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	<title>Archives des Mohamed El Khatib - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Mohamed El Khatib - Journal Zebuline</title>
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		<title>Saison Méditerranée : Taoufik Izeddiou et Mohamed el Khatib ouvrent le spectacle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 07:55:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En ce 16 mai il faisait froid, le vent pénétrait jusqu’aux os. Mais peu importe la ferveur était là, à la hauteur de l’événement et du symbole&#160;: sur le port de Marseille, sur l’Esplanade Gisèle Halimi – avocate féministe juive du FLN – au pied d’un musée d’État, sur ce rivage qui a accueilli tant [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En ce 16 mai il faisait froid, le vent pénétrait jusqu’aux os. Mais peu importe la ferveur était là, à la hauteur de l’événement et du symbole&nbsp;: sur le port de Marseille, sur l’Esplanade Gisèle Halimi – avocate féministe juive du FLN – au pied d’un musée d’État, sur ce rivage qui a accueilli tant de migrants mais aussi arrêté ceux qui fuyaient la mort nazie et emprisonné illégalement à Arenc des milliers d’Algériens – sans prétexte d’OQTF. Dans ce port qui a aussi causé la propagation de la grande peste de 1720 par cupidité des marchands, mais permis pendant des siècles la circulation des nourritures, des hommes et des idées, <strong>Taoufik Izeddiou</strong> a convoqué et embrassé toute la richesse de Marseille avec <em>Danser ma ville</em>, une magnifique ode à la tendresse et au commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vers le commun</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En résidence au Théâtre Joliette, le chorégraphe marocain a rassemblé une soixantaine d’amateurs autour de six danseurs et trois musiciens professionnels. Adepte d’une danse pour tous, pour toutes, praticable à partir de la marche et de quelques mouvements simples, reproductibles avec des dynamiques et des ampleurs adaptées à chacun·e, Taoufiq Izeddiou a conçu son spectacle en crescendo, du singulier vers le pluriel, le commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Danser ma ville</em> ouvre avec les trois musiciens tissent une partition faite de tradition (percussion sur peau tendue, mélopées modales) et d’électro, d’amplification de sons produits par piétinement… que six danseureuses viennent ensuite habiter de leurs corps. Des corps indépendants, dansant sans assignation genrée les mêmes gestes énergiques, empruntant aux traditions méditerranéennes et africaines, juives aussi, et les mêlant à des figures de danses urbaines et contemporaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Cette rencontre des cultures chorégraphiques se déploie jusqu’à ce que les amateurs viennent les rejoindre. Des corps de tous les âges, âgés souvent, féminins pour la plupart. Certains que l’on connait pour les avoir vus souvent dans les projets collectifs. Ils se regardent, s’approchent deux à deux, s’enlacent, se détachent, vont lentement chercher une autre accolade, puis forment groupe, avancent, dansent, ondulent ensemble comme des flots, comme un organisme unique. Les corps les plus âgés, déploient des forces moindres mais d’autant plus émouvantes, humaines, fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une métaphore limpide de ce que la ville, la Méditerranée, le monde pourraient être si on laissait les corps parler, danser, se toucher, les regards se croiser, et les souffles s’accorder ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le Parlement des mères</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Mères méditerranées</em> <strong>Mohamed el Khatib</strong> délivrait le même message, accueilli dans l’auditorium du Mucem, le vent rendant la représentation à l’extérieur impossible. Un repli qui a suscité la frustration des centaines de spectateurs, mais n’a pas amoindri l’enthousiasme de ceux qui ont assisté à l’une des deux représentations, même si le feu d’artifice prévu pour lier les deux parties du spectacle n’a pas pu être tiré. Seulement évoqué par une enfant malicieuse, qui donnait aussi le ton du spectacle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malicieux et drôle, ce <em>Mères Méditerranées</em> est aussi grave et profond, ce qui est sans doute la marque de fabrique du théâtre de Mohamed el Khatib qui part de rien, de l’intime, d’une voiture, d’une anecdote, d’un objet, pour laisser éclore l’universel. Dans <em>Israël &amp; Mohamed</em>, créé avec Israël Galvan, il réglait son compte aux pères et réparait le lien culturel andalou, par la métaphore du foot, et du ligament d’un genou qui flanche. Avec <em>Mères méditerranée</em>, programmé par le Mucem dans le cadre de son exposition <em>Bonnes Mères</em>, ce sont les mères qui ont la parole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’écran se succèdent des images d’archives guerrières et coloniales, de fantasias, mettant en scène des hommes violents, mais aussi victimes. Elles alternent avec des interviews de mères qui défendent leur couscous, et parlent surtout de leurs inquiétudes pour leurs enfants. Qui pour certaines, palestinienne, libanaise, sont de la pure terreur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur scène d’autres femmes, parfois les mêmes, complètent les témoignages et se disputent le meilleur houmous, mais aussi sur la violence des hommes, sur leur domination. La femme juive voudrait que toutes les femmes de Méditerranée puissent dire non à leur mari, l’Italienne voudrait couper les couilles des auteurs de féminicides, et toutes refusent leur guerre. Les Maghrébines de Marseille s’indignent que les Français aiment leur couscous, mais pas leurs enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur «&nbsp;parlement&nbsp;» devient, au fil du spectacle, de plus en plus politique, jusqu’à une proclamation commune qui exige que le monde entende enfin leur voix. Et leur accorde la liberté d’être ou de ne pas être mère, de disposer de leur corps, de circuler librement d’une rive à l’autre. Elles implorent, surtout, de «&nbsp;<em>cesser le feu</em>&nbsp;». Car «&nbsp;<em>chaque mère morte est un océan de larmes, une bombe à retardement</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Assigner la paix et l’avenir aux femmes, la guerre et la mort aux hommes, est certainement réducteur. Mais l’urgence méditerranéenne est devenue celle du monde, et exige sans doute qu’on écoute enfin ces voix sincères, qui seules dessinent un futur désirable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>La vie secrète des vieux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Céliane Peres-Pagès]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jan 2025 15:48:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mohamed El Khatib a choisi d’explorer l’intimité des personnes âgées pour cette création qui repose sur une série d’entretiens réalisés dans des maisons de retraite, où l’auteur a recueilli les confidences des résidents. Sur scène, huit hommes et femmes, âgés de 75 à 102 ans, devenus comédiens pour l’occasion, partagent avec humour, sincérité et une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Mohamed El Khatib a choisi d’explorer l’intimité des personnes âgées pour cette création qui repose sur une série d’entretiens réalisés dans des maisons de retraite, où l’auteur a recueilli les confidences des résidents. Sur scène, huit hommes et femmes, âgés de 75 à 102 ans, devenus comédiens pour l’occasion, partagent avec humour, sincérité et une pointe de mélancolie, leurs souvenirs amoureux et leurs désirs présents. En abordant sans tabou la thématique de l’intimité des anciens, la pièce questionne le regard porté par la société sur leur désir et leur sexualité, tout en montrant comment l’amour peut être réinventé à cet âge.<br>Un moment de théâtre profondément humain, qui invite à repenser le lien entre le temps qui passe et les élans du cœur. </p>



<p class="wp-block-paragraph">CÉLIANE PERES-PAGÈS </p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 et 10 janvier</mark><br><a href="http://www.boisdelaune.fr"><strong>Théâtre du Bois de l’Aune</strong>,</a> Aix-en-Provence</pre>
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		<title>Richesse de l’art </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Sep 2024 12:56:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présenter l’aboutissement de projets artistiques au long cours, tissés entre des artistes professionnels, des personnes en situation de précarité et des citoyen·ne·s de tous horizons. Voilà ce que propose tous les deux ans le festival C’est pas du luxe&#160;!, porté par La Garance (Cavaillon), l’association Le Village, et la Fondation qui ne portera bientôt plus [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Présenter l’aboutissement de projets artistiques au long cours, tissés entre des artistes professionnels, des personnes en situation de précarité et des citoyen·ne·s de tous horizons. Voilà ce que propose tous les deux ans le festival <strong><em>C’est pas du luxe&nbsp;!</em></strong>, porté par La Garance (Cavaillon), l’association Le Village, et la Fondation qui ne portera bientôt plus le nom de son abbé fondateur et agresseur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 27 au 29 septembre à Avignon, le rendez-vous propose des créations qui affirment haut et fort que l’accès à la pratique artistique et culturelle ne doit pas être un luxe réservé aux personnes les plus favorisées, mais être celui de tout un chacun·e. Car l’accès aux droits culturels pour tous, y compris pour les personnes en situation d’exclusion, est fondamentale. En permettant de découvrir plus de 60 propositions artistiques (expositions, spectacles, concerts, films) avec plus de 600 artistes amateur·e·s et professionnel·le·s, <em>C’est pas du luxe&nbsp;!</em> valorise ces démarches et ceux qui les portent, invite chacun à rencontrer l’autre, et à faire évoluer le regard sur la précarité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le Grand Tour</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les nombreux rendez-vous proposés, <em>Le Grand Tour</em> est le second volet d’un projet initié par la Collection Lambert avec l’artiste <strong>Mohamed El Khatib</strong>, autour de la question&nbsp;: «&nbsp;<em>comment habiter et s’emparer véritablement de nos lieux de culture ?&nbsp;</em>» Des résident·es de sept structures sociales, devenant commissaires d’exposition d’un nouveau genre, sont parti·e·s en voyage pour découvrir une grande ville européenne (Athènes, Barcelone, Bruxelles) et une institution culturelle partenaire. Accompagné·es de trois chorégraphes (<strong>Christian Rizzo</strong>, <strong>Vania Vaneau</strong> et <strong>Julie Guibert</strong>), iels ont collecté, à travers visites de musées, découvertes de la culture populaire et rencontres, une matière vivante dans le but de créer une exposition d’un nouveau genre, où les souvenirs ramenés prennent de multiples formes : installations, performances, danses, récits, projections, etc. Inauguration à la Collection Lambert le vendredi 27 septembre, exposition visible jusqu’au 19 janvier 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Grand Bazar et Big Party</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre invitation à la rencontre et à la curiosité, <em>Le Grand Bazar</em> <em>des Savoirs</em>, orchestrée par <strong>Didier Ruiz</strong>, metteur en scène au sein de la <strong>compagnie des Hommes</strong>, qui invite (les 28 et 29) dans l’église des Célestins à rencontrer en mode speed-dating 80 expert·es et passionné·e·s autant de l’apiculture urbaine, des ondes gravitationnelles, de la littérature japonaise, d’<em>Harry</em> <em>Potter</em>, que des fantômes, des rapaces, des toupies Beyblade, du tiramisu, etc&#8230;. Une façon de déployer à l’horizontale l’éclectisme absolu des expertises et des passions, et de titiller voire de réveiller la curiosité pour l’autre et pour le monde. Enfin la dimension festive de <em>C’est pas du luxe&nbsp;!</em> sera notamment mise en œuvre avec <em>The Big Party</em> de <strong>La Big Up Cie</strong>, grande fête participative, en costumes, masques et marionnettes (le 28) à La FabricA. Au programme : repas partagé, danser sur un podium, chanter faux et créer ensemble des souvenirs joyeux !</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>C’est pas du luxe !</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 27 au 29 septembre<br></mark>Divers lieux, Avignon</pre>
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		<title>Une Chartreuse éclectique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jul 2024 08:30:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« La puissance du vulnérable, la force de la fragilité. » Marianne Clevy résume ainsi l’affiche des Rencontres d’été de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. La directrice du monument qui abrite le Centre national des écritures du spectacle, signe une 51e édition qui alterne spectacles, lectures, rencontres et exposition. Suite au somptueux Kill me de Marina Otero, qui inaugura, début juin, un compagnonnage [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>La puissance du vulnérable, la force de la fragilité. </em>»<em> </em><strong>Marianne Clevy </strong>résume ainsi l’affiche des <em>Rencontres d’été </em>de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. La directrice du monument qui abrite le Centre national des écritures du spectacle, signe une 51e édition qui alterne spectacles, lectures, rencontres et exposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite au somptueux <em>Kill me </em>de Marina Otero, qui inaugura, début juin, un compagnonnage avec le <em>Printemps des comédiens</em>, la Chartreuse reconduit ses synergies avec le <em>Festival d’Avignon</em>. Présent l’an dernier aux côtés du cinéaste Alain Cavalier qui photographia le quartier de la Chartreuse dans les années 1950, <strong>Mohamed El Khatib</strong> livre en création <em>La vie secrète des vieux</em>. Porté par une dizaine d’interprètes non professionnels, la proposition explore les aspects inédits que l’âge imprime aux relations intimes (4-19 juillet). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Inauguré l’an dernier, le partenariat avec <em>Villeneuve en scène</em> se réitère à travers <em>Home/Land</em>. Spécialiste du genre, le <strong>Begat theater</strong> adapte sa méditation-déambulatoire autour du chez-soi, au fil des couloirs et cellules de l’abbatiale (8-20 juillet). À l’inspiration picaresque du Begat, répond la <em>danse cheminante</em> cultivée par <strong>Géraldine Chollet</strong>, qui invite danseurs et spectateurs dans une procession immersive, nourrie des mystères du Moyen Âge (9-17 juillet). </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Bonne histoire</em> est celle que nous conte <strong>Adina Secretan</strong>. L’artiste multi-cartes restitue les minutes du « Nestlégate » qui révéla la DRH salée, mise en œuvre dans les années 2000, par l’empereur du lait concentré sucré (8-18 juillet). Ces deux derniers spectacles relèvent d’une co-réalisation avec <em>SCH-La Sélection Suisse en Avignon</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">Langue vivante</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Présente en juin lors du lever de rideau, l’espagnol, langue invitée par le <em>Festival d’Avignon</em> 2024, reviendra à la toute fin des <em>Rencontres</em>. Censurée par le Comité de Madrid, <em>Je meurs de ne pas mourir, La double vie de Thérése</em>, évocation de Thérèse d’Avila (1515-1582), sera lue, le 20 juin, par son auteur <strong>Paco Bereza</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pôle de référence des écritures issues de la francophonie, La Chartreuse déploie du 13 au 19 juillet un C<em>arrefour Caraïbe-Afrique</em>, cycle d’auditions, rencontres, conférences, en lien avec le Festival de la francophonie, ETC Caraïbe et Radio France Internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Disséminé dans les dédales du monument, l’accrochage <em>Cara/Garanjoud, deux peintres en résonance</em>, met en conversation deux artistes empreints de spiritualité : <strong>Louise Cara </strong>installée à Avignon et Claude Garanjoud (1926-2005) qui devint dans les années 1980, citoyen villeneuvois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au delà des mets de l’esprit, la Chartreuse propose des nourritures terrestres au coeur de ses Jardins d’été, restaurant saisonnier ouvert du petit déjeuner aux collations nocturnes</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Si le spectacle est vivant c’est qu’il doit mourir.&nbsp;</em>Pétrie de cette conviction, Marianne Clevy signe un affiche qui aligne les morceaux de résistance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MICHEL FLANDRIN</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Rencontres d’été </em>» <em>de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">20 juillet</mark></em></p>
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		<title>[Festival d&#8217;Avignon] S’aimer avant la fin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jul 2024 10:56:08 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Si vous avez plus de 75 ans et des histoires d’amour, appelez-moi.&nbsp;</em>» Une petite annonce du metteur en scène et dramaturge <strong>Mohamed El Khatib</strong> dans le journal et voilà sept «&nbsp;vieux&nbsp;» embarqués dans une aventure hors du commun, celle de porter à la scène leurs histoires amoureuses et sexuelles. L’idée du spectacle a émergé après la crise du Covid et le scandale déclenché par l’ouvrage <em>Les Fossoyeurs</em> du journaliste Victor Castanet qui a révélé la cruauté du fonctionnement des Ehpad, où sont abandonnés celles et ceux qui deviennent une charge. Difficile alors d’envisager qu’ils puissent encore tomber amoureux et faire l’amour. Aussi, une centaine d’entretiens a mené à un travail collectif, joué à la Chartreuse, où les récits intimes se font écho et réhabilitent une ancienne génération bien vivante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Théâtre documentaire</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils et elles ont entre 76 et 92 ans. Leurs prénoms n’ont pas été modifiés. Si Jean-Pierre, Martine, Annie, Chille, Jacqueline, Sally et Micheline, accompagnés de Yasmine – qui joue leur aide-soignante &#8211; ne portent parfois pas leurs propres récits, toutes les histoires passées sont vraies. Dans une salle de bal, une fontaine à eau et une collation sur une table en arrière-scène, une petite estrade et des chaises éparpillées sur lesquelles s’assoient les comédiens qui se déplacent, pour certains en déambulateur ou en fauteuil roulant. Chacun est libre d’aller et venir. Mohamed El Khatib intervient sur scène, guidant parfois son équipe. Il tient à rendre la vie artistique sans la transformer. De là, naît la beauté folle d’un théâtre éphémère&nbsp;: ces comédiens vivent peut-être leurs derniers instants de vie, mais «&nbsp;plutôt mourir sur scène que de finir en Ehpad&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ce spectacle, on rit beaucoup et on pleure tout autant. Il faut dire que les comédiens sont crus et bouleversants dans leurs souvenirs et leurs anecdotes. Leurs récits intimes sont le reflet de leur époque&nbsp;: empêchés en raison de leur religion, de l’homophobie et des préjugés d’une époque, ils ont longtemps tu leurs amours. Mais leurs désirs présents disent aussi de notre société, celle qui décrète que l’amour et le sexe ont un âge que la vieillesse a dépassé. Cette invisibilisation génère des tabous qui conduisent parfois au pire. L’histoire d’Anne de St-André, amoureuse de Jean-Claude qui s’est donnée la mort parce que la famille de ce dernier refusait leur relation, incarne une indifférence et une infantilisation pour les sentiments de nos aînés, que les proches et les institutions ne veulent pas comprendre. La pièce réhabilite les corps vieux dans leur fragilité et leur paradoxale vitalité. Et ça fait du bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CONSTANCE STREBELLE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La vie secrète des vieux</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 19 juillet</mark><br><strong>La Chartreuse</strong>, Villeneuve-lès-Avignon</pre>
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		<title>L’odyssée du chant 504</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Oct 2023 08:14:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Certains spectacles touchent au plus juste en mettant en mots une mémoire commune et lui donnant sur scène l’apparence d’une aventure. <em>504</em>, de <strong>Mohamed El Khatib</strong> est le récit d’une odyssée. Celle, extraordinaire, de la transhumance estivale de centaines de milliers de Français d’origine algérienne, tunisienne, marocaine, vers les villes et villages du Maghreb. Traversées sur terre et mer, interminables, en famille, à l’étroit dans la chaleur et les bouchons, malgré les dangers de la route… Et dont les vraies stars portent les noms de Renault 12 ou Peugeot 504, des maisons ambulantes pleines à craquer, couronnées de bagages en pile, ou transformées en cinéma. Cinq de ces bolides increvables, ces «&nbsp;dromadaires&nbsp;mécaniques », trônent d&rsquo;ailleurs sur l’esplanade du fort Saint-Jean, à Marseille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>504</em>, Mohamed El Khatib convoque surtout, <em>live</em> ou à l’écran, les témoignages de Marseillais, et ressuscite toutes les pratiques associées à ces voyages : rituels du départ, orientation (l’un des protagonistes énumère de tête toutes les sorties d’autoroute entre la France et le Maroc…), K-7 jouées sur l’autoradio, ravitaillement, art du bourrage de coffre, tracas du racisme, de l’extorsion, et accidents fréquents, inventivité permanente, émotion de l’arrivée et rituel des cadeaux à la famille… <em>504</em> est ainsi un projet multiple, qui tient à la fois de la performance, de l’enquête sociologique, du cinéma, de l’art, de la muséographie puisqu’en parallèle se tient une exposition d’objets dans le hall : on y trouve tapis de prière portatif, objets usuels, grigris de rétroviseurs, pièces détachées…</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’art du metteur en scène tient à cette capacité à incarner l’expérience vécue. Tandis que la géniale spontanéité de ces récits, souvent pleins de drôlerie, d’humanité, ou d’émotion, rappelle sans doute combien (dans le contexte dramatique actuel) devrait résonner comme universelle l’expérience de la migration, c’est par un jeu de loterie que l’artiste propose de gagner finalement par tirage au sort une Renault 12 du spectacle. Une façon de renouer la mémoire au réel, et de relancer aussitôt sur l’imaginaire des routes les souvenirs, les sourires, et la gratitude du public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ÉTIENNE LETERRIER</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>504</em> a été donné dans le cadre du festival <em>actoral</em> les<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 29 et 30 septembre</mark> au Mucem, Marseille</pre>
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		<title>Scène nationale de Cavaillon : Enchantée, Garance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 07:44:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Anne-Sophie Bérard]]></category>
		<category><![CDATA[Cavaillon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S’inspirant à la fois du philosophe Michel Serres « à quoi bon vivre si nul jamais n’enchante le monde ? » et de l’humoriste Inès Reg « mets des paillettes dans ma vie, Kevin ! », le ré-enchantement entamé la saison dernière par La Garance, sous la houlette de sa nouvelle directrice, Chloé Tournier, se poursuit [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">S’inspirant à la fois du philosophe Michel Serres « <em>à quoi bon vivre si nul jamais n’enchante le monde ?</em> » et de l’humoriste Inès Reg « <em>mets des paillettes dans ma vie, Kevin !</em> », le ré-enchantement entamé la saison dernière par <strong>La Garance</strong>, sous la houlette de sa nouvelle directrice, <strong>Chloé Tournier,</strong> se poursuit cette saison. Ancré autour de deux temps forts annuels, le premier consacré à la magie nouvelle en décembre (festival <strong><em>Manip !</em></strong> du 5 au 9 décembre) le second à la cuisine en mai (festival <strong><em>Confit !</em></strong>). Le tout en compagnie d’artistes complices (<strong>Leila Ka</strong>,<strong> Begat Theater</strong>,<strong> Pauline Susini</strong> et <strong>Thierry Collet</strong>) et en portant une attention toute particulière « &#8230; <em>à la place de la joie et de la convivialité dans un lieu culturel</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fêtes de mi-saison</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Justement, le premier semestre de la saison va se dérouler entre deux fêtes de présentation. Le 22 septembre, avec le vernissage de l’exposition <em>L’amer</em> du photographe <strong>Pascal Grimaud</strong> et un concert performance de <strong>L-Raphaële Lannadère</strong>, mis en scène par <strong>Anne-Sophie Bérard</strong> (commissaire d’exposition associée à La Garance). Et le 27 janvier, autour des projets du deuxième semestre, suivi du spectacle <em>Ami·e·s il faut faire une pause</em> de <strong>Julien Fournet/ l’Amicale</strong> : une classe verte culturelle qui part à la recherche des origines du plaisir d’être spectateur·rice, avec mise en pratique : travaux manuels, pâte à modeler et cocottes en papier, séance de relaxation et infusion au thym. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Complicités artistiques&nbsp;</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les quatre artistes complices vont chacun·e présenter leur dernière création&nbsp;: <em>Maldone</em> (16 novembre) de Leila Ka, qui poursuit ses réflexions sur les mille manières d’être soi au féminin. Cinq danseuses sur scène, des robes diverses et variées qui tournent et volent, une soirée entre copines, dans l’intimité et le collectif, un ballet féministe percutant. <em>Les Consolantes</em> (11 janvier) de Pauline Susini, qui part de la récolte de témoignages de victimes des attentats de Paris et de Saint-Denis de novembre 2015, pour écrire une fiction théâtrale, où les vivants côtoient les morts, et s’interroger : est-ce que l’expérience de la douceur et de la beauté peuvent aider à réparer ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Begat Theater va lui créer <em>Home/Land</em> sur la place Maurice Bouchet à Cavaillon (11 octobre), installation sonore où les conflits et les drames des vies individuelles se présentent comme placés sous cloche. Enfin, Thierry Collet reprendra <em>Dans la peau d’un magicien</em> (9 décembre) spectacle dans lequel il raconte, tout en réalisant quelques tours plus que bluffants, son voyage dans l’univers de la magie, depuis qu’il est tombé dans la marmite, à 7 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pépites</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À noter également, dans ce premier semestre, quelques autres rendez-vous précieux&nbsp;: le concert de l’excentrique et envoûtante <strong>Zaho de Sagazan</strong> (5 octobre &#8211; première partie <strong>Fred Nevché</strong> ), qui viendra interpréter les titres de son premier album très remarqué <em>La symphonie des éclairs</em>. Le nouveau spectacle de la marionnettiste d’<strong>Élise Vigneron</strong>, <em>Les Vagues</em> (17 octobre) adaptation du livre de Virginia Woolf, où, avec ses marionnettes de glace à taille humaine, elle embrasse cinq parcours de vie, de la petite enfance à la vieillesse. Enfin <em>Stadium</em> (8 et 9 novembre) de <strong>Mohamed El Khatib</strong> qui convie sur scène, en «&nbsp;live&nbsp;» et en vidéo 53 vrai·e·s supporteur·rice·s du Racing Club de Lens. Une série de portraits sensibles de personnes qui consacrent leur vie au supporterisme. Spectacle avec bières et frites autorisées en salle&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>La Garance</strong><br>Scène nationale de Cavaillon<br>04 90 78 64 64&nbsp;<br><a href="http://lagarance.com">lagarance.com</a></pre>
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