<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Michel Khleifi - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/michel-khleifi/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/michel-khleifi/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 13 Jul 2026 08:04:58 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Michel Khleifi - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/michel-khleifi/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Au fil du FID</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/au-fil-du-fid/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=au-fil-du-fid</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/au-fil-du-fid/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 14:15:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Adolfo Arrieta]]></category>
		<category><![CDATA[Caroline Milcent]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[Di Sica Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Dilşad Aladağ]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[Felipe Rugeles]]></category>
		<category><![CDATA[Fid Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Kirghizistan]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Khleifi]]></category>
		<category><![CDATA[NewYork]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Amiralay]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=137649</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelques films parmi les 133 présentés au FID cette année Tellement de films à voir&#160; à cette 37e édition du FID Marseille qui se tient du 7 au 12 juillet Alors il faut choisir&#160;: en se fiant aux synopsis, optant pour des thèmes, des styles quand on connait le travail de certains cinéastes. Il y [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/au-fil-du-fid/">Au fil du FID</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelques films parmi les 133 présentés au FID cette année</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tellement de films à voir&nbsp; à cette 37<sup>e</sup> édition du FID Marseille qui se tient du 7 au 12 juillet Alors il faut choisir&nbsp;: en se fiant aux synopsis, optant pour des thèmes, des styles quand on connait le travail de certains cinéastes. Il y a eu des déceptions, parfois même de petites irritations aussi, mais aussi de bonnes surprises, dont on vous parle ici.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un mercredi&nbsp; au FID</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A Requiem in Bishkek</em></strong> <strong>(Compétition Premier film)</strong><br>Dans <em>A Requiem in Bishkek</em>, <strong>Di Sica Ray</strong> nous entraine sur les pas d’un homme déraciné et isolé dans la capitale du Kirghizistan. Il vit dans un hangar en forêt et c’est Di Sica Ray lui même qui le campe, toujours vêtu d’un anorak jaune et coiffé d’une chapka. On le suit dans toutes ses activités quotidiennes, dans ses déplacements dans les rues de Bishkek, au musée où il se sent revivre et surtout on découvre sa créativité à partir d’anciennes pellicules qu’il recycle. De jolies images qu’il fabrique artisanalement, contrastant avec celles, dures, d’une ville et d’un pays en plein troubles. <strong><em>A Requiem in Bishkek</em>, Di Sica Ray a obtenu le Prix de la Fondazione Claudia Cardinale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Muche dumbre</em></strong><strong> (Compétition Internationale)</strong><br>Une terre marquée par la violence&nbsp;: un village fantôme, un pont suspendu, une chèvre blanche morte, des images récurrentes. Des visages ravagés, certains mutiques, quelques confidences arrachées. Que s’est il passé dans ce village&nbsp;: on apprend qu’un chef d’un groupe paramilitaire Los Chulavitas, Roque Ferreira, y a semé la terreur dans les années 1950. Mais les gens sont comme frappés d’amnésie et méfiants&nbsp;: «<em> Arrêtez de poser des questions. On a déjà fait un film ici. Partez&nbsp;!</em>&nbsp;» lance l’un d’entre eux à <strong>Felipe Rugeles</strong> qui va retrouver ces rushes et mêler passé et présent. Traces de sang, décors en cartons, maquettes de cadavres, reconstitutions&nbsp;: une manière pour le cinéaste de poser la question de la violence en Colombie et de sa représentation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="366" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=696%2C366&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137652" style="width:351px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=1024%2C538&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=768%2C403&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=150%2C79&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=696%2C365&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=1068%2C561&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?resize=800%2C420&amp;ssl=1 800w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Muche-dumbre.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Muche dumbre</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>1948&nbsp;<em>: L’Amertume que nous avons connue</em><br></strong>Le premier volet du programme conçu par <strong>Iris Neidhardt</strong>, «&nbsp;1948&nbsp;: L’Amertume que nous avons connue&nbsp;» a permis de voir deux films très forts. Celui du Syrien<strong> Omar Amiralay</strong>, <em>There are so many things still to say</em>&nbsp;(1997) et celui du Palestinien <strong>Michel Khleifi</strong>, <em>Ma&rsquo;loul fête sa destruction</em> (1984).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le premier, le célèbre dramaturge syrien <strong>Saadallah Wannous</strong>, très malade, réfléchit à la question palestinienne et au conflit entre Israël et le monde arabe et parle avec son ami <strong>Omar Amiralay</strong> de la manière dont ce conflit a bâti sa vie et celle de toute une génération. Des moments très touchants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième film celui de <strong>Michel Khleifi</strong>, nous fait suivre des familles palestiniennes qui pique niquent sur les terres qu’on leur a volées, le seul jour où elles sont autorisées à y retourner, le Jour de l’indépendance de l’État d’Israël. Leur village Maaloul, a été détruit par Israël après la guerre de 1948. Les anciens se souviennent et à partir d’un tableau peint par l’un d’ente eux, revoient leurs maisons et leurs arbres. Un film que tout le monde devrait voir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>El anorak rojo</em> (Compétition Internationale)</strong><br>Un anorak rouge. Un bel inconnu dans un bar à Madrid. Les Visions d’Anne-Catherine Emmerich. La place Furstenberg à Paris, déserte, pendant Mai-68. Une écharpe jaune et bleue. Un homme raconte une succession de rencontres, de rendez-vous manqués avec l’homme à l’anorak rouge dont un dans un cinéma où est projeté <em>Pointilly, </em>un film réalisé en 1972. Le bel inconnu lui a fait avaler une capsule rouge, un philtre d’amour sans doute puisque les effets ont duré trois ans… Puis ce sera au tour de la femme de raconter sur écran noir le chemin du bel inconnu que des images viennent illustrer. Comme un « conte illustré » précise <strong>Adolfo Arrieta</strong> qui a réalisé et auto produit ce film magique, inspiré par une rencontre dans les années 1990, dans la discothèque Pacha de Madrid. Un film qui nous embarque entre rêve et réalité.<strong><em>El anorak rojo:</em> Mention Spéciale du Jury de la Compétition Internationale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un jeudi au FID</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Geldikçe Bahar, As the Spring arrives, Water recalls the Nomads</em></strong><strong> (Compétition Premier film)</strong><br>Le tronc d’un hêtre majestueux. Une forêt. La cueillette de thym, Des bergers dans une vallée du sud est de la Turquie. C’est le mode de vie de ces éleveurs nomades que la modernité a fait peu à peu disparaitre que retrace <strong>Dilşad Aladağ</strong>,chercheuse et petite fille de bergers. Elle nous emmène en promenade avec Mahmut, Neva et les autres sur les traces des migrations saisonnière tout comme l’avait fait en 1957 l’ethnologue allemande, Ulla Johansen dont nous découvrons les superbes photos. Longues séquences sur les paysages avec au centre, des mots, comme des notes de terrain et des informations sur la mutation forcée de ce nomadisme agraire.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="366" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=696%2C366&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137653" style="width:337px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=1024%2C538&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=300%2C158&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=768%2C403&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=150%2C79&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=696%2C365&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=1068%2C561&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?resize=800%2C420&amp;ssl=1 800w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/chicken-soup-1200x630-crop.png?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">chicken-soup</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Chicken soup</em> (Compétitions Française et Premier film)<br></strong>Un groupe d’amies à New York en pleine discussion sur la nécessité d’ôter ses chaussures chez soi et chez les autres. Lili (<strong>Louise Leroy</strong>) française, n’en voit pas la nécessité, ce qui a provoqué la rupture avec son copain. C’est par une vraie séquence de comédie que commence le film de <strong>Caroline Milcent</strong>, <em>Chicken soup.</em> Lili fait du baby sitting pour gagner sa croute et les scènes dans la maison où elle garde deux enfants sont hilarantes. Mais dans un square avec les petits, elle ne peut présenter sa green card à deux policiers et leur résiste. Visa dépassé, travail illégal ! Lili se retrouve embarquée : interrogatoires sans fin, fouilles au corps répétées… Elle n’est plus Lili mais le numéro 72 19 ! On n’est plus dans la comédie mais dans une sorte de cauchemar tragique que la réalisatrice traite avec un humour grinçant. On est en novembre 2024 et Trump va être réélu… Une situation prémonitoire, inspirée par des événements réels. Un film qui fait rire et grincer des dents en même temps. <strong><em>Chicken soup</em> récompensé 3 fois:</strong> M<strong>ention Spéciale du Jury de la Compétition française, Prix Renaud Victor et Prix de L&rsquo;Ecole de la 2e chance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA ET ELISE PADOVANI</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/au-fil-du-fid/">Au fil du FID</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/au-fil-du-fid/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">137649</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Aflam ou ce que les cinémas arabes apportent au monde </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/aflam-ou-ce-que-les-cinemas-arabes-apportent-au-monde/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=aflam-ou-ce-que-les-cinemas-arabes-apportent-au-monde</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/aflam-ou-ce-que-les-cinemas-arabes-apportent-au-monde/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Apr 2024 13:30:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Diasporik]]></category>
		<category><![CDATA[Elia Suleiman]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[film arabe]]></category>
		<category><![CDATA[films]]></category>
		<category><![CDATA[Jacopo Di Falco]]></category>
		<category><![CDATA[luttes]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Mathilde Chèvre]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Khleifi]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Salima Tenfiche]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=123418</guid>

					<description><![CDATA[<p>Créée en 2000, l’association Aflam a pour objectif de faire découvrir les cinématographies arabes. Dès la première édition à Marseille, son Festival du film arabe a inauguré le partenariat avec l’Institut du monde arabe à Paris, qui y a immédiatement trouvé l’opportunité d’assurer le relais de sa Biennale des cinémas arabes. Depuis, leur objectif commun [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/aflam-ou-ce-que-les-cinemas-arabes-apportent-au-monde/">Aflam ou ce que les cinémas arabes apportent au monde </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Créée en 2000, l’association <em>Aflam</em> a pour objectif de faire découvrir les cinématographies arabes. Dès la première édition à Marseille, son <em>Festival du film arabe</em> a inauguré le partenariat avec l’Institut du monde arabe à Paris, qui y a immédiatement trouvé l’opportunité d’assurer le relais de sa <em>Biennale des cinémas arabes</em>. Depuis, leur objectif commun est de favoriser la réappropriation d’une histoire du cinéma souvent peu connue par les spectateurs, toutes générations confondues et originaires de différents pays arabes. L’accueil de réalisateurs et acteurs du monde arabe et méditerranéens contribue à développer les débats autour des projections et souvent à changer de regard sur les sociétés civiles des deux rives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Porter les aspirations démocratiques</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ses différents programmes, le festival <em>Aflam</em>, <em>Les Écrans</em>, <em>WarshatAflam</em>, résidences d’écriture de scénarios et la Plateforme Internationale, l’association a développé une véritable expertise et contribué à rendre visible le « réveil » des sociétés civiles du monde arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soif de démocratie des peuples arabes interpelle les pouvoirs en place depuis les indépendances. Mais 2010 a marqué une année charnière durant laquelle les récits nationaux et nationalistes, ces «&nbsp;rentes mémorielles&nbsp;» comme certains les dénomment, se sont fendus, laissant apparaître la confiscation des révolutions populaires qui avaient menées aux indépendances. Spoliations, autoritarisme et usurpation des luttes qui portaient l’espoir de la démocratie et du développement sont à l’œuvre et se sont enracinés&nbsp;: la multiplication des conflits hérités de la colonisation conjuguée à la reprise en main par des gouvernements autoritaires, livre les peuples arabes à l’exil, la misère et la répression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte de tensions géopolitiques et de contestations populaires, les initiatives d’<em>Aflam</em> constituent un enjeu majeur&nbsp;: il s’agit de porter ces aspirations jusqu’à nous, en les inscrivant dans une programmation articulant diffusions, rencontres et édition&nbsp;: les cahiers d’Aflam prolongent les connaissances et remettent en contexte la ligne éditoriale du festival.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Résistance et Palestine</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette onzième édition, le festival présente une quarantaine de films dont le fil rouge croise la mémoire des luttes et des lieux. 25 films produits en 2022 et 2023, certains primés, d’autres inédits ou en avant-première, ouvrent une fenêtre sur la création cinématographique d’une région sans cesse tourmentée, mais d’une créativité toujours foisonnante. Parmi les films récents de la sélection de cette 11<sup>e</sup> édition, plusieurs font apparaître la volonté d’émancipation et la poursuite des luttes des jeunes générations pour gagner une liberté que continuent à leur refuser des régimes politiques autoritaires. Au Liban, en Irak ou en Syrie, ces films mettent en lumière le courage d’une jeunesse qui veut choisir sa vie, mais qui n’hésite pas à risquer la sienne, dans le combat de rue ou en organisant les secours face à des États incapables de protéger leurs citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le souligne Solange Poulet, fondatrice et vice-présidente d’<em>Aflam</em>, «&nbsp;<em>la rétrospective intitulée </em>La Palestine des cinéastes : des images pour exister<em> aurait pu s’intituler pour Résister&nbsp;</em>»,au regard ducontexte dramatique que connaissent les Palestiniens en l’absence du cessez-le-feu et de l’incapacité de la communauté internationale de protéger les populations du risque de génocide en cours. Un hommage aux cinéastes qui, depuis des décennies, dénoncent dans leurs films l’injustice d’une situation coloniale insoutenable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La focale se resserre sur l’après Oslo, l’échec du processus de paix et l’impossible retour en Palestine de millions de réfugiés, avec deux classiques du cinéma palestinien : Conte des trois diamants de <strong>Michel Khleifi</strong> (1994), tourné à Gaza et dont les images sont aujourd’hui comme les archives d’un territoire effacé de la carte ; <em>Intervention divine </em>d’<strong>Elia Suleiman</strong> (2002), qui met en scène avec l’humour corrosif qu’on lui connaît, la difficulté d’exister, d’être Palestinien.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="348" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/conte-trois-diamants-michel-khleifi-952x476-1.jpeg?resize=696%2C348&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123419" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/conte-trois-diamants-michel-khleifi-952x476-1.jpeg?w=952&amp;ssl=1 952w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/conte-trois-diamants-michel-khleifi-952x476-1.jpeg?resize=300%2C150&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/conte-trois-diamants-michel-khleifi-952x476-1.jpeg?resize=768%2C384&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/conte-trois-diamants-michel-khleifi-952x476-1.jpeg?resize=150%2C75&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/conte-trois-diamants-michel-khleifi-952x476-1.jpeg?resize=696%2C348&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/04/conte-trois-diamants-michel-khleifi-952x476-1.jpeg?resize=840%2C420&amp;ssl=1 840w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Conte trois diamants, <em>de Michel Khleifi</em></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival revient aussi en force avec du « cinéma de genre » ou des séances dédiées aux archives du cinéma, avec <strong>Nabil Djedouani</strong>, archiviste et programmateur autour du cycle <em>Vives archives !</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Aflam</em> propose aussi deux concerts et DJ sets (<strong>Kader Denednia</strong>, <strong>Mehtoze</strong>) les 13 et 17 avril au restaurant Asabiya, une séance participative avec les élèves arabisants du collège Marseilleveyre, un atelier d’écriture guidé par l’éditrice <strong>Mathilde Chèvre</strong>, des rencontres avec les cinéastes et les étudiants de la classe préparatoire cinéma de Marseilleveyre, aux côtés de <strong>Salima Tenfiche</strong>, chercheure en cinéma et <strong>Jacopo Di Falco</strong>, réalisateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pas de prophète en ce pays</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ce passé, cette programmation, cette pertinence, <em>Aflam</em> est en danger de disparaître faute de financements. Pourtant, Marseille et sa région ont su développer une filière professionnelle constituée de techniciens habitués aux tournages d’envergure internationale, de prestataires de services techniques expérimentés et bien équipés. Il apparaît évident qu’<em>Aflam</em> constitue un autre moyen de valoriser l’intérêt porté aux cinémas et à ses promoteurs dans notre région, et une passerelle de ces cinémas vers l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancrage méditerranéen de notre territoire, si souvent évoqué pour soutenir toute candidature lors des manifestations internationales, devrait amener les collectivités à assurer la pérennité d’un acteur associatif, expert de son champ et ayant fait ses preuves depuis plus de deux décennies, par l’auditoire et les partenaires qu’il mobilise. La situation financière de l’association exige cet intérêt accru des collectivités territoriales, mais aussi du ministère de la Culture, qui a publié récemment un guide des financements pour développer la mobilité culturelle dans la région sud de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SAMIA CHABANI</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/aflam-ou-ce-que-les-cinemas-arabes-apportent-au-monde/">Aflam ou ce que les cinémas arabes apportent au monde </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/aflam-ou-ce-que-les-cinemas-arabes-apportent-au-monde/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">123418</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
