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	<title>Archives des Maud Le Pladec - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Maud Le Pladec - Journal Zebuline</title>
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		<title>La danse plus vivante que jamais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Godfrin-Guidicelli]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 17:20:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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<p>De nombreuses thématiques ou recherches communes traversent les différentes propositions artistiques des <strong><em>Hivernales</em></strong>, notamment ce qui a trait à l’homme et au vivant plus généralement. Dans ce qui les sépare avec <em>Nice Trip</em> du duo <strong>Mathieu Desseigne-Ravel </strong>et<strong> Michel Schweizer </strong>qui «&nbsp;pousse la logique jusqu’à faire de la frontière un objet de désir en ce qu’elle devient un univers en soi&nbsp;». Dans ce qui les unit avec <em>Habiter le seuil</em> de <strong>Marine Chesnais</strong> qui plonge en apnée à la rencontre d’animaux mythiques ou <em>Infinité</em>, création 2023 de <strong>Yvann Alexandre</strong>, où le paysage devient matière à faire surgir l’humanité et à créer des mondes intérieurs et extérieurs. Dans <em>Empire of a Faun imaginary</em>, <strong>Simone Rousset</strong> interroge la capacité de l’homme à rêver tandis que <strong>Rachid Ouramdane</strong> s’inspire du phénomène naturel des <em>murmurations</em> (ballet des vols d’étourneaux) pour imaginer <em>Möbius</em>, une ode au vivant qui croise langage acrobatique et chorégraphique. Quand l’idée du «&nbsp;faire ensemble&nbsp;» devient une nécessité vitale…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Aspiré par le ciel&nbsp;</mark></strong><br>Le corps féminin, érotique et/ou politique, est au cœur des créations. De <strong>Nach </strong>qui&nbsp;revendique «&nbsp;ce qui s’y passe, ce qui y entre ou ce qui en sort&nbsp;», dans <em>Elles disent</em>, de <strong>Maud Le Pladec</strong>, qui redonne voix à des femmes musiciennes restées longtemps dans l’ombre de l’histoire (<em>Counting stars with you</em>). Ou encore dans le solo <em>Blast&nbsp;!</em> de <strong>Ruth Childs</strong> qui fait «&nbsp;un focus sur les corps douloureux, souffrants, débordants, étranges, violents&nbsp;».</p>



<p>Comme toujours <em>Les Hivernales</em> invitent le public à vivre des expériences, à expérimenter des traversées. Contemplatives et minimales quand il s’agit de <em>Larsen C</em> de <strong>Christos Papadopoulos</strong> qui approfondit ses recherches sur notre résilience face à un phénomène cinétique et gestuel&nbsp;; vertigineuses quand <strong>Camille Boitel </strong>et<strong> Sève Bernard</strong> inversent les sensations, soudain aspirés par le ciel (<em>La Lévitation réelle)</em>. Ou performatives quand le <strong>Collectif Es</strong> nous inclut dans un méga <strong>Karaodance </strong>prétexte à «&nbsp;une mise en scène de soi-même le temps d’une chanson&nbsp;».</p>



<p>Pour couronner le tout – 25 équipes artistiques sont conviées cet hiver à la fête –, l’artiste associé des <em>Hivernales</em> <strong>Massimo Fusco</strong> met à profit sa carte blanche pour inviter une constellation d’artistes ami·e·s (<strong>Doria Belanger</strong>, <strong>Vanessa Court</strong>, <strong>Fabien Almakiewicz</strong>) à exposer leurs installations au Grenier à Sel et à la Collection Lambert, et proposer une expérience immersive qui flirte avec le salon de massage et le salon d’écoute. Son <em>Corps sonores</em> est une parenthèse, comme une manière de se reconnecter à son propre corps et au monde.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Et l’au-delà&nbsp;</mark></strong><br>Pour prolonger les plaisirs spectaculaires, <em>Les Hivernales</em> proposent une multitude de rendez-vous dans des lieux partenaires&nbsp;: projection de courts-métrages au cinéma Utopia sur le thème «&nbsp;Vidéodanse et écologie(s)&nbsp;», stages, ateliers parent-enfant, séances de training quotidien et masterclass avec les artistes invités.&nbsp;</p>



<p>MARIE GODFRIN-GUIDICELLI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Hivernales</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 31 janvier au 18 février<br></mark>Divers lieux<br>Avignon et alentours<br>04 90 82 33 12<br><a href="http://hivernales-avignon.com">hivernales-avignon.com</a></pre>



<div class="wp-block-group alignwide"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h2 class="wp-block-heading">L’émerveillement à hauteur d’enfant</h2>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 8 février,<em> Les Hivernales</em> offrent un formidable terrain de jeu et de découverte au jeune public avec sa programmation <em>HiverÔmomes</em> !</mark></p>



<p>Cet hiver, <strong>Sylvain Huc</strong> (compagnie <strong>Divergences</strong>) le transporte dans un espace enchanté et cauchemardesque baptisé avec humour <em>Wonderland</em>, inspiré de Lewis Carroll, un pays où tout est possible comme traverser le miroir, grandir ou rapetisser à souhait. Au-delà de l’émotion, ce qui intéresse le chorégraphe, c’est avant tout la sensation, et <em>Wonderland </em>en est une occasion rêvée. Formée par Matt Mattox et ses descendants, <strong>Carole Bordes</strong> (compagnie <strong>Émoi</strong>) présente une conférence dansée autour de son travail nourrie de son analyse d’archives et d’interviews menées auprès de trois générations de danseurs. Son témoignage en forme d’hommage s’appuie sur le web documentaire, des moments dansés, des vidéos pour approcher de manière vivante le travail pédagogique et chorégraphique de cet artiste américain reconnu comme «&nbsp;le père du modern jazz&nbsp;». Avec <em>ZAK Rythmic</em>, <strong>Héla Fattoulmi </strong>et <strong>Éric Lamoureux</strong> revisitent leur pièce chorégraphique et musicale <em>AKZAK</em> pour créer comme un jardin d’éveil dans lequel cinq interprètes découvrent et partagent plusieurs possibilités de «&nbsp;faire rythme&nbsp;» ensemble&nbsp;par la voix, les percussions, le langage du corps, le tout dans une grande proximité avec le jeune public. Dans le duo <em>Une échappée</em>, <strong>Julie Nioche</strong> transforme les objets et métamorphose les corps pour nous pousser à voir la réalité autrement et «&nbsp;la rendre plus poétique au rythme des musiques entrainantes&nbsp;». Enfin, sur le texte de <strong>Catherine Verlaguet</strong> <em>La Chambre d’eaux</em>, <strong>Marie Barbottin</strong> évoque l’histoire d’une jeune fille née dans une baignoire, le poing en avant, dans un spectacle où texte-partition et danse jouent à parts égales. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Empire-of-a-Faun-Imaginary2_Camilla-Greenwell-performer-Tasha-Hess-Neustadt.jpg?resize=593%2C829&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118063" width="593" height="829" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Empire-of-a-Faun-Imaginary2_Camilla-Greenwell-performer-Tasha-Hess-Neustadt.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Empire-of-a-Faun-Imaginary2_Camilla-Greenwell-performer-Tasha-Hess-Neustadt.jpg?resize=214%2C300&amp;ssl=1 214w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Empire-of-a-Faun-Imaginary2_Camilla-Greenwell-performer-Tasha-Hess-Neustadt.jpg?resize=696%2C974&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Empire-of-a-Faun-Imaginary2_Camilla-Greenwell-performer-Tasha-Hess-Neustadt.jpg?resize=300%2C420&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 593px) 100vw, 593px" /><figcaption class="wp-element-caption">Empire-of-a-Faun-Imaginary2_Camilla-Greenwell-performer-Tasha-Hess-Neustadt</figcaption></figure>
</div>


<p>MARIE GODFRIN-GUIDICELLI</p>
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		<title>Quand la danse investit les tréteaux d’Avignon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Aug 2022 14:12:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Dada Masilo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le SacrificeDepuis 1913, année de sa création par Vaslav Nijinski, Le Sacre du printemps est une source d’inspiration inépuisable pour les chorégraphes. Quel que soit par ailleurs le sort réservé à la composition d’Igor Stravinsky. La chorégraphe sud-africaine Dada Masilo a choisi, pour sa version intitulée Le Sacrifice, une musique vivante, jouée par trois musiciens [&#8230;]</p>
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<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le Sacrifice</strong><br></mark>Depuis 1913, année de sa création par Vaslav Nijinski, <em>Le Sacre du printemps</em> est une source d’inspiration inépuisable pour les chorégraphes. Quel que soit par ailleurs le sort réservé à la composition d’Igor Stravinsky. La chorégraphe sud-africaine <strong>Dada Masilo</strong> a choisi, pour sa version intitulée <em>Le Sacrifice</em>, une musique vivante, jouée par trois musiciens présents côté cour sur le plateau ainsi qu’une chanteuse, la magistrale <strong>Ann Masina</strong>. Librement inspirée des dissonances de la partition du compositeur d’origine russe, cette bande originale lyrico-jazzy donne au ballet son souffle quand celui-ci peut parfois en manquer. Après une annulation en 2020 et un report en 2021, le<strong> <em>Festival d’Avignon</em> </strong>accueillait enfin la dernière création de celle que les réinterprétations d’autres grands classiques comme <em>Le lac des cygnes</em>, <em>Giselle</em> et <em>Carmen</em> ont révélé au monde entier. <em>Le Sacrifice</em>, que l’on pourra revoir au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">théâtre des Salins à Martigues le 5 octobre</mark>, est une œuvre d’une élégance chorégraphique irréprochable. Et les dix remarquables danseurs et danseuses dont Masilo d’incarner avec ferveur les tourments et sentiments d’une communauté imaginée par la chorégraphe pour questionner notre humanité sur ses capacités à retrouver un sens commun. C’est en puisant dans les mouvements de la danse rituelle tswana du Bostwana tout autant que dans les codes de la danse contemporaine que Dada Masilo donne sa vision du symbole sacrificiel. Comme un cri universel pour alerter sur l’urgence d’un continuum entre la pensée des ancêtres et notre rapport actuel au monde et à la planète qui, plus que d’en assurer la survie, doit permettre un nécessaire renouveau. L’enchaînement des tableaux et des formes, les contrepoints humoristiques dans la gravité de certaines scènes et l’incontestable beauté – à défaut d’inventivité – de l’écriture chorégraphique, à travers les gestes et les corps qui la portent, atténuent une tendance à l’académisme qui empêche la pièce de nous éblouir complètement.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Futur proche</mark></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Futur-proche-Jan-Martens-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115314" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Futur-proche-Jan-Martens-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Futur-proche-Jan-Martens-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Futur-proche-Jan-Martens-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Futur-proche-Jan-Martens-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Futur-proche-Jan-Martens-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=2048%2C1366&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Futur-proche-Jan-Martens-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Futur-proche-Jan-Martens-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Futur-proche-Jan-Martens-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=1920%2C1281&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Futur-proche-Jan-Martens-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Futur proche, Jan Martens, 2022 @ Christophe Raynaud de Lage, Festival d&rsquo;Avignon</figcaption></figure>



<p>Il est le deuxième artiste après Kirill Serebrennikov à connaître le privilège d’occuper la cour d’honneur du Palais des papes lors de cette 76<sup>e</sup> édition. <strong>Jan Martens</strong> invente un <em>Futur proche</em> qui fascine autant qu’il impressionne. Une heure trente jubilatoire d’un chaos esthétique et symbolique qui s’ouvre comme un instant volé où, en coulisses, sur un interminable banc en bois, entre détente et concentration, les quinze danseurs de l’Opera Ballet Vlaanderen d’Anvers auxquels se sont jointes deux adolescentes attendent l’entrée en scène de la claveciniste <strong>Goska Isphording</strong>. L’artiste belge poursuit son travail sur les ressorts chorégraphiques de cet instrument quelque peu négligé dont il confronte les sonorités métalliques voire futuristes aux corps et aux mouvements dans ses trois derniers opus. Après un solo autour d’interprétations de la concertiste polonaise Élisabeth Chojnacka et la pièce collective <em>any attempt will end in crushed bodies and shattered bones</em>, accueillie triomphalement au festival l’année dernière, il ne dirige pas sa propre compagnie mais pour la première fois un ballet qui nous entraîne dans un tourbillon de danse, de vidéo et de performance sur fond de crise climatique à l’évolution protéiforme palpable. Marches, rondes, courses, motifs géométriques, soli ou encore une scène à l’intensité dramatique démultipliée par sa projection simultanée sur l’immense paroi du Palais des papes… Ce <em>Futur proche</em> n’annonce pas un cataclysme environnemental, social, sanitaire et humanitaire. Il est l’allégorie des bouleversements qui, déjà, imposent un ressaisissement de l’ordre mondial. C’est pourtant un sentiment joyeux et libérateur qui semble étreindre les membres de cette troupe aux tenues de sport colorées. Comme s’il restait un espoir, une solution pour conjurer le désastre en cours. Peut-être le salut se trouve-t-il dans ce bain purificateur qu’ils et elles prennent dans une grande bassine, en petits groupes, se versant l’eau solidairement comme un baptême commun. Subjuguant.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Silent Legacy</mark></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Silent-Legacy-Maud-Le-Pladec-et-Jr-Maddripp-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115315" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Silent-Legacy-Maud-Le-Pladec-et-Jr-Maddripp-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Silent-Legacy-Maud-Le-Pladec-et-Jr-Maddripp-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Silent-Legacy-Maud-Le-Pladec-et-Jr-Maddripp-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Silent-Legacy-Maud-Le-Pladec-et-Jr-Maddripp-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Silent-Legacy-Maud-Le-Pladec-et-Jr-Maddripp-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=2048%2C1366&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Silent-Legacy-Maud-Le-Pladec-et-Jr-Maddripp-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Silent-Legacy-Maud-Le-Pladec-et-Jr-Maddripp-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Silent-Legacy-Maud-Le-Pladec-et-Jr-Maddripp-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?resize=1920%2C1281&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Silent-Legacy-Maud-Le-Pladec-et-Jr-Maddripp-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon-scaled.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Silent Legacy, Maud Le Pladec et Jr Maddripp, 2022 @ Christophe Raynaud de Lage, Festival d&rsquo;Avignon</figcaption></figure>



<p>Si les travaux de Dada Masilo et Jans Martens interrogent clairement les conséquences de nos modes de vie actuels sur la planète, celui de <strong>Maud Le Pladec</strong> s’oriente vers une tout autre démarche en s’intéressant à la transmission, à la continuité de l’expressions chorégraphique entre les générations. <em>Silent Legacy</em> est une mise en miroir de deux danseuses&nbsp;: <strong>Audrey Merilus</strong>, professionnelle formée au contemporain et <strong>Adeline Kerry Cruz</strong>, huit ans et prodige du krump vivant à Montréal. Les deux interprètes ne danseront jamais ensemble mais enchaînent chacune leur solo. De ce dialogue décalé, aux esthétiques éloignées, mais habillé par la même enveloppe house de la compositrice et productrice <strong>Chloé&nbsp;Thévenin</strong>, émergent une intention, une détermination commune. Prendre le contrôle de sa trajectoire, s’imposer face à l’adversité et transmettre cette force intérieure à travers la danse. Aux mouvements saccadés et aux traits tendus par l’agressivité contenue propre au krump (danse née dans les ghettos urbains sous tension du Los Angeles des années 2000), succède une gestuelle fluide et nuancée, héritière d’influences chorégraphiques multiples. Voir une enfant «&nbsp;starisée&nbsp;» sur scène est toujours déstabilisant voire malaisant par ce que cette exposition même et le rythme de vie qu’elle induit posent comme questionnement. Voir Adeline Kerry Cruz – notamment dans une forme de battle avec son colossal mentor <strong>Jr Maddripp</strong> – projetée dans le monde des adultes, qui plus est par la pratique d’une danse conçue comme un exutoire à la violence, l’est d’autant plus. Visiblement cela n’a interpellé personne.<br></p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<p><em><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L</mark></sub></em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><sub><em>e Sacrifice</em> a été joué du 18 au 25 juillet, dans la cour du lycée Saint-Joseph, à Avignon.<br><em>Futur proche</em> a été présenté en première mondiale le 19 juillet et joué jusqu’au 24, dans la cour d’honneur du Palais des papes, à Avignon.<br><em>Silent Legacy</em> a été créé le 20 juillet et présenté jusqu’au 26, au Cloître des Célestin, à Avignon.</sub></mark></p>



<p><em><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dans le cadre du Festival d&rsquo;Avignon</mark></sub></em></p>
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