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	<title>Archives des Micha Lescot - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Micha Lescot - Journal Zebuline</title>
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		<title>Éric Satie, à la croisée des notes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 11:58:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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<p>Centième anniversaire de la mort d’<strong>Érik Satie</strong>&nbsp;: occasion de la sortie de livres dont celui de Christian Wasselin dans la collection Folio/Biographies. <strong><em>Les Correspondances</em></strong> de Manosque ont invité <strong>Micha Lescot</strong> à lire les missives du compositeur Les extraits choisis montrent parfois son désarroi devant sa situation précaire. Il était souvent sans ressources et écrivait alors à son frère Conrad pour qu’il le dépanne&nbsp;: «&nbsp;Mon linge de corps pue (…) Vive le linge sale, à bas la propreté&nbsp;!&nbsp;». Cet homme qui vivait dans un minuscule appartement de banlieue sans confort était néanmoins coquet et ne sortait pas sans son chapeau melon. Il fut l’amant de Suzanne Valadon et on ne lui connaît pas d’autre relation amoureuse. Il déclarait à sa belle-sœur&nbsp;: «&nbsp;je suis un homme que les femmes ne comprennent pas&nbsp;», justifiant ainsi qu’il ne se soit jamais marié. Les extraits choisis par le comédien portent surtout sur ses échanges avec ses contemporains musiciens ou poètes, et quand il est en colère contre quelqu’un, il ne mâche pas ses mots. Il écrit des horreurs sur Cocteau et Auric qui «&nbsp;se conduit comme un trou du cul », mais communique avec plaisir à propos de la création du ballet <em>Parade</em> qu’il achève pour sa création en 1917 pour le spectacle qui fit scandale créé en collaboration avec Cocteau et Picasso.</p>



<p>Micha Lescot a littéralement séduit le public par son élégance vestimentaire et verbale, sa diction mesurée, ses clins d’oeil discrets&nbsp;: son charme ! La lecture s’achève sue la chanson «&nbsp;Je te veux&nbsp;», composée par Satie en 1903 qui continue à être un succès international. D’ailleurs on aurait apprécié qu’un peu plus de musique accompagne cette très belle lecture.</p>



<p>CHRIS BOURGUE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La correspondance d’Éric Satie</em> par <strong>Micha Lescot</strong> s’est donnée au Théâtre Jean le Bleu, le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 septembre</mark>, dans le cadre des <em><a href="https://correspondances-manosque.org">Correspondances de Manosque 2025</a>.</em></pre>
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		<title>Hors du temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Feb 2024 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[747 BERLINALE]]></category>
		<category><![CDATA[Micha Lescot]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des films ratés, des films qui ne sont pas à la hauteur de leur intention, des mal fichus pour lesquels on peut avoir indulgence voire tendresse et puis il y a des films dont on sort irrités . Surtout quand ils représentent la France dans un festival international et qu’on aurait bien [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p>Il y a des films ratés, des films qui ne sont pas à la hauteur de leur intention, des mal fichus pour lesquels on peut avoir indulgence voire tendresse et puis il y a des films dont on sort irrités . Surtout quand ils représentent la France dans un festival international et qu’on aurait bien voulu les aimer</p>



<p>C’est le cas d’<em>Hors du temps</em>, le dernier opus d’<strong>Olivier Assayas </strong>dont beaucoup se sont demandés ce qu’ils faisait dans la sélection de la 74 è Berlinale.</p>



<p><em>Hors du temps</em> se propose de revenir sur cette incroyable parenthèse que furent les confinements pendant la pandémie de 2020. Limitation des périmètres de vie et des déplacements pour une durée indéfinie. Angoisse collective dans l’ignorance des réponses médicales à apporter. Moments de réflexion sur l’essentiel et le non essentiel, durant lesquels certains ont dû affronter leur solitude, ou, dans des cohabitations contraintes, les frictions inévitables avec ses proches.</p>



<p><em>Confinement quatre étoiles</em></p>



<p>Etienne (alter ego du réalisateur incarné par <strong>Vincent Macaigne</strong>) et Paul, son frère musicien ( <strong>Micha Lescot</strong>) se retrouvent avec leurs compagnes respectives, Morgane (<strong>Nine d’Urso)</strong> et Carole (<strong>Nora Hamzahoui</strong>) avec lesquelles ils n’ont jamais vraiment vécu, dans la maison familiale en Chevreuse. Retour sur les lieux de l’enfance par plans fixes que le réalisateur commente en off d’une voix précieuse et feutrée. Ruralité bourgeoise, printemps radieux, paysages de boîtes de chocolat. Le temps suspend son vol. Un cadre plutôt agréable pour s’isoler, ce qu’Etienne et Olivier Assayas admettent bien volontiers.</p>



<p>Etienne devient acheteur compulsif sur Amazon, fait du jogging dans le grand parc des voisins, avocats et amis. Hypocondriaque, il traque son entourage dans son obsession prophylactique. Son frère fait des crêpes en bougonnant. Chamailleries de frangins qui «&nbsp;se connaissent trop et ne se connaissent plus&nbsp;». Bouffe bio et conversations intelligentes émaillées de citations. L’art est héritage. On a côtoyé et on côtoie d’autres artistes. On a de l’entregent et des références. Etienne annonce à sa fille -qu’il partage avec son ex, qu’il lui a fait donation de sa part du domaine. La continuité est assurée.</p>



<p>La comédie de caractère très convenue peine à faire sourire et les questions de couples, à intéresser. Le quatuor de comédiens, loin de la grâce d’un Rohmer, fait le job mais incarner des enfants gâtés aux vagues problèmes existentiels n’est un cadeau pour personne.</p>



<p><em>Hors du temps</em> bien qu’ancré dans la «&nbsp;douce France&nbsp;» entre Trenet et Brassens reste hors sol. L’entre soi induit par le confinement devient un entre soi socio-culturel qui nous laisse à la porte.</p>



<p>Elise Padovani</p>



<p>En salle le 14 juin</p>
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		<title>Shakespeare inspire ici, expire là</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 05:05:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Avignon, le fantôme de William Shakespeare hante les murs depuis l’origine du festival. On ne compte plus les adaptations, relectures et appropriations de l’écrivain anglais tant elles sont constitutives de l’histoire de la manifestation. Cette année, deux pièces majeures du répertoire ont fait l’objet de mises en scène et le moins que l’on puisse [&#8230;]</p>
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<p style="max-width:600px">À Avignon, le fantôme de William Shakespeare hante les murs depuis l’origine du festival. On ne compte plus les adaptations, relectures et appropriations de l’écrivain anglais tant elles sont constitutives de l’histoire de la manifestation. Cette année, deux pièces majeures du répertoire ont fait l’objet de mises en scène et le moins que l’on puisse dire est qu’elles reposent sur des conceptions antagonistes de l’œuvre shakespearienne. Pourtant <em>La Tempête</em> comme <em>Richard II</em> ont en toile de fond la question du pouvoir, de sa légitimité, de sa manipulation voire de ses dérives, intrinsèque au théâtre du maître élisabéthain. Mais quand, dans la première, l’intervention de la magie et la prédominance de la nature viennent corriger les travers revanchards et faiblesses individualistes d’un gouvernement humain en faisant triompher la sagesse, c’est le réalisme politique le plus cruel, fait d’ambitions personnelles, d’hypocrisie débridée et de traitrises éhontées , qui l’emporte dans la seconde, aux dépens de toute considération éthique. Entre <strong>Alessandro Serra</strong> et <strong>Christophe Rauck</strong>, ce sont surtout les choix de mises en scène qui contrastent, malgré une obscurité et commune, et agissent avec plus ou moins de réussite sur la dimension contemporaine de l’auteur phare du grand siècle britannique.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Fausse sobriété</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px">Si le Sarde privilégie le dépouillement scénique et le resserrement textuel comme autant de preuves matérielles de son absorption de l’œuvre, des costumes jusqu’à la traduction italienne, il reste dans un entre-deux d’inventivité ou la fausse sobriété se conjugue à un arrière-goût burlesque suranné. Jusqu’à nous faire nous interroger sur l’attribution à <strong>Jared McNeill</strong>, seul acteur noir (épatant) de la troupe, le rôle de Caliban, personnage monstrueux esclavagisé. Outre quelques scènes visuellement éblouissantes – notamment grâce à l’éclairage en puit de lumière ou à l’immense voile noir déployé sur le plateau &#8211; qui assurent un sincère plaisir esthétique, cette <em>Tempesta</em> aux accents commedia dell’arte perd en portée politique et manque de modernité. Regrettable quand la plume d’un géant de la dramaturgie classique s’y prête autant.<br>Si <em>Richard II</em>, éclipsée par <em>Richard III</em> et <em>Henri VI</em>, est l’une des pièces les moins jouées du grand Will, celle-ci a toujours eu, et dès la première édition en 1947, les faveurs du <em>Festival d’Avignon</em>. Après Jean Vilar à la mise en scène et dans le rôle-titre, Ariane Mnouchkine ou encore Jean-Baptiste Sastre, c’est au tour de Christophe Rauck de redonner vie à ce roi à part dans l’histoire de la couronne d’Angleterre. Accédant au désir de l’acteur <strong>Micha Lescot</strong> d’incarner le monarque (1377-1399) totalement déconnecté des exigences de sa fonction.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Richard-II-Christophe-Rauck-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115211" width="696" height="464" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Richard-II-Christophe-Rauck-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Richard-II-Christophe-Rauck-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Richard-II-Christophe-Rauck-2022-%40-Christophe-Raynaud-de-Lage-Festival-dAvignon.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>RICHARD II 
texte William Shakespeare, mise en scene Christophe Rauck, traduction Jean-Michel Deprats, avec Louis Albertosi, Thierry Bosc, Eric Challier, Murielle Colvez, Cecile Garcia Fogel, Guillaume Leveque, Pierre-Thomas Jourdan, Micha Lescot, Emmanuel Noblet, Pierre-Henri Puente, Adrien Rouyard dramaturgie Lucas Samain , musique Sylvain Jacques scenographie Alain Lagarde , lumiere Olivier Oudiou video Pierre Martin , costumes Coralie Sanvoisin masques Atelier 69 , maquillages et coiffures Cecile Kretschmar</figcaption></figure>
</div>


<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Machination envoûtante</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px">Il ne peut y avoir de longues discussions sur le constat que la pièce est sublimée par l’acteur longiligne, vêtu de blanc dans un environnement où le noir domine, et dont la gestuelle autant que la voix troublent jusqu’à la notion de genre. La maîtrise et la complexité de son jeu est loin en revanche d’en être l’unique réussite. Car l’actuel directeur du Théâtre Nanterre-Amandiers, assisté du scénographe <strong>Alain Lagarde</strong>, place au centre d’un ingénieux dispositif de gradins amovibles, une machination envoûtante. Qu’il représente la Chambre des Communes ou les coulisses du pouvoir, le décor aussi sombre soit-il devient ici une tribune au grand jour des intrigants. Habité par une désinvolte négligence des enjeux qui évolue en démence capricieuse, Richard ne semble à aucun moment concerné par la nasse politique dont il est la proie. Un comportement qui va paradoxalement conférer à l’entreprise hostile d’usurpation du trône menée par son rival et cousin, Bolingbroke, futur Henri IV, une certaine légitimité. Dans une scène d’abdication aux ressorts quasi-comiques, le roi se fait bouffon dans un dernier soubresaut d’orgueil avant son assassinat comme ultime félonie. Magistral.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><em>La Tempesta</em> a été jouée les 17, 18, 19, 20, 22 et 23 juillet à l’Opéra du Grand Avignon.<br><em>Richard II</em> a été créé le 20 juillet et présenté jusqu’au 26 au Gymnase du lycée Aubanel, à Avignon.</p>
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