<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Mattéo Eustachon - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/matteo-eustachon/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/matteo-eustachon/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Tue, 02 Dec 2025 14:24:45 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Mattéo Eustachon - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/matteo-eustachon/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>« Laurent dans le vent » : Ici et là</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/laurent-dans-le-vent-ici-et-la/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=laurent-dans-le-vent-ici-et-la</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/laurent-dans-le-vent-ici-et-la/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 09:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[ACID Cannes 25]]></category>
		<category><![CDATA[Anton Balekjian]]></category>
		<category><![CDATA[Baptiste Perusat]]></category>
		<category><![CDATA[Béatrice Dalle]]></category>
		<category><![CDATA[Djanis Bouzyani]]></category>
		<category><![CDATA[Ira Verbitskaya]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent dans le vent]]></category>
		<category><![CDATA[Léo Couture]]></category>
		<category><![CDATA[Mattéo Eustachon]]></category>
		<category><![CDATA[Monique Crespin]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Daloz]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=133349</guid>

					<description><![CDATA[<p>Si on connaît dans le cinéma nombre de célèbres duos-tandems-couples de réalisateurs, la coréalisation à trois est chose rare. Anton Balekjian, Léo Couture et Mattéo Eustachon, prouvent que c’est possible et poursuivent leur collectif initié durant leurs études à la Cinéfabrique. Sans doute aiment-ils le chiffre 3 &#8211; leur premier long métrage Mourir à Ibiza, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/laurent-dans-le-vent-ici-et-la/">« Laurent dans le vent » : Ici et là</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Si on connaît dans le cinéma nombre de célèbres duos-tandems-couples de réalisateurs, la coréalisation à trois est chose rare.<strong> Anton Balekjian</strong>, <strong>Léo Couture</strong> et <strong>Mattéo Eustachon</strong>, prouvent que c’est possible et poursuivent leur collectif initié durant leurs études à la Cinéfabrique. Sans doute aiment-ils le chiffre 3 &#8211; leur premier long métrage <em>Mourir à Ibiza</em>, tourné sur trois ans, assemblait trois moyens métrages et trois étés. Sans doute aussi, apprécient-ils le contrepied&nbsp;puisqu’avec <em>Laurent dans le vent</em>, leur deuxième opus, on passe de l’été à l’hiver et de la mer à la montagne.</p>



<p>Le film, en caméra embarquée depuis un télésiège, s’ouvre sur des pieds en gros plan qui survolent le paysage pelé d’une station de ski hors saison. Laurent (<strong>Baptiste Perusat</strong>) « atterrit » là, sur une musique de western spaghetti.</p>



<p>Il a 29 ans, sans emploi, sans projet, parce que «&nbsp;<em>c’est dur de savoir ce qu’on veut faire</em>&nbsp;».</p>



<p>Il est au propre comme au figuré en suspension, prêt au précipité – corps insoluble dans une masse homogène. Il a «&nbsp;pété un câble&nbsp;» et vient se reposer dans un studio encore vide, prêté par la famille de la copine de sa sœur. Quelques semaines plus tard, chassé de son refuge par l’arrivée des vacanciers hivernaux, il «&nbsp;tape l’incruste&nbsp;» auprès des gens qu’il a croisés.</p>



<p><em>Laurent dans le vent</em> joue de la chimie et de l’alchimie. Au fil des allées venues et des rencontres du protagoniste, le film se construit sur une errance et un ancrage.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Utopies croisées</mark></strong></p>



<p>Le héros, en panne d’utopie -ou porteur de la plus difficile&nbsp;à atteindre : «&nbsp;<em>aimer et être aimé</em>&nbsp;», révèle celles des autres.</p>



<p>Ce sont les saisonniers, Lizzy (<strong>Ira Verbitskaya</strong>) la barmaid qui vit pour ses voyages, Farès ( <strong>Djanis Bouzyani</strong>) le photographe homo marseillais qui aurait voulu être danseur et attend le chaland sur la route des cols, en plein virage, sur un pliant flanqué d’un parasol. &nbsp;C’est Lola (<strong>Monique Crespin</strong>), une vieille femme du coin, seule, malade, qui ne pense qu’à mourir face à sa vallée. C’est un éleveur qui affirme tuer les loups en dépit des Écolos et cherche sa chèvre magique et chérie répondant au nom mythologique d’Aristée. C’est encore Sophia (<strong>Béatrice Dalle</strong>), une herboriste, échouée là depuis 20 ans, après une vie d’aventures en Amérique latine. Son fils de 22 ans, Santiago (<strong>Thomas Daloz</strong>), vêtu de peaux de bêtes, armé d’une grande épée et qui s’identifie à un Viking.</p>



<p>Les réalisateurs disent avoir passé beaucoup de temps dans ces villages alpins à écouter les histoires des gens, et avoir imaginé leurs personnages à partir de ces entretiens. Ils mêlent au casting, des «&nbsp;Locaux&nbsp;» non professionnels et extraient du réel, magie et étrangeté.</p>



<p><em>Laurent dans le vent</em> est un film guiraudien en diable pour la friction entre une matérialité toujours un peu burlesque et la spiritualité. Entre le prosaïque et la métaphysique, le naturalisme et le fantastique des nocturnes montagnards. Un film tendre et universel qui parle de solitude et des liens humains sans lesquels on n’est rien. Un film générationnel sur ceux qui, parmi les 20-30 ans, ne se projettent pas dans une success story avec en horizon une Rolex à 50 ans. Des jeunes égarés dans le siècle qui « <em>portent en leur âme, un chemin perdu</em> » tel le <em>Desaparecido</em> de la chanson de Manu Chao entonnée pour le nouvel an chez la sœur de Laurent.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Laurent dans le vent </em>de <strong>Anton Balekjian</strong>, <strong>Léo Couture</strong> et <strong>Mattéo Eustachon</strong></p>



<p>Sortie le 31 décembre 2025</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/laurent-dans-le-vent-ici-et-la/">« Laurent dans le vent » : Ici et là</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/laurent-dans-le-vent-ici-et-la/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">133349</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Butiner au FID</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/butiner-au-fid/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=butiner-au-fid</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/butiner-au-fid/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 05:05:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Anton Balekdjian]]></category>
		<category><![CDATA[Berto]]></category>
		<category><![CDATA[Bob Rice]]></category>
		<category><![CDATA[Chun Wang]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Eisenberg]]></category>
		<category><![CDATA[Ebrahim Golestan]]></category>
		<category><![CDATA[FID]]></category>
		<category><![CDATA[Hikky Chen]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Godard]]></category>
		<category><![CDATA[Léo Couture]]></category>
		<category><![CDATA[Lluís Galter]]></category>
		<category><![CDATA[Mathieu Amalric]]></category>
		<category><![CDATA[Mati Diop]]></category>
		<category><![CDATA[Mattéo Eustachon]]></category>
		<category><![CDATA[Mitra Farahani]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Bouchaud]]></category>
		<category><![CDATA[Nikki DeParis]]></category>
		<category><![CDATA[Nikola Spasic]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Sylvain]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://tdi_117_022</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est la saison où dans les champs s’activent les abeilles. À Marseille, c’est le moment où les cinéphiles d’ici et d’ailleurs se pressent devant les salles pour voir les films que nous offre le FIDMarseille. Pour&#160; cette&#160; 33e édition, 123 films sont venus de 37 pays. Comment choisir ? Un thème, un pays, un·e cinéaste, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/butiner-au-fid/">Butiner au FID</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px">C’est la saison où dans les champs s’activent les abeilles. À Marseille, c’est le moment où les cinéphiles d’ici et d’ailleurs se pressent devant les salles pour voir les films que nous offre le <em>FIDMarseille</em>. Pour&nbsp; cette&nbsp; 33<sup>e</sup> édition, 123 films sont venus de 37 pays. Comment choisir ? Un thème, un pays, un·e cinéaste, un film en compétition, un autre joyau, ou encore un lieu, un horaire. Ou tout simplement, butiner au hasard, d’un film à l’autre, recueillant au fil des jours images, sons, paroles et musique que l’on va précieusement garder dans la ruche pour l’hiver.<br></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Mercredi 6 juillet. Dépaysements</strong></p>



<p style="max-width:600px">Un espace coincé entre ville et désert, à Daggett, pas loin de Los Angeles. Un lieu découvert par hasard par <strong>Bob Rice</strong> qui, fasciné, y revient et décide d’y faire son premier film, <em>Way Out Ahead of Us. </em>Un regard bienveillant et politique sur des déclassés de la <em>low middle class</em> blanche, autour d’une famille. Celle de Mark, gravement malade et Tracy, mariés depuis 25 ans qui ont élevé leurs enfants respectifs. C’est leur vie quotidienne, loin du rêve américain, au milieu des baraques et des carcasses de voitures que filme Bob Rice ; leur donnant, le temps du film, la fille qu’ils n’ont pas eue ensemble, jouée par une comédienne professionnelle (<strong>Nikki DeParis</strong>). Un regard qui peut-être change le nôtre, remettant en question nos clichés.<br>Une déambulation dans la ville de Tobako, double fictif de Kawaguchi, banlieue de Tokyo en compagnie de Sakaguchi, (<strong>Marino Kawashima</strong>) embauchée, alors qu’elle n’est pas vidéaste, pour réaliser une vidéo touristique de cette ville industrielle dont les fonderies se sont arrêtées peu à peu.&nbsp; C’est ce que nous propose <strong>Yukinori Kurokawa</strong> dans son nouveau film, <em>Garden Sandbox (Niwa no Sunaba</em>). On y rencontre un « ouvrier au repos, un grand classique », un ancien prof qui pêche à la ligne et offre des bonbons spéciaux, une couturière, une bourgeoise qui transforme des robes de mariée en les découpant, une architecte avec qui Sakaguchi entretient une relation ambigüe, sans oublier Kitagawa auquel elle doit ce job improbable. Ainsi, peu à peu, Yukinori Kurokawa, inspiré par le roman graphique <em>Time of Blue </em>de Fumika Inoue et fan de Jerry Lewis dessine le portrait d’une ville désertée &#8211; le tournage s’est déroulé pendant le confinement &#8211; à travers la déambulation un peu claudicante d’une jeune femme qui la découvre. <em>(Compétition GNCR et compétition internationale)</em></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Jeudi 7 juillet. Monstres sacrés</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px">Quand la cinéaste iranienne <strong>Mitra Farahani</strong> propose à <strong>Jean-Luc Godard</strong> une correspondance avec l’écrivain et cinéaste iranien <strong>Ebrahim Golestan</strong>, la réponse est immédiate : « <em>Commençons par une correspondance, peut-être que ça ne correspondra pas</em>. » Effectivement, au départ les (non)réponses du franco-suisse déroutent un peu l’Iranien. Et durant vingt-neuf semaines, ces deux penseurs du cinéma et de la vie vont s’envoyer, chaque vendredi, un message. Cette correspondance, fragmentée, hachée, que nous offre Mitra Farahani est jubilatoire, drôle parfois, mélancolique aussi car les deux, presque centenaires, savent que la fin est proche et les photos qu’ils s’envoient de leurs séjours à l’hôpital sont comme un clin d’œil à la Faucheuse. Certes, ils ont du mal à trouver un langage commun. <em>« Il y a quelque chose de prétentieux chez Godard, ça doit être lié à son éducation chrétienne </em>», ironise Golestan. Mais au fil des vendredis, on voit se tisser quelque chose qui ressemble à de l’amitié. Ceux qui aiment Godard le retrouvent avec bonheur, ceux qui ne connaissaient pas Golestan, ont découvert un artiste, un homme qui pense. Et ce dernier opus de Mitra Faharani, <em>À Vendredi, Robinson</em> confirme le talent de celle qui avait réalisé en 2012 le superbe <em>Fifi hurle de joie.</em> <em>(Compétition GNCR)</em></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><br><strong>Vendredi 8 juillet. Premiers pas</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Leo-Couture-Anton-Balekdjian-et-Matteo-Eustachon%C2%A9-Hara-Kaminara.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115196" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Leo-Couture-Anton-Balekdjian-et-Matteo-Eustachon%C2%A9-Hara-Kaminara.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Leo-Couture-Anton-Balekdjian-et-Matteo-Eustachon%C2%A9-Hara-Kaminara.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Leo-Couture-Anton-Balekdjian-et-Matteo-Eustachon%C2%A9-Hara-Kaminara.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Léo Couture, Anton Balekdjian et Matteo Eustachon© Hara Kaminara</figcaption></figure>
</div>


<p style="max-width:600px">La mer, le sillage d’un ferry, une fille appuyée au bastingage, un concerto de Vivaldi. Nous voilà embarqués avec Lena qui doit retrouver à Arles Marius, un ancien amour de vacances qui tarde à arriver. Elle y rencontre Maurice et son ami Ali. Ces quatre jeunes vont passer ce premier été ensemble, tout en retenue, en désirs qui ne se disent pas. Badinage amoureux, amitiés vagabondes, conversations existentielles. Ils vont se retrouver les deux étés suivants, au bord de la mer encore, à Étretat puis à Ibiza. Les trois courts métrages tournés par trois amis, <strong>Anton Balekdjian</strong>, <strong>Léo Couture </strong>et<strong> Mattéo Eustachon</strong> sont devenus un long, <em>Mourir à Ibiza (Un film en trois étés).</em> Un conte d’été, un peu maladroit parfois mais plein d’énergie qu’on regarde avec plaisir malgré l’image défaillante du premier chapitre. (<em>Compétition Premier mention spéciale, prix Marseille Espérance, prix Lycéens européens</em>)</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Samedi 9 juillet. Portraits</strong></p>



<p style="max-width:600px">Une cage d’escalier en colimaçon, une femme allongée qui parle. C’est Kristina Milosavljević, une travailleuse du sexe, transgenre, délicate et élégante, que <strong>Nikola Spasic</strong> a filmée dans son quotidien, pendant cinq ans, lui faisant jouer son propre rôle. En plans fixes comme des tableaux impressionnistes, il nous montre sa maison, meublée avec soin, de beaux objets chinés chez des brocanteurs. Ses rituels&nbsp;: ses clients doivent se déchausser en arrivant. Et surtout, il nous la donne à voir, elle, odalisque ou icone comme celle de Sainte Petka qu’elle achète dans une église. Car Kristina est croyante et elle nous livre, frontalement ou, se confiant à Marko, qui a fait des études de théologie, sa difficulté à vivre sa foi et son métier. <em>Kristina,</em> un superbe portrait <em>(Prix Compétition Premier)</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="462" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Mathieu-Amalric-est-avec-Damien-Bertrand-devant-le-cinema-La-Baleine%C2%A9Justine-Batteux.jpg?resize=696%2C462&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115197" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Mathieu-Amalric-est-avec-Damien-Bertrand-devant-le-cinema-La-Baleine%C2%A9Justine-Batteux.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Mathieu-Amalric-est-avec-Damien-Bertrand-devant-le-cinema-La-Baleine%C2%A9Justine-Batteux.jpg?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Mathieu-Amalric-est-avec-Damien-Bertrand-devant-le-cinema-La-Baleine%C2%A9Justine-Batteux.jpg?resize=696%2C462&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Mathieu Amalric est avec Damien Bertrand devant le cinéma La Baleine © Justine Batteux</figcaption></figure>
</div>


<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px"><em>Maîtres anciens &#8211; comédie</em> publié en 1985, avant-dernier roman de <strong>Thomas Bernhard</strong>. Un ouvrage repéré dès sa parution par <strong>Mathieu Amalric</strong>. Un roman dont s’empare <strong>Nicolas Bouchaud </strong>avec ses amis, <strong>Éric Didry</strong> et <strong>Véronique Timsit, </strong>qui devient une pièce jouée avec succès au Théâtre de la Bastille, mais dont la pandémie empêche la reprise en mars 2020. Alors quand Nicolas Bouchaud demande à Mathieu de faire quelque chose, ce sera un film, pas une captation. Un film dans un théâtre fermé, vide. <em>Maîtres anciens &#8211; comédie</em> se passe au musée d’art ancien de Vienne, où Reger, un homme âgé, vient depuis prés de 40 ans s’asseoir sur la même banquette, dans la salle Bordone, devant <em>L’Homme à la barbe blanche </em>du Tintoret. La caméra du cadreur <strong>Berto </strong>suit Nicolas Bouchaud sur la scène d’une salle aux fauteuils rouges vides, dans les coulisses, dans la régie et même dans la rue de la Roquette devant des passants masqués et abasourdis. La caméra frôle son visage, où passent tour à tour la colère, la hargne, le désespoir aussi de cet homme qui renverse tous les piliers de notre culture occidentale, Beethoven <em>« qui est d’un sérieux ridicule »,</em>&nbsp; Le Greco «&nbsp; qui <em>n’a jamais su peindre une main.</em> » Tout le monde y passe ; Heidegger, Mozart, Stifter … même « Bach, ce gros puant !&#8230;&nbsp;» Sans oublier tous ceux qui veulent apprendre aux enfants cette culture, les professeurs, suppôts de l’État, tous ceux qui font de l’enfance un enfer. Ce qu’a été la sienne.<br>Les choix de mise en scène de Mathieu Amalric pour ce monologue corrosif, plans, longs, sobres, cadres larges ou serrés associent à merveille théâtre et cinéma. (<em>Programme La Folie Amalric</em>)<br></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Dimanche 10 juillet. Mystères</strong></p>



<p style="max-width:600px">La tête d’un bébé qui s’endort. Un enfant qu’on douche. Un camping balnéaire. Assis au bord d’une piscine, un retraité raconte la disparition d’un enfant, quelques années plus tôt à trois adolescentes,&nbsp; toutes ouïes. À partir de là, rien n’est plus pareil pour elles. Cet homme qui passe, déguisé en ours, sorte de mascotte du camping, n’est-il pas étrange&nbsp;? Dangereux&nbsp;? Œil des fillettes, œil de la caméra, tout a une impression d’étrange étrangeté. Jeux sur la plage, parties de cartes, bains, jambes des filles, herbes folles, promenades nocturnes, alentours qui deviennent des jungles de tous les dangers. On joue à se faire peur. Peur amplifiée par l’absence (passagère&nbsp;?) d’un autre enfant. On se perd délicieusement dans <em>Aftersun</em>, inspiré à <strong>Lluís Galter</strong> par un fait divers, la disparition d’un enfant suisse, René Henzig, qui passait ses vacances avec ses parents à Sant Pere Pescador, sur la Costa Brava, en 1980. Tournées avec une petite handycam, les images ont le charme délicat des souvenirs ou des rêves de l’enfance.&nbsp; <em>(Compétition Internationale)</em></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-regular-font-size" style="max-width:600px"><strong><span class="td_text_columns_two_cols">Lundi 11 juillet. Palmarès</span></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Narimane-Mari-remporte-le-grand-prix-de-la-Competition-francaise%C2%A9Hara-Kaminara.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115198" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Narimane-Mari-remporte-le-grand-prix-de-la-Competition-francaise%C2%A9Hara-Kaminara.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Narimane-Mari-remporte-le-grand-prix-de-la-Competition-francaise%C2%A9Hara-Kaminara.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Narimane-Mari-remporte-le-grand-prix-de-la-Competition-francaise%C2%A9Hara-Kaminara.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Narimane Mari remporte le grand prix de la Compétition française © Hara Kaminara</figcaption></figure>
</div>


<p style="max-width:600px">La clôture de la 33<sup>e</sup> édition du FIDMarseille a eu lieu au Mucem en présence de nombreux réalisateurs et des jurys. Le jury de la Compétition internationale présidé par Mati Diop a attribué le Grand Prix à <em>Unstable Object II</em> de <strong>Daniel Eisenberg</strong>. Le Jury de la Compétition française présidé par Dounia Sichov a donné le Grand Prix à <em>On a eu la journée bonsoir</em> de <strong>Narimane Mari</strong>. <em>Kristina </em>de <strong>Nicola Spasic</strong> a obtenu le prix Premier et <em>Sappukei </em>de <strong>Chun Wang</strong> et <strong>Hikky Chen</strong> le prix de la Compétition Flash.<br>Le palmarès complet ici&nbsp;: <a href="https://fidmarseille.org/festival/fid-2022/palmares/">https://fidmarseille.org/festival/fid-2022/palmares/</a> </p>



<p style="max-width:600px">ANNIE GAVA</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px">Le <em>FIDMarseille</em> s’est déroulé du 5 au 11 juillet dans divers lieux, à Marseille.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/butiner-au-fid/">Butiner au FID</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/butiner-au-fid/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">115084</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
