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	<title>Archives des Livres - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Livres - Journal Zebuline</title>
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		<title>Après l&#8217;effondrement, réinventer le langage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 10:00:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Depuis la nuit des temps]]></category>
		<category><![CDATA[edition de l'Attente]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuelle Heidsieck]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous sommes en 2078 en Provence, sur les rives du lac de Sainte-Croix. Le monde d&#8217;avant n&#8217;existe plus. Après le coup d&#8217;État d&#8217;extrême droite de 2032, la France et l&#8217;Europe ont sombré dans une guerre civile de vingt ans. Des villes entières ont disparu. Le réseau informatique s&#8217;est effondré, emportant avec lui archives et mémoire [&#8230;]</p>
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<p>Nous sommes en 2078 en Provence, sur les rives du lac de Sainte-Croix. Le monde d&rsquo;avant n&rsquo;existe plus. Après le coup d&rsquo;État d&rsquo;extrême droite de 2032, la France et l&rsquo;Europe ont sombré dans une guerre civile de vingt ans. Des villes entières ont disparu. Le réseau informatique s&rsquo;est effondré, emportant avec lui archives et mémoire collective. Seuls quelques centenaires témoignent encore de ce qui fut.</p>



<p>Dans une petite bourgade, une communauté intergénérationnelle tente de refaire société. Mais comment, après la dictature, recréer sur les ruines du monde capitaliste ? En se réappropriant le langage, pour commencer. Fini les acronymes qui masquent la violence sociale, ces PSE (Plans de sauvegarde de l&#8217;emploi) qui ne sauvegardent rien mais laminent, ce contrôle-sanction permanent des chômeurs, ces fonds de pension travestis en épargne retraite. Place à un vocabulaire simplifié à l&rsquo;extrême, banni d&rsquo;abstraction, le plus transparent possible, garant d&rsquo;une démocratie réinventée.</p>



<p>Des habitants-chercheurs mènent l&rsquo;enquête sur le monde d&rsquo;avant, tentant de comprendre comment une société a pu se perdre dans les euphémismes et le jargon technocratique, dépossédant le peuple de la pensée politique, jusqu&rsquo;à la catastrophe. Cette dystopie prolonge l&rsquo;engagement d&rsquo;Emmanuelle Heidsieck pour la protection sociale, elle qui fut longtemps journaliste spécialisée sur ces questions et demeure une militante de la Sécurité sociale.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une œuvre qui ausculte</mark></em></strong></p>



<p>Le qualificatif de « roman social » s&rsquo;applique plus qu&rsquo;à aucun autre à Emmanuelle Heidsieck. Depuis son premier texte, <em>Bonne année ! Manifeste pour un revenu d&rsquo;existence</em> (Éditions du Toit, 1999), qui associait nouvelles sur le chômage et entretien avec l&rsquo;économiste Yoland Bresson, elle construit une œuvre qui ausculte méthodiquement les zones aveugles de notre système social.</p>



<p>Chacun de ses livres éclaire un pan différent du démantèlement néolibéral. <em>Notre aimable clientèle</em> (Denoël, 2005) plongeait dans la souffrance au travail d&rsquo;un employé des Assédic, contraint à une mutation forcée dans le contexte de privatisation rampante des services publics. <em>Il risque de pleuvoir</em> (Seuil, 2008) démontait les manœuvres des assureurs privés pour grignoter la Sécurité sociale. Avec <em>À l&rsquo;aide ou le rapport W</em> (éditions du Faubourg, 2020), l’autrice franchit un cap dans la dystopie. Deux hauts fonctionnaires, A et B, doivent rédiger un rapport pénalisant tous les actes gratuits – garder les enfants d&rsquo;un voisin, dépanner un ami… Le don, échappant au système marchand, devient délit, la solidarité passible de prison. L’autrice démonte la logique néolibérale poussée jusqu&rsquo;au grotesque absurde.</p>



<p>Puis, en 2023, <em>Il faut y aller, maintenant</em> (Éditions du Faubourg) bascule dans l&rsquo;anticipation politique : Inès, menacée d&rsquo;arrestation lors d&rsquo;un coup d&rsquo;État militaire d&rsquo;extrême droite en France -déjà-, doit prendre le chemin de l&rsquo;exil, aidée par Aida, sa femme de ménage devenue sauveuse inespérée.</p>



<p>Plus qu’une succession de romans, Heidsieck bâtit une œuvre dans laquelle ses personnages circulent de livre en livre, dans une fresque éclairant un aspect différent d&rsquo;une même décomposition. La progression est significative : partant de situations réalistes ancrées dans le présent (souffrance au travail, conflits de classe, privatisation) Heidsieck glisse progressivement vers la dystopie pure. Comme si le présent contenait déjà, en germe, le futur autoritaire. Après avoir documenté minutieusement la catastrophe en cours, elle imagine ce qui pourrait naître après l&rsquo;effondrement. La question n&rsquo;est plus seulement&nbsp;: comment en sommes-nous arrivés là ? » mais « comment reconstruire autrement ?</p>



<p>Heidsieck ne se contente pas d&rsquo;écrire : elle agit. Contributrice aux ouvrages collectifs <em>Et nous vivrons des jours heureux</em> (Actes Sud, 2016) et <em>Les jours heureux (Éditions de la Découverte)</em>, elle travaille à actualiser et défendre l&rsquo;héritage du programme du Conseil national de la Résistance.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Depuis la nuit des temps, d’Emmanuelle Heidsieck<br>Éditions de L’Attente - 14,50 €</pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="580" height="800" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/DEPUIS_NUIT_DES_TPS_1_580x800.jpeg?resize=580%2C800&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135015" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/DEPUIS_NUIT_DES_TPS_1_580x800.jpeg?w=580&amp;ssl=1 580w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/DEPUIS_NUIT_DES_TPS_1_580x800.jpeg?resize=218%2C300&amp;ssl=1 218w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/DEPUIS_NUIT_DES_TPS_1_580x800.jpeg?resize=150%2C207&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/DEPUIS_NUIT_DES_TPS_1_580x800.jpeg?resize=300%2C414&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/DEPUIS_NUIT_DES_TPS_1_580x800.jpeg?resize=305%2C420&amp;ssl=1 305w" sizes="(max-width: 580px) 100vw, 580px" /></figure>
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		<title>Raconter l’Est</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 14:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Bulgarie]]></category>
		<category><![CDATA[Éditions le Bruit du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Joanna Elmy]]></category>
		<category><![CDATA[Librairie Les Arcenaulx]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le roman de Joanna Elmy suit le parcours de Yana, jeune bulgare exilée aux États-Unis, vivant dans la précarité. Elle y est témoin d&#8217;un accident mortel impliquant une réfugiée d&#8217;Europe de l&#8217;Est. Le choc fait ressurgir les voix de sa mère et de sa grand-mère. Entrelacées, elles forment la trame du récit sur trois générations. [&#8230;]</p>
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<p>Le roman de <strong>Joanna Elmy</strong> suit le parcours de Yana, jeune bulgare exilée aux États-Unis, vivant dans la précarité. Elle y est témoin d&rsquo;un accident mortel impliquant une réfugiée d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est. Le choc fait ressurgir les voix de sa mère et de sa grand-mère. Entrelacées, elles forment la trame du récit sur trois générations.</p>



<p>« <em>Au départ, il s&rsquo;agissait d&rsquo;une nouvelle pour laquelle j&rsquo;avais gagné une bourse</em> », explique l&rsquo;autrice. Le grand auteur Georgi Gospodinov, emballé par le texte de la jeune femme – elle n&rsquo;a alors que 26 ans –, estime qu&rsquo;il y a matière à un roman. « <em>Cela me semblait impossible. Mais j&rsquo;ai essayé. Deux ans plus tard, le roman était là.</em> » Et quel roman ! Publié en 2021 en Bulgarie, <em>Porter la faute</em> est aujourd&rsquo;hui traduit en quinze langues (<a href="https://journalzebuline.fr/la-liberte-ne-se-mange-pas/">Lire ici</a>).</p>



<p>« <em>Il y a un peu de mon histoire personnelle</em> », poursuit Joanna. « <em>Je suis partie aux États-Unis en 2015, l&rsquo;année des élections entre Hillary Clinton et Trump. J&rsquo;observais à la télé cet homme aux cheveux orange qui racontait des choses folles. Cela a été le point de départ : comprendre pourquoi ce pays dont l&rsquo;Est rêvait basculait dans de tels extrêmes.</em> »<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Culpabilité en héritage</mark></strong></p>



<p>Joanna veut aussi faire le récit de la génération des enfants de la transition, nés après la chute du Mur. « <em>On a pensé alors que tout serait “magnifique” comme à l&rsquo;Ouest. Mais les choses ont été bien compliquées : inflation monstrueuse, rayons vides dans les magasins. Mes parents ont connu une pauvreté que l&rsquo;on peut à peine imaginer.</em> » Le roman relate aussi la vie d&rsquo;Eva, la grand-mère, qui incarne la période du communisme&nbsp;: « <em>Je m&rsquo;intéresse à la violence, celle des hommes et celle de l&rsquo;État, elles se ressemblent beaucoup.</em> »</p>



<p>Tous les personnages portent en eux une culpabilité héritée de la génération précédente&nbsp;; une transmission qui se reflète dans la forme même du roman : récit à plusieurs voix, éclaté. « <em>Je n&rsquo;arrive pas à penser une histoire de manière linéaire. Mon écriture est sans doute le reflet d&rsquo;une existence moderne où l&rsquo;on consomme l&rsquo;information en scrollant.</em> »</p>



<p>Comme son héroïne, Joanna fait partie d&rsquo;une génération qui a grandi « <em>avec l&rsquo;idée qu&rsquo;en Bulgarie, il n&rsquo;y avait pas de futur, que “réussir”, c&rsquo;était partir</em> ». Sur six millions de Bulgares, deux millions vivent à l&rsquo;étranger. Mais aux États-Unis aussi, «&nbsp;<em>où tout se compte en heures et en dollars</em>&nbsp;», la désillusion attend Yana : « <em>Les exilés y sont les petites mains du nettoyage, des restaurants&#8230; &nbsp;Difficile de s&rsquo;intégrer dans une société qui ne veut pas de vous.</em> »</p>



<p>Avec ce roman dense et intense, l’autrice brosse un portrait d’une Bulgarie méconnue&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;L&rsquo;Europe de l&rsquo;Est n&rsquo;est vue que sous l&rsquo;angle de la dictature. Il me semblait important de raconter une autre histoire qui ne se résume pas à la seule division entre libéraux et communistes.</em> »</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">La rencontre s’est déroulée le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 janvier,</mark> à la <a href="https://www.les-arcenaulx.com/la-librairie/">librairie des Arcenaulx</a>, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles<em> </em><a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/"><em>Livres </em>et<em> Littérature</em> ici </a></p>
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		<title>Derrière le tyran, chercher la mère</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 09:56:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Andrea Bajani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Je n’ai jamais rien écrit au sujet de ma mère. Je n’ai jamais pensé qu’il vaille la peine de parler d’elle […]. L’encombrement familial était entièrement consacré à mon père, qui s’était placé au centre de la scène et avait rédigé la version unique du roman de la famille. » Dès l’incipit, le ton est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>«&nbsp;<em>Je n’ai jamais rien écrit au sujet de ma mère. Je n’ai jamais pensé qu’il vaille la peine de parler d’elle […]. L’encombrement familial était entièrement consacré à mon père, qui s’était placé au centre de la scène et avait rédigé la version unique du roman de la famille.</em> »</p>



<p>Dès l’incipit, le ton est donné. C’est bien d’un tyran dont Bajani – l’Emmanuel Carrère italien – va nous parler dans ce roman qui a obtenu le prix Strega – l’équivalent du Goncourt – en 2025. Un tyran ordinaire dans son rôle de <em>pater familias</em> au pouvoir absolu<em>, </em>«<em>&nbsp;voix et bras de la loi&nbsp;</em>». Le narrateur, double de l’auteur, revisite une enfance marquée par la terreur face à cet homme qui « <em>avait</em><em> besoin d’effrayer pour se sentir aimé</em> <em>même s’il savait d’instinct qu’aucune crainte ne suffirait à lui apporter autant d’amour qu’il le voulait, ou plutôt que la crainte ne ferait que provoquer peur, insincérité&nbsp;</em>». La mission que Barjani s’est fixée à travers une écriture au scalpel&nbsp;: «&nbsp;<em>désincorporer&nbsp;</em>» la mère du père, «&nbsp;<em>la soustraire à l’invasion</em>&nbsp;», lui «&nbsp;<em>redonner existence&nbsp;»</em>, «&nbsp;la «&nbsp;<em>réhabiliter&nbsp;</em>».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Violence et adultère</mark></strong></p>



<p><a></a> Au côté du narrateur enfant, on sent la tension monter lorsque l’heure de retour du père approche. On vit avec la mère, les quelques tentatives avortées de se soustraire au joug&nbsp;: un CDD de caissière de quelques mois «&nbsp;<em>seule période où elle avait quelque chose à raconter, ce qui n’était jamais arrivé auparavant et qui n’arriverait plus ensuite&nbsp;</em>»<em>,</em> un café avec une amie du quartier que son père considère d’un œil soupçonneux&nbsp;: «&nbsp;<em>sa conséquence fut la disparition de l’amie, l’interdiction de la voir.</em>&nbsp;» Et puis l’adultère :&nbsp;«&nbsp;<em>il avait persuadé ma mère d’accepter cette liaison selon le double argument d’une nécessité existentielle pour lui (il “en avait besoin”, il “ne se sentait pas vivant”) et d’une sauvegarde objective, à ses dires, du temps qu’il passait avec ma mère. Il ne la privait de rien </em>».</p>



<p>Le récit va crescendo. Oscillations entre contrôle total et explosions : père qui flanque par terre le gâteau d’anniversaire de la sœur, père qui se rue, hachette à la main, sur le canoé des vacances&nbsp;pour le détruire. Constellation de crises, «&nbsp;<em>évidence d’un désespoir, d’un tableau psychique complexe et d’un héritage fasciste nié, mais fondamental dans ses attitudes</em>&nbsp;».</p>



<p>Après chaque tempête, le père condamne la famille au silence durant des jours, avant d’aligner « <em>trois mots dans une phrase, donnant le signal clair que la vie pouvait recommencer</em> ». Si adulte, le narrateur échange avec ses parents par téléphone. Même à distance les émotions jouent les yoyos&nbsp;: « Lorsque<em> la voix de ma mère était détendue, j’étais envahi par une sorte de joie lancinante (…) Un soulagement qu’il était facile de prendre pour du bonheur, alors qu’il était l’exact envers de la terreur&nbsp;</em>».</p>



<p>Dix années se sont écoulées depuis ce jour de décembre où l’auteur décide de rompre définitivement tout lien avec ses géniteurs. Le roman en fête l<em>’Anniversaire</em>… Une libération.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>L’Anniversaire d’Andrea Bajani<br>Gallimard – 19 € <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Parution le 15 janvier</mark></pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="1020" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/lanniversaire.jpeg?resize=696%2C1020&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-134246" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/lanniversaire.jpeg?resize=699%2C1024&amp;ssl=1 699w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/lanniversaire.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/lanniversaire.jpeg?resize=768%2C1125&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/lanniversaire.jpeg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/lanniversaire.jpeg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/lanniversaire.jpeg?resize=696%2C1019&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/lanniversaire.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/lanniversaire.jpeg?w=827&amp;ssl=1 827w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
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		<title>La chute de l’Archange</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 13:17:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Actes Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cécile Ladjali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un univers mêlé de tendresse et de violence, vous serez empoigné·e·s par des personnages attachants auréolés du talent de l’autrice. Charlotte, comédienne de 42 ans, rejoint à Marseille Octave, metteur en scène, qui lui propose un rôle qu’il pense lui convenir parfaitement. Le texte anonyme, Coupable (?), laisse le choix à Charlotte. Elle choisit [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans un univers mêlé de tendresse et de violence, vous serez empoigné·e·s par des personnages attachants auréolés du talent de l’autrice. Charlotte, comédienne de 42 ans, rejoint à Marseille Octave, metteur en scène, qui lui propose un rôle qu’il pense lui convenir parfaitement. Le texte anonyme, <em>Coupable (?)</em>, laisse le choix à Charlotte. Elle choisit très vite&nbsp;: le personnage sera coupable. Dans son appartement haussmannien, elle attend son fils, Gabriel, en contemplant une copie de <em>l’Annonciation</em> de Simone Martini (1333).&nbsp;</p>



<p>On découvrira vite que Gabriel peint des Annonciations qu’il offre à sa mère pour ses anniversaires. Mais aussi que sa compagne, Emmy, est très douée – à 18 ans, on lui propose déjà une exposition personnelle – tandis qu’il peine dans ses créations et que la violence jaillit parfois dans ses relations aux autres. Le ver est dans le fruit&nbsp;: envie et jalousie se sont glissés entre les deux jeunes gens mais Charlotte n’a d’yeux que pour son archange…</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="672" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=696%2C672&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-134189" style="aspect-ratio:1.0352002280176713;width:666px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=1024%2C989&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=300%2C290&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=768%2C742&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=1536%2C1484&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=2048%2C1978&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=150%2C145&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=696%2C672&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=1068%2C1032&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=1920%2C1855&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?resize=435%2C420&amp;ssl=1 435w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/Cecile-Ladjali%C2%A9Bruno-Nuttens-Actes-Sud-2560x99999-2.png?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cecile Ladjali © Bruno Nuttens/Actes Sud</figcaption></figure>
</div>


<p>Le récit fait alterner des rencontres avec d’autres personnages essentiels&nbsp;: Léon, l’ami d’enfance de Gabriel, aussi laid et brillant que Gabriel est beau et fanfaron ; Sarah, mère de Léon, amie clairvoyante et admirative de Charlotte, qui la domine, formant un autre duo révélateur. De conversations en silences et regards éloquents, l’action se développe en cercles concentriques, parfois dans une ambiance trouble jusqu’au malaise. Séduits par la maîtrise de l’autrice, sa culture et son attachement à la langue dont la justesse et la poésie enluminent les pages nous sommes entraînés à la suite des personnages, curieux des liens ténus qui les entrelacent et soulignent la particularité des rapports mère/fils ou de la domination dans le couple.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un réseau de désirs, d’admiration, de jalousies</mark></strong></p>



<p>Une autre voix s’élève peu à peu, entre parenthèses, donnant son avis et son ressenti. C’est celle de Claire qui écrit, dans sa tête et sa prison noire, cette histoire. Narratrice voyante, elle regarde Charlotte s’enfoncer dans le déni, refouler les soupçons de déviance chez son fils alors qu’en travaillant son rôle elle a donné de l’ampleur au crime et à la faute. Mère aveugle, elle est piégée. Lorsque le drame survient, elle sera obligée d’accepter la vérité que les autres avaient devinée et de vivre une véritable apocalypse. L’archange s’est changé en Satan.<br></p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Repentir</em> de <strong>Cécile Ladjali</strong>    <br>Actes Sud - 21,80 €</pre>



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		<title>Leçon des ténèbres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 10:27:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[American Spirits]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Russell Banks]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas vraiment un roman, mais certainement un triptyque&#160;: les trois nouvelles d’American Spirits, indépendantes, se déroulent dans la même petite ville fictive, Sam Dent, au nord de l’État de New York, avec un narrateur qui se signale discrètement d’un «&#160;nous&#160;», parfois, sans s’y mettre en scène autrement qu’en promeneur. Les protagonistes, couples et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce n’est pas vraiment un roman, mais certainement un triptyque&nbsp;: les trois nouvelles d’<em>American Spirits</em>, indépendantes, se déroulent dans la même petite ville fictive, Sam Dent, au nord de l’État de New York, avec un narrateur qui se signale discrètement d’un «&nbsp;nous&nbsp;», parfois, sans s’y mettre en scène autrement qu’en promeneur.</p>



<p>Les protagonistes, couples et familles blanches portant casquettes MAGA et idées courtes, y sont confronté·es à des actes d’extrême violence. Ce sont des réacs fiers de leur histoire, de leurs maisons et de leurs armes, mais qui se voient confrontés au mal absolu, au meurtre de sang froid, au déchaînement sauvage. Une réalité de la société américaine, où le taux d’homicides par millier d’habitants est six fois plus élevé qu’en France.</p>



<p>La dentelle narrative de Russell Banks agit comme un révélateur du suspense, mais aussi comme une consolation. Les phrases s’élancent, belles, cadencées, dégraissées de toute surcharge ornementale, distillant quelques indices qui font avancer les trois récits haletants, mais construisent aussi un monde, une ville dans l’épaisseur et la complexité de la société rurale américaine. Celle qui vote Trump et qui, depuis la mort de Russell Banks, l’a réélu à la tête du monde, comme l’écrivain le pressentait.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’Amérique n’a jamais été grande</mark></em></strong></p>



<p>Les prédateurs imaginés par Russell Banks, soutien affirmé de Bernie Sanders, ont pourtant des caractéristiques peu attendues sous la plume d’un écrivain progressiste&nbsp;: l’un porte kippa, d’autres sont des <em>french canadians</em>, ou un couple lesbien. Mais leur intrusion dans le petit bourg de Sam Dent, édifié sur une réserve indienne, révèle de fait les dysfonctionnements et inadaptations fondamentales du modèle américain.</p>



<p><a></a> Drogue, maternité défaillante, alcool, masculinisme, culte des armes et des bagnoles, compétition sociale, appauvrissement latent et repli sur la cellule familiale sont les caractéristiques de cet «&nbsp;esprit&nbsp;» américain, hanté à la fois par les revenants de l’histoire, et les effluves des spiritueux. Voter Trump y est naturel, fondé sur l’illusion d’une Amérique immuable qu’il s’agirait de rendre grande à nouveau. Erreur contre laquelle Russell Banks, par la force de ses métaphores, prémunit avec une rare force&nbsp;: cette Amérique là n’existe pas, n’a jamais existé, la «&nbsp;forêt primitive&nbsp;» était peuplée de Natives, et la société américaine est indéniablement un creuset de cultures qui ne survivront que dans l’acceptation de sa complexité. Et de sa nature.</p>



<p>La description de la forêt, de la chasse au cerf, des paysages, des chiens d’attaque ou de garde, rappelle que les sociétés humaines se construisent «&nbsp;sur&nbsp;» des terrains. La dernière phrase, d’une sidérante beauté, conclut l’œuvre d’un immense romancier par un vœu. Celui que «&nbsp;<em>nous émergions des bois pour entrer dans la maison&nbsp;</em>».</p>



<pre class="wp-block-verse">Agnès Freschel<br><br>American Spirits, de Russell Banks<br><br>Traduction Pierre Furlan<br>Actes Sud – 22,8 €<br><br>Parution février 2026</pre>
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		<title>Splendeurs et misères de la cité phocéenne  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 14:18:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Agone]]></category>
		<category><![CDATA[Alèssi dell’Umbria]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire universelle de Marseille de l’an mil à nos jours]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
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		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alèssi dell’Umbria est né et a grandi à Marseille, à la Plaine. Il lui fallut douze ans pour rassembler la documentation nécessaire à la rédaction de l’Histoire universelle de Marseille de l’an mil à nos jours. Cette nouvelle édition est complétée par un épilogue évoquant les transformations de la ville dans les vingt dernières années. [&#8230;]</p>
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<p><strong>Alèssi dell’Umbria</strong> est né et a grandi à Marseille, à la Plaine. Il lui fallut douze ans pour rassembler la documentation nécessaire à la rédaction de <em>l’Histoire universelle de Marseille de l’an mil à nos jours</em>. Cette nouvelle édition est complétée par un épilogue évoquant les transformations de la ville dans les vingt dernières années. Celles-ci semblent confirmer les réflexions pessimistes de l’auteur face à un urbanisme jugé incohérent et au processus de gentrification. Il est question bien sûr de la réponse municipale à l’effondrement de la rue d’Aubagne.&nbsp;</p>



<p>L’ouvrage est rédigé dans un style clair qui facilite la lecture tout au long de ses quelque 812&nbsp;pages. La présence d’un cahier d’illustrations rassemblant plans de la ville et tableaux, ainsi que d’un index et d’un glossaire (explicitant notamment certains termes provençaux), permet également de plonger dans ce cheminement du Moyen-Âge au XXI<sup>e</sup>&nbsp;siècle qui, selon l’auteur, n’a pas uniquement pour but de constituer une somme de savoir historique, mais vise à contribuer à « nourrir certains gestes de résistance à la dépossession brutale » que vivent les Marseillais depuis le début des années&nbsp;2000.&nbsp;</p>



<p>L’auteur est particulièrement critique envers la tradition de centralisation à la française, qui tend à imposer un système politique, économique et culturel, d’abord par l’intégration dans le royaume de France (longtemps, Marseille n’a été qu’une « <em>terre adjacente</em> » à celui-ci), puis dans le culte d’une nation construite autour de sa capitale. Il expose a contrario la richesse des liens culturels et linguistiques au sein de l’aire occitane et avec les régions limitrophes (Catalogne, Piémont, etc.).&nbsp;</p>



<p>Alèssi dell’Umbria démontre à quel point Marseille a été et est encore, malgré tout, une ville profondément tournée vers le bassin méditerranéen et qui doit résister à un processus de « colonisation intérieure », c’est-à-dire d’uniformisation artificielle à partir d’un modèle qui ne correspond ni à sa géographie, ni à son histoire.&nbsp;</p>



<p>GABRIELLE BONNET</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Histoire universelle de Marseille, </em>d’<strong>Alèssi dell’Umbria<em>  </em></strong><br><a href="https://agone.org/livre/histoire-universelle-de-marseille/">Agone </a>-35 €</pre>



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		<title>Nouvelles Rencontres d&#8217;Averroès : La Tunisie face aux dérives autoritaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 12:24:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Monia Ben Jemia]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres Nouvelles Rencontres d'Averroès]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de la Masterclasse « Traverser » Monia Ben Jemia, juriste et féministe, revenait sur la situation en Tunisie et la récente suspension (un mois) de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) dont elle est Présidente. Celle-ci résonne comme un avertissement après les arrestations et emprisonnements abusifs de nombreuses militantes en faveur des Droits des femmes [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans le cadre de la Masterclasse « Traverser » <strong>Monia Ben Jemia</strong>, juriste et féministe, revenait sur la situation en Tunisie et la récente suspension (un mois) de l’<a href="https://atfd-tunisie.org">Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD)</a> dont elle est Présidente. Celle-ci résonne comme un avertissement après les arrestations et emprisonnements abusifs de nombreuses militantes en faveur des Droits des femmes ou des migrants. <br>La liste est longue… Près de 40 militant·es sont derrière les barreaux pour des peines allant de 13 à 66 ans de prison, reconnus coupables pour « complot contre la sûreté de l’État ». <br>« <em>Kaïs Saïed, président de la Tunisie, a fait sa constitution tout seul, dans un déni total des citoyen·nes et de la société civile. Renforcé par le voisin algérien qui le conforte dans son virage hétéro nationaliste et suprémaciste, il agit en toute impunité, au mépris des droits les plus fondamentaux</em> ». <br>« <em>Mon pays vit un tournant historique et le président s’applique à détruire tous les fondements de l’État de droit</em>. »<br>Dans ce contexte, elle constate que les féministes tunisiennes se battent pour maintenir les acquis, davantage que pour acquérir de nouveaux droits… </p>



<p>SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse">Monia Ben Jemia est autrice de <em>Les siestes du grand père, récit d’inceste</em> (2021) <br>et <em>Dominer et humilier, les violences sexistes et sexuelles en Tunisie</em> (2024), <br>Éditions Cérès</pre>



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		<title>Rencontres d&#8217;Averroès : Parler plus fort que les faits </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 11:55:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Barbara Cassin]]></category>
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		<category><![CDATA[Poutine et l’Europe]]></category>
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		<category><![CDATA[Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son nouvel ouvrage, Barbara Cassin repart d’un constat simple et vertigineux : « La clef de la puissance du langage, c’est son pouvoir performatif. » Un pouvoir qui agit, transforme, impose – surtout lorsqu’il est confisqué par ceux qui parlent plus fort que les autres. Comme les sophistes qu’elle aime, mais sans leur exquise [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans son nouvel ouvrage, <strong>Barbara Cassin</strong> repart d’un constat simple et vertigineux : «<em> La clef de la puissance du langage, c’est son pouvoir performatif. </em>» Un pouvoir qui agit, transforme, impose – surtout lorsqu’il est confisqué par ceux qui parlent plus fort que les autres. Comme les sophistes qu’elle aime, mais sans leur exquise malice, Trump et Poutine exercent un empire de la parole qui sidère et réduit au silence. «<em> Asséner l’évidemment faux et avoir l’air d’y croire vraiment produit la sidération </em>». Il ne s’agit pas seulement de mentir, mais de saturer l’espace symbolique, de parler plus fort que les faits.</p>



<p>À l’affut de cet art de la virtuosité toxique, la pensée de Barbara Cassin, dans <em>Trump, Poutine et l’Europe</em>, ne se fait jamais austère. L’académicienne observe ainsi avec une drôlerie déconcertante les deux « <em>exhibitionnistes de leur corps</em> », l’un « <em>jouissant-criant</em> » et l’autre torse bombé sur son cheval : deux esthétiques du pouvoir, deux façons de faire de la langue un instrument d’hypnose collective. Et ce qui vaut en Russie vaut aussi en Amérique, en Italie ou en Hongrie, où l’on traque mots, genres, langues étrangères, nuances.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Langues en péril</mark></strong></p>



<p>C’est ici que son livre rejoint avec une précision remarquable les enjeux de la table ronde <em>Prendre langue, traduire</em>. Si les langues disparaissent, si certaines deviennent « <em>hypercentrales </em>» et d’autres périphériques, c’est que s’effacent aussi des façons de penser. Traduire, rappelle Cassin, n’est ni transparence ni équivalence : c’est une épreuve de l’altérité, parfois asymétrique, souvent délicieuse, toujours politique.&nbsp;</p>



<p>Ce geste, elle l’avait déjà inscrit dans le monumental <em>Vocabulaire européen des philosophies</em> ou dans l’exposition <em>Après Babel, traduire</em> dont elle avait assuré le commissariat au Mucem. Ici, elle le replace au cœur d’un présent saturé de récits simplificateurs. Face aux rhétoriques du repli, Barbara Cassin propose une discipline de l’écoute : une manière d’habiter les langues comme on habite le monde, avec prudence, avec humour, avec hospitalité.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><br>La table ronde «<em> Prendre langue, traduire</em><strong>»</strong> réunira <strong>Cécile Canut</strong>, <strong>Barbara Cassin</strong>, <strong>Richard Jacquemond</strong> et sera animée par <strong>Chloé Leprince</strong> (France Culture). <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 novembre</mark>, 10 h<br><a href="https://www.nouvellesrencontresaverroes.com">Nouvelle Rencontres d'Averroès</a><br><a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a></pre>



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		<title>Rencontres d&#8217;Averroès : Peut-on encore parler à Gaza ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 11:40:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gaza, quel avenir ? vient de sortir chez Stock. Lætitia Bucaille débute par un avant-propos très personnel qui situe sa parole : celle d’une sociologue française arabophone qui a vécu dans des camps, en Cisjordanie, à Gaza ville, a enquêté sur le Fatah et le Hamas depuis les années 90, a appris l’hébreu puis y a renoncé [&#8230;]</p>
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<p><em>Gaza, quel avenir ? </em>vient de sortir chez <a href="https://www.editions-stock.fr/livre/gaza-quel-avenir-9782234099494/">Stock.</a> Lætitia Bucaille débute par un avant-propos très personnel qui situe sa parole : celle d’une sociologue française arabophone qui a vécu dans des camps, en Cisjordanie, à Gaza ville, a enquêté sur le Fatah et le Hamas depuis les années 90, a appris l’hébreu puis y a renoncé durant l’Intifada-al-Aqsa (2000). </p>



<p>Après ce préambule où elle se met en scène avec sa fille le 7 octobre, elle entre dans le sujet, et s’efface&nbsp;: la question de l’avenir de Gaza doit être posée, en écartant un à un les plans délirants d’éradication d’un ou de l’autre peuple, et sans occulter la violence, les morts, les viols, les impasses dont il va falloir sortir malgré la solidité des murs.</p>



<p>Car nécessité est claire de «<em>&nbsp;prendre langue&nbsp;</em>». Avec le Hamas, clairement terroriste, ayant commis le 7-octobre un acte d’une barbarie sans nom plus traumatique encore que le 11-septembre à New York ou le 13-novembre à Paris. Avec le gouvernement génocidaire d’Israël. Avec les colons et leurs victimes. Avec les états voisins et leurs réfugiés candidats au retour. Entre le Fatah et le Hamas, peut-être par l’entremise d’une personnalité comme Marwan Barghouti.</p>



<p>Le cheminement de l’essai est clair, historique, thématique. L’autrice montre comment les accords d’Oslo ont été trahis par la droite israélienne et ont affaibli le Fatah, discréditant l’Autorité palestinienne et permettant au Hamas de prendre le pouvoir à Gaza. Elle étudie la Cisjordanie et explicite la scission de l’Autorité palestinienne. Et elle cite des enquêtes précises qui recensent une conviction partagée&nbsp;: 64&nbsp;% des Israéliens pensent que les Gazaouis veulent tous, comme le Hamas, la disparition d’Israël.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les peuples doivent vivre</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="643" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=643%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133137" style="width:163px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=643%2C1024&amp;ssl=1 643w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=188%2C300&amp;ssl=1 188w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=768%2C1223&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=150%2C239&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=300%2C478&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=696%2C1108&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=264%2C420&amp;ssl=1 264w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?w=780&amp;ssl=1 780w" sizes="auto, (max-width: 643px) 100vw, 643px" /></figure>
</div>


<p>Lætitia Bucaille documente peu «&nbsp;<em>les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité</em>&nbsp;» que commet Israël à Gaza, pourtant à l’origine de son livre et de sa réflexion, objets d’un court chapitre où l’emploi du terme de génocide est sans ambiguïté. Car il ne s’agit pas de dénoncer, de reconnaître, même si elle appelle à la mise en place d’une justice transitionnelle pour punir les crimes.&nbsp;</p>



<p>Fondamentalement, la politologue cherche à comprendre comment les idées de l’extrême-droite israélienne suprémaciste sont parvenues au pouvoir, alors qu’elle est minoritaire dans le pays et plus encore dans la diaspora internationale dont le soutien est indispensable. Elle esquisse des hypothèses, solides et multiples, propose des voies à emprunter, rappelle que les peuples gazaouis, cisjordaniens et israéliens peuvent reprendre le pouvoir, et doivent, en tout état de cause, se parler.&nbsp;</p>



<p>L’enjeu n’est pas local, et il n’y a pas d’autre solution que de sortir du conflit. Lætitia Bucaille&nbsp; nomme le piège tendu par les extrêmes droites européennes dans leur soutien inconditionnel&nbsp; à Israël depuis le 7-octobre. Giorgia Meloni, Marine Le Pen, Viktor Orbán, alors que leurs partis sont les héritiers directs du fascisme, du nazisme et de la Shoah, se posent aujourd’hui en paradoxaux remparts&nbsp; contre l’antisémitisme des immigrés, des musulmans. Sans illusion, elle rappelle que dans leur <em>«&nbsp;obsession&nbsp;</em>»&nbsp; anti-arabes, «&nbsp;<em>les Juifs ne sont que des alliés provisoires</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Elle conclut en disant qu’il s’agit, en Israël et partout «&nbsp;<em>de retrouver comme boussole commune l’impératif moral universel plus jamais ça</em>&nbsp;». Les solutions doivent exister, ou l’avenir n’a plus de nom.</p>



<p>Agnès freschel</p>



<pre class="wp-block-verse">Laetitia Bucaille sera présente à la première table ronde, « <em>Prendre langue, Converser »</em> le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 novembre</mark> à 14h30</pre>



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		<title>Nos racines et nos héritages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 13:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[archives municipales]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Clyde Chabot]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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		<category><![CDATA[Sicile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Clyde Chabot excelle dans l’art d’utiliser son quotidien pour créer des spectacles qui évoquent des mémoires communes. En 2022, elle avait réalisé Papiers volés qui racontait le vol de son portefeuille à Marseille. Auparavant en 2011, elle avait écrit le texte Sicilia qui retrace le parcours de sa famille partie de Sicile pour s’exiler, cherchant [&#8230;]</p>
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<p><strong>Clyde Chabot</strong> excelle dans l’art d’utiliser son quotidien pour créer des spectacles qui évoquent des mémoires communes. En 2022, elle avait réalisé Papiers volés qui racontait le vol de son portefeuille à Marseille. Auparavant en 2011, elle avait écrit le texte <em>Sicilia</em> qui retrace le parcours de sa famille partie de Sicile pour s’exiler, cherchant à reconstruire ce passé en rassemblant des bribes de mémoire. À la fin du XIe siècle, une partie de sa famille était partie pour la Tunisie, l’autre pour Chicago.<br>Qu’ont-ils laissé ? Qu’ont-ils emporté ? Qu’ont transmis ou pas les anciens à leurs descendants ? Comment se construire sans avoir accès à ses origines ? Questions que soulève Clyde Chabot en évoquant son arrière-grand-père, ses grands-parents et la langue italienne qu’on ne lui a jamais apprise. Deuxième migration : sa famille migre en France dans les années cinquante. Clyde ne connaîtra que très tard le nom de sa lignée qu’on prononce à la française, car il faut se fondre dans la masse et gommer les différences dans une France plutôt raciste envers ceux qu’on appelait les « macaronis » à Marseille.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Partage des échos du passé</mark></strong></p>



<p>C’est seulement en 2010 qu’elle fera avec une amie et sa propre fille un voyage en Sicile à la recherche de traces. Elle fait beaucoup de photos, imagine sa famille de paysans dans une vieille maison, rêve dans Palerme et Syracuse, effectuant un vrai travail d’archéologie familiale. À son retour, elle écrit très vite, et décide de porter elle-même son texte à la scène, en installant les spectateurs autour d’une grande table nappée de blanc, comme pour un repas familial. Et raconte son histoire, faisant passer ses photos de main en main, montrant les deux bagues qu’elle ne quitte pas, données par sa grand-mère et sa mère. Puis évoque les traditions culinaires transmises&nbsp;en distribuant du Pecorino Pepato, traditionnel fromage sicilien, accompagné de vin rouge… Quand elle dévoile les outils de la bonne épouse&nbsp;: un aspirateur, un mixeur et un drap de lin avec son monogramme brodé, héritage de sa grand-mère, c’est l’injonction de celle-ci pour le mariage en blanc qu’elle évoque. L’intime nous mène à l’universel, le public s’y est retrouvé.</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Sicilia - La communauté inavouable</em> a été joué le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 septembre </mark>aux Archives Municoipales de Marseille</pre>



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