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	<title>Archives des Musée d’art brut de Montpellier - Journal Zebuline</title>
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		<title>Une coquille loin d’être vide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:38:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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		<category><![CDATA[Paul Amar]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>Ancien coiffeur et chauffeur de taxi, passant ses vacances sur les plages de Vendée, c&rsquo;est en 1974, à l&rsquo;âge de 55 ans, qu&rsquo;il a découvert par hasard ce qui allait devenir son matériel unique de création : Les coquillages.</em> » C’est ce qu’indique le cartel d’entrée du Musée d’art brut de Montpellier, ainsi que la quasi totalité des articles de presse consacrés au travail de Paul Amar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Amar a choisi de travailler le coquillage. Des coques, des palourdes, des huîtres, des moules, des bigorneaux. Il sculpte d’après des scènes qu’il garde en mémoire, provenant de cartes postales, de films, de souvenirs, de livres. Ses coquillages assemblés, recouverts de paillettes et de verni à ongles aux couleurs saturées sont agencés en bas-reliefs, en bustes, en portraits dans une esthétique à la limite du <em>camp</em> : un kitch fabuleux et une préciosité extrêmement sensible</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses œuvres, la vierge Fatima, sculpture à taille humaine d’une grande précision représentant une femme petite, drapée d’un long voile transparent, seul élément qui dénote de l’amoncellement unique de coquillage – seule pièce réalisée en collaboration avec sa femme et qui semble déroger à son protocole de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« <em>C&rsquo;est le bulot universel</em> »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Souvent agencés en symétrie parfaites et étonnante au vu du matériau, les sculptures de Paul Amar brosse un large éventail de thème : des souvenirs d’Algérie, d’illustration narratives, de masques précieux et effrayants, mais aussi des personnages fantastiques où la sexualité marquée s’émancipe et s’affirme. Chaque coquillage récolté par Paul Amar possède une forme unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les polir, les modeler en symétrie parfaite transcende toute leur essence, et de fait, établit un protocole de lissage de l’imperfection qui s’inscrit à l’encontre des pratiques conceptuelles encensées par l’art contemporain. «<em>&nbsp;Je suis un bon ouvrier, consciencieux, mais c’est tout, je ne suis pas un artiste</em>&nbsp;» : « <em>C&rsquo;est le bulot universel</em> » détermine donc le cartel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Je suis l&rsquo;homme le plus heureux du monde à l&rsquo;heure actuelle. Je ne pensais pas en arriver là, posséder une galerie à mon nom. C&rsquo;était au-dessus de mes possibilités. Et maintenant qu&rsquo;elle existe, bravo, soyez toujours les bienvenus dans la galerie Paul Amar où vous serez reçus comme des rois&nbsp;</em>», disait-il aussi. Son travail, présenté à Montpellier, est effectivement une invitation qui ne se décline pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’art brut, pour s’affranchir des codes</strong><br></mark>L’art Brut, dont on doit le terme à Jean Dubuffet, s’affranchit par définition des codes souvent élitistes et performatifs de l’art contemporain. Ses artistes, ou artisan·nes, créateur·ices, participant·es, selon leur appellation choisie par elleux même ou pas, sont ancrées dans des pratiques souvent populaires, faisant appel à des moyen fréquemment qualifiés de rudimentaires, dont l’expression plastique reste inaltéré par les techniques académiques transmises dans les milieux artistiques classiques. <em>N.M.</em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/"><em>Arts Visuels</em> ici</a></p>



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