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	<title>Archives des musée Granet - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des musée Granet - Journal Zebuline</title>
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		<title>Comment Paul est devenu Cezanne</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 14:30:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de l’Année Cézanne [Lire ici], la ville d’Aix-en-Provence invite ainsi à une multitude d’événements en lien avec le peintre. Mais l’exposition du musée Granet, à découvrir jusqu’au 12 octobre, constitue l’évènement principal de ce retour. Aussi bien au sens géographique (nombre des œuvres exposées viennent de l’étranger), qu’au sens de recommencement. Revenir [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans le cadre de l’<a href="https://cezanne2025.com">Année Cézanne</a> <a href="https://journalzebuline.fr/aix-celebre-enfin-cezanne/">[Lire ici],</a> la ville d’Aix-en-Provence invite ainsi à une multitude d’événements en lien avec le peintre. Mais l’exposition du<a href="https://www.museegranet-aixenprovence.fr/accueil"> musée Granet</a>, à découvrir jusqu’au 12 octobre, constitue l’évènement principal de ce retour. Aussi bien au sens géographique (nombre des œuvres exposées viennent de l’étranger), qu’au sens de recommencement. Revenir à ses toiles, dessins, carnets, études.</p>



<p>L’exposition se présente comme une trajectoire chronologique à suivre depuis ses débuts, ceux de «&nbsp;l’avant-Cezanne&nbsp;». Comme tout jeune artiste, il recopie les œuvres antérieures, s’exerce au dessin académique dans les années 1860. Il s’empare des murs en plâtre du grand salon du Jas de Bouffan et s’adonne, en quelque sorte, à l’art de la fresque qui deviendra par la suite toile. &nbsp;</p>



<p>Ses sujets sont empruntés à une iconographie religieuse, symboliste, décorative comme les quatre saisons. Puis il s’affranchit progressivement de ces divers modèles avec des dessins, études au fusain, usant de recto ou de verso de son support, inversant le haut et le bas pour produire par exemple deux visages différents sur le même feuillet. Il fait et refait, esquisse, précise… Le très beau carnet de Washington ou carnet Chappuis, que l’on découvre, en tournant les pages sur un écran digital constitue un riche laboratoire de son entreprise, de ses repentirs, de ses blancs laissés par des pages blanches.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Naissance du geste </mark></strong></p>



<p>Les premières toiles présentées sont des portraits des proches&nbsp;: père, mère et sœur, amis, notables aixois et autoportraits. Cezanne y travaille le noir des cheveux des tenues, l’immobilité du regard de face ou de profil. Les personnages sont un motif figuratif sur un fond abstrait. Viennent ensuite à l’étage, les paysages où l’organisation visuelle se joue le plus souvent entre verticalité (des arbres) et horizontalité des couleurs telles le vert émeraude des pelouses.&nbsp;</p>



<p>Le <a href="https://cezanne2025.com/sites-de-cezanne/bastide-du-jas-de-bouffan/">Jas de Bouffan</a> offre à Cezanne un véritable terrain de recherche qui s’exprime jusqu’à l’effacement des formes dans les aquarelles. Le paysage est affaire de strates, de plans successifs. La couleur fait l’espace comme elle fera les objets dans les natures mortes. Les cerises, les poires, les pommes, les melons sont autant de compositions qui s’accumulent sur des tables presque en déséquilibre. Tout semble déborder. Le décor est tronqué, rendu à l’état de surface picturale. Les pots et pichets s’ajoutent dans leur rondeur à ce foisonnement. La nature morte ne fonctionne plus comme memento mori des vanités mais bien plutôt comme une quête chromatique et géométrique. </p>



<p>La série des baigneuses mêle l’idée de portait (les femmes nues) et la nature morte avec la dimension végétale des lieux. Ici encore Cezanne ne joue pas sur l’érotisme supposé de telles scènes, très présentes dans l’histoire de la peinture mais plutôt sur une méditation sur ce qui fait geste artistique. Les visages des baigneuses sont insaisissables, déformés, pris dans une sorte de flou vibrant.&nbsp;</p>



<p>Les dernières toiles de l’exposition réaffirment à la fois l’idée d’un chaos structuré (les carrières de Bibémus)&nbsp;: les masses ocres des rochers saturent pratiquement le format complet du tableau et le portrait ultime posé du jardinier Vallier fait presque disparaitre le personnage sous des touches de couleurs irrégulières, cerné par un fond dans le mouvement d’autres touches dans les gris-bleu, et verts. Paul est bien devenu Cezanne.&nbsp;</p>



<p>MARIE DU CREST</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Cezanne au Jas de Bouffan</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 12 octobre</mark><br><a href="https://www.museegranet-aixenprovence.fr/accueil">Musée Granet,</a> Aix-en-Provence</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Échos contemporains </strong><br>Au bout de la rue Cardinale, le centre d’art Gallifet propose une exposition, <em>Échos de</em> <em>Cezanne</em>, d’une ampleur bien plus modeste mais qui permet de retrouver l’art cezannien, à travers des approches contemporaines. La correspondance avec le peintre aixois se fait à travers la reprise de motifs : la montagne Sainte-Victoire pour <strong>Vincent Bouliès </strong>; le crâne des vanités chez <strong>Barcelo</strong> ; les baigneuses pour <strong>Laurent Proux</strong>, <strong>Nan Goldin</strong>, ou <strong>Murat Önen </strong>; les natures mortes aux pichets et pommes de <strong>Claudio Parmiggiani</strong>, de <strong>Giorgio Morandi</strong>. Les <em>joueurs de cartes</em> sont repris, détournés sur un mode à la fois burlesque, voire grotesque par <strong>Felix Deschamps</strong>. <em>M.D.C.</em><br><br><strong><em>Échos de Cézanne</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 28 septembre</mark><br><a href="https://www.hoteldegallifet.com/fr">Centre d’art Gallifet</a>, Aix-en-Provence</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels </em>ici </a></p>
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		<title>Quand Ravel rencontre Cézanne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 10:18:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Luc Dedreuil-Monet]]></category>
		<category><![CDATA[musée Granet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peinture et musique en harmonie au Musée Granet Le 22 juillet dernier, le musée Granet d’Aix-en-Provence a ouvert grand ses portes au Festival de Vauvenargues, Ugarit en Provence, pour une soirée unique. Cet événement a offert aux participants une double expérience artistique : la découverte de l’exposition Cézanne au Jas de Bouffan, suivie d’un concert [&#8230;]</p>
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<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Peinture et musique en harmonie au Musée Granet</mark></strong></h3>



<p>Le 22 juillet dernier, le musée Granet d’Aix-en-Provence a ouvert grand ses portes au <em>Festival de Vauvenargues, Ugarit en Provence</em>, pour une soirée unique. Cet événement a offert aux participants une double expérience artistique : la découverte de l’exposition <em>Cézanne au Jas de Bouffan</em>, suivie d’un concert en plein air dans le patio du musée.</p>



<p>Lieu emblématique de la vie du peintre, le Jas de Bouffan fut la demeure familiale de Cézanne pendant de nombreuses années. C’est là, dans cette ancienne bastide du 18 e siècle, qu’il réalisa certaines de ses premières œuvres majeures, inspiré par les paysages alentours, les murs de la maison, les arbres du jardin, ou encore la Sainte-Victoire visible depuis la propriété. L’exposition, riche de 130 œuvres, retrace les liens profonds entre Cézanne et ce lieu fondateur de son parcours artistique. Tableaux originaux, esquisses, lettres et documents d’archives invitent le visiteur à plonger dans l’univers intime de l’artiste.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Modernité</mark></strong></h3>



<p>Après l’émotion picturale, le public est convié à prolonger la magie dans le patio, pour un concert sous les étoiles. Le Directeur du Musée Granet, <strong>Bruno Ely</strong> s’en félicite «&nbsp;Cézanne était le peintre de la modernité. Le programme qui va suivre rend hommage aux compositeurs qui, en musique, ont ouvert les portes de l’ère moderne&nbsp;».</p>



<p>Crée par le violoniste d’origine syrienne<a href="https://www.bilalalnemr.com/"> <strong>Bilal Alnemr</strong></a> {<a href="https://journalzebuline.fr/festival-de-vauvenargues-entre-orient-et-occident/">lire l&rsquo;entretien ici</a>}, le tout jeune festival de Vauvenargues, prend aujourd’hui toute sa place dans le paysage culturel de la région. Cette soirée musicale a affiché une programmation intimiste et audacieuse. Elle a débuté avec la <em>sonate pour violon et piano de </em>Claude Debussy, duo enlevé entre le violon de Bilal Alnemr et le piano du cubain <strong><a href="https://www.instagram.com/jorge.g.buajasan/?hl=fr">Jorge Gonzales Buajasan.</a> </strong>Ce derniera enchaîné en solo avec unepièce peu connue, dédiée à l’impressionnisme : <em>les Baigneuses au soleil </em>de Déodat de Séverac (1872-1921), comme un écho aux baigneuses de Cézanne exposées à quelques mètres. Puis, dans une fluidité et une aisance absolue, le pianiste a développé les <em>Jeux d’eaux</em> de Maurice Ravel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le hautbois à l’honneur</mark></strong></h3>



<p>Hommage est rendu à un instrument, le hautbois, rarement mis en avant en dehors des orchestres et défendu par un <strong>Gabriel Pidoux </strong>virtuose et passionné <strong>«&nbsp;</strong>Né au 17 e siècle, le hautbois a dû attendre trois siècles pour qu’on lui consacre enfin des partitions&nbsp;», explique-t-il. Il a un grand plaisir à présenter la première pièce&nbsp;: <em>Le poème pour hautbois et piano </em>de Marina Dranishnikova <em>(1929-1994). </em>Écrite en 1953, la pièce, romantique à souhait, aurait été inspirée d’un amour non partagé de la compositrice pour un oboïste de Léningrad. Puis, le musicien enchaîne avec une œuvre pour hautbois solo de Benjamin Britten, composée en 1951&nbsp;: les<em> 6 métamorphoses après Ovid. </em>Cet exercicede bravoure, qui laisse le public médusé, fait voyager par petites étapes impressionnistes dans le mythe de Pan, Phaéton, Niobe, Bacchus, Narcisse et Arethusa.</p>



<p>Le concert s’est conclu en apothéose avec la Sonate pour violon et violoncelle, (un <strong>Luc Dedreuil-Monet</strong> magnifique de précision et d’expressivité) œuvre majeure de Maurice Ravel.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le concert s’est déroulé <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 22 juillet</mark> au <a href="https://www.museegranet-aixenprovence.fr/accueil">Musée Granet</a></em></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Aix célèbre enfin Cézanne !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Dec 2024 16:37:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Qu’est- ce qui vous passionne dans l’histoire et la peinture de Paul Cézanne ? Alain Paire. C&#8217;est l&#8217;inventeur du cubisme, l&#8217;inventeur de l&#8217;art moderne, il n’y a pas de doute. Et par rapport à l&#8217;impressionnisme c’est considérable. C&#8217;est du Nicolas Poussin et en même temps c&#8217;est la modernité. C&#8217;est une césure ! Cela va [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Qu’est- ce qui vous passionne dans l’histoire et la peinture de Paul Cézanne ?</strong></p>



<p><strong>Alain Paire. </strong>C&rsquo;est l&rsquo;inventeur du cubisme, l&rsquo;inventeur de l&rsquo;art moderne, il n’y a pas de doute. Et par rapport à l&rsquo;impressionnisme c’est considérable. C&rsquo;est du Nicolas Poussin et en même temps c&rsquo;est la modernité. C&rsquo;est une césure ! Cela va plus loin qu’Ingres et Barbizon. ça reste figuratif et rigoureux, et c&rsquo;est passionnel. Il répétait : « je vous dois la vérité en peinture, et je vous la dirai ». Enfin, je ne veux pas enfoncer des portes ouvertes, mais c&rsquo;est considérable !</p>



<p><strong>À quoi correspond 2025 dans la vie de Paul Cézanne ? </strong><br><br>À rien ! Excepté l’ouverture au public du Jas de Bouffan : on a décidé de faire une grande manifestation, autour de ce lieu qui sera un pôle d&rsquo;attraction pour l&rsquo;histoire de l&rsquo;art : l&rsquo;objectif principal de l&rsquo;événement, c&rsquo;est l’attractivité d&rsquo;Aix.</p>



<p><strong>Au-delà de ce constat, quel est votre regard sur l’opportunité de cette manifestation&nbsp;?</strong></p>



<p>Cézanne fut longtemps ignoré en Provence, malgré sa renommée mondiale. On réalise au musée Granet une exposition avec des chefs-d&rsquo;œuvre des musées du monde entier, tant mieux, mais c&rsquo;est bien avant qu&rsquo;il aurait fallu faire ce travail. En 1906, quand Cézanne meurt, il est soutenu par Ambroise Vollard, il est au Salon d&rsquo;Automne. Braque et Picasso sont bouleversés, par contre les aixois n&rsquo;y croient pas et prétendent que c&rsquo;est du snobisme intellectuel.&nbsp;</p>



<p>La première exposition du centenaire de la naissance de Cézanne, c&rsquo;est 1939, juste avant la guerre. Un peintre aixois, Marcel Arnaud veut faire une rétrospective à Aix-en-Provence&nbsp;: il n’y arrive pas. Au lieu d&rsquo;Aix, c&rsquo;est à Lyon qu&rsquo;elle se déroule. Le conservateur du musée d&rsquo;Aix, Pontier avait dit que de son vivant aucun Cézanne n’entrerait dans le musée&nbsp;: il a tenu parole&nbsp;! Dans les années 1950, la salle Cézanne du musée Granet, c’était trois aquarelles et quelques souvenirs. Et ce n’est pas par manque d&rsquo;argent, une municipalité a toujours un peu d&rsquo;argent, c&rsquo;est par manque de lucidité. C’est seulement en 1980, pendant l&rsquo;époque de Jack Lang, qu&rsquo;il y a eu enfin un dépôt de huit toiles au musée Granet. Après quoi une grande exposition s&rsquo;est déroulée autour des tableaux de la Sainte Victoire, parce que la Sainte Victoire avait été incendiée.</p>



<p><strong>Ceci dit, il y a quand même eu deux expositions en Aix-en-Provence, en 1956 et en 1961&#8230;</strong></p>



<p>Oui, dans un lieu décentré, le pavillon de Vendôme, réalisées par un peintre et lithographe allemand Léo Marchutz, informé et très cultivé, un ancien interné du camp des Milles. En 1961, l’exposition a été cambriolée&nbsp;: il n’y avait qu’un seul gardien, qui s’était endormi, pas de sonnette d&rsquo;alarme&nbsp;! Les cambrioleurs ont emporté en toute tranquillité huit tableaux, dont <em>Les joueurs de cartes</em>&nbsp;! Ce fait-divers sera raconté en 2025, dans une exposition du Pavillon de Vendôme. Preuve flagrante qu’à Aix, Cézanne n’était toujours pas considéré. Il y a eu 22 000 visiteurs, on est en 1961, Cézanne a depuis longtemps une renommée mondiale&nbsp;!&nbsp;</p>



<p><strong>Cézanne 2025 va voir l’ouverture au public du Jas de Bouffan, l’exposition d’une centaine de toiles au Musée Granet va être orientée sur cet endroit. Quel est ce lieu et son importance&nbsp;?</strong></p>



<p>Le Jas de Bouffan, c&rsquo;est un endroit magnifique et tout à fait capital. À l&rsquo;Office du tourisme pour l&rsquo;instant, il y a deux endroits «&nbsp;labellisés&nbsp;»&nbsp; <em>Route Cezanne</em>&nbsp;: les carrières de Bibémus, entre Le Tholonet et Aix, et l&rsquo;atelier des Lauves qui fut son dernier endroit de travail. Le Jas de Bouffan fut le premier. En 1859 le père de Cézanne, qui était banquier, achète la propriété du Jas de Bouffan, 15 hectares, une bastide charmante, pour en faire sa villégiature d’été. Entre 1859 et 1899, Cézanne n&rsquo;a pas arrêté d’y vivre et d’y travailler. Il faisait sans arrêt des allées et venues entre Paris et la Provence. Son port d&rsquo;attache c&rsquo;était toujours Aix, et précisément cet endroit. Il y avait beaucoup de tensions avec son père et sa mère, il dissimulait sa liaison avec sa femme Hortense, avec qui il avait eu un enfant, il se cachait constamment. Le Jas de Bouffan est un lieu essentiel&nbsp;: c&rsquo;est vraiment là qu’il fait ses débuts, c&rsquo;est son lieu de création, le laboratoire où il réalise plusieurs fresques. C&rsquo;est ce que va montrer cette exposition&nbsp;: on s&rsquo;en félicite, même si c&rsquo;est très tardif &nbsp;!</p>



<p>Entretien réalisé par MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse">Les expositions et visites de<strong> <em><a href="https://cezanne2025.com">Cézanne 2025 </a></em></strong><br><br><em>La petite galerie Cézanne</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 4 février au 12 octobre 2025 </mark><br><a href="https://www.lamanufacture-aix.fr">Galerie de la Manufacture </a><br><br><em>Aix et Cézanne</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 6 juin 2025 au 5 janvier 2026</mark> <br><a href="https://www.aixenprovence.fr/Presentation-du-Musee-du-Vieil-Aix">Musée du Vieil Aix</a><br><br><em>L’expo des expos – Cézanne au Pavillon Vendôme en 1956 et 1961</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 19 juin au 2 novembre 2025</mark><br><a href="https://www.aixenprovence.fr/Musee-du-Pavillon-de-Vendome">Musée du Pavillon de Vendôme</a><br><br><em>Cézanne au Jas de Bouffan</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 28 juin au 12 octobre 2025</mark><br><a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=Mus%C3%A9e+Granet&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">Musée Granet </a><br><br><em>Visite de la Bastide du Jas de Bouffan</em> <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">ouverture exceptionnelle du 28 juin au 12 octobre 2025</mark><br><br><em>Visite de l'atelier des Lauves</em> <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">à partir du 28 juin 2025</mark><br><br><em>Visite des carrières de Bibémus</em> <br>toute l'année, sur inscription.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels </em>ici </a></p>



<p></p>
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		<title>Le Festival d’Aix-en-Provence se rafraîchit la mémoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 12:31:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Le Berre]]></category>
		<category><![CDATA[art lyrique]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d&#039;Aix]]></category>
		<category><![CDATA[musée Granet]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Pinchon]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Soixante-quinze ans déjà&nbsp;! Avec l’aide de la comtesse Lili Pastré, Gabriel Dussurget fondait en 1948 le <em>Festival d’Art lyrique d’Aix-en-Provence</em>, soutenu aussi par le Casino municipal d’Aix Thermal et son administrateur Roger Bigonnet. Plus d’un millier de décors, cartons, maquettes (par les peintres, Balthus, Antoni Clavé, Derain, Matias, Sansó…), quinze mille costumes de scène, lettres, contrats, feuilles de comptabilité, critiques, partitions (et pas seulement celles des musiciens ou des metteurs en scène, mais de la multitude des techniciens qui entourent le spectacle, régisseur lumières, décors, son…) sont les témoignages de l’ampleur de cette manifestation qui a placé Aix-en-Provence parmi les grandes scènes internationales. Comment valoriser, protéger, diffuser cet énorme corpus&nbsp;?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Comment préserver l’héritage ?</mark></strong></p>



<p>Cinq tables rondes organisées par les doctorantes et chercheuses associées à Telemme (laboratoire lié à Aix-Marseille Université) <strong>Anne Le Berre</strong>, <strong>Sylvia Herrisé</strong> et le chercheur <strong>Pierre Pinchon</strong> (Amu/CNRS) convoquaient divers acteurs universitaires, professionnels du spectacle et des archives sur les sujets cruciaux de la mémoire du festival. Se posent les questions de classement, tri, conservation, mise à disposition des artistes, des scientifiques, des publics. «&nbsp;<em>Le théâtre est un lieu d’identité très précieux pour une ville</em>, sourit l’un des intervenants, <em>il s’agit d’un patrimoine architectural mais aussi affectif&nbsp;</em>». Les archives deviennent plus complexes à préserver encore aujourd’hui&nbsp;: un dessin à l’aquarelle se classe plus aisément qu’un support informatique (ouvrir un dossier de 1981 relève de la gageure&nbsp;!). Il s’agit de collecter la mémoire, réfléchir sur les usages, la chronologie, mettre en évidence une histoire de l’art contemporain, de ses ruptures avec les traditions, tout un ensemble passionnant et vaste qui ne cesse de s’enrichir…</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>« Les collections se dévoilent » s’est tenu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 juin</mark> au Musée Granet, à Aix-en-Provence.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Rendez-vous le 1<sup>er</sup> juillet</strong>
Trois courts métrages présentés lors de cette journée livrent quelques secrets des archives de la ville des décors, du montage des archives de l’INA. Ils seront diffusés sur le site du festival dès le 1er juillet. Premiers pas avant la création d’un musée qui puisse présenter cet immense et émouvant corpus ! </pre>
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		<title>David Hockney : aiguilleur du siècle </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 22:22:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[David Hockney]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[musée Granet]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[rétrospective]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Déjà passée par le Bozar de Bruxelles, le Kunstforum de Vienne et le Kunstmuseum de Lucerne, la rétrospective David Hockney s’installe cette fois au musée Granet d’Aix-en-Provence. Peintre vivant le plus cher au monde depuis qu’il a détrôné Jeff Koons en 2018 (90,3 millions de dollars adjugés pour son Portrait of an Artist (Pool with [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Déjà passée par le Bozar de Bruxelles, le Kunstforum de Vienne et le Kunstmuseum de Lucerne, la rétrospective David Hockney s’installe cette fois au musée Granet d’Aix-en-Provence. Peintre vivant le plus cher au monde depuis qu’il a détrôné Jeff Koons en 2018 (90,3 millions de dollars adjugés pour son <em>Portrait of an Artist (Pool with Two Figures)</em> de 1972), il aura 85 ans en juillet prochain et se consacre aujourd&rsquo;hui aux paysages de sa Normandie d&rsquo;adoption, où il est installé depuis 2019. L&rsquo;exposition aixoise, organisée grâce à un partenariat de la Tate Modern de Londres, compte neuf sections, en suivant une chronologie du milieu des années 1950 jusqu’à aujourd’hui.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Peu de toiles&nbsp;</mark></strong><br>Les 103 œuvres présentées et sélectionnées par la commissaire Helen Little sont essentiellement des œuvres sur papier, gravures et lithographies. Seule une quinzaine de toiles sont présentées. Dont le très connu <em>Man in Shower in Beverly Hills</em> (1964) qui reprend certains des thèmes favoris de l’artiste dans les années 1960 : l’eau en mouvement, le rideau, les scènes domestiques et l’imagerie homo-érotique. Également, plusieurs grands doubles portraits en pied, naturalistes, série qu’Hockney a débuté en 1968, s’inspirant notamment pour leur composition d’annonciations religieuses (celle peinte par Fra Angelico au XV<sup>e</sup> siècle) ou de portraits de mariage (<em>The Arnolfini Marriage</em> du peintre flamand de la Renaissance Jan van Eyck), tout en détournant avec espièglerie quelques codes du genre, pour évoquer certains malaises relationnels.&nbsp;</p>



<p>Par exemple, dans <em>Mr and Mrs Clark and Percy</em> (1971), deux amis du peintre, représenté peu de temps après leur mariage, tous deux à distance l’un de l’autre, le regard tourné vers le spectateur. Ou encore dans <em>My parents</em> (1977) où l’on perçoit l&rsquo;incommunicabilité entre les deux personnages. Dans la dernière section de l’exposition, sont exposés deux œuvres hommages encore jamais vues en France : <em>La chaise et la pipe de Vincent</em> (1988) dans lequel, plein cadre, comme le serait un portrait, la chaise est représentée selon une perspective inversée. Et <em>Les joueurs de cartes</em> (2015) en hommage à Cézanne.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="690" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/PD-024-B.jpg?resize=696%2C690&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118156" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/PD-024-B.jpg?w=787&amp;ssl=1 787w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/PD-024-B.jpg?resize=300%2C297&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/PD-024-B.jpg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/PD-024-B.jpg?resize=768%2C761&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/PD-024-B.jpg?resize=696%2C690&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/PD-024-B.jpg?resize=424%2C420&amp;ssl=1 424w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>A Bigger Card Players</em>, [Les joueurs de carte en plus grand format], 2015, dessin photographique imprimé sur papier et monté sur cadre aluminium, exemplaire 11/12, 177 x 177 cm, Galerie Lelong &amp; co, Paris, © David Hockney&nbsp;</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’un des derniers cubistes</mark></strong><br>La perspective inversée (le point de fuite du tableau se situe derrière le spectateur qui le regarde) est l’un des outils picturaux qu’Hockney utilise pour ses recherches sur la représentation de l’espace. Ce qui l’a spécifiquement mobilisé à partir des années 1980, donnant lieu à des travaux qui occupent les dernières sections de l’exposition, après celles dédiées aux arts graphiques (gravures de la série <em>A Rake’s progress</em> et celles inspirées du poète gréco-égyptien Constantin Cavafy).&nbsp;</p>



<p>Car comme Picasso, qui l’a fortement influencé, Hockney prône la pluralité des points de vue, constatant que l&rsquo;œil humain n&rsquo;est jamais figé, et qu’il est capable de percevoir plusieurs choses en un seul regard. Un nombre important de lithographies en témoignent, aux compositions dansantes, et aux influences qu’on pourrait également qualifier de fauve et «&nbsp;matissienne&nbsp;». Notamment celle des vues de la cour intérieure de l’hôtel Acatlán au Mexique, ou encore le paravent de quatre panneaux formant <em>Carribean Tea Time</em>.&nbsp;</p>



<p>À la fin de l’exposition, son goût pour «&nbsp;le point focal changeant&nbsp;», la combinaison de différents médias et techniques, les citations érudites et les mises en abimes picturales s’expriment en très grand dans le monumental (8m x 3m) <em>In the Studio</em> de 2017. Un autoportrait de l’artiste dans son atelier, entouré d’œuvres anciennes et récentes, composé de 3000 photographies numériques assemblées. Enfin, les paysages normands sont présentés sur un triptyque d’écrans, où on les voit se réaliser du début à la fin en parallèle, faisant un clin d’œil malicieux au fameux film d’Henri-Georges Clouzot <em>Le mystère Picasso</em>.</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>David Hockney, collection de la Tate</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 28 mai<br></mark>Musée Granet, Aix-en-Provence<br><a href="http://museegranet-aixenprovence.fr">museegranet-aixenprovence.fr</a></pre>
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