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	<title>Archives des Lorraine de Sagazan - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Lorraine de Sagazan - Journal Zebuline</title>
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		<title>Léviathan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 09:21:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qui punit-on et pourquoi ? D’où vient la logique de la punition ? Pourquoi le système judiciaire peine-t-il à produire un véritable sentiment de justice chez la plupart des citoyens ? Dernière création de Lorraine de Sagazan, dont le titre fait référence à la fois au monstre biblique qui impose la soumission par la peur, [&#8230;]</p>
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<p>Qui punit-on et pourquoi ? D’où vient la logique de la punition ? Pourquoi le système judiciaire peine-t-il à produire un véritable sentiment de justice chez la plupart des citoyens ? Dernière création de Lorraine de Sagazan, dont le titre fait référence à la fois au monstre biblique qui impose la soumission par la peur, et à la métaphore du pouvoir étatique chez le philosophe Thomas Hobbes, <em>Léviathan</em> est un spectacle qui interroge, en brouillant les frontières entre fiction et documentaire, les fondements de l’autorité et du contrat social, la justice punitive et l’institution judiciaire. Autour de situations de comparution immédiate documentées, mêlant théâtre et témoignages, Lorraine de Sagazan prolonge les interrogations : qui est le monstre ?</p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 avril<br></mark><br><a href="https://les-salins.net/" type="link" id="https://les-salins.net/"> Les Salins</a>, Scène nationale de Martigues</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Leviathan : la justice à la barre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 12:57:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vu par Zébuline lors de sa création à Avignon en 2024, le Leviathan de Lorraine de Sagazan interroge la justice punitive et l’institution judiciaire. Il est donné à La Criée du 28 au 30 novembre Fruit d’un long travail documentaire mené par Lorraine de Sagazan et Guillaume Poix, tout, dans le dispositif scénique de Leviathan, [&#8230;]</p>
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<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vu par Zébuline lors de sa création à Avignon en 2024, le Leviathan de Lorraine de Sagazan interroge la justice punitive et l’institution judiciaire. Il est donné à La Criée du 28 au 30 novembre</mark></em></strong></p>



<p>Fruit d’un long travail documentaire mené par <strong>Lorraine de Sagazan</strong> et <strong>Guillaume Poix</strong>, tout, dans le dispositif scénique de <em>Leviathan</em>, renvoie à l’univers du spectacle. Le plateau est couvert de terre et surplombé d’un chapiteau comme dans un cirque. Le visage des comédiens apparaît figé par des masques, ou défiguré par des collants en nylon, à une exception près : un personnage non identifié, sorte de narrateur qui semble se situer hors fiction.</p>



<p><a></a> Les scènes de procès en comparution immédiate se succèdent, mettant en évidence les contrôles policiers arbitraires, la violence qui s’exerce sur les corps, les peines disproportionnées. Le personnage non-masqué apporte quant à lui des éléments d’analyse d’ordre philosophico-politique ou structurels.</p>



<p>Les prévenus deviennent les victimes d’un système qui les dépasse et les opprime, comme le suggère la mise en mouvements du chapiteau qui reproduit ceux d’une digestion. Lorraine de Sagazan a recours à une accumulation de procédés scéniques impressionnants, pour signifier l’importance d’un dépassement de la justice punitive.</p>



<pre class="wp-block-verse">CHLOÉ MACAIRE<br><br>Léviathan<br><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 28 au 30 novembre</mark></em></strong><br><a href="https://theatre-lacriee.com/">La Criée, Théâtre national de Marseille</a></pre>



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		<title>Peut-on détruire le Léviathan ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jul 2024 06:23:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fruit d’un long travail documentaire et de recueil de témoignages mené avec&#160;Guillaume Poix,&#160;Léviathan&#160;de&#160;Lorraine de Sagazan&#160;est une critique de la justice punitive autant qu’une proposition de dépassement de celle-ci.&#160; Tout dans le dispositif scénique renvoie à l’univers du spectacle, de la monstration, explicitement évoqué dans le monologue introductif. Le plateau est couvert de terre et surplombé [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Fruit d’un long travail documentaire et de recueil de témoignages mené avec&nbsp;<strong>Guillaume Poix</strong>,&nbsp;<em>Léviathan&nbsp;</em>de&nbsp;<strong>Lorraine de Sagazan&nbsp;</strong>est une critique de la justice punitive autant qu’une proposition de dépassement de celle-ci.&nbsp;</p>



<p>Tout dans le dispositif scénique renvoie à l’univers du spectacle, de la monstration, explicitement évoqué dans le monologue introductif. Le plateau est couvert de terre et surplombé d’un chapiteau comme dans un cirque. Le visage des comédiens apparaît figé par des masques, ou défiguré par des collants en nylon, à une exception près : un personnage non identifié, sorte de narrateur qui semble se situer hors fiction.</p>



<p>Les scènes de procès en comparution immédiate qui se succèdent mettent en évidence des critiques communément énoncées à l’endroit de la justice&nbsp;: les contrôles policiers arbitraires, la violence qui s’exerce sur les corps, les peines disproportionnées. Mais le personnage non-masqué apporte quant à lui des éléments d’analyse plus précis et plus rares, qu’ils soient d’ordre philosophico-politique ou structurels, comme la gestion déléguée des prisons à des entreprises privées. Ses interventions permettent à la pièce de s’extraire de cas individuels &#8211; si dramatiques soient-ils &#8211; pour entrer dans une forme presque dialectique qui rend d’autant plus évidente la nécessité d’une réforme de l’institution. Un propos appuyé par l’évolution de la mise en scène.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">Le théâtre comme alternative</mark></strong></p>



<p>Les trois prévenus présentent des situations humaines de plus en plus graves au fur et à mesure des procès, et les infractions qui leur sont reprochées semblent de fait de plus en plus dérisoires. Les prévenus deviennent les victimes d’un système qui les dépasse et les opprime, comme le suggère la mise en mouvements du chapiteau qui reproduit ceux d’une digestion. Peut-être est-ce celle du Léviathan, ce monstre biblique qui impose la soumission par la peur, et est utilisé comme métaphore du pouvoir étatique dans la pensée de Hobbes.&nbsp;</p>



<p>Pour finir d’enraciner l’importance d’un dépassement de la justice punitive, Lorraine&nbsp;&nbsp;de Sagazan a recours une accumulation de procédés scéniques impressionnants plus ou moins inventifs. Leur intérêt n’est pas toujours évident à première vue, et ils tendent à distraire le spectateur du propos qui est pourtant d’une grande pertinence.</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE <br><br>Jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">21 juillet</mark>, Gymnase du lycée Aubanel, Avignon </p>
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		<title>Au Bois de l’Aune, de l’invisible pour les yeux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Dec 2023 10:57:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume Poix]]></category>
		<category><![CDATA[La Vie invisible]]></category>
		<category><![CDATA[Lorraine de Sagazan]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre du Bois de l’Aune]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Sabatier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S’il est un lieu où la vue semble primordiale, c’est bien le théâtre. Son étymologie même renvoie au domaine de la vue, le terme grec θέατρον (théâtre, lieu où l’on regarde, vient du verbe θεάομαι, regarder). Mettre en scène et lui demander de partager sa perception avec le public relève du paradoxe, de prime abord avant d’ouvrir des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>S’il est un lieu où la vue semble primordiale, c’est bien le théâtre. Son étymologie même renvoie au domaine de la vue, le terme grec <a href="https://fr.wiktionary.org/wiki/%CE%B8%CE%AD%CE%B1%CF%84%CF%81%CE%BF%CE%BD#grc">θέατρον</a> (théâtre, lieu où l’on regarde, vient du verbe <a href="https://fr.wiktionary.org/wiki/%CE%B8%CE%B5%CE%AC%CE%BF%CE%BC%CE%B1%CE%B9">θεάομαι</a>, regarder). Mettre en scène et lui demander de partager sa perception avec le public relève du paradoxe, de prime abord avant d’ouvrir des champs démultipliés à notre entendement. La metteuse en scène <strong>Lorraine de Sagazan</strong> et l’auteur <strong>Guillaume Poix</strong> ont collecté de nombreux témoignages de personnes déficientes visuelles et c’est à partir de celui de <strong>Thierry Sabatier</strong> qu’ils ont construit leur spectacle. Seul, Thierry Sabatier s’avance devant la scène, explique sa cécité, l’accident, alors qu’il n’avait que seize ans, qui a scellé l’évolution d’une maladie que personne n’avait détectée et qui peu à peu rongeait son champ de vision. Il évoque sa vie d’enfant, la dernière pièce qu’il a « vue » avec sa mère peu avant la mort de celle-ci. Elle lui chuchotait alors ce qui se déroulait sur scène afin qu’il profite de la représentation comme tous les autres spectateurs. Cette pièce se trouve au centre du propos.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un réel « augmenté »</mark></strong></p>



<p>Le réel et la fiction théâtrale se conjuguent ici étroitement. La mémoire de celui qui cherche à se souvenir de son visage et ne «&nbsp;voit&nbsp;» les autres qu’en les touchant, tente de reconstituer ce moment du passé lié au basculement de son existence. Une même scène reprise plusieurs fois, et chaque fois un peu plus étoffée, dessine des échos entre les souvenirs de la pièce, ceux du vécu et la confusion qui s’est établie entre le réel et la construction littéraire. Notre perception des œuvres est interrogée par ce biais&nbsp;: notre réception d’une production artistique est nourrie de ce que nous sommes et la mémoire que nous en avons est tributaire de ce que nous sommes. Notre réalité est augmentée par les références de ce que nous avons vu, lu, écouté…&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une autre appréhension des sens</mark></strong></p>



<p>Le début de l’évocation de la pièce dont le nom a été oublié, (l’enjeu du récit ne réside pas là), est effectué dans l’ombre où se dessinent deux silhouettes immobiles qui se contentent de dire leur texte, reproduisant ce que l’on pourrait supposer de la perception d’une personne aveugle, seules les voix compteraient… «&nbsp;<em>Faux&nbsp;!&nbsp;</em>» s’insurge alors Thierry Sabatier. Les gestes, les mouvements, les attitudes, tout est sensible et perçu, même pour un non-voyant. Les deux acteurs essaient alors de reconstituer le ton, les intentions de la pièce, les mots deviennent subalternes, l’important est de mettre en scène un couple qui se déchire, à l’instar du couple des parents de Thierry Sabatier. La vue est mise en défaut&nbsp;: «&nbsp;<em>et vous, est-ce que vous vous fiez à ce que vous voyez&nbsp;?</em>&nbsp;» interroge malicieusement Thierry en s’adressant au public. Les deux comédiens professionnels, Chloé Olivères et Romain Cottard, l’aident à retrouver les personnages de la pièce inconnue. Lui, dans son propre rôle, canne blanche à la main, sourit vers l’assistance, nous interpelle sur notre perception du réel, la met en cause. L’approche des méandres de la mémoire, de la complexité des sentiments, des ambiguïtés humaines, des brumes de la création, est d’une finesse et d’une profondeur délicate. Il n’y a pas de larmoiements ou de «&nbsp;bons sentiments&nbsp;» vains, mais une émotion et un humour qui rendent à la vie sa richesse et son humanité. Notre incapacité commune, quels que soient les sens dont nous disposons, à saisir le réel dans son objective présence, nous renvoie à notre condition d’êtres en proie aux variations des émotions, créateurs inconscients d’affabulations, construisant nos propres autofictions au cœur d’un monde que nous nous approprions par la grâce des fictions.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><em>La Vie invisible</em>&nbsp;a été donné le 21 novembre, au Théâtre du Bois de l’Aune, Aix-en-Provence.</p>
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