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	<title>Archives des Michele Spotti - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Michele Spotti - Journal Zebuline</title>
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		<title>Un Rhin à sec</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 09:02:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On sait bien pourquoi l’Opéra de Marseille peut aisément remplir sa vaste salle avec L’Or du Rhin : Wagner suffit. Cette musique, inouïe, inimitable, qui charrie ses leitmotivs entêtants, ses sortilèges, ses poisons, son or maudit, cet univers à la fois redoutablement fascinant et, au fond, peu intimidant. Cet héritage politique plus que questionnable, également [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">On sait bien pourquoi l’Opéra de Marseille peut aisément remplir sa vaste salle avec <em>L’Or du Rhin</em> : Wagner suffit. Cette musique, inouïe, inimitable, qui charrie ses leitmotivs entêtants, ses sortilèges, ses poisons, son or maudit, cet univers à la fois redoutablement fascinant et, au fond, peu intimidant. Cet héritage politique plus que questionnable, également : mais le goût du compositeur pour le symbole et l’allégorie demeure toujours matière à réflexion et à création pour des metteurs et metteuses en scène de talent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans attendre quoi que ce soit du travail souvent déroutant de <strong>Charles Roubaud</strong>, on était cependant loin de se figurer une mise en scène aussi effarante de bêtise. L’ouverture, transposée à la « Rheinbank », où Alberich devient technicien de surface, est le moindre de ses égarements. Car tout s’enchaîne dans un mauvais goût obstiné : Walhalla façon Trump Tower, vidéos monstrueuses puant l’IA, costumes impossibles, perruques blondes pour les Filles du Rhin, rousses pour les Géants, brunes pour les autres. A-t-on seulement considéré l’impensé que ces signes charrient ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livret de Wagner est un champ miné : sexisme, antisémitisme, pulsions de domination, corruption du désir par la propriété. Il y avait là de quoi ouvrir l’espace, produire de la métaphore, installer une atmosphère vénéneuse. Rien. La mise en scène s’abandonne au premier degré, à cette vieille droite réactionnaire qui se rêve populaire parce qu’elle confond accessibilité et avilissement. <strong>Samy Camps</strong>, en Loge, est même le cas le plus rageant : la scène l’enferme dans une caricature sur-maniérée, quand la voix, elle, a tout du rôle – le nerf, la précision, l’éclat acide.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le mythe n’est pas un décor</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste la musique, heureusement. <strong>Michele Spotti</strong>, moins lyrique et langoureux que dans le <em>Tristan</em> dont il avait récemment sublimé le <em>Prélude</em> et la <em>Liebestod</em>, conduit ici l’Orchestre Philharmonique en très grande forme avec une tension remarquable, claire, tenue, attentive au drame plus qu’à l’effet. Le plateau vocal, largement francophone, tient lui aussi plus qu’honorablement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Filles du Rhin – <strong>Amandine Ammirati, Marie Kalinine </strong>et <strong>Lucie Roche</strong> – forment un trio très complémentaire, où les timbres se répondent sans jamais se dissoudre. <strong>Élodie Hache</strong> en Freia et <strong>Marion Lebègue</strong> en Fricka sont impeccables, l’une droite et lumineuse, l’autre charpentée, souveraine. Quant à <strong>Zoltán Nagy</strong>, il impose un Alberich d’une densité superbe, assez mordant pour rappeler que la malice n’a pas besoin d’être grimée pour inquiéter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L’Or du Rhin </em>a été joué à l’Opéra de Marseille du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 au 13 mai</mark></pre>



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		<title>L&#8217;Or du Rhin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 07:58:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Trente ans après sa dernière représentation marseillaise, L&#8217;Or du Rhin de Richard Wagner revient à l&#8217;Opéra dans une production très attendue. Prologue monumental de la Tétralogie Der Ring des Nibelungen (l’anneau des Nibelungen), l&#8217;œuvre s&#8217;ouvre sur le vol de l&#8217;or aux Filles du Rhin, déclenchant la malédiction. Wagner a mis un quart de siècle pour [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Trente ans après sa dernière représentation marseillaise, <em>L&rsquo;Or du Rhin</em> de Richard Wagner revient à l&rsquo;Opéra dans une production très attendue. Prologue monumental de la Tétralogie <em>Der Ring des Nibelungen (l’anneau des Nibelungen)</em>, l&rsquo;œuvre s&rsquo;ouvre sur le vol de l&rsquo;or aux Filles du Rhin, déclenchant la malédiction. Wagner a mis un quart de siècle pour édifier ce monument qui, dans son intégralité, dure quinze heures et n’a pas d’équivalent dans l’histoire de la musique. Sous la baguette de Michele Spotti et la mise en scène de Charles Roubaud, la distribution réunit Alexandre Duhamel (Wotan), Samy Camps (Loge), Zoltán Nagy (Alberich) et Marion Lebègue (Fricka), portés par le chœur et l&rsquo;orchestre de l&rsquo;Opéra de Marseille dans toute sa splendeur. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>A.-M.T.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 5,7, 10 et 13 mai<br></mark><strong><a href="https://opera-odeon.marseille.fr/" type="link" id="https://opera-odeon.marseille.fr/">Opéra de Marseille</a></strong></pre>



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		<title>Concert de l’orchestre philharmonique de Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 09:15:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À la tête de l’Orchestre philharmonique de Marseille, le chef titulaire Michele Spotti compose un programme qui fait dialoguer écriture orchestrale et imaginaire narratif. En ouverture, une œuvre de Nicola Piovani, figure majeure de la musique de film italienne ayant entre autres officié chez Fellini ou Benigni. Son Cyberknife installera un climat aux accents mélodiques [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"> À la tête de l’Orchestre philharmonique de Marseille, le chef titulaire Michele Spotti compose un programme qui fait dialoguer écriture orchestrale et imaginaire narratif. En ouverture, une œuvre de Nicola Piovani, figure majeure de la musique de film italienne ayant entre autres officié chez Fellini ou Benigni. Son <em>Cyberknife </em>installera un climat aux accents mélodiques marqués, où brillera la clarinette d’Alessandro Carbonare. La seconde partie se tourne vers Robert Schumann : d’abord avec <em>Ouverture, scherzo et finale</em>, partition vive et contrastée, puis avec la <em>Symphonie n°3</em> dite « Rhénane ». Cette fresque ample et structurée en cinq mouvements conjuguant élan lyrique et puissance orchestrale, entre paysages sonores et architecture romantique. Une soirée où la narration musicale promet de circuler </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>S.C.</em><br><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 avril<br></mark><strong><a href="https://palaisdupharo.marseille.fr/" type="link" id="https://palaisdupharo.marseille.fr/">Auditorium du Pharo</a></strong>, Marseille</em></pre>



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		<title>Ermione, le brasier des passions</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 13:48:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une version concertante d’une intensité dramatique rare, les 22 et 24 février, le chef-d’œuvre de Rossini a retrouvé ses lettres de noblesse, porté par une distribution d’une exigence absolue, et un livret inspiré par Andromaque de Racine. Le mirage d’une mise en scène Bien que les pupitres remplacent les décors, l’illusion théâtrale est totale. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans une version concertante d’une intensité dramatique rare, les 22 et 24 février, le chef-d’œuvre de Rossini a retrouvé ses lettres de noblesse, porté par une distribution d’une exigence absolue, et un livret inspiré par Andromaque de Racine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le mirage d’une mise en scène</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les pupitres remplacent les décors, l’illusion théâtrale est totale. Nul besoin d’artifices pour ressentir la fureur et le désespoir. Par la seule force du regard et de l’engagement des corps, les interprètes transcendent le format du concert. On voit, autant qu’on entend, les tourments d’une tragédie antique devenue viscérale, prouvant que le chant, lorsqu’il est habité, se suffit à lui-même</p>



<p class="wp-block-paragraph">pour créer le spectacle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un trio vocal d’exception</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si on ne peut que rendre honneur au talent fou de tous les chanteurs, Karine Deshayes, au centre de ce brasier, prouve une fois encore sa souveraineté. Sa maîtrise des nuances, passant du murmure blessé aux éclats de fureur, dessine une Hermione d’une humanité bouleversante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à elle, le duo des ténors est de haute voltige. Enea Scala (Pyrrhus) déploie une projection</p>



<p class="wp-block-paragraph">insolente et une vaillance d’acier,tandis que Levy Sekgapane (Oreste) impressionne par une virtuosité ailée, défiant les lois de la physique dans des suraigus de toute beauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’orfèvre et son armée</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la baguette de Michele Spotti, l’orchestre de l’Opéra de Marseille a rugi et frémi avec une précision millimétrée, sublime, laissant toute la place nécessaire aux voix. Le maestro, véritable architecte du son, insuffle une tension constante, secondé par un chœur impeccable de cohésion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre ovations debout et rappels nourris, le public marseillais a vibré à l’unisson, transformant ces représentations en des moments de grâce partagés.</p>



<pre class="wp-block-verse">DANIELLE DUFOUR-VERNA<br><br>Ermione de Rossini a été donné en version concertante à l’<a href="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation" type="link" id="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation">Opéra de Marseille</a> les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 et 24 février</mark></pre>



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		<title>Aimez-vous Brahms ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 09:29:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 1959, Françoise Sagan emprunte à Brahms le titre d’un roman où la musique devient l’indice d’un amour moins spectaculaire mais plus durable. Aimer Brahms, c’est préférer la profondeur à l’éclat, la construction au vertige. En ouverture, Michele Spotti dédie Ein deutsches Requiem « à sa maman, et à toutes les mamans du monde ». [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En 1959, Françoise Sagan emprunte à Brahms le titre d’un roman où la musique devient l’indice d’un amour moins spectaculaire mais plus durable. Aimer Brahms, c’est préférer la profondeur à l’éclat, la construction au vertige.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> En ouverture, Michele Spotti dédie <em>Ein deutsches Requiem</em> « <em>à sa maman, et à toutes les mamans du monde</em> ». La formule pourrait annoncer l’expansion. L’interprétation choisit la tenue. Il y a du souffle, des élans puissants, une ampleur pleinement assumée – mais sans affèterie. L’émotion naît de l’architecture. Le chef, tellurique sur Wagner il y a quelques mois, laisse place à un geste ample et maîtrisé. Les crescendos s’élargissent sans pesanteur, les silences structurent le discours. L’orchestre, très sollicité, répond avec précision et engagement.<em> Denn alles Fleisch, es ist wie Gras</em> en concentre la force, dans ses répétitions, ses montées en tension, puis son apaisement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le chœur en pleine lumière</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À distance des lectures qui revisitent Brahms à la lumière de ses filiations contrapuntiques – telle celle, stimulante, de Laurence Equilbey entendue récemment et commentée dans ces colonnes – Michele Spotti ne cherche ni l’allègement ni la mise en relief analytique des lignes. Le contrepoint est là, mais il n’écrase pas la puissance mélodique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La double fugue de <em>Herr, lehre doch mich, dass ein Ende mit mir haben muss </em>en donne la mesure. Impressionnante par sa lisibilité, sa progression et son équilibre interne, elle révèle surtout la maîtrise du Chœur de l’Opéra de Marseille. Attaques nettes, pupitres solidement ancrés, tension tenue sur la durée : c’est là que la lecture prend toute sa dimension architecturale. Le chœur structure le récit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les solistes s’inscrivent dans cette cohérence. <strong>Philippe-Nicolas Martin</strong>, familier du grand répertoire français et germanique, apporte une projection ferme et une diction claire, sans dramatisation excessive. <strong>Camille Schnoor</strong> au timbre lumineux et à la ligne souple, donne au cinquième mouvement une douceur sans mièvrerie, soutenue par un legato soigné. Un Brahms lyrique, ample, et construit, en somme.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br>Le concert a été donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 février </mark>à l’<a href="https://opera-odeon.marseille.fr/" type="link" id="https://opera-odeon.marseille.fr/">Opéra de Marseille</a>.</pre>



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		<item>
		<title>Le Requiem de Brahms</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 09:51:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Un Requiem allemand, Brahms compose une pièce singulière. Œuvre de consolation plus que de deuil, tournée vers les vivants, sa messe aux morts emprunte à différentes traditions et différents courants. Écrite en langue allemande, nourrie de tradition luthérienne et forte d’une ampleur romantique à souhait, la partition déploie une architecture chorale unique majestueuse. Michele [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Un Requiem allemand</em>, Brahms compose une pièce singulière. Œuvre de consolation plus que de deuil, tournée vers les vivants, sa messe aux morts emprunte à différentes traditions et différents courants. Écrite en langue allemande, nourrie de tradition luthérienne et forte d’une ampleur romantique à souhait, la partition déploie une architecture chorale unique majestueuse. Michele Spotti dirigera l’Orchestre Philharmonique le Chœur de l’Opéra avec le sens du souffle et de la clarté qui caractérise ses lectures, et éclairera sans nul doute la densité brahmsienne. Les solistes Camille Schnoor et Philippe-Nicolas Martin y inscriront leurs lignes sensibles. </p>



<pre class="wp-block-verse">S.CA<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 février<br></mark><a href="https://opera-odeon.marseille.fr/" type="link" id="https://opera-odeon.marseille.fr/">Opéra de Marseille</a></pre>



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		<title>Falstaff</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 12:56:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dernier éclat de Verdi, Falstaff pétille d’une insolence juvénile. À 80 ans, le maître signe un adieu rieur, porté par la verve et l’esprit de Shakespeare : « Tout au monde est bouffonnerie. » Sous la direction alerte de Michele Spotti, la farce devient fable humaine, cruelle et tendre à la fois. Denis Podalydès, à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dernier éclat de Verdi, <em>Falstaff</em> pétille d’une insolence juvénile. À 80 ans, le maître signe un adieu rieur, porté par la verve et l’esprit de Shakespeare : « Tout au monde est bouffonnerie. » Sous la direction alerte de <strong>Michele Spotti</strong>, la farce devient fable humaine, cruelle et tendre à la fois. <strong>Denis Podalydès</strong>, à la mise en scène, en situe l’action dans un hôpital, univers où la démesure du vieux chevalier résonne étrangement avec la fragilité des corps. Costumes de <strong>Christian Lacroix</strong>, décors d’<strong>Éric Ruf</strong>,et un plateau vocal étincelant — de <strong>Salome Jicia</strong> à <strong>Florian Sempey</strong>. Un immanquable !</p>



<pre class="wp-block-verse">S.C.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 9 au 15 novembre </mark><br><a href="https://opera-odeon.marseille.fr/">Opéra de Marseille</a></pre>



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		<title>Deux concerts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 08:53:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux rendez-vous à l’Opéra de Marseille cette semaine pour célébrer la musique dans tout son lyrisme et toute sa puissance. Le 9 octobre, Michele Spotti dirige l’Orchestre Philharmonique dans un triple hommage au génie romantique et à la modernité : l’ouverture des Maîtres chanteurs de Nuremberg et le Liebestod de Tristan et Isolde de Wagner [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="338" height="483" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Michelespotti%C2%A9marcoborrelli.png?resize=338%2C483&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132118" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Michelespotti%C2%A9marcoborrelli.png?w=338&amp;ssl=1 338w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Michelespotti%C2%A9marcoborrelli.png?resize=210%2C300&amp;ssl=1 210w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Michelespotti%C2%A9marcoborrelli.png?resize=150%2C214&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Michelespotti%C2%A9marcoborrelli.png?resize=300%2C429&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/Michelespotti%C2%A9marcoborrelli.png?resize=294%2C420&amp;ssl=1 294w" sizes="(max-width: 338px) 100vw, 338px" /><figcaption class="wp-element-caption">Michelespotti©marcoborrelli</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Deux rendez-vous à l’Opéra de Marseille cette semaine pour célébrer la musique dans tout son lyrisme et toute sa puissance. Le 9 octobre, <strong>Michele Spotti </strong>dirige l’Orchestre Philharmonique dans un triple hommage au génie romantique et à la modernité : l’ouverture des <em>Maîtres chanteurs de Nuremberg</em> et le <em>Liebestod</em> de <em>Tristan et Isolde</em> de Wagner précèdent le choc tellurique du <em>Sacre du printemps</em> de Stravinsky. Entre solennité, passion et pulsation païenne, c’est l’intensité qui prime sur ce beau programme symphonique. Le 11 octobre, place à l’intimité du Foyer avec <em>Quatuors et Trios tous azimuts</em> : le charme nocturne de Doppler, l’élégance cinématographique de Nino Rota, le souffle romantique du <em>Trio pour cor</em> de Brahms et la grâce debussyste de <em>La Petite Suite</em>. Deux concerts naturellement accessibles, entre grand orchestre et dialogue chambriste. </p>



<pre class="wp-block-verse">S.CA.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 octobre à 20h <br>11 octobre à 17h </mark><br><a href="https://opera-odeon.marseille.fr/">Opéra de Marseille</a></pre>



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		<title>Le combat d’un chef</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Dec 2023 10:30:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[concerts]]></category>
		<category><![CDATA[Francesco di Rosa]]></category>
		<category><![CDATA[Ivan Kobilskiy]]></category>
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		<category><![CDATA[Michele Spotti]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre Philharmonique de Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa nomination en tant que directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Marseille, le jeune chef italien Michele Spotti était très attendu par le public de l’Opéra. Quelques jours après avoir assuré durant tout le mois de novembre la direction de Turandot à Bastille, le revoilà donc de retour à Marseille, et plus précisément à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa nomination en tant que directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Marseille, le jeune chef italien <strong>Michele Spotti </strong>était très attendu par le public de l’Opéra. Quelques jours après avoir assuré durant tout le mois de novembre la direction de <em>Turandot </em>à Bastille, le revoilà donc de retour à Marseille, et plus précisément à l’auditorium du palais du Pharo, pour son premier concert en tant que chef titulaire. Et qui plus est sur un programme ambitieux, assez éloigné du répertoire habituel de l’orchestre pour surprendre, et pourtant constitué d’œuvres passionnantes à jouer comme à entendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des grands noms convoqués</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concert s’ouvre sur la <em>Pulcinella-Suite </em>de Stravinsky, sorte de manifeste pour un retour aux fondamentaux après l’éclat du <em>Sacre du printemps</em>, pétri d’influences plus baroques que classiques, au premier rang desquels Bach et son art inégalé du contrepoint. Composée sous sa forme ballet pour orchestre et voix, la pièce redistribue dans sa version orchestrale le chant aux instruments&nbsp;et tout particulièrement au hautbois de l’impeccable <strong>Ivan Kobilskiy</strong>, très présent tout au long du concert, mais aussi au premier violon de <strong>Marcello Miramonti</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On s’aventure avec Richard Strauss et son <em>Concerto pour hautbois</em> vers les mêmes paysages mélancoliques&nbsp;: Bach semble avoir laissé la place à Mozart et à son sens des proportions, mâtiné de mélancolie. Le hautbois de l’impressionnant soliste <strong>Francesco di Rosa </strong>dialogue, comme c’est souvent le cas dans l’orchestre straussien, avec l’alto lyriquissime de <strong>Magali Demesse</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est enfin Beethoven que l’on croit entendre en remontant encore un peu plus loin, chez Schubert, dans cette <em>Symphonie n°4 dite «&nbsp;La Tragique&nbsp;» </em>pourtant bien moins déchirante que ses partitions ultérieures. L’orchestre déclame d’une seule voix cette œuvre de jeunesse rarement jouée, et pourtant très habitée. Avec une joie redoutablement communicative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Concert donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 décembre</mark> au Palais du Pharo, Marseille.</pre>
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