une binarité numérique&#160;? Contrairement aux systèmes analogiques, qui sont continus, le codage numérique est «&#160;discret&#160;», c’est-à-dire discontinu, reposant sur des superpositions 0 et 1. Quoi de plus étranger à la culture [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a, a priori, quelque chose d’étrange, de contradictoire, dans ce titre oxymorique. Comment des algorithmes pourraient-ils être queers, eux qui reposent sur une binarité numérique&nbsp;? Contrairement aux systèmes analogiques, qui sont continus, le codage numérique est «&nbsp;discret&nbsp;», c’est-à-dire discontinu, reposant sur des superpositions 0 et 1. Quoi de plus étranger à la culture queer qui refuse les séparations binaires, aime les transitions, les entre deux, les cas uniques, la tendresse des erreurs, les tremblements dans les catégories&nbsp;? Mais que seraient des algorithmes non binaires&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Guillaume Chevillon est pourtant persuadé qu’il faut les inventer, qu’ils sont possibles, et surtout urgemment souhaitables. L’économiste, professeur à l’Essec et directeur d’un Metalab Institute for AI, Data and Society, n’a rien d’un fantaisiste, et son livre n’est pas un tissu d’élucubrations poétiques. Il enseigne l’économie des industries culturelles, arts et technologies créatives. L’IA, le codage, il connait. La culture queer aussi. Et son ouvrage est tout ce qu’il y a de plus sérieux, et scientifique. Il s’agit non pas de refuser les technologies, d’imaginer leur disparition, de croire qu’on pourrait contenir et brider les dérives ou arrêter l’IA générative. Ils sont déjà là, partout, les algorithmes gouvernent nos moteurs de recherche, les recommandations de nos réseaux sociaux, et ils sont profondément linéaires et déterministes&nbsp;: ils reproduisent des données d’entrainement enregistrées, c’est-à-dire par nature les discours dominants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Algorithmes politiques</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Introduire dans les données des ressorts queers, des nuages, du flou, du contradictoire, du doute, n’est donc pas le doux délire d’un poète, mais un moyen de sortir de l’emprise. Selon Guillaume Chevillon, les algorithmes de recommandation mettent en danger la démocratie non pas incidemment, mais par nature. Ils déclenchent le rejet, le harcèlement, confortent mes opinions arrêtées, les préjugés, au lieu d’ouvrir des portes oubliées vers des voies où l’on cherche à se rapprocher de l’autre, à se questionner sur soi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Façonner une IA queer est selon lui possible. Le binaire numérique n’est pas un obstacle à l’ère des superpositions et de l’informatique quantique. Il est possible d’introduire du complexe dans les données, et en particulier des œuvres d’artistes&nbsp;queers ; de renverser les analyses de causalité, d’introduire du paradoxal, de la joie, de la légèreté de la couleur. Pour inventer une IA qui ressemble à toute l’humanité et ne reproduise pas le patriarcat dominant. Une IA qui serve l’humanité, plutôt que de la réduire et la détruire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Algorithmes queers<br>Perturber les technologies, imaginer le futur<br></em><strong>Guillaume Chevillon</strong><em><br></em>Editions B42 - 15 €<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À venir</mark><br></strong>Guillaume Chevillon sera présent le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 octobre à 18h30</mark> pour une rencontre dans le cadre de la soirée <em>L’ère de la défiance</em> organisée par la Semaine de la Pop philosophie (voir p.II) aux <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rotatives de La Marseillaise</mark>, à Marseille.</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les lâchés de l&#8217;Histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 08:56:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Sophie Boutière-Damahi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline&#160;: Votre roman croise la destruction du quartier Saint-Jean à Marseille par les nazis en 1943 et la fermeture des chantiers navals de La Ciotat dans les années 1980. Comment vous êtes-vous emparée de ces deux histoires ? Sophie Boutière-Damahi&#160;: Il y a quelques années, j’étais tombée sur un documentaire concernant l&#8217;opération Sultan, celle qui [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline&nbsp;: Votre roman croise la destruction du quartier Saint-Jean à Marseille par les nazis en 1943 et la fermeture des chantiers navals de La Ciotat dans les années 1980. Comment vous êtes-vous emparée de ces deux histoires ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sophie Boutière-Damahi</strong>&nbsp;: Il y a quelques années, j’étais tombée sur un documentaire concernant l&rsquo;opération Sultan, celle qui a entraîné la destruction du Panier par les nazis en 1943. J&rsquo;ai été frappée par le fait que cet épisode n&rsquo;ait jamais été traité de manière romanesque, et à peine journalistiquement. Sans doute parce que les victimes, -beaucoup d’immigrés italiens-, puis leurs descendants, n&rsquo;avaient pas réussi à qualifier, à mettre des mots sur ce qui leur était arrivé. Socialement, ils se sentaient invisibles. Et puis, j’étais touchée par l’histoire des chantiers navals de La Ciotat, ce monde ouvrier et syndical des années 1980 qui s&rsquo;effondre lui aussi. Deux violences d&rsquo;État, deux destructions : un quartier, un bassin de vie entier. J&rsquo;ai senti que ces deux histoires résonnaient profondément l&rsquo;une avec l&rsquo;autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais ce n&rsquo;est pas là que le livre a commencé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Non. J&rsquo;ai commencé à écrire trois mois après le décès de ma mère, qui était d&rsquo;origine marocaine et avait connu l&rsquo;exil, ce sentiment d&rsquo;être une Française «&nbsp;à moitié&nbsp;». Le deuil est une forme d&rsquo;exil, et j&rsquo;avais besoin d&rsquo;écrire sur un monde confronté à la perte. J&rsquo;ai voulu faire résonner ces deuils, ces déchirures, et c&rsquo;est ainsi que l&rsquo;histoire s&rsquo;est déployée. L’Italie m’a toujours intéressée. J’ai ressenti le besoin que mes personnages en soient originaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est la jeune Tania, la narratrice, qui enquête sur sa propre famille. Que cherche-t-elle ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son frère Sacha a fui car il refuse de rejoindre le combat de leur père Marius, syndicaliste qui lutte pour sauver les chantiers. Cette fuite fait écho à celle du grand-oncle Arturo, disparu pendant la guerre, officiellement pour entrer en Résistance. L&rsquo;idée centrale du livre, c&rsquo;est la reproduction des silences familiaux et des fractures collectives : ces gens ont été lâchés une première fois en 1943, dans le Panier, une seconde fois à la fermeture des chantiers. Face à chaque violence, certains fuient, d&rsquo;autres résistent. Marius n’est pas un héros, seulement un résistant ordinaire comme le fut, durant la guerre, son père Bartoloméo. Arturo, lui, demi-frère de ce dernier tourne le dos à ses origines italiennes pour s&rsquo;intégrer. Il devient pétainiste, antisémite, prétend entrer en Résistance. Insaisissable, plein de zones d&rsquo;ombre. Quant aux femmes du roman, elles subissent une vie de violence normalisée, acceptée. En revisitant cette histoire, Tania, d&rsquo;abord simple observatrice, va trouver sa place et peut s&rsquo;affranchir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre langue est belle, classique, les lieux y sont de véritables personnages. Quelles sont vos influences ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jorge Semprun, que j&rsquo;ai beaucoup lu pendant l&rsquo;écriture. Mon premier choc littéraire fut <em>Les Raisins de la colère</em> de Steinbeck, pour ses dialogues au plus près du réel. Malaparte aussi, avec <em>La Peau</em> et cette façon de mettre Naples en mouvement, de faire d&rsquo;un lieu un corps vivant. Et Elsa Morante. J&rsquo;aime que les lieux soient de véritables personnages. Cela demande un grand travail d&rsquo;écriture, mais c&rsquo;est là que tout se joue.</p>



<pre class="wp-block-verse">Propos recueillis par ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La Part des vivants<br></mark><br>Sophie Boutière-Damahi<br><br>Le Bruit du Monde, 21 €</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="694" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/1770030918_364ddf866e747d37677f.jpeg?resize=694%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135213" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/1770030918_364ddf866e747d37677f.jpeg?resize=694%2C1024&amp;ssl=1 694w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/1770030918_364ddf866e747d37677f.jpeg?resize=203%2C300&amp;ssl=1 203w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/1770030918_364ddf866e747d37677f.jpeg?resize=768%2C1133&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/1770030918_364ddf866e747d37677f.jpeg?resize=1042%2C1536&amp;ssl=1 1042w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/1770030918_364ddf866e747d37677f.jpeg?resize=1389%2C2048&amp;ssl=1 1389w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/1770030918_364ddf866e747d37677f.jpeg?resize=150%2C221&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/1770030918_364ddf866e747d37677f.jpeg?resize=300%2C442&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/1770030918_364ddf866e747d37677f.jpeg?resize=696%2C1026&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/1770030918_364ddf866e747d37677f.jpeg?resize=1068%2C1575&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/1770030918_364ddf866e747d37677f.jpeg?resize=285%2C420&amp;ssl=1 285w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/1770030918_364ddf866e747d37677f.jpeg?w=1401&amp;ssl=1 1401w" sizes="(max-width: 694px) 100vw, 694px" /></figure>
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		<title>Bibliodiversité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 09:57:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour Baptiste Lanaspèze, fondateur et gérant de la maison d&#8217;édition Wildproject, «&#160;la pensée écologique est le grand enjeu de notre temps&#160;». Raison pour laquelle, depuis dix-huit ans, il s&#8217;est attaché avec son équipe à l&#8217;aborder sous tous les angles dans un catalogue impressionnant. Le 2 février dernier, ils présentaient aux médias et aux acteurs du [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Pour <strong>Baptiste Lanaspèze</strong>, fondateur et gérant de la maison d&rsquo;édition Wildproject, «&nbsp;<em>la pensée écologique est le grand enjeu de notre temps</em>&nbsp;». Raison pour laquelle, depuis dix-huit ans, il s&rsquo;est attaché avec son équipe à l&rsquo;aborder sous tous les angles dans un catalogue impressionnant. Le 2 février dernier, ils présentaient aux médias et aux acteurs du livre leur programme de publications pour le premier semestre 2026. Du manuel de réemploi très pratique, <em>20 petites leçons d&rsquo;économie de matière</em>, pour les constructeurs professionnels ou amateurs (<strong>Victor Meesters&nbsp;</strong>/&nbsp;<strong>Vincent Laureau</strong>, sorti en janvier), aux grands noms de la discipline, comme <strong>Vandana Shiva</strong> (<em>Régénérer ou dégénérer</em>, dénonciation implacable de l&rsquo;agriculture high tech, à paraître en mars) ou <strong>Murray Bookchin</strong> (<em>La liberté dans la nature</em>, en mai).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des essais à la littérature</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Wildproject fait figure de pionnière dans un paysage éditorial qui déborde désormais de titres sur l&rsquo;écologie. Comme le formulait <strong>Georgia Froman</strong>, éditrice chargée des relations avec les librairies, la maison a, durant sa première décennie, plus axé ses publications sur la recherche, «&nbsp;<em>pour gagner en crédibilité</em>&nbsp;», avec des auteurs comme le philosophe <strong>Baptiste Morizot</strong>, ou des classiques, Rachel Carson, Henry David Thoreau&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Forte à présent de plus de 130 ouvrages, elle entend «&nbsp;<em>mettre en œuvre les sociétés écologiques de demain</em>&nbsp;» et pour cela cherche à accompagner la transformation sociale et culturelle sans laquelle l&rsquo;humanité va droit dans le mur des limites planétaires. Un changement d&rsquo;orientation qui passe par l&rsquo;ouverture du catalogue à des titres moins cérébraux, plus sensoriels. On se souvient de l&rsquo;excellent <em>Pastorales</em> de <strong>Violaine Bérot</strong>, <strong>Florence Debove</strong> et <strong>Jean-Christophe Cavallin</strong>, qui inaugurait en 2024 la collection Littératures. En 2026, place au roman graphique avec le premier livre d&rsquo;<strong>Abigaël Lordon</strong>, une autrice retraçant son périple sur le GR2013, parcours de randonnée périurbain né au moment où Marseille était capitale européenne de la culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Faire école</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Wildproject se lance prochainement dans l&rsquo;accueil de résidences de création, avec l&rsquo;ouverture d&rsquo;un «&nbsp;cabanon en ville&nbsp;». Mais cherche aussi, progressivement, à constituer une école de l&rsquo;écologie, qui se décline pour le moment dans différents formats de formation. Des interventions en collège et lycée, par exemple. Un module sur un ou deux jours, créé avec l&rsquo;Association pour l&rsquo;écologie du livre et destiné aux professionnels de la lecture («&nbsp;<em>qui s&rsquo;y perdent un peu dans la déferlante des publications</em>&nbsp;», dixit Baptiste Lanaspèze), pour apprendre comment, dans une librairie ou une bibliothèque, bâtir un bon rayon Écologie, et contribuer à renforcer l&rsquo;écoresponsabilité d&rsquo;une filière à l&rsquo;impact lourd. Ou encore un parcours d&rsquo;enseignement sur un an, conçu avec l&rsquo;Agence française de développement, <em>Vers les sociétés écologiques de demain</em>, qui sera cette année proposé gratuitement en ligne, sous forme de Mooc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Une bibliothèque de l'écologie<br></em></mark></strong><br>Lors de la conférence de presse de présentation des publications à venir, l'équipe de Wildproject a glissé dans son propre dossier un communiqué de soutien à un projet de bibliothèque de l'écologie porté par Roland de Miller. L'écrivain a rassemblé durant des décennies 50 000 ouvrages sur la question, et cherche un lieu à Marseille pour accueillir ce fonds exceptionnel, ouvert au public et aux chercheurs.</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="522" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807.jpg?resize=696%2C522&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135011" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=2048%2C1536&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=696%2C522&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=1068%2C801&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=1920%2C1440&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=560%2C420&amp;ssl=1 560w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260202_101807-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Baptiste Lanaspeze, le fondateur de WP. À droite Georgia Froman, éditrice chez Wildproject © A.-M.T.<br></figcaption></figure>
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		<title>Julia Lepère en tournée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 08:23:25 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Libraires du Sud, </em>qui regroupe près de 90 librairies, organise chaque année des tournées d&rsquo;auteurs dans la région. L’association propose, gère les déplacements et les hébergements, rémunère les auteurs… Un gros travail qu’une librairie isolée n&rsquo;aurait pas les moyens de faire. Pour ce premier round cette année, c&rsquo;est l’autrice <strong>Julia Lepère</strong> qui s&rsquo;arrêtera dans trois librairies pour présenter aux lecteurs son premier roman&nbsp;:<em> La mer et son double</em> (Éditions du sous-sol).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman met en scène deux femmes dont les destins se font écho. La première débarque dans la ville de P., une cité isolée aux allures de western, où règne une chaleur accablante. Elle y filme les lieux et rencontre une galerie de personnages : tenancière de bar, jeune fille, poète, sculpteur, pianiste. La ville est marquée par la méfiance envers la mer et les tensions entre colons et exilés. La seconde femme, amnésique, est repêchée en pleine Atlantique par un cargo, trois jours après qu&rsquo;un membre d&rsquo;équipage a disparu lors d&rsquo;une tempête. Les deux protagonistes doivent reconstituer leur identité en collectant des indices pour sortir de leur situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une autrice de talents</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Julia Lepère vient de la scène théâtrale et poétique. Elle a d&rsquo;abord fait ses armes comme dramaturge avant de publier son premier recueil,&nbsp;<em>Je ressemble à une cérémonie</em>, (Éditions du Corridor bleu) en 2019. Deux autres recueils ont suivi :&nbsp;<em>Par elle se blesse</em>&nbsp;(Flammarion) en 2022, qui a consolidé sa présence dans le paysage poétique français, puis&nbsp;<em>Molly Fall</em> (Angle Mort) en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement à son travail d&rsquo;écriture, elle mène une carrière de comédienne et développe un travail de performance autour de ses textes, créant des formes hybrides entre lecture, jeu et installation sonore. Ces performances lui ont permis de toucher un public au-delà du cercle strictement littéraire et de construire une œuvre qui interroge les frontières entre les genres artistiques. Cette tournée permettra de découvrir son travail romanesque et d&rsquo;échanger avec elle sur son parcours d&rsquo;artiste.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><strong>Julia Lepère en tournée</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 février, 18h30<br></mark><a href="https://www.librairesdusud.com/portfolio-item/librairie-mima/" type="link" id="https://www.librairesdusud.com/portfolio-item/librairie-mima/">Mima</a>, Marseille<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 février, 18h30 <br></mark><a href="https://www.librairesdusud.com/portfolio-item/la-gargouille/" type="link" id="https://www.librairesdusud.com/portfolio-item/la-gargouille/">La Gargouille</a>, Briançon<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 février, 18h30 <br></mark><a href="https://defilenpage.fr/" type="link" id="https://defilenpage.fr/">De fil en page</a>, Château-Arnoux-Saint-Auban</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="1023" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/4865353.jpeg?resize=696%2C1023&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-134521" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/4865353.jpeg?resize=697%2C1024&amp;ssl=1 697w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/4865353.jpeg?resize=204%2C300&amp;ssl=1 204w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/4865353.jpeg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/4865353.jpeg?resize=300%2C440&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/4865353.jpeg?resize=696%2C1022&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/4865353.jpeg?resize=286%2C420&amp;ssl=1 286w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/02/4865353.jpeg?w=722&amp;ssl=1 722w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
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