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	<title>Archives des Luma - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Luma - Journal Zebuline</title>
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		<title>À Luma Arles, les mémoires de l’eau et des arts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:30:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Delta, un film vivant Delta, de Verena Paravel, est une commande de Luma, et a été tourné lors d’une résidence à la Tour du Valat, Institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes fondé en Camargue par Luc Hoffmann, mécène ornithologue, père de Maja Hoffman, directrice de Luma. L’amour du vivant qui fourmille [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Delta</strong></mark></em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">, un film vivant</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Delta</em>, de <strong>Verena Paravel</strong>, est une commande de Luma, et a été tourné lors d’une résidence à la Tour du Valat, Institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes fondé en Camargue par Luc Hoffmann, mécène ornithologue, père de Maja Hoffman, directrice de Luma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’amour du vivant qui fourmille dans le delta du Rhône est manifeste dans ce film dont les points de vue surprennent, tout près des roseaux et des insectes, à hauteur de leurs yeux, de leurs antennes, de leur verdeur. Le traitement du son est tout aussi subtil et étonnant, capté sous la surface des eaux pas si stagnantes, au passage de l’air entre les feuilles, attrapant chaque pas de puceron le long des tiges, chaque mandibule qui mâche. Sans chercher à restituer le point de vue d’une faune qui n’a généralement ni oreilles ni vision binoculaire, <em>Delta</em> bouleverse pourtant notre perception anthropomorphique, en nous amenant plus près des forces telluriques, des éléments et des vies minuscules.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Revue historique</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la galerie des archives vivantes, au sous-sol de la Tour, les <em>Cahiers d’Art</em> anciens reprennent vie. La revue a été fondée il y a tout juste 100 ans par Christian Zervos, et codirigée avec Yvonne Zervos dès les années 1930. Une revue rapidement devenue mythique par sa mise en page et son invention typographique, mais surtout parce que des reproductions de Picasso, Kandinsky ou Matisse y voisinaient avec des textes de Beckett, Lacan ou Artaud, et des photographies de Man Ray ou Dora Maar.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>100 ans de Cahiers d’Art et LUMA Arles</em> expose des pages célèbres de la revue, des plaques de gravure de Duchamp, des pochoirs de Miró, des carnets de dessin de Picasso. Elle se prolonge avec des œuvres plus récentes publiées par la revue actuelle, en particulier deux dessins d’Adel Adessemed, une lithographie de William Kentridge, un tirage d’Al Weiwei… et un film, <em>REMNA</em>, commande le Luma au duo<strong> QASAR</strong>, qui décline les matières, traits, découpes, émotions et pigments des <em>Cahiers</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Calligraphier l’architecture</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition consacrée à <strong>Zaha Hadid</strong> éclaire magnifiquement la singularité de l’architecte. Les œuvres que ses confrères ou ses disciples lui consacrent sont exposées dans une première salle où de nombreuses interviews sont diffusées, et trois salles sont consacrées à ses peintures, dessinant une architecture qui flotte dans l’air, s’imposant par ses lignes comme un geste plastique sur l’horizon. Architecture expérimentale, longtemps raillée comme impossible et abstraite, s’imposant dans les galeries d’art… avant d’être enfin prise au sérieux et réalisée dans les cieux de Rome, Londres, Canton ou Marseille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition permet de comprendre ses influences, en particulier le suprématisme russe, mais aussi sa philosophie de l’espace, son développement d’une nouvelle géométrie architecturale, construite autour d’axes et de superposition, dans une démarche d’expérimentation qui, selon elle, «&nbsp;ne devrait pas avoir de fin&nbsp;».</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br>Delta, Zaha Hadid, Cahiers d’Art<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au printemps 2027</mark><br><br><a href="https://luma.org/arles" type="link" id="https://luma.org/arles">Luma</a>, Arles</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Luma speaks english<br></mark></strong>Les journalistes invités au voyage de presse à la Fondation Luma ont été accueillis par Maja Hoffmann le 30 avril, pour une longue après-midi de visites des 6 expositions qui ouvraient au public le lendemain, 1er-mai. <br>La tour de&nbsp;Frank Gehry qui brille et s’élève, visible de très loin dans la plaine camarguaise, continue d’affirmer le poids de la milliardaire sur la ville d’Arles. L’art contemporain et ses fondations privées ne cessent d’y éclore, épurées et amères comme des fleurs de sel. Elles  semblent ignorer les difficultés sociales d’une ville plurimillénaire et pauvre, où désormais les bodégas, l’Espagne, la Provence et le patrimoine antique affichent rarement leurs ivresses. <br>Arles a changé d’identité et se voue à l’art contemporain, souvent pour le meilleur – les expositions ouvertes le 1er mai en témoignent. Mais les collections privées s’affichent avec des moyens que les Suds, le Museon Arlaten ou le Musée Arles antique n’ont plus, et que les Rencontres Internationales de la Photographie n’atteignent pas davantage. <br>Cette cohabitation d’une culture publique qui subit des restrictions budgétaires de plus en plus violentes, et de fondations privées, dont certains bénéficient de moyens illimités et en en accroissement constant, permet au public un accès aux œuvres, et en particulier aux collections privées des milliardaires amateurs d’art. <br>Mais pourquoi accueillir les journalistes, dont la plupart étaient francophones, pour une visite tout en anglais, avec traduction française au casque&nbsp;? Quel est le sens de ce choix pour la presse française, pour la presse régionale, et pour les habitant·es d’Arles et de la région&nbsp;? <br>Ouvrir cette visite le 30 avril, seul jour férié des journalistes français·es (aucun journal ne paraît le 1er mai) et programmer les vernissages, et donc le travail du personnel et des prestataires, le jour de la fête du travail, était tout aussi maladroit. <br>Ou volontaire&nbsp;? <br>Maja Hoffmann, dans l’édito présentant ses expositions, parle des «&nbsp;réalités sociales en mutation&nbsp;» et propose «&nbsp;une remise en cause des récits dominants&nbsp;» pour imaginer d’autres «&nbsp;manières d’être ensemble&nbsp;». Pour les Arlésiens, les Arlésiennes et tous les amoureux de cette ville exceptionnelle, il n’est pas certain que l’anglais international et le travail le 1er-mai soit un changement désiré. <br>A.F.</pre>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-effect="slide" style="--aspect-ratio:calc(696 / 522)"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="522" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-136346" data-id="136346" data-aspect-ratio="696 / 522" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Verena-Paravel-Delta-2026-2027-La-Tour-Galerie-Est-LUMA-Arles-France.-Large.png?resize=696%2C522&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Verena-Paravel-Delta-2026-2027-La-Tour-Galerie-Est-LUMA-Arles-France.-Large.png?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, 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696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">100 ans de Cahiers d’Art et 
LUMA Arles, 2026 &#8211; 2027, La Tour, 
Galerie des Archives Vivantes, 
LUMA Arles, France. © 
Victor&#038;Simon &#8211; Grégoire d’Ablon</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img decoding="async" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-136344" data-id="136344" src="https://journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/3.-Serpentine-North-Gallery-Perspective-painting-of-the-Serpentine-extension.tif"/><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Zaha Hadid Architects. Serpentine North Gallery, Perspective painting of the Serpentine extension. Londres, Royaume Uni 2012 © Zaha Hadid Foundation
</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img decoding="async" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-136343" data-id="136343" src="https://journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/1.-Victoria-City-Aerial-Aerial-perspective.tif"/><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">
</figcaption></figure></li></ul><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-prev swiper-button-prev swiper-button-white" role="button"></a><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-next swiper-button-next swiper-button-white" role="button"></a><a aria-label="Pause Slideshow" class="wp-block-jetpack-slideshow_button-pause" role="button"></a><div class="wp-block-jetpack-slideshow_pagination swiper-pagination swiper-pagination-white"></div></div></div>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles&nbsp;<a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels&nbsp;</em>ici</a></p>
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		<title>Luma Arles ouvre ses expositions d’été</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 07:50:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À Luma Arles, un ensemble de nouvelles expositions s’installent ce 1er mai dans la Tour et dans les bâtiments du Parc des Ateliers. Il y a d’abord Overpainted Photographs de Gerhard Richter, un ensemble où la peinture altère des images photographiques, interrogeant la notion de vérité et la stabilité du visible. Delta de Verena Paravel, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Luma Arles, un ensemble de nouvelles expositions s’installent ce 1<sup>er</sup> mai dans la Tour et dans les bâtiments du Parc des Ateliers. Il y a d’abord <em>Overpainted Photographs</em> de Gerhard Richter, un ensemble où la peinture altère des images photographiques, interrogeant la notion de vérité et la stabilité du visible. <em>Delta</em> de Verena Paravel, une installation filmique ancrée dans l’écosystème du delta du Rhône. <em>In the Veins</em> de Camille Henrot, une installation immersive qui s’attache aux circulations invisibles – émotions, récits, croyances – qui traversent les individus et les générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>In Search of… Incredible</em> de Julianknxx mêle poésie, image et performance autour des questions de mémoire et de transmission. <em>100 ans de Cahiers d’Art</em> célèbre un siècle d’archives et de pensée critique. Enfin, le sixième chapitre des <em>Archives Hans Ulrich Obrist</em> est consacré à l’architecte Zaha Hadid. Un article plus complet sera à lire très rapidement sur <em>Zébuline</em>. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="392" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/1182658705.png?resize=696%2C392&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136225" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/1182658705.png?resize=1024%2C576&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/1182658705.png?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/1182658705.png?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/1182658705.png?resize=1536%2C864&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/1182658705.png?resize=2048%2C1152&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/1182658705.png?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/1182658705.png?resize=696%2C391&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/1182658705.png?resize=1068%2C601&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/1182658705.png?resize=1920%2C1080&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/1182658705.png?resize=747%2C420&amp;ssl=1 747w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/1182658705.png?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Camille Henrot, In the Veins (image extraite de la vidéo), 2026.<br>© ADAGP Camille Henrot. Avec l’aimable autorisation de l’artiste,<br>Mennour et Hauser &#038; Wirth</figcaption></figure>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br>Overpainted Photographs - In Search of… Incredible<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 10 janvier 2027<br></mark><br>Delta - In the Veins - 100 ans de Cahiers d’Art - Archives Hans Ulrich Obrist<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 21 mars 2027</mark><br><br><a href="https://luma.org/arles" type="link" id="https://luma.org/arles"> Luma, Arles</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels </em>ici</a></p>



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		<title>Ravir et capturer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 09:43:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Arles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voir la&#160;communauté LGBTQIA+ de New York des&#160;années&#160;1970, en photos, c’est&#160;en prendre plein les yeux, d’un&#160;bonheur multicolore et&#160;multigenre. Mais&#160;c’est aussi&#160;se faire asperger d’une tristesse pas si passagère.&#160;David Armstrong, lui-même homosexuel,&#160;ne se doutait pas, quand il&#160;prenait en photo ses amis, que nombre d’entre eux succomberaient&#160;du VIH&#160;quelques années&#160;plus tard. De ces visages&#160;photographiés,&#160;récurrents ou ponctuels,&#160;camarades de longue date ou [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Voir la&nbsp;communauté LGBTQIA+ de New York des&nbsp;années&nbsp;1970, en photos, c’est&nbsp;en prendre plein les yeux, d’un&nbsp;bonheur multicolore et&nbsp;multigenre. Mais&nbsp;c’est aussi&nbsp;se faire asperger d’une tristesse pas si passagère.&nbsp;David Armstrong, lui-même homosexuel,&nbsp;ne se doutait pas, quand il&nbsp;prenait en photo ses amis, que nombre d’entre eux succomberaient&nbsp;du VIH&nbsp;quelques années&nbsp;plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De ces visages&nbsp;photographiés,&nbsp;récurrents ou ponctuels,&nbsp;camarades de longue date ou rencontres furtives,&nbsp;on se demande&nbsp;avec&nbsp;douleur&nbsp;lesquels sont restés.&nbsp;Depuis le début des années&nbsp;1980,&nbsp;plus de 90 millions de personnes ont été touchées par le sida, et 44 millions en sont décédées, d’après l’OMS.&nbsp;Aujourd’hui on vit avec. Mais&nbsp;il y a 40 ans c’était presque une sentence de mort imminente.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’essence d’une époque</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la pénombre du sous-sol de la Tour&nbsp;s’alignent&nbsp;sur les murs des centaines de&nbsp;ces&nbsp;portraits&nbsp;en noir et&nbsp;blanc, assortis de&nbsp;planches contact&nbsp;révélant&nbsp;quelle photo a été choisie, laquelle non.&nbsp;Rieurs,&nbsp;insouciants,&nbsp;ou&nbsp;plus graves, certains ont été pris sur le vif, d’autres ont posé longuement&nbsp;pour le photographe.&nbsp;Sont&nbsp;parsemés çà et là&nbsp;des&nbsp;clichés de paysages flous et décentrés, plus tardifs, pris en pleine épidémie à la fin des années&nbsp;1980&nbsp;par l’artiste.&nbsp;Comme pour rappeler la tragédie à suivre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="522" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/250623_LUMA_DAVID_ARMSTRONG_VICTORSIMON_GREGOIRE_DABLON_9-Large-1.png?resize=696%2C522&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-131208" style="width:473px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/250623_LUMA_DAVID_ARMSTRONG_VICTORSIMON_GREGOIRE_DABLON_9-Large-1.png?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/250623_LUMA_DAVID_ARMSTRONG_VICTORSIMON_GREGOIRE_DABLON_9-Large-1.png?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/250623_LUMA_DAVID_ARMSTRONG_VICTORSIMON_GREGOIRE_DABLON_9-Large-1.png?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/250623_LUMA_DAVID_ARMSTRONG_VICTORSIMON_GREGOIRE_DABLON_9-Large-1.png?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/250623_LUMA_DAVID_ARMSTRONG_VICTORSIMON_GREGOIRE_DABLON_9-Large-1.png?resize=696%2C522&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/250623_LUMA_DAVID_ARMSTRONG_VICTORSIMON_GREGOIRE_DABLON_9-Large-1.png?resize=560%2C420&amp;ssl=1 560w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/250623_LUMA_DAVID_ARMSTRONG_VICTORSIMON_GREGOIRE_DABLON_9-Large-1.png?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/07/250623_LUMA_DAVID_ARMSTRONG_VICTORSIMON_GREGOIRE_DABLON_9-Large-1.png?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"> © David Armstrong</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Armstrong, on l’imagine dans les yeux de&nbsp;ses sujets, qu’ils fixent l’objectif.&nbsp;L’appareil cherche le regard.&nbsp;Bien souvent&nbsp;il le trouve.&nbsp;Mais dans la diversité&nbsp;de l’agencement&nbsp;de chaqueportrait&nbsp;se distingue&nbsp;fréquemment&nbsp;la volonté propre&nbsp;de&nbsp;chacun, maquillés,&nbsp;déguisés, nus,&nbsp;ou&nbsp;enveloppés de tissu.&nbsp;Sur les&nbsp;négatifs étalés au centre&nbsp;de la pièce, brille&nbsp;cette&nbsp;liberté&nbsp;de&nbsp;présentation et de représentation&nbsp;de soi-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien n’est laissé&nbsp;dans l’ombre. Quand le noir et&nbsp;blanc de ces portraits apportait mélancolie,&nbsp;détachement&nbsp;et&nbsp;rêverie, la couleur éclatante des&nbsp;images&nbsp;qui défilent sur les écrans&nbsp;de la salle d’à&nbsp;côté&nbsp;ancre, brutalement, la photographie d’Armstrong dans la réalité.&nbsp;Sans tabou&nbsp;nijugement, il documente un mode de vie newyorkais, jeune,&nbsp;débridé,&nbsp;d’un temps&nbsp;où le danger d’un flash d’appareil photo dans une voiture en marche n’était pas spécialement perçu,&nbsp;ni&nbsp;celui&nbsp;de cette maladie&nbsp;insidieuse&nbsp;dont on commençait&nbsp;à parler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">GABRIELLE SAUVIAT</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>David Armstrong<br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 5 octobre</mark><br><a href="https://www.instagram.com/luma_arles/">Luma, Arles</a></pre>



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		<title>De Chicago à Kentridge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jul 2024 06:01:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Judy Chicago]]></category>
		<category><![CDATA[Luma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il aura fallu attendre 2020 et 81 ans pour qu&#8217;ait lieu une première rétrospective du travail de&#160;Judy Chicago, pionnière de l&#8217;art féministe aux États-Unis.&#160;Judy Chicago : Herstory&#160;à LUMA Arles est la première en Europe, conçue en partenariat avec le New Museum de New York. Des œuvres créées dans les années 1960-70 sont mises en relation [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il aura fallu attendre 2020 et 81 ans pour qu&rsquo;ait lieu une première rétrospective du travail de&nbsp;<strong>Judy Chicago</strong>, pionnière de l&rsquo;art féministe aux États-Unis.&nbsp;<em>Judy Chicago : Herstory</em>&nbsp;à LUMA Arles est la première en Europe, conçue en partenariat avec le New Museum de New York. Des œuvres créées dans les années 1960-70 sont mises en relation avec les productions plus récentes. On y voit un minimalisme et un art abstrait sensuels et colorés, à rebours des productions masculines de l’époque. L’artiste s’approprie au passage des techniques et objets qu’elle considère machistes&nbsp;: bombes aérosol et capots de voiture. Pour déboucher, plus tard, sur l’utilisation de médiums et de genres dévalorisés&nbsp;: travaux d&rsquo;aiguille et illustrations narratives (<em>Résolutions</em>,&nbsp;<em>Birth Project</em>,&nbsp;<em>The Female Divine</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color"><strong>Womanhouse</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses œuvres immersives, notamment ses performances pyrotechniques (<em>Atmosphères</em>) sont présentes à travers vidéos et photos, ainsi que la reconstitution de&nbsp;<em>The Feather room</em>, pièce à la lumière blanche où l’on marche dans une couche de plumes jusqu’aux genoux. Son projet le plus célèbre,&nbsp;<em>The Dinner Party</em>, table de banquet triangulaire aux 39 couverts, chacun dédié à une femme illustre, est évoqué au centre de l’exposition en dessins, céramiques, photographie, vidéo. Plus loin, les images de&nbsp;<em>The Womanhouse</em>, projet du Feminist Art Program qu’elle fonde en 1970&nbsp;: la transformation d’une demeure délabrée d&rsquo;Hollywood en une installation d’art totale, explorant les constructions de la féminité, de la domesticité et la dévalorisation de l&rsquo;expérience des femmes dans une société patriarcale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color"><strong>William Kentridge</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>William Kentridge </strong>est à Arles pour la création mondiale de son opéra de chambre <em>The Great Yes, The Great No</em>, dont l&rsquo;action se déroule en mars 1941 sur un cargo comptant à son bord plusieurs artistes et intellectuel·le·s comme la photographe Germaine Krull, l&rsquo;anthropologue Claude Lévi-Strauss, le poète André Breton, cherchant à fuir la France de Vichy. Une traversée qui prend une tournure inattendue lorsque Charon, passeur des Enfers, bouleverse l&rsquo;espace et le temps pour convoquer d&rsquo;autres figures illustres de l’anti-colonialisme à se joindre à l&rsquo;aventure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition conjointe&nbsp;<em>Je n’attends plus</em>&nbsp;présente des dessins, peintures, collages, sculptures et installations réalisés lors de ses recherches autour de cet opéra, ainsi qu’un ensemble conséquent d’œuvres&nbsp;:&nbsp;<em>KABOOM!</em>,&nbsp;<em>The Nose</em>,&nbsp;<em>O Sentimental Machine</em>,&nbsp;<em>To Cross One More Sea, More Sweetly Play the Dance, Oh To Believe in Another World&nbsp;</em>. Des installations filmiques et vidéos aux accents post-cubistes, constructivistes, dadaïstes et surréalistes. Tout le fond du vaste espace central de La Mécanique Générale est d’ailleurs entièrement occupé par un immense panoramique, constitué de sept vastes écrans placés côte à côte, sur lesquels sont projetés en boucle&nbsp;<em>More Sweetly Play the Dance</em>, parade sans fin, procession dansante macabre, et&nbsp;<em>Oh To Believe in Another World</em>, où évoluent dans une maquette de musée des personnages-marionnettes liés au régime soviétique des années 1920 à 1950.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Judy Chicago : Herstory</em></strong><br>Jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">29 septembre</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Je n’attends plus</em></strong><br>Jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">12 janvier 2025</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">LUMA, Arles</p>
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		<title>À Luma Arles, la science-fiction transcendée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 07:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Luma]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Réalités de la science-fiction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme depuis deux ans, Luma Arles s’intéresse à cette matière artistique et interroge ce qu’elle dit de nous dans son colloque Réalités de la science-fiction. Du 15 au 17 décembre, une série de conférences, ateliers, projections et réunissant plusieurs artistes, auteurs·ices, chercheuses·eurs vont ainsi traiter de «&#160;contre-dystopie&#160;», d’&#160;«&#160;effondrement du présent&#160;», et vont même envoyer la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Comme depuis deux ans, Luma Arles s’intéresse à cette matière artistique et interroge ce qu’elle dit de nous dans son colloque <em>Réalités de la science-fiction</em>. Du 15 au 17 décembre, une série de conférences, ateliers, projections et réunissant plusieurs artistes, auteurs·ices, chercheuses·eurs vont ainsi traiter de «&nbsp;contre-dystopie&nbsp;», d’&nbsp;«&nbsp;effondrement du présent&nbsp;», et vont même envoyer la Cour Suprême des Etats-Unis dans l’espace.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un monument</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En ouverture, le 15 à 18 heures, Luma Arles accueille (en visioconférence) une légende de la science fiction en la personne de <strong>Samuel R. Delany</strong>. L’auteur américain qui s’est distingué en publiant de la science-fiction féministe et gay dans l’Amérique des années 1970 – quitte à voir son lectorat offusqué, et ses ventes baisser. Il échangera avec <strong>Benjamin Thorel</strong>, critique d’art. Place ensuite à la projection de deux films de <strong>Mati Diop&nbsp;</strong>: <em>Atlantique</em> et <em>Atlantiques</em>, suivie d’une conversation avec la réalisatrice. Le lendemain, dès 10 heures, l’autrice <strong>Atheel Elmalik</strong> invite à un atelier d’écriture qui se veut être «&nbsp;<em>un exercice en fiction visionnaire&nbsp;</em>». Les participants écriront «&nbsp;<em>ensemble des mondes fictifs en explorant les questions qui trouveront écho dans le groupe.</em>&nbsp;» Le reste de la journée verra se décliner plusieurs conférences&nbsp;: une de Isiah Lavender III (professeur à l’université de Géorgie) autour du roman de Samuel R. Delany <em>La Ballade de Bêta-2</em>, une autre intitulée«Fan-fiction, science-fiction et la communauté épistémique de la sécurité de l’IA&nbsp;» par <strong>Shazeda Ahmed</strong>, chercheuse à Los Angeles. Le dimanche, on guettera celle de <strong>Nicolas Giraud</strong>, professeur à l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, autour du poids des images dans la société. Ou encore la projection de <em>Neptune Frost</em>, où des cyberpirates anticolonialistes mènent une «&nbsp;insurrection virtuelle et puissante&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Réalités de la science-fiction III</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 au 17 décembre<br></mark>Luma, Arles<br><a href="http://luma.org">luma.org</a></pre>
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